Fiche d’identité Scolyte typographe Ips typographus, ravageur de l’épicéa
Précédent  Chapitre 4. Activité 4 - Evolutions climatiques au XXème siècle  Suivant

Fiche d’identité Scolyte typographe Ips typographus, ravageur de l’épicéa

Données générales

L’épicéa commun Picea abies est une des essences les plus utilisées en reboisement. Il est particulièrement sensible à l’attaque d’insectes xylophages notamment à celle du scolyte typographe, Ips typographus. Le Typographe, dont l’imago mesure de 4 à 6 mm, s’attaque préférentiellement à l’épicéa mais peut éventuellement vivre sur divers Pins, Sapins ou Mélèzes.

Scolyte Ips typographus

Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International

Figure 4.1. Scolyte Ips typographus

Scolytes Ips typographus

Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International

Figure 4.2. Scolytes Ips typographus

Si certaines espèces ne s'attaquent qu'à des arbres morts ou déjà envahis par d'autres Scolytes, le typographe s'installe sur des tiges vivantes et s’attaquent à des arbres dont les tissus conducteurs de sève élaborée sont fonctionnels. Le plus souvent, le typographe envahit des arbres présentant une déficience passagère. Les tiges seront condamnées pour la plupart alors, qu’en absence d’attaque, elles auraient survécu à cette faiblesse temporaire. Le succès d'une attaque dépend notamment du nombre d'envahisseurs potentiels qui s’avèrent sensibles aux phytohormones émises par les arbres déshydratés, blessés ou affaiblis.

Cycle biologique du typographe

Les adultes et des nymphes passent l'hiver en état de torpeur. A partir d’avril, une succession de 2 à 3 journées ensoleillées à plus de 20°, sans gelée la nuit, suffit généralement à induire le vol des hivernants et les premières colonisations d’épicéa. La température joue donc un essentiel dans la régulation de l’essaimage. Le mâle perce l'écorce, y forant un trou d'entrée suivi d'un canal de pénétration avant de créer une petite cavité dite chambre d’accouplement. II y attire alors les femelles par émission de phéromones. Une fois fécondée, chaque femelle creuse à partir de la chambre d'accouplement une galerie longiligne, dite galerie maternelle, orientée parallèlement au grand axe du tronc. Elle consomme la sève élaborée et détruit le phloème au cours de sa progression. A intervalles plus ou moins réguliers, elle dépose des œufs dans des encoches. Les larves, pour se nourrir, vont à leur tour creuser devant elles des galeries grossièrement perpendiculaires à la galerie maternelle dans lesquelles elles se développeront. La galerie larvaire se termine par un petit espace, appelé « loge nymphale », dans laquelle s'effectue la nymphose et où apparaît l’imago. Certains adultes peuvent, leur première ponte effectuée, quitter leurs galeries pour essaimer une deuxième fois et pondre à nouveau, puis une troisième fois.