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        <title>Femmes de pouvoir</title>
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                <firstname>Shanon</firstname>
                <surname>Obeng</surname>
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            <email>shanon.obeng@gmail.com</email>
        </author>
        <copyright>
            <year>2020-04-08</year>
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                    d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                    International</link>
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        </copyright>
        <abstract>
            <para> Dans ce livre on tentera de présenter le déroulé et les résultats d'une enquête
                de sociologie du travail sur les femmes de pouvoir. </para>

        </abstract>
    </info>
    <chapter>
        <title>Une enquête de sociologie du travail</title>
        <sect1>
            <title>Présentation du sujet</title>

            <para>Sitôt qu’on s’intéresse aux sphères de "pouvoir", comme que les métiers
                décisionnels impliquant des formes d’autorité, c’est d’abord une figure masculine
                qui surgit. Qu’il s’agisse des grandes figures politiques, des patrons du CAC40, des
                PGD d’entreprises en général ou de la haute fonction publique, les femmes
                apparaissent sous-représentées. Il s’agit donc de milieux majoritairement contrôlés
                par les hommes et très structurés hiérarchiquement, autant au niveau de
                l’institution elle-même que dans la place occupée dans l’espace social ("sense of
                one’s place", <emphasis>Méditations pascaliennes,</emphasis> Bourdieu), une place de
                domination socio-professionnelle. Pourtant une minorité de ces postes de pouvoir
                sont tenus par des femmes. On s’interroge donc sur le comportement adopté par les
                femmes qui occupent des positions décisionnelles au sein de grandes entreprises,
                groupes ou administrations, et qui sont amenées à avoir despostures d'autorité, ou à
                diriger des groupes principalement masculins. </para>

            <figure>
                <title>Vidéo : Présentation du sujet</title>
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                                    <simpara>Cette vidéo est mise à disposition selon les termes de
                                        la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0
                                            International.</link>
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                <caption>
                    <simpara>Ecouter/Voir la <link xlink:href="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/ShanonObeng/FemmesDePouvoir/videos/Facebook.mp4">Vidéo en ligne au format mp4</link>
                    </simpara>
                </caption>
            </figure>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Critères</title>
            <para>Nous établirons des critères précis pour définir une catégorie qui peut être
                floue(notion de "pouvoir"). Ces critères initiaux sont : les études, la position
                dans l'organigramme de l’entreprise, la prédominance masculine de la profession, le
                niveau de rémunération, la valorisation sociale du poste. Conscientes de
                l’hétérogénéité relative du groupe formé, nous redéfinirons la notion de “pouvoir”
                au fil de notre étude selon les directions que les entretiens nous fournirons.
                Ainsi, nous aimerions nous intéresser aux femmes de différentes sphères : politique,
                monde de la grande entreprise, médecins… </para>
            <para>Si les études sur les positions des femmes dans le cadre du travail se
                multiplient, nous nous focaliserons sur la façon dont les femmes, qui occupent des
                métiers traditionnellement réservés aux hommes, conçoivent leur métier et leur genre
                dans le cadre du travail. Dans nos travaux préliminaires, nous avons constaté que
                les études sociologiques se concentrent sur les difficultés d’accès aux hauts postes
                avec la notion de plafond de verre ou encore celles de mixité sociale ou
                d’inégalités (salaires, harcèlement...). </para>
            <para>Nous aimerions adopter un autre point de vue, en traitant la présence de ces
                femmes dans des lieux de pouvoir essentiellement masculins, à partir de leur vécu et
                de leurs trajectoires sociales personnelles. Nous souhaitons, au cours de notre
                étude, réexaminer nos idées préconçues sur le sujet : les femmes seraient
                marginalisées dans les positions de pouvoir, le nombre de femmes occupant des postes
                à haute responsabilité ou haut niveau de formation serait en augmentation, ou encore
                les femmes occupant ces postes se trouveraient comme d’emblée en situation
                conflictuelle avec un milieu à dominante masculine et devraient adopter des codes
                genrés associés à la masculinité. Nous partons du principe que nous nous pencherons
                sur des milieux sociaux favorisés, et sur des femmes à la trajectoire scolaire et
                professionnelle comparable (lycées privilégiés, grandes études, ascension rapide
                dans la carrière…). Des statistiques, issues de l’INSEE, nous aideront à replacer
                nos cas dans un tableau plus général de la France. Nous tenterons d’analyser des
                trajectoires professionnelles en contextualisant selon le profil social de chaque
                individu, grâce à des récits biographiques, pour décrire le groupe dans sa
                diversité. </para>
            <figure>
                <title>Les inégalités hommes-femmes</title>
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            </figure>
        </sect1>

        <sect1>
            <title>Problématique</title>
            <para>Pour évoluer dans ces milieux principalement masculins, ces femmes adoptent-elles
                une stratégie consciente ? Entre la notion bourdieusienne d’agent et celle
                boudonienne d’acteur, nous chercherons à évaluer la part de “réfléchi” dans les
                actions de ces femmes et celle “d’automatisme”. On se demandera de quelle capacité
                d’agir, autrement dit de quelle agency ces femmes disposent pour s’imposer dans des
                milieux potentiellement hostiles. On questionnera la notion de genre telle que
                définie chez Boudon (“La théorie féministe met au centre de ses préoccupations la
                distribution du pouvoir et des ressources entre hommes et femmes et les images et
                les symboles associés aux deux sexes et à leurs relations” Dictionnaire de
                Sociologie), afin de comprendre dans quelle mesure les hommes et les femmes de ces
                milieux se placent comme héritiers d’une conception genrée du milieu du travail. 
                Dans une société historiquement patriarcale, les femmes se trouveraient souvent dans
                une position sociale de domination. Pourtant, les femmes auxquelles nous nous
                intéresserons se situent au sommet d’une structure professionnelle. Elles dirigent
                de fait des équipes en grande partie masculines. On se demandera dès lors si un
                sentiment d’infériorité est ressenti ou non. La trajectoire familiale pourrait en
                partie expliquer la réponse. Les femmes de pouvoir adoptent-elles une stratégie
                particulière dans leur milieu professionnel ? Quel usage est fait des codes genrés
                et quelle réception y a t-il de ces codes dans des milieux principalement masculins
                ?</para>
        </sect1>

    </chapter>
    <chapter>
        <info>
            <title>Présentation du terrain d'enquête</title>
        </info>
        <para>L’entrée sur le terrain s’est d’abord avérée assez compliquée, car nous avons dû
            joindre ces femmes dont l’emploi du temps est très serré. La première étape, celle de la
            mise en contact a été longue, car nous avons dû contacter de nombreuses personnes,
            espérant ainsi en rencontrer quelque unes. Nous avons par exemple tenté d’interroger une
            chirurgienne lyonnaise, grâce aux pages jaunes. L’une d’entre elles a accepté notre
            demande, puis n’a jamais répondu par la suite… Nous avons cependant récolté quatre
            témoignages : </para>
        <para>RR, chez qui Shanon a travaillé cet été. Ayant déjà accueilli Shanon dans son foyer et
            ayant sympathisé avec elle, cette Directrice Générale et Juge au Tribunal du Commerce a
            répondu très vite à notre proposition et avec enthousiasme. R était à l’aise chez elle,
            en compagnie de ses nombreux chats dont la présence a créé un climat plus détendu. Son
            aisance à l’oral, du fait de son parcours, de sa profession, a rendu l’entretien fluide
            ; nous avons à peine eu à la relancer en une heure de parole.</para>
        <para>Ensuite, nous avons contacté B.B. Députée du Pas-de-Calais depuis 2012, elle est
            réélue en 2017. Cette année là, elle devient également présidente de la commission des
            Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Il s’agit d’une femme chez qui nous avions
            effectué un stage l’année dernière, nous l’avions donc côtoyée pendant quelques semaines
            et elle a tout de suite accepté de participer à notre enquête. Cependant, son emploi du
            temps était très pris et nous avons eu beaucoup de mal à trouver un moment pour réaliser
            l’entretien. Nous avions convenu de venir à Calais, dans sa circonscription, car un
            entretien de vive voix nous semblait plus apte à créer une relation de confiance,
            surtout sur des sujets pouvant se révéler sensibles - discrimination professionnelle,
            plafond de verre, harcèlement… Nous n’avons malheureusement pas pu nous rendre dans le
            nord, nos trains ayant été annulés à cause des grèves. Nous avons donc réalisé un
            entretien par caméra, qui s’est déroulé avec succès. La députée semble tout à fait
            habituée à ce genre de “vidéo conférence” et cela n’a pas du tout bloqué la discussion.
            Avec humour, elle a répondu à nos questions, en s’étendant sur les sujets les plus
            pointus. Nous avons apprécié sa participation à notre sujet ; elle essayait de ramener
            la question du genre dans ses réponses. </para>
        <para>Puis, nous avons interrogé CM, Conseillère au Centre Énergie &amp; Climat de l'Ifri.
            Elle a commencé sa carrière comme administrateur de l’Assemblée Nationale (à la
            commission de la Défense, puis des Lois, puis des Affaires étrangères). Elle fut ensuite
            cadre dirigeante chez AREVA de 2007 à 2012 – en charge des affaires internationales de
            la présidence du directoire et de la prospective internationale puis de la
            responsabilité des affaires publiques européennes et internationales. Administrateur
            d’AREVA NC, elle fut également membre du conseil d’administration de la fondation AREVA.
            Elle a collaboré avec le Center for Strategic and International Studies (CSIS) et la
            Fondation pour la Recherche Stratégique. Elle est membre du Cercle Jefferson et du Club
            de réflexion Femmes et Gouvernance. Nous avons pu la contacter par des connaissances
            familiales, et elle nous a accueillie dans son appartement dans le Marais, à Paris. Il a
            donc fallu se déplacer pour la rencontrer. L’entretien s’est déroulé autour d’un café,
            dans son salon, un espace chaleureux, nous mettant à l’aise. Encore une fois, CM a
            l’habitude de s’exprimer et nous a répondu longuement et précisément, avec peu
            d’hésitations. L’entretien fut assez aisé à retranscrire grâce à ceci. Le fait que nous
            ayons fait la même école a permis une complicité sur certains sujets.</para>

    </chapter>

    <chapter>
        <title> Séminaire "Femmes de pouvoir"</title>


        <figure>
            <title>Vidéo Séminaire Femmes de Pouvoir</title>
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            <caption>
                <simpara>Ecouter/Voir la <link xlink:href="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/ShanonObeng/FemmesDePouvoir/videos/FemmesDePouvoir.mp4">Vidéo en ligne au format mp4</link>
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            </caption>
        </figure>
    </chapter>
    <chapter>
        <title> Compte-rendu d'une observation à l'Assemblée Nationale</title>

        <para> Pour cette observation qui prend place à l’Assemblée Nationale, les dites « femmes de
            pouvoir » observées sont des femmes politiques, en majorité députées, qui négocient leur
            place dans un monde compétitif, à dominante masculine. Jeanne et moi-même avons pu mener
            cette observation grâce à BB, députée et présidente de la commission des affaires
            sociales, qui nous a permis d’assister à son travail deux jours de suite, la première
            semaine de mars, le 3 et le 4. Les horaires de travail pouvant s’étirer de 8 heures à 2
            heures du matin, les observations ont eu lieu majoritairement deux après-midi et début
            de soirée, dans les moments où notre présence pouvait être facilement gérée. Nous avons
            suivi BB, mais également eu l’occasion de parler à plusieurs autres députés de façon
            informelle. L’observation menée le 4 mars nous a permis d’assister au vote de députés
            sur une possible commission d’enquête pour le financement de la réforme des retraites. </para>
        <figure>
            <title>Photographie de la salle de réunion de la Commission des Affaires
                sociales</title>
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        </figure>
        <para> « Le seul pouvoir que j’ai, c’est d’appuyer sur le petit bouton », confie BB, juste
            avant de se diriger vers la salle de la commission. Il est 10 heures 30 lorsque nous
            nous asseyons dans le fond de la salle, alors que BB s’apprête à présider la demande de
            la commission d’enquête sur le coût de la réforme des retraites, demandée par le PS. Ce
            jour-là, BB est maquillée, porte une robe, une veste verte et de petits talons. Cette
            tenue, qui peut être qualifiée de « féminine » en ce qu’elle comporte des éléments
            traditionnellement associés aux femmes (maquillage, robe…), est habituelle pour BB comme
            nous l’avons remarqué lors des précédents observations. Elle s’assied au centre de la
            table qui surplombe la salle, en position d’observation, au milieu de deux hommes, celui
            à sa droite étant le rapporteur du PS. Nous sommes assises derrière lui, lui dont le
            rôle est de présenter la demande d’une commission d’enquête1. Cette journée irrégulière
            et longue a commencé par un petit-déjeuner avec une ministre à 9 heures et se clôturera
            par le vote de la loi organique de la réforme des retraites, jusqu’à 1 heure du matin.
            Dans la salle de la commission, les visages féminins sont presque aussi présents que les
            visages masculins : sur une cinquantaine de participants, un peu plus de vingt sont des
            femmes. Au fond de la salle, des chaises sont prévues et occupées par les journalistes
            et assistants parlementaires, catégorie dans laquelle on compte une ou deux femmes sur
            une dizaine de personnes. BB demande le silence pour la première fois, alors que de
            nombreux députés hommes et femmes arrivent en retard et discutent, mais elle est
            rapidement écoutée. Elle ouvre ensuite la séance en quelques mots et laisse cours aux
            débats, en distribuant simplement la parole. </para>
        <figure>
            <title>Schéma de la salle de réunion de la Commission des Affaires sociales</title>
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                                <holder>Shanon Obeng </holder>
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            </mediaobject>
        </figure>
        <para>Les députés qui prennent la parole pour défendre ou condamner la demande de
            commission d’enquête sont majoritairement masculins, mais plusieurs femmes s’expriment,
            comme la rapporteuse LREM ou une députée Liberté et Territoires. Pour la deuxième fois,
            alors que les débats s’agitent, BB demande le silence. Lorsqu’elle donne la parole à un
            nouvel intervenant, il faut parfois de longues secondes avant que le brouhaha ne se
            dissipe et que l’interlocuteur soit audible. Quelques minutes plus tard, alors que les
            piques fusent (les opposants reprochent à la majorité une attitude presque dictatoriale,
            la majorité les accuse d’obstruction parlementaire), BB exige cette fois-ci le silence
            beaucoup plus fermement, rappelant le caractère noble de la mission parlementaire et le
            strict respect de la parole des autres. Après l’intervention d’un jeune député France
            Insoumise qui condamne fermement l’usage du 49.3 par la majorité, la salle exprime
            l’approbation, la colère, certains rient, d’autres semblent profondément indignés. Il
            est difficile de rester neutre et en posture d’observation dans cette atmosphère
            électrique ; Jeanne et moi nous lançons un regard complice, qui témoigne de notre
            inconfort et de notre gêne, notamment face au non-respect du silence exigé à de
            multiples reprises par la présidente. Finalement, elle coupe les micros devant chaque
            député afin d’imposer le silence, car la séance s’éternise en raison de la turbulence de
            la salle. A 11h53, BB lance le vote à bulletin secret pour décider de la tenue ou non de
            la commission d’enquête. Elle appelle ensuite des noms de députés qui doivent faire
            l’appel et le dépouillement. Un « oh ça bosse dur » moqueur est entendu. A 12h 03, les
            résultats sont annoncés et, sans surprise, le parti majoritaire remporte le débat, à 35
            contre 29. Il n’y aura pas de commission d'enquête sur le financement de la réforme des
            retraites. BB clôture rapidement la réunion, qui se termine une fois de plus dans l’émoi
            général, après un commentaire amer du député PS sur le refus de l’enquête. En sortant de
            la salle, deux amies de BB, députées de la majorité, viennent la féliciter d’avoir su
            faire preuve d’autorité, condamnant l’attitude des députés en général, mais en citant
            uniquement des hommes, qui ont apparemment fait preuve d’un grand irrespect. Sur le
            chemin entre la salle de commission et la buvette de l’Assemblée, plusieurs personnes
            viennent encourager BB. Dans la buvette elle-même, alors que nous prenons un verre de
            vin pour célébrer l’anniversaire d’un député, les langues se délient à propos de la
            session et nous apprenons plusieurs anecdotes témoignant des discriminations vécues par
            des femmes députées, notamment quand une session de vote a été qualifiée de « réunion
            tupperware » par ce qu’elle était en majorité dirigée par des femmes.</para>

    </chapter>
    <chapter>
        <title> Un point sur les femmes de pouvoir dans le monde : un reportage Arte</title>

        <figure>
            <title>Un reportage d'arte en audio</title>
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                                <simpara>Voir le reportage sur Arte <link xlink:href="https://info.arte.tv/fr/le-documentaire-sur-les-femmes-de-pouvoir">Licence Arte.</link>
                                </simpara>
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                            <copyright>
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                                <holder>Arte</holder>
                            </copyright>
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                                <simpara>Voir le reportage sur Arte <link xlink:href="https://info.arte.tv/fr/le-documentaire-sur-les-femmes-de-pouvoir">Licence Arte.</link>
                                </simpara>
                            </legalnotice>
                            <copyright>
                                <year>2020</year>
                                <holder>Arte</holder>
                            </copyright>
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            <caption>
                <simpara>Ecouter le <link xlink:href="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/ShanonObeng/FemmesDePouvoir/audio/LesFemmesDePouvoir.mp3">reportage en ligne au format mp3</link>
                </simpara>
            </caption>
        </figure>

    </chapter>

    <chapter>
        <title> Conclusion provisoire : quelques résultats </title>
        <para> Notre sujet Femmes de pouvoir et hiérarchie du travail” nous aura ainsi amené à
            questionner de nombreux points. Nous avons pu étudier comment les femmes qui occupaient
            des postes à responsabilité, à hauts capitaux culturels et/ou économiques étaient
            parvenues à ces postes, et comment elles maniaient sans cesse pour y demeurer, en dépit
            des discriminations qui ont parsemé leurs parcours. Notre état de l’art nous a permis
            d’embrasser ces discriminations, leurs origines et leurs prolongements dans la société
            contemporaine ; plus que cela, il nous a donné l’autonomie nécessaire pour appréhender
            le sujet sous un angle différent, et pour donner la parole aux femmes elles-­‐mêmes.
            Après les entretiens et l'observation, nos résultats sont complexes : nous avons pu
            constater une certaine forme de reproduction sociale, mais aussi parfois des parcours
            atypiques, des personnalités affirmées qui sont allées à l’encontre de ce que l’on
            attendait d’elles. Nous avons observé des types de discriminations qui se recoupent et
            qui semblent exister dans tous les milieux, même ceux qui sont de coutume considérés
            comme les plus privilégiés. Nous avons pu confirmer certains de nos préjugés (la
            représentation numérique des femmes dans les milieux de pouvoir) et en infirmer d’autres
            (la relative faible solidarité qui existe entre les femmes dans le monde de
            l’entreprise). Le bilan que nous pouvons désormais dresser est qu’être une femme de
            pouvoir n’est pas une évidence ; il faut pour cela une certaine socialisation, à
            l’école, à la réussite, à la vie professionnelle, à l’entreprise, et même, aux codes
            masculins. Il faut “jouer des coudes”, prendre une place et la garder. En somme aux
            femmes rien n’est donné, ce qui s’explique par quantités de phénomènes
            historico-­‐socio, de mythes, d’insécurités. Etre une femme de pouvoir, c’est quelque
            part transiger au rôle attribué par l’imaginaire collectif. Nulle pourtant de fatalité
            chez les femmes que nous avons interrogées, mais plutôt une dimension combative et une
            volonté de réussir en combinant l’inévitable (savoir “s’écraser”) avec le souhaitable
            (être soi-‐même, avoir ses propres codes, prendre le pouvoir.) </para>
        <para> Quelques unes de nos sources </para>
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            <title> Le journal de bord </title>
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                                <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la
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                                        Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.</link>
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                                <holder>Shanon Obeng</holder>
                            </copyright>
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            <title> Le journal de bord 2 </title>
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                                        Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.</link>
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                                <holder>Shanon Obeng</holder>
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            <title> Le journal de bord 3 </title>
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            <title> Une source historique issue des cours d'Hypokhâgne </title>
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                                <holder>Shanon Obeng</holder>
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            <title> Une source historique issue des cours d'Hypokhâgne (2) </title>
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