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        <title>Bordeaux</title>
        <author>
            <personname>
                <firstname>Alix</firstname>
                <surname>Gand-Watteau</surname>
            </personname>
            <affiliation>
                <orgname>ENS-Lyon</orgname>
            </affiliation>
            <email>alix.gand-watteau@ens-lyon.fr</email>
        </author>
        <cover>
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        </cover>
        <copyright>
            <year>2021-10-06</year>
            <holder>
                <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Livret mis à
                    disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas
                    d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                    International</link>
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        </copyright>
    </info>
    <chapter>
        <title>Introduction</title>
        <para>Bordeaux est une métropole française située dans le nord-ouest du Bassin aquitain, à
            une cinquantaine de kilomètres de l’Océan Atlantique. C’est une ville de près de 250 000
            habitants qui s’étend au droit de l’estuaire de la Garonne. Elle polarise fortement
            l’espace aquitain et plus généralement le sud-ouest de la France et cela malgré une
            forte concurrence avec la ville de Toulouse, concurrence aussi bien géographique,
            qu’économique et historique. La région bordelaise est majoritairement plate, notamment
            en rive gauche de la Garonne, triangle des sables landais. Elle connait malgré tout
            certains vallonnements dus notamment à l’important réseau hydrographique du fleuve sur
            l’exutoire duquel elle se situe. La métropole bordelaise est la 5ème plus grande
            française avec près d’un million d’habitants. En effet bien qu’étant la 9ème ville en
            nombre d’habitant, la ville de Bordeaux profite d’une périphérie dynamique et étendue
            avec des villes tel que Mérignac et Pessac qui participent de l’attractivité de la ville
            et de sa croissance. Bordeaux est une métropole dynamique qui appuie sa croissance sur
            sa périphérie intégrée et sur un retour d’image positif. </para>
    </chapter>
    <chapter>
        <title>La Ville centre</title>

            <para>La grande ville de Bordeaux polarise l’espace en concentrant les activités de
                commandement de la région dans son centre fortement patrimonialisé de renommée
                culturelle internationale. Le site de la ville se situe sur la terrasse alluviale de
                rive gauche de la Garonne. Originairement un camp romain, on peut encore lire dans
                l’agencement des rues du centre-ville l’organisation orthogonale de ce dernier et
                même retrouver le croisement du cardo (rue Saint Rémi) et du décumanus (rue
                Sainte-Catherine). Les quelques voies courbes du centre suivent les cours d’eau
                souterrains. </para>
            <figure>
            <title>Citation de Victor Hugo après son passage à Bordeaux</title>            <mediaobject>
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                <caption>
                    <para>regardez cette citation en ligne <link xlink:href="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AlixGandWatteau/Bordeaux/audios/BordeauxVH.mp3">au format mp3</link>
                    </para>
                </caption>
            </mediaobject>
        </figure>

            <para>Le cœur historique de Bordeaux (ex-Burdigala) est fortement patrimonialisé. De
                nombreux monument culturels, églises et musées se tiennent aujourd’hui dans
                l’ancienne enceinte médiévale. Cette dernière s’étire le long de la Garonne en rive
                gauche. La ville a alors une fonction de ville pont polarisée autour du « Pont de
                Pierre ». On peut voir en effet que des constructions assez anciennes se sont
                organisées de l’autre côté de ce pont, en rive droite. Cependant celles-ci restent à
                l’époque médiévale très limitées. La ville connait donc un important déséquilibre
                morphologique et le fleuve constitue une réelle frontière naturelle à l’extension
                des activités humaines, en raison notamment de sa largeur et du courant. Les
                principales fonctions de commandement (politiques, religieuses, administratives,
                commerciales et culturelles) se concentrent donc en rive gauche. Cette forte
                patrimonialisation s’associe d’une gentrification du centre-ville voire d’une
                dédensification de certains secteurs de ce dernier au profit d’activités
                commerçantes et du secteur de l’hôtellerie et du luxe. La ville est très touristique
                et profite d’un retour d’image extrêmement positif. Elle accueille un tourisme
                majoritairement français (à 75%) mais également international d’échelle
                principalement européenne en raison notamment de sa proximité avec la frontière
                espagnole. C’est un tourisme plutôt de luxe qui s’organise autour de spots
                touristiques bien définis (Place de la Bourse, Pey Berland, Gross Cloche, quais …)
                et du vin (Cité du vin, visite de château, route des vins …).</para>
            <figure>
                <title>La Place de la Bourse</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition par <link xlink:href="https://search.creativecommons.org/photos/e3b1b42b-7857-49ce-abb5-7675feed72fc">Miquel Fabré</link> selon les termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0
                                            International.</link>
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                    <caption>
                        <para>Photo de la Place de la Bourse</para>
                    </caption>
                </mediaobject>

            </figure>
            <para>Le tourisme est également alimenté par la proximité de la ville avec la côte
                Atlantique et avec le Bassin d’Arcachon, lieu de villégiature connu pour son prix au
                mètre carré, ses huitres et sa dune du Pilat. Au XVIIIème siècle la ville gagne en
                habitant et profite de sa fonction de ville port. C’est un des premiers ports
                coloniaux français qui assoie sa croissance économique sur la traite négrière du
                commerce triangulaire. Cette forte affluence de capitaux se double d’une importante
                immigration. Bordeaux a aujourd’hui encore une fonction commerciale importante,
                c’est une ville marchée d’échelle nationale. L’extension du tissu urbain au XVIIIème
                est rapide le long des pénétrantes et autour des portes comme la Porte Dijeau par
                exemple. Au-delà de cette première frontière urbaine le gradient de centralité
                décroit dans une logique auréolaire. L’habitat est plus lâche et le réseau viaire
                moins dense. La banlieue XIXème s’étend jusqu’à la frontière des boulevards marquée
                par le grand cimetière de la Chartreuse et la Gare Saint Jean. L’urbanisation se
                poursuit également en rive droite mais beaucoup plus lentement. Ces boulevards
                marquent aujourd’hui, ou presque, la frontière de la ville de Bordeaux à proprement
                parlé, à l’exception du quartier de Caudéran, ancienne commune autonome rattachée
                plus tardivement. La ville en elle-même est donc assez réduite comparée à
                l’importance nationale de la métropole bordelaise. </para>

            <para> L’aménagement intramuros s’est perpétré tout le long du XXème siècle et ce
                jusqu’à aujourd’hui avec notamment l’aménagement des fiches urbaines, anciens marais
                récemment drainés. Ces ZAC (zones d’aménagement concerté) accueillent aujourd’hui
                des activités de service à assez grande emprise comme une cité avec un centre
                commercial, des bureaux et des logements (Mériadeck), le marché d’intérêt national
                et la déchetterie en amont de la gare, des complexes sportifs et des logements
                sociaux. De nombreux interstices urbains, notamment d’anciennes friches
                industrielles ont également été récemment aménagés en rive droite de la métropole.
                Les quais hebergent aujourd’hui des espaces verts de balades et des lieux de culture
                alternative dans d’anciens entrepôts abandonnés tel que le centre Darwin. </para>
            <figure>
                <title>Darwin</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition par <link xlink:href="https://search.creativecommons.org/photos/159feca0-dcb7-4dce-9cff-bb6361ccfb1a">byb64</link> selon les termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes
                                            Conditions.</link>
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                    <caption>
                        <para>Espace Darwin, ancienne caserne Niel, lieu d'expression de la culture alternative bordelaise</para>
                    </caption>
                </mediaobject>

            </figure>
            <para>L’absence quasi-totale d’urbanisation sur la rive droite de la Garonne à proximité
                des berges en raison de l’humidité du milieu marécageux et du très faible nombre de
                ponts permet aujourd’hui, alors que l’accès y est facilité notamment par la présence
                du tramway, de penser une urbanisation plus verte et durable. La ville centre est
                très fragmentée, le paysage est atomisé et l’imbrication des territoires est
                importantes. La ségrégation socio-spatiale bordelaise suit une logique auréolaire. A
                l’intérieur des murs, la cité du Grand Parc composée de barres et de tours et le
                quartier Saint Michel sont particulièrement ségrégués. Celle du Grand Parc est issue
                de la politique de grands ensembles de la deuxième moitié du XXème siècle. Le zonage
                y est important, il est lisible dans le paysage notamment grâce à la multiplication
                des centres de proximité et des écoles. Ces quartiers sont
                hyperterritorialisés.</para>

            <para> A l’échelle nationale, voire internationale, la métropole bordelaise est très
                bien intégrée via le réseau maritime avec son port qui accueille un grand nombre de
                bateaux de croisière chaque année, via celui ferroviaire avec la gare Saint Jean,
                via celui viaire (A63, A10 …) et via celui aérien (Aéroport International de
                Bordeaux-Mérignac). L’arrivée récente de la LGV facilite l’intégration de la
                métropole à l’échelle française en permettant sa liaison avec Paris en à peine deux
                heures. L’ouverture de cette ligne a accru les mobilités pendulaires entre ces deux
                villes et la circulation des flux aussi bien de capitaux que de marchandises entre
                les métropoles. Elle a également nourri des migrations plus durables notamment de
                Paris vers Bordeaux, ce qui conduit à l’embourgeoisement par de riches parisiens du
                quartier notamment des Chartrons en aval du centre-ville. La polarisation urbaine de
                la région par Bordeaux est forte mais, emboîtée à des échelles supérieures, la
                grande ville s’inscrit dans le réseau des grandes villes françaises, comme le montre
                cet audio INA d'un journaliste interviewant des Bordelais en 1958 à propos de la
                course automobile Paris-Bordeaux. <link xlink:href="https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/audio/phd98206612/depuis-bordeaux-route-de-nuit"/>
            </para>

    </chapter>
    <chapter>
        <title>La Périphérie</title>

            <para> La périphérie bordelaise représente un réel moteur de croissance de la ville et
                lui permet de s’élever au rang des grandes métropoles françaises. </para>

            <para>En effet la périphérie directe de la ville, comprise à l’intérieur du front
                d’urbanisation, abrite près de 850.000 habitants. La présence historique de villes
                comme Pessac ou Mérignac ont limité l’extension de la ville de Bordeaux en elle-même
                mais fonctionnent aujourd’hui comme ses prolongements. Ces espaces sont extrêmement
                complémentaires et la taille des territoires disponibles leur permet d’avoir des
                fonctions très diversifiées non-accessibles au territoire intra-muros trop
                urbanisés. Le centre étant très patrimonialisées, les banlieues intégrées sont
                principalement des banlieues dortoirs avec de nombreux quartiers pavillonnaires, le
                quartier Saint-Augustin à l’entrée de Mérignac par exemple. </para>

            <para>Elles représentent cependant d’importants bassins d’emplois d’échelle secondaire
                notamment en abritant des activités à forte emprise. Ainsi la base aérienne de
                Beutre et l’aéroport de Bordeaux-Mérignac se situent au droit du front
                d’urbanisation de Mérignac, à l’ouest de Bordeaux. </para>
            <figure>
                <title>L'aéroport de Bordeaux/Mérignac</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition par <link xlink:href="https://search.creativecommons.org/photos/3968b228-9e23-4d6f-9625-360158f197f7">Bertrand Duperrin</link> selon les termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0
                                            International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                            </info>
                        </imagedata>
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                    <caption>
                        <para>Prise de vue aérienne de l'aéroport de Bordeaux/Mérignac en périphérie
                            de la métropole</para>
                    </caption>
                </mediaobject>

            </figure>
            <para>Le secteur de l’aviation et de la recherche aéronautique sont très développés à
                Bordeaux et en font un pôle d’ingénierie scientifique important. Les villes de
                Pessac et Talence quant à elles hébergent le campus universitaire qui s’étend sur
                près de deux kilomètres. </para>

            <para>La dissymétrie de la métropole bordelaise ne se limite pas à la ville elle-même
                car la banlieue connait également une croissance à deux vitesses. </para>
            <figure>
                <title>Bordeaux vue d'en haut, une dissymétrie flagrante</title>
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                    <caption>
                    <para>Prise de vue aérienne de Bordeaux datant de 2018,
                            géoportail</para>
                </caption>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para> En rive droite de la Garonne, le front d’urbanisation se situe bien plus près du
                finage bordelais et progresse moins vite qu’en rive gauche. De plus les villes
                telles que Cenon et Lormont sont moins bien desservies et sont fréquentées par des
                classes sociales plus populaires. L’étude de ces villes montre une multiplication
                des grands ensembles et des cités comme celle de Bois Fleuri ainsi qu’un important
                zonage et une forte ségrégation socio-spatiale. L’activité économique de cette rive
                est extrêmement limitée malgré un ancien passé industriel (sidérurgie sur l’eau au
                bord de la Garonne). Cependant la rive droite de la Garonne tend à être de plus en
                plus intégrée au dynamisme de la métropole notamment grâce au développement des
                réseaux de transports en commun comme le tram A et la construction de certains
                bâtiments culturels comme l’Arkéa Arena de Floirac. L’aménagement plus lâche de
                cette rive de la Garonne permet en outre le développement d’activités plus vertes et
                la préservation, au plus près de Bordeaux même, d’espaces naturels hébergeant des
                activités de loisirs familiales et locales (aires de pique-nique, équitation, Parc
                de l’Ermitage Sainte-Catherine …).</para>

            <para> La périphérie de rive gauche est quant à elle trois à quatre fois plus étendue.
                Elle est très intégrée via le réseau viaire et ferroviaire et via d’importants flux
                (capitaux, marchandises, humains, informations ….). Elle se concentre à l’intérieur
                de la rocade principalement bien qu’au-delà elle s’étire le long des pénétrantes,
                soumise à un effet d’axe impulsé par un réseau viaire en étoile. Au nord, son
                extension se voit quelque peu contrainte par le milieu naturel bordelais marécageux.
                La réserve naturelle du marais de Bruges, ainsi que le Lac de Bordeaux et les
                nombreux affluents de rive gauche de la Garonne font de l’aval de Bordeaux un milieu
                très humide et répulsif avec peu d’aménagements en raison du caractère inondable de
                la zone (plaine des sport, parc des expositions, parking, camping, cultures sous
                serres…).</para>

            <para> Au-delà des banlieues pavillonnaires de première et deuxième génération s’étirent
                suivant une logique auréolaire les paysages d’entrée de ville. Sur ces territoires,
                à la limite du front d’urbanisation de la métropole, sont construits des
                aménagements récents et souvent assez nuisants. Ainsi c’est sur cette partie du
                territoire qu’on trouve les échangeurs autoroutiers, les zones industrielles issues
                de l’exurbanisation industrielle, les nœuds ferroviaires, les zones commerciales
                comme Mérignac Soleil par exemple... Ces aires sont assez représentatives du
                phénomène de concurrences des activités (habitat, commercial, industriel …) pour un
                même espace caractéristique de la banlieue périphérique. L’imbrication des
                territoires est assez importante notamment en raison de l’interpénétration des
                paysages urbains et ruraux et on retrouve des espaces à petites séquences
                paysagères. Ils se substituent presque à la logique auréolaire d’organisation de la
                ville, ou tout du moins viennent la nuancer à une échelle plus grande.</para>
    </chapter>
    <chapter>
        <title>La Région bordelaise</title>

            <para>La couronne périurbaine de bordeaux représente une périphérie exploitée bien
                intégrée au marché national voire international et de renommée mondiale notamment
                pour son savoir-faire viticole.</para>

            <para> Au-delà du front d’urbanisation, la croissance de l’agglomération bordelaise
                conduit à une rurbanisation progressive des villages alentours comme celui de
                Salaunes (1,100 hab) par exemple dont l’étude morphologique montre la construction
                récente d’une banlieue de seconde génération au sud du site initial du village. Le
                phénomène de rurbanisation, impulsé par l’exode des populations rurales vers les
                campagnes à proximité directe des villes, suit une logique auréolaire avec effet
                d’axes. Les villages les plus près de la ville et des réseaux grandissent plus
                rapidement que ceux plus isolés. La progression de l’espace habité est cependant
                contrainte par l’utilisation déjà intensive du territoire dans cette auréole de
                polyculture périurbaine, et ce plus spécifiquement en rive gauche.</para>

            <para> En rive droite l’habitat est plus dispersé et le semi de village est plus lâche
                avec une imbrication très importantes des territoires (habitation, forêt, champ,
                vignoble, réseau viaire …). L’occupation de la rive gauche, à la frontière entre les
                Landes et le Médoc, est plus spécialisée avec une forte concurrence des activités
                pour l’espace. La zone est en grande partie occupée par la forêt de pin landaise,
                plus grande forêt artificielle d’Europe plantée au XIXème siècle à l’initiative de
                l’empereur. La fragmentation de cette forêt en layons témoigne de son exploitation
                intensive. De nombreux produits issus de la sylviculture sont exportés via la
                plateforme multimodale que représente Bordeaux (charbon de bois, ameublement …).
                L’appellation Parc naturel des Landes de Gascogne témoigne du charactère protégé de
                la région et de sa fonction écologique ou tout du moins de sa renommée nationale. Il
                héberge des nombreuses espèces animales et la forêt des Landes de Gascogne progresse
                encore aujourd’hui. Cette appellation permet de protéger la forêt contre une
                potentielle surexploitation et/ou surfréquentation L’agriculture est très limitée à
                l’exception de quelques parcelles dans des clairières isolées. Certaines notamment
                ont une forme ronde typique de l’agriculture landaise. Elles témoignent d’une
                ancienne agriculture intensive du sol, ces parcelles étaient dédiées aux rapatriés
                d’Algérie et à la culture de maïs. Très demandeuses en eau, elles ont rapidement été
                abandonnées à la forêt ou reconverties en openfield classique. Au plus près du
                fleuve, le territoire est très humide et occupé par de nombreux marais ou bien par
                des cultures fruitières et maraichères qui viennent jalonner la vallée. </para>

            <para>Le terroir bordelais reste cependant majoritairement connu pour sa production
                viticole. Le vignoble du bordelais jouit d’une renommée internationale, surtout pour
                son rouge, bien qu’il produise également du vin blanc notamment de
                l’Entre-deux-mers.</para>
            <figure>
                <title>La cave d'un château bordelais</title>
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                    <caption>
                    <para>Cave du Château Faugas, bouteille de blanc</para>
                </caption>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para> Les vignes s’étendent dans tout le Médoc et dans la campagne périurbaine directe
                de Bordeaux voire même au sein de la ville car certains châteaux comme celui Pape
                Clément (Pessac) et celui Haut Brion (Talence) se trouvent à l’intérieur même de
                l’agglomération. Ce sont principalement des vins de qualités qui sont produits dans
                la région et leur commerce alimente un marché d’échelle mondiale. Cette production
                spécialisée nourrit également un tourisme œnologique qui s’adresse à une population
                aisée et internationale (route des vins, visite de châteaux, dégustation, visite de
                caves, grandes randonnées …). En raison de la richesse de cette denrée l’extension
                des villages près des vignobles est très limitée, d’où une concentration de
                l’habitat dans le Médoc autour de noyau communaux très resserrés. L’organisation du
                vignoble bordelais est assez spécifique car elle ne s’inscrit pas dans un système de
                producteur-coopératives viticoles, mais bien dans celui des châteaux. C’est-à-dire
                que les propriétaires fonciers sont également exploitants et commerçants et cela
                souvent suivant une logique lignagère.</para>

            <para> Le secteur primaire est donc particulièrement développé dans la région bordelaise
                contrairement à ce qui pourrait par ailleurs être le cas dans d’autres métropoles,
                comme celle de Toulouse par exemple qui fonde sa croissance notamment sur sa
                recherche dans l’aérospatial. </para>
    </chapter>
    <chapter>
        <title>Conclusion</title>

            <para>Bordeaux polarise donc le Bassin aquitain. Sa place stratégique au droit de
                l’estuaire lui a accordé un rôle économique prépondérant dans l’histoire de la
                région, faisant d’elle la porte d’entrée sur ce territoire, à la fois ville port et
                ville pont. Aujourd’hui, ville à la croissance soutenue par sa périphérie intégrée
                et dynamique, elle s’intègre bien au paysage des grandes villes françaises. Sa
                renommée internationale liée à son domaine viticole lui permet également de se faire
                une place sur la scène du tourisme mondial et du commerce œnologique de luxe. Afin
                de rester attractive la métropole reconvertie une partie de son activité
                industrielle, anciennement sur l’eau, dans l’industrie aérienne de pointe et les
                nouvelles technologies. La ville profite d’un retour d’image positif qui reste
                cependant à nuancer par la réalité de certains quartiers fortement territorialisés
                et par la présence encore limitée de réseaux pour la connecter à l’est du pays. La
                ligne de train Bordeaux-Lyon devrait rouvrir courant 2022 pour venir faciliter
                l’échange de flux entre ces grandes villes.</para>
            <figure>
            <title>Montage vidéo bordelais</title>
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                <caption>
                <para>regardez cette vidéo en ligne <link xlink:href="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AlixGandWatteau/Bordeaux/videos/VideoBordeaux.mp4">au format mp4</link>
                </para>
            </caption>
            
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    </chapter>

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