<?xml-model href="http://docbook.org/xml/5.0/rng/docbook.rng" schematypens="http://relaxng.org/ns/structure/1.0"?><?xml-model href="http://docbook.org/xml/5.0/rng/docbook.rng" type="application/xml" schematypens="http://purl.oclc.org/dsdl/schematron"?>
<book xmlns="http://docbook.org/ns/docbook" xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" version="5.0" xml:lang="fr">
   <info>
      <title>INNOVATION ET NUMÉRIQUE À L'UNIVERSITÉ</title>
      <subtitle>Résumé des interventions</subtitle>
      <author>
         <orgname>AUF</orgname>
         <address/>
         <email>user@example.com</email>
      </author>
      <author>
         <orgname>Université Cadi Ayyad</orgname>
      </author>
      <cover>
         <mediaobject>
            <imageobject>
               <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/GerardVidal/innovEtNumALUniversite/images/cover.jpg" width="689"/>
            </imageobject>
         </mediaobject>
      </cover>
   </info>
   <preface>
      <title>Présentation du colloque</title>
      <para>Placé sous le signe d'échanges d'expériences, de la mise en réseau et de la prospection,
         ce colloque d'envergure internationale réunissant près de 150 décideurs, universitaires,
         experts, et professionnels de la formation, sera l'occasion de discuter autour des
         innovations permises par le numérique à l'université, mais également autour des grands
         enjeux qui se dressent aux périphéries de ce creuset d'innovation. Des plus récentes
         avancées dans le domaine, aux initiatives territoriales et internationales menées, ce
         colloque sera l'occasion d'en dresser un panorama et d'en préciser la portée effective pour
         les différents acteurs concernés. Recherche, gouvernance et rayonnement international des
         universités.</para>
      <para>Le numérique apporte des solutions concrètes aux problématiques internationales
         actuelles auxquelles est confronté l’enseignement supérieur : accessibilité à la formation,
         adaptabilité et enrichissement des méthodes pédagogiques... Son développement rapide ouvre
         certes de grandes opportunités, mais pose également de grands défis. Toutes les composantes
         du système éducatif y sont concernées : la technique, l'économique, la recherche ou encore
         la gouvernance.</para>
      <para>Au fil d’un programme détaillé de sessions et d'ateliers parallèles, les participants
         partageront et croiseront les initiatives et les bonnes pratiques au service de
         partenariats durables et de projets concrets qui peuvent être des leviers décisifs pour le
         développement.</para>
      <para>Les travaux de ce colloque s'articulent autour de quatre sessions : <itemizedlist>
            <listitem>
               <para>Session 1 – Pédagogie universitaire à l'ère du numérique Quelles tendances,
                  quelles formations, quelle insertion professionnelle</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Session 2 – Les chantiers d'innovation numérique dans les universités
                  francophones (Maghreb, Afrique Subsaharienne, Amérique et Europe).</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Session 3 – Ateliers parallèles sur les enjeux du numérique à l’université au
                  travers de 3 thèmes Infrastructures, formation, gouvernance</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Session 4 – L'université à l'ère du numérique :Recherche, gouvernance et
                  rayonnement international des universités.</para>
            </listitem>
         </itemizedlist>
        </para>
   </preface>
   <article>
      <info>
         <title>Universités et numérique : enjeux, défis et opportunités</title>
         <subtitle>Exposé introductif</subtitle>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>Mme</honorific>
                    <surname>DORAN</surname>
                    <firstname>Marie-Andrée</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Adjointe au vice-recteur aux études et aux activités
                  internationales</jobtitle>
               <orgname>Université Laval - Canada</orgname>
            </affiliation>
            <email>Marie-Andree.Doran@vre.ulaval.ca</email>
         </author>
      </info>
      <para>Le numérique est un nouveau vecteur de production et de transmission des connaissances.
         Son intégration touche non seulement la pédagogie, mais l’ensemble des grandes fonctions de
         l’université (stratégie, gouvernance, gestion du changement, mise en place des
         infrastructures, enseignement, recherche, services aux étudiants et usagers, rayonnement,
         etc.). Le numérique est de ce fait un virage exigeant pour les universités et son
         intégration au sein des grandes fonctions nécessite la mise en place de conditions
         spécifiques.</para>
      <para>Face à l’importance du changement, des questions se posent. En quoi le numérique
         change-t-il la donne? Quels sont les nouveaux défis des universités ? Le statu quo est-il
         une solution possible? Sinon, pourquoi l’université doit-elle changer et comment doit-elle
         le faire? Comment former au numérique dans les universités? Quelles sont les nouvelles
         compétences requises et à quoi serviront-elles dans les formations initiales et continues?
         Quelles sont les caractéristiques des universités qui se positionnent à l’avant du
         peloton?</para>
      <para>L’exposé présenté vise à circonscrire les nouveaux enjeux induits par l’intégration du
         numérique et à les regarder à la fois comme un défi, mais aussi comme une opportunité pour
         repenser le modèle social, organisationnel et économique des universités. Il présente aussi
         le numérique au service une vision d’avenir, celle du campus intelligent (smart campus). Ce
         modèle, élaboré à l’Université Laval notamment grâce au travail collaboratif des membres du
         Réseau d’excellence des dirigeants et dirigeants universitaires en gouvernance et en
         gestion (Réseau Dg2) propose une vision nouvelle, intégratrice et durable du campus de
         demain.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Le numérique, facteur de convergence vers l’université virtuelle.</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>KONE</surname>
                    <firstname>Tiémoman</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle/>
               <orgname>Université Félix Houphouët-Boigny - Côte d’Ivoire</orgname>
            </affiliation>
            <email>kone@tiemoman.org</email>
         </author>
      </info>
      <para>Les évolutions technologiques ont toujours engendré un renouvellement des outils
         pédagogiques. modèles qui sont qualifiés actuellement de modèles traditionnels le sont de
         par Ainsi les la nature des supports pédagogiques sur lesquels ils sont construits.
         Cependant avec le numérique les transformations se présentent différemment.</para>
      <para>En effet, si les premières innovations avec l’apparition du numérique n’ont pas entraîné
         de grands bouleversements, parce que confinés dans la modernisation de quelques instruments
         pédagogiques, aujourd’hui la situation est bien différente. La célérité dans le
         développement tous azimuts du numérique produit des changements importants allant au-delà
         de la simple technologie. Les universités seront à terme beaucoup plus virtuelles en
         fonction des pratiques pédagogiques qui devront nécessairement intégrer les nouveaux
         concepts comme la culture numérique ou l’humanité numérique.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Les projets numériques à l’Université des sciences des techniques et des
            technologies de Bamako</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>KEITA</surname>
                    <firstname>Adama
                  Diaman</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Recteur</jobtitle>
               <orgname>Université des sciences des techniques et des technologies de Bamako -
                  Mali</orgname>
            </affiliation>
            <email/>
         </author>
      </info>
      <para>Le monde universitaire de l’Afrique, singulièrement celui du Mali, est confronté à la
         problématique de la fracture numérique qui se traduit par une insuffisance dans la
         disponibilité des équipements des technologies de l’information et de la communication
         (TIC), et un déficit dans leur usage comme outils de formation et de la gouvernance
         universitaire ; or, il est avéré aujourd’hui que les TIC contribuent efficacement à la
         réponse à la massification du système universitaire et à l’amélioration des contenus
         d’enseignement et de formation. La question, pour les universités du Sud, est de savoir
         comment faire pour que les étudiants, futurs cadres du pays, en tirent le maximum de profit
         pour leurs métiers de demain.</para>
      <para>a solution à cette problématique nécessite une approche globale multisectorielle des
         différents corps concernés (enseignement, finance, télécommunication et monde
         industriel/professionnel).L’état de la question du numérique au niveau de notre université
         laisse entrevoir quelques lueurs d’espoir au vu des récents investissements pour
         l’acquisition d’une plateforme dans le cadre du « PADTICE », Projet d’Appui au
         Développement des TIC dans l’Enseignement, financé par l’Union Economique et Monétaire
         Ouest Africaine (UEMOA). D’autres opportunités existent dans le cadre de coopération avec
         le Campus Numérique Francophone de Bamako (CNF – AUF), l’Université Virtuelle Africaine
         (UVA) et des partenaires de recherches scientifiques. La planification d’une formation pour
         les formateurs dans un premier temps, et ensuite celle des étudiants aux métiers du
         numérique est envisagée. De plus en plus de services sont proposés à travers la connexion
         mobile ; concevoir, développer et gérer des projets numériques pour ces services requièrent
         des compétences pour les réalisations d’outils et de contenus numériques adaptés. Les
         filières porteuses sont donc à entrevoir dans le développement des applications pour le
         téléphone mobile, notamment la large bande 3G.</para>
      <para>Les filières de formation à envisager peuvent s’articuler autour des grands thèmes
         suivants : <itemizedlist>
            <listitem>
               <para>Conception, production et gestion de projet de contenu numérique</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Développement et programmation de logiciels</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Infrastructure et réseaux informatiques</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Communication et marketing</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Formation et assistance aux usagers.</para>
            </listitem>
         </itemizedlist> Le besoin est important dans le domaine du haut débit et de la mise en
         réseau afin de réduire le coût faramineux de la connexion pour nos universités aux moyens
         insuffisants.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Quelles stratégies pour les formations aux métiers du numérique ?</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>BOUFAIDA</surname>
                    <firstname>Mahmoud</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle/>
               <orgname>Université Constantine 2 - Algérie</orgname>
            </affiliation>
            <email>mboufaida@umc.edu.dz</email>
         </author>
      </info>
      <para>Aujourd'hui, les établissements universitaires, les entreprises et la société sont en
         pleine mutation technologique. Si le numérique constitue une opportunité dans l'innovation
         et la modernisation des programmes définis dans les politiques d'enseignement et de
         formation, il requiert un pilotage en fonction des objectifs et des stratégies spécifiés.
         Ainsi, les outils numériques déjà existants ne sont pas spécifiquement dédiés aux
         formations du numérique. Ils doivent être améliorés en intégrant de nouvelles approches
         technologiques, pédagogiques, sociologiques et organisationnelles et en offrant des
         possibilités de personnalisation de l'apprentissage, et des mécanismes de collaboration
         afin d'assurer des formations initiales et des formations continues.</para>
      <para>Ces outils améliorés doivent prendre en considération le contexte et les aspects liés à
         la manière d'apprendre en monde connecté en réseaux, l'interaction sociale dans
         l'apprentissage, la création d'un environnement virtuel via les relations numériques
         (réseaux sociaux, personnalisation de l'information et des interactions ...), la prise en
         compte des mobilités numériques dans les processus d'apprentissage, le développement d'une
         culture du numérique ou encore au rapprochement vers le secteur socioprofessionnel.</para>
      <para>Quelles stratégies devra-t-on définir et adopter pour la mise en place de formations aux
         métiers du numérique au service d'une meilleure insertion professionnelle ?</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Environnement Numérique</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>MAUFFETE</surname>
                    <firstname>Yves</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle/>
               <orgname>Université du Québec à Montréal - Canada</orgname>
            </affiliation>
            <email>mauffette.yves@uqam.ca</email>
         </author>
      </info>
      <para>L’environnement numérique est un incontournable pour notre société. La quantité
         d’information qui circule sur le WEB est énorme ainsi que son accessibilité. L’enjeu de la
         formation numérique n’est pas seulement de dispenser des contenus, mais aussi de former les
         utilisateurs à cet environnement. La force de cet univers n’est pas uniquement de
         construire des cours en ligne (qui ont des succès mitigés, et ce pour différentes raisons),
         mais bien de créer des environnements d’apprentissage utilisant ces technologies. Il s’agit
         de construire des activités d’apprentissage en lien avec un programme de formation, et son
         utilisation peut-être en laboratoire, lors d’un cours ou comme ressource, etc.</para>
      <para>On se doit aussi de faire des choix pédagogiques, il est important de reconnaître de
         nouveaux modèles comme l’apprentissage par problèmes (APP), l’apprentissage par projets,
         l’étude de cas, etc.Ces nouvelles approches doivent mettre l’accent sur un apprentissage
         centré sur l’étudiant et qui vise à « apprendre à apprendre ». Le défi pour l’avenir est
         donc de construire des formations qui intègreront des savoirs disciplinaires (via des
         approches novatrices au-delà de la simple transmission de contenus), mais aussi un
         savoir-faire propre aux champs disciplinaires en plus des environnements numériques (p. ex.
         recherche de documentation, gestions des ressources), finalement développer un savoir-être
         qui vise à promouvoir des compétences transversales (soft-skills : p. ex. travail en
         équipe) dans un environnement numérique.</para>
      <sect1>
         <title/>
         <para/>
      </sect1>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Le Réseau Académique et de Recherche (ARN) : un cadre pour le développement des TICE
            en Algérie</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>BERROUK</surname>
                    <firstname>Said</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle/>
               <orgname>Centre de Recherche sur l'Information Scientifique et Technique (CERIST) -
                  Algérie</orgname>
            </affiliation>
            <email>sberrouk@yahoo.fr</email>
         </author>
      </info>
      <para>Le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique algérien dispose
         d’un réseau privé (Réseau Académique et de Recherche : ARN) reliant tous les établissements
         académiques et de recherche et ces derniers au réseau Internet et aux réseaux académiques
         et de recherche étrangers dont le réseau européen GEANT. Le but de ce réseau étant d'offrir
         un ensemble de produits et services numériques au profit de la communauté académique et de
         recherche. Cette présentation tente de mettre en avant la stratégie de développement de ce
         réseau, ses capacités, les produits et services qu'il véhicule ou qu'il pourra véhiculer à
         'avenir, les difficultés rencontrées notamment en matière de développement du contenu
         pédagogique numérique. Enfin elle évoque les opportunités de mutualisation et de partage
         avec d'autres réseaux partenaires et établissements impliqués dans le projet IDNEUF.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>L’apport de l’Université virtuelle de Tunis dans le développement du numérique dans
            l’enseignement supérieur en Tunisie</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>LAMLOUMI</surname>
                    <firstname>Jilani</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Président</jobtitle>
               <orgname>Université Virtuelle de Tunis - Tunisie</orgname>
            </affiliation>
            <email>jilani.lamloumi@gmail.com</email>
         </author>
      </info>
      <para>Les initiatives en matière de développement du numérique dans l’enseignement supérieur
         se sont accentuées au cours des années 2000. Elles sont mises en œuvre notamment par deux
         institutions relevant du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
         Scientifique : l’Université Virtuelle de Tunis (UVT) et le Centre de Calcul El-Khawarizmi
         (CCK). L’UVT est un acteur clef dans la mise en œuvre de notre stratégie. Depuis sa
         création en janvier 2002 et jusqu’à aujourd’hui, l’UVT s’est focalisée sur la mise en place
         d’une infrastructure adéquate permettant le développement de l’enseignement virtuel et
         l’intégration des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation
         (TICE) dans le système universitaire tunisien. Au niveau pédagogique, une banque de
         ressources numériques est aujourd’hui mutualisée. Des dispositifs de formation en ligne
         diplômantes, certifiantes et transversales sont opérationnels. Une activité favorisant le
         développement professionnel des enseignants universitaires et la rénovation des pratiques
         d’enseignement grâce au numérique est largement engagée dans les universités notamment
         grâce au réseau de directeurs des départements de l’enseignement virtuel, des
         correspondants et des référents formés à cette fin.</para>
      <para>Au cours de la nouvelle étape, l’UVT demeurera l’acteur clef dans la mise en œuvre de la
         stratégie de développement du numérique. Toutefois, face à l’ampleur des défis et des
         attentes, il est impératif que l’UVT se conforme aux standards de qualité les plus évolués
         et qu’elle puisse assumer pleinement son rôle d’université innovante de référence en
         Tunisie et en Afrique. A cet effet, les actions initiées par l’UVT continueront à être
         appuyées et bénéficieront d’un plus grand appui en vue d’accélérer leur mise en œuvre :
         transformation du statut de l’UVT en vue de la faire bénéficier de l’autonomie financière,
         adoption d’une nouvelle structure organisationnelle spécifique à l’UVT, adoption d’une
         gestion axée sur les résultats et la performance, contractualisation entre le ministère et
         l’UVT pour la période 2016-2019 sur la base du projet d’établissement et du plan de
         développement stratégique de l’UVT, évaluation externe de l’UVT et accréditation
         internationale de ses programmes de formation et renforcement des capacités de l’UVT
         notamment au niveau administratif. Les universités et les établissements d’enseignement
         supérieur bénéficieront 7d’un accompagnement pour inclure une politique de développement du
         numérique dans leurs projets d’établissements ; et ce en étroite collaboration avec l’UVT
         et les autres institutions opérant dans le domaine.</para>
      <para>L’engagement des enseignants dans les activités pédagogiques et l’investissement dans le
         numérique sera favorisé à travers des mécanismes d’incitation et surtout la valorisation
         dans l’évolution de leur carrière. Des actions dans ce sens sont déjà prévues dans le plan
         stratégique de réforme de l’enseignement supérieur.</para>
      <para>Le développement professionnel des enseignants universitaires sera favorisé. Les TICE
         seront davantage exploitées à cette fin. Outre les compétences pédagogiques, les
         compétences technologiques et les compétences comportementales et les éléments liés à la
         professionnalité seront favorisés. Le potentiel que présente le numérique est très
         important pour le développement professionnel de l’enseignant. Vu que la pédagogie prime
         sur la technologie en TICE, le développement professionnel de l’enseignant favorisera à son
         tour l’innovation et le développement du numérique. Les expérimentations des nouvelles
         formes de modalités de formations en ligne dans le cadre de curricula complets ou de cours
         en ligne (Modules tutorés, MOOCs, SPOCs,...) seront favorisées dans le cadre de l’UVT et
         des universités. Les actions d’échange et de partage d’expériences dans ce domaine avec les
         universités locales et étrangères actives en TICE et en FOAD seront renforcées. Une
         recherche de qualité en TICE et en FOAD avec une approche interdisciplinaire sera
         développée à l’UVT. Des projets de recherche-action seront appuyés pour accompagner les
         expérimentations des innovations et des dispositifs. Les collaborations interuniversitaires
         au niveau national et international seront encouragées afin de favoriser l’émergence de
         chercheurs en TICE et leur insertion dans les réseaux internationaux reconnus dans ce
         domaine. La présence de l’UVT sur la scène internationale, notamment en Afrique et dans les
         projets internationaux, sera davantage en faveur du développement de l’activité de
         recherche en TICE et en FOAD et de l’exportation de son expertise confirmée en numérique
         éducatif et en particulier dans des domaines tels que ceux de la formation à distance et de
         la formation des formateurs.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Assurer le développement du capital humain et le leadership dans le
            numérique.</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>EMVUDU</surname>
                    <firstname>Yves</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle/>
               <orgname>Université de Yaoundé 1 - Cameroun</orgname>
            </affiliation>
            <email>yemvudu@yahoo.fr</email>
         </author>
      </info>
      <para>Les objectifs de développement du Capital humain et du leadership pour accélérer la
         transition numérique au Cameroun s’articulent autour de l’élaboration et la mise en œuvre
         d’un programme prioritaire en matière de l’éducation et de la formation professionnelle
         dans les domaines des TIC ainsi que la consolidation des capacités d’utilisation des TIC à
         tous les niveaux.</para>
      <para>Il s’agira pour nous de présenter les stratégies d’une part d’innovation dans
         l’éducation en utilisant le numérique comme levier, d’immersion des étudiants, des
         enseignants et les personnels d’appui dans un environnement numérique de formation, de
         recherche et d’innovation, d’autre part de préparation des étudiants à des pratiques
         collaboratives et coopératives qui seront celles de l’entreprise de demain.</para>
      <para>Nous présenterons les conditions de formation mise en place pour former une nouvelle
         génération de diplômés dotés de compétences numériques, cognitives et professionnelles du
         21e siècle et d’arrimage les universités camerounaises à l’économie mondiale du
         savoir.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Enjeux et défis de l’Université numérique : Cas de l’Université virtuelle du
            Sénégal</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>FAYE</surname>
                    <firstname>Mouhamadou
                  Mansour</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Coordonnateur</jobtitle>
               <orgname>Université virtuelle du Sénégal</orgname>
            </affiliation>
            <email>mansour.faye@uvs.edu.sn</email>
         </author>
      </info>
      <para>En près de 50 ans, le Sénégal a eu à expérimenter de nombreux projets pédagogiques
         innovants de formation à distance. Ces expériences ont d’abord eu pour support la radio
         puis la télévision et par la suite l’Internet. À l’heure de la convergence technologique
         portée par les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) de nouvelles
         opportunités se présentent, mais aussi de grands enjeux.</para>
      <para>Aujourd’hui, plus que par le passé, ces enjeux ont pour noms : croissance accélérée du
         nombre de bacheliers - adéquation de la formation aux besoins des entreprises et de la
         société - émergence d’un environnement socio économique où le numérique prend une place
         grandissante - satisfaction des besoins de formation pour tous, tout au long de la vie -
         sans oublier les défis liés à la libéralisation et la mondialisation inéluctable du secteur
         de l’enseignement supérieur et de la formation.</para>
      <para>Les universités publiques du Sénégal sont pour la plupart confrontées à un déficit
         structurel de capacité d’accueil pour faire face à un flux sans cesse croissant de nouveaux
         bacheliers. De profondes réformes touchent le secteur de l’enseignement supérieur et de la
         recherche sénégalais depuis le conseil présidentiel sur l’enseignement supérieur et la
         recherche tenu le 14 août 2013.</para>
      <para>Une directive du conseil présidentiel est de mettre les TIC au cœur du développement de
         l’enseignement supérieur et de la recherche pour améliorer l’accès à l’enseignement
         supérieur et l’efficacité du Système. Université numérique par essence, l’UVS constitue un
         modèle original et endogène d’université au service des communautés d’apprenants.</para>
      <para>Dans cette communication, nous présentons les principales innovations qui constituent
         les fondements de l’UVS et nous ne manquerons pas de l’inscrire dans un mouvement global
         qui touche le secteur de l’enseignement supérieur au Sénégal.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Point sur les projets placés sous l’intitulé « Université Numérique du Mali.
            »</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>SYLLA</surname>
                    <firstname>Omar</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Chargé de Mission</jobtitle>
               <orgname>Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique -
                  Mali</orgname>
            </affiliation>
            <email>syllaka@yahoo.fr</email>
         </author>
      </info>
      <para>À la suite de l’identification de plusieurs préprojets numériques dans certains
         établissements du supérieur, la mission française « Schlosser » qui a accompagné
         l’ambassadeur Duquesne chargé de la mise en place et du suivi de la conférence de Bruxelles
         a proposé que l’on rassemble les diverses initiatives à l’intérieur d’un projet porteur,
         susceptible d’attirer des financements extérieurs. Ce rassemblement a été baptisé «
         Université Numérique du Mali ».</para>
      <para>Les projets en cours de montage et repérés sont les suivants : <itemizedlist>
            <listitem>
               <para>Projet de formations courtes à distance à Gao, opérées par l’IPR, sur des
                  équipements financés par la coopération décentralisée (Thionville), avec
                  l’implantation de tableaux numériques dans un lycée ou centre de formation
                  professionnelle. La Fast pourrait également participer sur une formation en
                  assainissement de l’eau.</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Projet de réalisation d’un centre de ressources numériques au FAST, destiné à
                  servir à l’ensemble des établissements de Bamako, sur un préprojet avec la Banque
                  Mondiale. Une démarche est actuellement entreprise auprès de l’AFD pour trouver le
                  financement des travaux de génie civil, non pris en charge par la banque.</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Projet de formation continue à distance pour les enseignants du secondaire
                  porté par l’ENSUP (appui coopération française) avec implantation de tableaux
                  numériques à l’ENSUP et dans des lycées. </para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Projet de liaison Bamako-Ségou pour de l’enseignement à distance sur la base
                  des conventions existant entre Ségou et les établissements de Bamako. </para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Projet de liaison Bamako-Ségou pour de l’enseignement à distance sur la base
                  des conventions existant entre Ségou et les établissements de Bamako. </para>
            </listitem>
         </itemizedlist> Projet de liaison interamphis à la faculté de pharmacie de l’USTTB.</para>
      <para>Le projet global « Université Numérique du Mali » permettrait de fédérer l’ensemble en
         allant vers un niveau plus ambitieux (diffuser à Tombouctou ou Sikasso les cours de l’IPR
         ou du FAST conçus pour Gao ou Ségou puis généraliser la production de nouvelles formations
         numériques) sur la base de ces premiers projets. Orange (opérateur téléphonique présent au
         Mali) s’est dit prête à expérimenter en implantant un émetteur sur un site bamakois (par
         exemple sur le site du futur centre de ressources numériques du FAST) et un récepteur sur
         un site de province (Ségou ou Gao). Elle pourrait aussi éventuellement envisager
         l’équipement de « salles multimédias Orange ». Le démarrage d’une première activité
         permettrait de lancer le projet à court terme, avec la ministre française de l’enseignement
         supérieur. La ministre française vient elle-même de lancer un projet d’université Numérique
         de France (FUN) et prévoit un appui de cette FUN à des projets émanant d’Afrique
         francophone. L’OIF a contribué à travers l’AUF à la mise en place d’un meta-portail dont le
         lancement est prévu Bamako. Il est donc important de démarrer rapidement si l’on veut que
         le Mali soit parmi les premiers bénéficiaires.</para>
      <para>Le planning des premières actions à mettre en place est serré.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Massifier l'accès à l'enseignement supérieur dans un pays en voie de développement,
            par une utilisation hybride du numérique: THESS, ou Technologie Hybride pour
            l’Éducation, la Science et le Savoir (THESS), une expérience haïtienne.</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>ATTIÉ</surname>
                    <firstname>Patrick</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Directeur Général</jobtitle>
               <orgname>École Supérieure d'Infotronique d'Haïti (ESIH) - Haïti</orgname>
            </affiliation>
            <email>patrick.attie@esih.edu</email>
         </author>
      </info>
      <para>Chaque année, plus de 30 000 jeunes bacheliers haïtiens n'ont aucune possibilité
         d'intégrer un programme d'enseignement supérieur, ce qui contribue à une l'instabilité non
         seulement économique, mais aussi politique qui mine ce pays depuis des années.</para>
      <para>Le dispositif THESS, largement supporté par l'Ambassade de France en Haïti et le Bureau
         caraïbe de l'Agence Universitaire de la Francophonie a été conçu localement pour apporter
         un élément de solution à ce problème. Ainsi, THESS propose un dispositif hybride au format
         européen LMD qui intègre des éléments à la fois distanciels (la gouvernance du dispositif,
         la conception des maquettes pédagogiques, l'apprentissage en ligne) et présentiels (les
         évaluations, les regroupements, les activités à valeur ajoutée) tout en concevant des
         solutions permettant de mitiger les effets des insuffisances énergétiques et de la qualité
         du débit Internet. Initialement, THESS ne concevra pas ses propres contenus, mais utilisera
         plutôt des contenus existants (gratuits et libres de droits), ce qui permettra de diviser
         par environ 2.5 le coût local de l'accès à une université privée de référence en Haïti. De
         plus, le dispositif d'évaluation (conçu par une équipe de recherche de l'université de
         Picardie Jules-Verne d'Amiens, dont l'un des doctorants de l'ESIH), entièrement déconcentré
         sur le territoire national, permettra (avec l'appui des alliances françaises) à un
         10étudiant haïtien de passer ses examens dans sa région d'habitation et de bénéficier d'un
         ensemble d'activités présentielles, toujours dans sa région. Deux expériences pilotes
         (accès aux contenus en ligne et ergonomie des outils numériques) ont déjà été réalisées
         afin de confirmer certaines hypothèses et de corriger ce qui doit l'être.</para>
      <para>Enfin, un dispositif utilisant l'intelligence artificielle (THESS-IA) axé sur l'analyse
         de données massives est en cours de conception, dispositif qui vise à rendre adaptative
         cette plateforme en fonction, non seulement du profil pédagogique de l'apprenant, mais
         aussi de son parcours au sein des diverses composantes de la plateforme.</para>
      <para>La conception de ce dispositif multi-institutions et facilement adaptable à toute entité
         éducationnelle dont la structure pédagogique est fondée sur un système de crédits est
         entièrement réalisée en Haïti, par une équipe pluridisciplinaire et internationale.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Former les érudits de demain : une orientation stratégique pour l’université
            Concordia</title>
         <author>
            <personname>
                    <surname>BEAUCHEMIN</surname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <firstname>Robert</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Président et chef de la direction</jobtitle>
               <orgname>eConcordia - Canada</orgname>
            </affiliation>
            <email>robert.beauchemin@knowledgeone.ca</email>
         </author>
      </info>
      <para>En prodiguant un enseignement adapté à la prochaine génération, nous donnons aux futurs
         étudiants les connaissances et les compétences dont ils auront besoin pour évoluer dans un
         monde très différent de celui d’aujourd’hui, où le travail et l’exercice de la citoyenneté
         seront de plus en plus complexes.</para>
      <para>Le but est d’offrir aux générations futures une véritable formation qui inculque aux
         étudiants les notions universitaires fondamentales tout en étant transformatrice, ouverte
         sur l’extérieur et en phase avec le monde actuel. Les universités urbaines à vocation de
         recherche sont particulièrement bien positionnées pour offrir ce genre d’éducation. En
         effet, leur corps professoral est composé de membres passionnés et enthousiastes à l’idée
         de faire œuvre de pionniers et de s’engager dans un travail d’avant-garde, à portée
         universelle. Les étudiants affirment vouloir un apprentissage pratique, à objectifs
         spécifiques. Ils souhaitent développer des approches multidisciplinaires à la réflexion et
         à la collaboration. Ils savent en outre tirer parti des technologies numériques en
         enseignement. Ils ne les utilisent pas pour être dans l’air du temps, mais plutôt pour
         s’exercer, étendre leur réseau et réaliser leurs objectifs.</para>
      <para>Les étudiants doivent aiguiser leur sens social et apprendre à bien travailler en
         équipe. Ils doivent développer leur esprit critique et communiquer efficacement. Ils
         doivent se doter de compétences exportables et d’une réflexion environnementale poussée.
         Enfin, ils doivent s’initier à des méthodologies de résolution de problèmes qu’on ne
         pourrait voir naître que dans des milieux universitaires axés sur la recherche. Les
         étudiants universitaires sont également à l’affût de nouvelles façons d’aborder leur
         apprentissage.</para>
      <para>Pour eConcordia, la tâche consiste à expérimenter de nouvelles approches rigoureuses,
         aux retombées importantes et pour lesquelles il existe une abondance de preuves; à miser
         sur les expériences d’apprentissage flexibles, de sorte à les rendre pédagogiquement
         efficaces et financièrement viables à l’échelle de ses activités; et à éliminer ou, du
         moins, à réduire les obstacles qui entravent l’adoption plus large d’expériences réussies.
         Pour ce faire, l’Université pourra notamment investir dans les pratiques novatrices qu’elle
         a instaurées au sein de l’établissement. D’un point de vue éducatif, l’objectif demeure le
         même : diplômer des étudiants hautement compétents, à l’esprit critique et créatif, qui
         sont des agents de changement dans leur milieu de travail et leur communauté.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>La Télé-université (TELUQ), une université du Québec ouverte sur le monde</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>SALIAH-HASSANE</surname>
                    <firstname>Hamadou</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Professeur titulaire</jobtitle>
               <orgname>TELUQ | Université du Québec - Canada</orgname>
            </affiliation>
            <email>Hamadou.Saliah-Hassane@teluq.ca</email>
         </author>
      </info>
      <para>La diversité grandissante des connaissances à acquérir rend l'approche traditionnelle de
         l’enseignement difficile à supporter par une seule institution sans recourir aux
         technologies de l’information et de la communication et de celles de l’éducation. Pour
         l’institution, avec l’enseignement uniquement en mode présentiel, ces difficultés se
         traduisent concrètement en termes de coûts élevés de mise en œuvre des programmes et aussi
         en besoin d’un grand nombre de domaines d’expertises à couvrir pour satisfaire les attentes
         des apprenants et ceux des employeurs. Par la mise en œuvre de modes d’enseignement
         appropriés et l’établissement de partenariats avec d’autres institutions pour mutualiser
         les ressources éducatives, la Télé-université (TELUQ) forme, à l’aide du numérique
         éducatif, des diplômés capables de s'adapter en milieux de travail où la capacité
         d'apprendre rapidement par soi-même constitue une des premières qualités attendues par les
         employeurs d’aujourd’hui. Dans notre contribution, nous allons présenter la Télé-université
         (TELUQ), au sein du réseau des universités du Québec. La TELUQ, université à distance
         ouverte sur le monde qui contribue à relever les défis des enjeux contemporains de
         l’apprentissage caractérisés par l’hypermobilité, la transformation du profil étudiant et
         le besoin de la formation tout au long de la vie.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>L’innovation et le Numérique dans la gouvernance : un cas d’exemple de l’université
            Cadi Ayyad et de ses partenaires universitaires</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>BERRADA</surname>
                    <firstname>Khalid</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Chargé de mission aux innovations pédagogiques</jobtitle>
               <orgname>Université Cadi Ayyad de Marrakech - Maroc</orgname>
            </affiliation>
            <email>berrada@uca.ma</email>
         </author>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>MIRAOUI</surname>
                    <firstname>Abdellatif</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Président</jobtitle>
               <orgname>Université Cadi Ayyad de Marrakech - Maroc</orgname>
            </affiliation>
            <email>abdellatif.miraoui@uca.ma</email>
         </author>
      </info>
      <para>Le problème de sureffectif des universités marocaines ne crée pas seulement des
         difficultés liées à la gestion de ressources humaines, mais aussi la problématique de
         l’emploi en absence d’adéquation du système d’éducation et de formation aux besoins de
         l’économie locale. De ce fait une planification stratégique pour la gestion, aussi bien de
         la croissance du nombre d’étudiants et de nouvelles solutions dans les modes de
         transmissions, s’imposent et devraient constituer une priorité nationale en matière
         d’éducation. L’innovation en matière de formation et de recherche devrait aussi apporter
         des solutions pour revoir notre vision de l’enseignement supérieur. De même le numérique a
         permis quant à lui de nouvelles dimensions dans le rapport au savoir, aussi bien pour
         l’enseignant que pour l’apprenant. De même, son utilisation ouvre de nouvelles possibilités
         communicatives dans le rapport enseignant-apprenant et permet de l’étendre. Une révolution,
         qui pourrait changer les modes d’apprentissage dans l’enseignement supérieur.</para>
      <para>Au Maroc, comme ailleurs, plusieurs initiatives sont entreprises au sein des universités
         et devraient constituer un point de départ pour le lancement d’une stratégie nationale en
         matière d’innovation et du numérique par le ministères en charge de l’éducation, de la
         formation, de la recherche scientifique et de la formation professionnelles.</para>
      <para>Lors de cette intervention nous passerons en revu quelques initiatives en cours de
         développement et dont certaines ont été concluantes et continueront à enrichir le champs du
         numérique et de ses innovations au sein de 12l’université marocaine (plateforme, e-lab,
         transfert technologique, smart university,.). Ces initiatives sont développées en
         collaborations avec des partenaires universitaires et professionnels au Maroc, en Europe et
         au Canada. <itemizedlist>
            <listitem>
               <para>Projet TEMPUS EOLES (e-Lab) Mohamed Ankrim (UCA, Marrakech)</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Projet ERASMUS + EXPERES (e-Lab) Mohammed El Hajjaji (UAE, Tétouan)</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Projet « MicroLab ExAO » Mourad El Gharbi (UM5, Rabat) </para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Plateforme Uc@mooc Rachid Bendaoud (UCA, Marrakech) </para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Smart University Nabil El Marzouqi (UCA, Marrakech)</para>
            </listitem>
         </itemizedlist>
        </para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>L'intégration continue du numérique à l'UQAM, la suite?</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>VIGNE</surname>
                    <firstname>Emmanuel</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Adjoint au vice-recteur aux systèmes d'information</jobtitle>
               <orgname>Université du Québec à Montréal - Canada</orgname>
            </affiliation>
            <email>Vigne.emmanuel@u qam.ca</email>
         </author>
      </info>
      <para>Aujourd'hui, le numérique est omniprésent dans notre vie quotidienne. L'utilisation et
         l'intégration du numérique sont des incontournables et une obligation pour les universités
         et cela à tous les niveaux (enseignement, recherche et administration). Cette intégration
         force à revoir les façons de travailler dans l'ensemble de nos secteurs et force notamment
         à repenser la façon dont certains enseignements peuvent et doivent être dispensés.</para>
      <para>L'intégration du numérique modifie profondément les méthodes d'enseignement dans
         pratiquement tous les domaines. Cette intégration est continuellement en action à
         l'intérieur des murs de l'université où l'ensemble des disciplines enseignées tirent parti
         du numérique.(Pensons à la danse, touchée elle aussi par ce phénomène avec l'intégration de
         capteurs sur les étudiants et l'analyse de leurs mouvements sur ordinateurs). Notre défi
         reste à utiliser le numérique pour dématérialiser certains enseignements. Plusieurs
         secteurs d'enseignement, notamment les technologies de l'information, sont «assiégés» par
         de nouveaux acteurs tirant profit des nouvelles technologies.</para>
      <para>Comment l'université réagit-elle à ses nouveaux défis? Quels sont les stratégies et les
         outils mis en place pour aider le corps professoral à surmonter ces nouveaux défis? Comment
         intégrer toutes ces technologies dans le contexte actuel de réduction budgétaire? Comment
         changer certaines anciennes manières de faire? Les premiers défis sont peut-être
         humains...</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Les chantiers d’innovation numérique universitaire en Europe centrale et
            orientale</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>DRAGHICI</surname>
                    <firstname>George
                  Emilian</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle/>
               <orgname>Université Polytechnique de Timisoara - Roumanie</orgname>
            </affiliation>
            <email>gdraghici@yahoo.fr</email>
         </author>
      </info>
      <para>En Europe centrale et orientale (ECO) la langue utilisée dans l’enseignement et la
         recherche n’est pas le français, soit très peu, de moins en moins dans les dernières
         années, après l’invasion de la langue anglaise. Dans ces circonstances, le Bureau Europe
         centrale et orientale (BECO) de l'AUF œuvre pour remplir sa principale mission, visant le
         soutien du français comme langue d'enseignement dans les universités de la région et le
         renforcement de la coopération universitaire en langue française.</para>
      <para>Les principaux moyens de l'AUF en Europe centrale et orientale sont : les Campus
         numériques francophones ( CNF), les Centres de réussite universitaire (CRU), et la
         Formation à distance (FOAD).</para>
      <para>Soucieux de contribuer à l'attractivité des formations de/en langue française et
         d'enrichir l'offre de formation proposée par les universités membres de la région, le BECO
         va ouvrir la voie à une plus large coopération entre les universités francophones du Nord
         et de la région. En complément de sa démarche en faveur de l'enseignement « classique », le
         BECO va sensibiliser les apprenants francophones au potentiel offert par le numérique
         éducatif et par les Cours en ligne ouverts et massifs (CLOM / MOOCs). Les Campus numériques
         francophones (CNF) de Tirana, Erevan et Tbilissi permettront l'accès aux ressources
         numériques bien que cette facilité est en retard sur le mode d'apprentissage des jeunes en
         ECO, ou ils sont presque tous dotés de smartphones et tablettes leur permettant d'être
         mobiles et de chercher le savoir là où ils trouvent de simples connexions Wi-Fi.</para>
      <para>Le BECO va prendre en considération une possible collaboration avec les concepteurs
         d'applications pour Android et iPhone, afin de lancer une offre francophone adaptée à un
         public de plus en plus tourné vers des objets virtuels d’apprentissage du français en ligne
         sur téléphone intelligent.</para>
      <para>L’objectif est de mettre en ligne des ressources francophones (CLOM, infos, vidéo,
         offres de stages, emplois, son, texte, Quizz, etc.) pensées pour la téléphonie, véritable
         outil de communication des jeunes et de proposer à l'opérateur de téléphonie partenaire de
         pénétrer le réseau d'universités selon un plan d’affaires négocié (gagnant gagnant) : c'est
         une mine d'or encore inexploitée.</para>
      <para>Au niveau stratégique on a mis en place une stratégie de recensement pour enrichir la
         base de données d'enseignants et de chercheurs et on espère d’obtenir une première «
         communauté pionnière » de deux à trois mille personnes organisée par domaines de
         compétences, de manière à mieux cibler les appels et à créer des réseaux régionaux
         significatifs. À ce stade, il faudra qu’on puisse bénéficier d'un système d'information
         (SI) performant, ludique, interactif et transversal pour animer cette communauté ; c'est la
         dimension structurelle du SI qui fera ou non le succès de cette entreprise. Pour qu'ils
         soient touchés par le réseau il faudra que l'outil SI soit suffisamment efficace afin de
         faire vivre activement la « communauté pionnière », car c'est l'activité de celle-ci qui
         sera le moteur des missions de l'AUF et de l’attractivité future.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Les chantiers d’innovation numérique en France et le développement de la plateforme
            de MOOC FUN</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>MONGENET</surname>
                    <firstname>Catherine</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Directrice</jobtitle>
               <orgname>FUN-MOOC - France</orgname>
            </affiliation>
            <email>catherine.mongenet@recherche</email>
         </author>
      </info>
      <para>Le numérique, qui a impacté de nombreux secteurs d’activité ces dernières années,
         bouleverse également le secteur de l’éducation, et tout particulièrement celui de
         l’enseignement supérieur. Pour accompagner ces changements profonds, le ministère de
         l’Enseignement supérieur a mis, dès 2013, le numérique au cœur de son projet stratégique.
         L’objectif est d’accompagner les acteurs de l’enseignement supérieur dans la réalisation de
         leur ambition numérique, de renforcer l’usage du numérique dans les formations tant en
         formation initiale qu’en formation tout au long de la vie et en formation continue, de
         rendre disponible en ligne une offre de formation ambitieuse donnant ainsi davantage de
         visibilité nationale et internationale, en particulier au niveau de la Francophonie.</para>
      <para>Au sein des institutions d’enseignement supérieur, le numérique couvre un ensemble de
         sujets allant des infrastructures à l’état de l’art, d’un système d’information performant
         au développement de contenus et de 14services numériques innovants, en passant par
         l’évolution des formations avec et par le numérique et par l’impact du numérique dans les
         problématiques de construction et de rénovation des bâtiments universitaires. Au niveau des
         formations, il permet la mise à disposition de ressources pédagogiques, l’enrichissement
         des formations en « présentiel », le développement de formations hybrides et la mise en
         place de formations en ligne, facilitant ainsi la réussite des étudiants et apportant une
         meilleure réponse aux besoins de la formation tout au long de la vie.</para>
      <para>C’est bien l’ensemble de ces sujets que le ministère a abordé dans sa stratégie
         numérique de l’enseignement supérieur élaborée en 2013, dont l’une des actions phares a été
         la mise en place d’une plateforme de MOOCs.</para>
      <para>Ce projet de plateforme, baptisée FUN (France Université Numérique), a été lancé en
         juillet 2013. L’objectif était de mettre à la disposition de la communauté universitaire
         une plateforme de MOOCs assurant la robustesse, la fiabilité, la maintenance 24/24 7/7 et
         la bande passante suffisante pour des milliers (voire des dizaines de milliers) de
         connexions simultanées. Une telle solution mutualisée permet d’optimiser les coûts
         d’ingénierie, d’infrastructures et de maintenance et de fédérer ainsi les projets de MOOC
         en cours dans de nombreux établissements.</para>
      <para>Le projet FUN a rapidement remporté l’adhésion des établissements. Ainsi, en mars 2016,
         plus de 190 MOOCs différents étaient disponibles sur la plateforme, totalisant plus de 280
         sessions de cours et émanant de 70 institutions d’enseignement supérieur, dont 4
         universités francophones (Université de Genève, Université Libre de Bruxelles, Universités
         de Jendouba et de Sousse, en Tunisie). Ces MOOCs couvrent des domaines d’étude variés :
         droit, santé, numérique, sciences, sciences humaines et sociales, management et
         entrepreneuriat, environnement et développement durable, relations internationales et
         formation. En avril 2016, plus de 657 000 internautes sont inscrits sur la plateforme, dont
         17% d’apprenants africains, et l’ensemble des MOOCs a totalisé plus de 1 740 000
         inscriptions.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Numérique dans la gouvernance et gouvernance du numérique</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>Mme</honorific>
                    <surname>DORAN</surname>
                    <firstname>Marie-Andrée</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Adjointe au vice-recteur aux études et aux activités
                  internationales</jobtitle>
               <orgname>Université Laval - Canada</orgname>
            </affiliation>
            <email>Marie-Andree.Doran@vre.ulaval.ca</email>
         </author>
      </info>
      <para>
            <emphasis>Questions :</emphasis>
            <itemizedlist>
            <listitem>
               <para>Quel impact du numérique dans la transformation et la gouvernance des
                  universités ?</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Comment faire rayonner son université grâce au numérique ?</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Quels problèmes de gestion pose le numérique ?</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>Quelles innovations, quels problèmes et quels besoins de coopération ?</para>
            </listitem>
         </itemizedlist>
        </para>
      <para>Le numérique figure parmi les outils de gouvernance des universités. Des systèmes
         informatiques sont mis en place en support à la gestion des études, des ressources
         humaines, des finances, des approvisionnements, des locaux, etc. Les tableaux de bord, les
         systèmes d'information pour dirigeants (SID), les systèmes d’aide à la décision (SIAD)
         permettent d’évaluer parfois en temps réel différents indicateurs et facilitent ainsi le
         contrôle et la prise de décision en fournissant les données et informations
         nécessaires.</para>
      <para>Que ce soit la bande passante utilisée, les niveaux de consommation des ressources, les
         requêtes adressées à différents systèmes, les outils informatiques qui gèrent les grands
         systèmes informatiques des universités sont désormais indispensables, tant pour la gestion
         sectorielle que pour la gouvernance universitaire.</para>
      <para>L’utilisation des données statistiques, des données publiques ouvertes (Open Data) et
         même le traitement des données massives (Big Data) peuvent fournir des indicateurs
         importants pour la gouvernance universitaire et la prospective. Des enjeux éthiques sont
         cependant associés à l’utilisation de ces données et leur caractère nominal doit être
         éliminé pour s’assurer du respect de la confidentialité et de la vie privée.</para>
      <para>Par ailleurs, que ce soit pour l’enseignement ou le rayonnement, les outils
         technologiques soutiennent le développement de nouvelles approches pédagogiques (pédagogie
         inversée, MOOCs, université bimodale, réalité virtuelle, animation 3D, jeux sérieux, etc.),
         l’accès à l’éducation sans limite géographique ni temporelle et la délocalisation virtuelle
         des programmes de formation. De plus, pour la recherche et le transfert technologique, ils
         favorisent l’accès à l’information (bibliothèques numériques), proposent des outils de
         collaboration et de productivité, facilitent les échanges et les collaborations
         internationales en recherche et soutiennent la démocratisation des résultats de la
         recherche (plateformes de libre accès aux publications).</para>
      <para>Parmi les problèmes de gestion liés au déploiement du numérique au sein des grandes
         fonctions des universités, la question des infrastructures et celle des investissements
         récurrents constituent souvent le nerf de la guerre. Il faut non seulement investir dans
         les infrastructures, mais aussi investir dans les ressources informationnelles qui sont en
         première ligne pour accompagner le changement et favoriser l’adhésion. L’ensemble du
         processus doit être animé par une volonté politique et une vision, des investissements
         adéquats pour assurer performance et sécurité, une structure de gouvernance claire et un
         suivi de l’implantation. L’utilisation des médias sociaux contribue au renforcement de
         l’identité numérique d’une organisation. Sa e-réputation constitue également un enjeu
         important tant pour son positionnement que sa visibilité et sa crédibilité.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Vers IDENEUF 2 :</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>LAROUSSI</surname>
                    <firstname>Mona</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Directrice</jobtitle>
               <orgname>IFIC</orgname>
            </affiliation>
            <email>mona.laroussi@auf.org</email>
         </author>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>BENHAMOU</surname>
                    <firstname>Albert-Claude</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Chargé de mission</jobtitle>
               <orgname>AUF</orgname>
            </affiliation>
            <email>albert-claude.benhamou@recherche.gouv.fr</email>
         </author>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>TANAWA</surname>
                    <firstname>Emile</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Vice-recteur</jobtitle>
               <orgname>AUF</orgname>
            </affiliation>
            <email>emile.tanawa@auf.org</email>
         </author>
      </info>
      <para>Les ministres de l’Enseignement supérieur de la francophonie se sont réunis le 5 juin
         2015 à Paris à l’initiative commune de la France, de l’OIF et de l’AUF pour examiner l’état
         et les perspectives de développement du numérique éducatif de l’espace universitaire
         francophone. À l’issue de leurs travaux, il a été demandé à l’AUF de conduire les missions
         relatives : <orderedlist>
            <listitem>
               <para>à la construction d'un méta-portail commun de ressources pédagogiques et de
                  formations numériques universitaires francophones en accès libre ;</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>au recensement des pratiques et à la formulation de propositions pour la
                  certification des compétences acquises par les formations numériques
                  universitaires à distance ;</para>
            </listitem>
            <listitem>
               <para>au renforcement et à la mobilisation de l’expertise francophone en matière de
                  formation universitaire numérique notamment au bénéfice de la formation
                  généralisée des formateurs à la pédagogie numérique.</para>
            </listitem>
         </orderedlist> À ces sujets viennent s'ajouter la question des infrastructures, des
         équipements et de l'accès à Internet.</para>
      <para>Nous présenterons à Marrakech l'essentiel des travaux conduits par l'Agence. Nous
         préciserons à qui est destiné le métaportail, ce qu'il propose aux usagers, ce que l'on
         attend des universitaires francophones pour ce méta-portail, les accompagnements prévus
         pour les usagers et pour les institutions universitaires, le niveau de mobilisation
         attendue de divers partenaires dans le domaine du numérique éducatif, es principaux
         éléments de stratégie pour conduire les différents chantiers dans la durée, les
         financements et leurs sources potentielles. Cet exposé sera complété par une démonstration
         du métaportail.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Les chantiers d'innovation numérique de l'AUF</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>LAROUSSI</surname>
                    <firstname>Mona</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Directrice</jobtitle>
               <orgname>IFIC</orgname>
            </affiliation>
            <email>mona.laroussi@auf.org</email>
         </author>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>LANCELOT</surname>
                    <firstname>Jean-François</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle>Coordonnateur de pôle stratégique</jobtitle>
               <orgname>AUF</orgname>
            </affiliation>
            <email>ean-francois.lancelot@auf.org</email>
         </author>
      </info>
      <para>L'innovation numérique ouvre de nouveaux horizons pour l'université tant au niveau
         pédagogique et recherche scientifique qu'en matière de gouvernance. L'intégration et
         l'usage des outils numériques sont indispensables aux métiers de l'université, mais le
         numérique apporte aussi d'autres transformations comme celle dans la manière
         d'enseigner.</para>
      <para>Les pratiques pédagogiques et les conditions d'apprentissage changent et les universités
         francophones doivent s'adapter mais aussi innover pour elles-mêmes afin répondre
         efficacement aux mutations sociales qui s'imposent à elles. L'action de l'Agence
         universitaire de la Francophonie vise tout à la fois à accompagner ses universités membres
         à l'intégration et à l'usage des innovations numériques, sur le plan techno-pédagogique,
         mais aussi à les soutenir dans leur propre innovation numérique pour contribuer
         efficacement au développement économique et social dans leurs environnements et sur leurs
         territoires.</para>
      <para>Il s'agira pour nous de présenter quels sont les chantiers d'innovation numérique que
         l'Agence universitaire de la francophonie soutient et développe pour accompagner les
         universités francophones dans leur mission de formation et de recherche scientifique, mais
         aussi de bonne gouvernance. Nous traiterons plus précisément les artefacts pédagogiques
         permettant de parler à l'apprenant et à l'enseignant 2.0.</para>
   </article>
   <article>
      <info>
         <title>Les E-Lab en enseignement et en recherche : vers la mutualisation des
            moyens.</title>
         <author>
            <personname>
                    <honorific>M</honorific>
                    <surname>GABSI</surname>
                    <firstname>Mohamed</firstname>
                </personname>
            <affiliation>
               <jobtitle/>
               <orgname>École normale supérieure de Cachan - France</orgname>
            </affiliation>
            <email>gabsi@ens-cachan.fr</email>
         </author>
      </info>
      <para>L’engouement vers les logiciels de simulations numériques, en enseignement et en
         recherche, a contribué à l’affaiblissement de la part de l’expérimental dans nos formations
         et dans nos laboratoires de recherche. Profitant, à la fois, de la souplesse et du moindre
         coût matériel et humain, beaucoup de collègues et d’établissements ont entièrement remplacé
         les bancs expérimentaux par la simulation sur ordinateur contribuant ainsi à la perte d’un
         savoir-faire expérimental inestimable. Ce constat semble concerner à la fois les pays du
         Nord et ceux du Sud. Face à ce constat alarmant, il nous semble primordial de renforcer
         l’apport de l’expérimental dans l’enseignement et dans la recherche. D’une façon plus
         globale, il faudrait tendre vers une meilleure utilisation du potentiel numérique mondial.
         Il s’agit de chercher, une meilleure mutualisation et accessibilité à distance de bancs
         expérimentaux robotisés et ouverts dits e-Lab.</para>
      <para>Tout d’abord, clarifions la notion de e-Lab. Certains entendent par e-Lab un laboratoire
         expérimental accessible à distance (télémanipulation). D’autres associent les e-Lab aux
         logiciels de simulations alors que d’autres encore l’associent aux émulateurs de systèmes
         ou de composants physiques.</para>
      <para>Dans le cas de la télémanipulation, il s’agit de contrôler à distance et en temps réel,
         un banc expérimental matériel équipé, idéalement, de nombreux capteurs de grandeurs
         physiques, d’une caméra 3D, de microphones et de nombreux moyens de sécurité. L’utilisateur
         peut ainsi, dans la limite imposée par la sécurité du matériel et des humains présents sur
         le lieu de l’expérimentation, agir sur le réglage en imposant les conditions de la
         manipulation, observer ou relever les points de mesure.</para>
   </article>
</book>