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    <info>
        <title> Modèle et modélisation numérique en sciences de la Terre </title>
        <subtitle>Mise en oeuvre des concepts principaux</subtitle>
        <cover>
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        </cover>
        <authorgroup>
            <author>
                <personname>
                    <firstname>Aurelien</firstname>
                    <surname>Augier</surname>
                </personname>
                <affiliation>
                    <orgname>IFÉ ENS de Lyon</orgname>
                </affiliation>
                <affiliation>
                    <jobtitle>Professeur de SV-STU</jobtitle>
                    <orgname>Lycée Balzac Tours</orgname>
                    <address>
                        <email>aurelien.augier@ac-orleans-tours.fr</email>
                    </address>
                </affiliation>
            </author>
            <editor>
                <personname>
                    <firstname>Gérard</firstname>
                    <surname>Vidal</surname>
                </personname>
                <affiliation>
                    <jobtitle>Directeur de collection</jobtitle>
                    <orgname>IFÉ ENS de Lyon</orgname>
                </affiliation>
            </editor>
        </authorgroup>
        <copyright>
            <year>2015</year>
            <holder>
                <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Cette oeuvre est mise à
               disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
               Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International </link>
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                </inlinemediaobject>
            </holder>
        </copyright>
        <abstract>
            <simpara>Les sciences de la Terre font fréquemment appel à des procédures de modélisation. Cependant
            les termes modèle et modélisation sont hautement polysémiques : les méthodes de modélisation
            analogique ou numérique utilisent un même vocabulaire pour désigner des concepts proches mais
            sensiblement différents.</simpara>
            <simpara>Nous aborderons les aspects numériques de la modélisation, en nous basant sur l'étude de la
            déformation du Piton de la Fournaise après sa grande éruption d'Avril 2007. L'utilisation du
            logiciel QtModGPS permettra d'approfondir les concepts de modèle physique, modèle direct, modèle
            inverse, simulation et inversion, que nous mettrons en pratique sur des données réelles.
         </simpara>
        </abstract>
    </info>
    <article>
        <info>
            <title>Modèle et modélisation numérique en sciences de la Terre</title>
        </info>
        <sect1>
            <title>Contexte de l'atelier : déformation liée à l'éruption d'avril 2007 du Piton de la
            Fournaise</title>
            <para> Prérequis : <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>avoir installé python xy sur une machin windows, ou bien les modules nécessaires sous
                     une machine linux (instructions accessibles sur <link xlink:href="http://xml.climatetmeteo.fr/exist/rest/db/rel/data-xhtml/TerreEnvironnement/AAugierInstallPython/onepage.xhtml"> cette page</link>) </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>avoir téléchargé le logiciel QtModGPS (ainsi que sa documentation) <emphasis role="bold">(instructions accessibles sur <link xlink:href="http://xml.climatetmeteo.fr/exist/rest/db/rel/data-xhtml/TerreEnvironnement/AAugierQtModGPSUtilisation/onepage.xhtml"> cette page</link>)</emphasis>
                        </para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
            </para>
            <sect2>
                <title>Synopsis de l'éruption d'avril 2007</title>
                <para>L'éruption d'Avril 2007 est spectaculaire à plusieurs titres. Depuis que le volcan est
               surveillé, c'est lors de cette éruption qu'ont été émis les plus gros volumes et les plus
               importants débits de lave. Cette éruption est aussi marquée par l'effondrement du cône central
               sur plus de 300 mètres de haut, pourtant situé à plusieurs kilomètres de la fissure éruptive
               principale. </para>
                <figure>
                    <title>Principaux événements liés à l'éruption d'avril 2007</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
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                                </info>
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                        <caption>
                            <simpara>Une première emission de lave à la base de ce central a lieu le 30 mars mais ne
                        dure que quelques heures. Le 2 avril, une fissure éruptive s'ouvre plusieurs km à
                        l'est du cône central, dans les grandes pentes. Le 6 avril, le cône central s'effondre
                        sur une hauteur de plus de 300 mètres, sans pour autant qu'il y ait d'emission de lave
                        dans le cratère. L'effondrement est cependant associé à une augmentation du débit de
                        lave au niveau de la fissure éruptive, marqué par des fontaines de lave d'environ 200
                        m de haut.</simpara>
                        </caption>
                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Déformation du volcan lors de l'éruption </title>
                <para>La déformation du volcan lors de cette éruption a été surveillée par GPS, inclinométrie et
               InSAR (interférométrie RADAR). Les données GPS montrent que cette déformation est complexe
               durant l'éruption et semble se dérouler en plusieurs étapes. Cette éruption est particulière
               dans la mesure où la déformation de l'édifice a perduré plus d'un an après la fin de
               l'éruption. </para>
                <figure>
                    <title>Déformation enregistrée par une station GPS (composante Est/Ouest seulement) en fonction
                  du temps</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
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                                    </legalnotice>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                        <caption>
                            <simpara> Les enregistrements de la déformation en fonction du temps mettent en évidence
                        deux types de défrormation : des événements ponctuels à l'origine de fort déplacements
                        (A : éruption du 30 mars, B : effondrement) et des événements plus lents, mais pouvant
                        durer longtemps (1, 2 et 3).</simpara>
                        </caption>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les données InSAR et GPS permettent d'indentifier des motifs spatiaux de déformation. La
               figure suivante montre la déformation cumulée du 1er mai 2007 au 1er mai 2008 (une année de
               déformation après la fin de l'éruption) : 2 motifs de déformation sont visibles, l'un au niveau
               du cône central, l'autre au niveau du flanc est du volcan. Il est interessant de remarquer que
               la disposition des stations GPS n'a pas pu permettre d'enregistrer la déformation du flanc est,
               mais que les données d'interférométrie ont pu mettre en évidence une déformation importante. </para>
                <figure>
                    <title>Déformation enregistrée par les stations GPS et interférométrie RADAR pour la période
                  après la fin de l'éruption (du 1er mai 2007 au premier mai 2008)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
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                                    </legalnotice>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                        <caption>
                            <simpara>Déformation après la fin de l'éruption : 2 motifs sont visibles, l'un au niveau
                        du flanc, l'autre au niveau du cône central. La déformation enregistrée au niveau du
                        sommet indique une subsidence de l'ensemble du cône central. Celle au niveau du flanc
                        suggère un glissement lent du flanc vers l'est. (images : A. Augier)</simpara>
                        </caption>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Ces données de déformation ne permettent pas de caractériser directement les processus à
               l'origine de cette déformation. Il convient donc dans un premier temps de caractériser les
               sources à l'origine de cette déformation (position, propriétés), ce que la modélisation nous
               permettra de faire.</para>
                <para>Nous nous focaliserons dans cette présentation à la déformation du cône central après la fin
               de l'éruption. Cette déformation est relativement simple et permettra de mieux appréhender la
               méthodologie des procédures de modélisation.</para>
                <task>
                    <title>Observation de données avec le logiciel QtModGPS</title>
                    <procedure>
                        <step>
                            <para>A l'aide du logiciel QtModGPS, regardez les données pour différentes stations. Vous
                        remarquerez qu'en fonction des stations, les événements ne sont pas toujours visibles,
                        et/ou n'ont pas la même amplitude </para>
                        </step>
                        <step>
                            <para>A l'aide du logiciel QtModGPS, changez la période d'intérêt (soit en choisissant
                        une période prédéfinie, soit en modifiant les dates de début et de fin manuellement).
                        Observez que la direction des déplacements varie en fonction du temps pour toutes les
                        stations.</para>
                        </step>
                    </procedure>
                </task>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Focus méthodologique : modèle et modélisation de la déformation</title>
            <para>Les termes modèle et modélisation couvrent différents concepts et sont souvent utilisés l'un
            pour l'autre. Nous nous concentrerons sur leurs sens en géophysique, et plus particulièrement sur
            les réalités qu'ils recouvrent en modélisation numérique. </para>
            <para>De manière générale, la modélisation numérique permet de comprendre des données acquises sur un
            système complexe (ici les données de déformation acquises sur le volcan). Elle utilise une version
            numérique simplifiée du système complexe de sorte à pouvoir le manipuler. Elle se base sur trois
            aspects fondamentaux : </para>
            <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para> La théorie physique des processus que l'on étudie (ici la déformation) </para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para> La comparaison des données acquises (observées) et reproduites de manière numériques
                  (modélisées) (ici, les données GPS)</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>La recherche des paramètres permettant de reproduire au mieux les données
                  observées</para>
                    <para>L'utilisation d'ordinateurs est utile sur deux aspects : la résolution des calculs
                  complexes liés à la théorie physique des processus, et leur automatisation (recherche des
                  paramètres optimaux). Ces calculs sont théoriquement faisable à la main, mais c'est une
                  procédure très longue et fastidieuse </para>
                    <para>Nous étudierons ces différents pans de la modélisation numérique sur l'exemple de la
                  modélisation de la déformation post-éruptive du cone central du Piton de la
                  Fournaise.</para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
            <sect2>
                <title>Modèle physique de déformation : la théorie physique</title>
                <para>Un modèle physique de déformation permet de calculer la déformation du sol due à une source
               définie par différents paramètres. Ces modèles sont développés par des physiciens spécialisés
               dans la mécanique des matériaux, et se basent sur certaines hypothèses simplificatrices. </para>
                <para>Par exemple, le modèle de Mogi permet de calculer la défromation d'un sol horizontal due à
               la variation de volume d'un réservoir sphérique contenu dans un encaissant purement homogène et
               élastique. Ces hypothèses ne sont que rarement satisfaites : un reservoir magmatique par
               exemple n'est jamais sphérique, un volcan n'est pas plat et souvent très hétérogène. Cependant,
               les erreurs dues à ces hypothèses sont souvent minimes face aux informations que l'on peut
               tirer de leur acceptation.</para>
                <para>Il existe des modèles physiques de déformation bien plus rafinés, qui permettent de prendre
               en compte des topographies réalistes, des géométries de source complexes, et des
               caractéristiques mécaniques de l'édifice particulières (prise en compte d'hétérogénéités,
               comportement mécanique complexe...). Ces modèles physiques de déformation sont dits
               "numériques" (par opposition à analytiques), ils permettent de réduire les hypothèses
               simplificatrices, en contrepartie de quoi ils nécessitent un temps de calcul généralement bien
               plus important.</para>
                <figure>
                    <title>Diférents modèles physiques de sources à l'origine de la déformation</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/modelesDef.png" width="500" align="center">
                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
                                            <inlinemediaobject>
                                                <imageobject>
                                                    <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/licence.png" width="40" align="center"/>
                                                </imageobject>
                                            </inlinemediaobject>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                        <caption>
                            <simpara>En fonction des a priori que l'on a sur la source à l'origine de la déformation,
                        il peut être judicieux d'utiliser tel ou tel modèle physique de déformation. Chaque
                        modèle est caractérisé par différents paramètres de la source à l'origine de la
                        déformation (position, forme, variation de volume...) et permet de calculer la
                        déformation due à une source de paramètres donnés. (images : haut : Beauducel (IPGP),
                        bas : Fukushima (OPGC))</simpara>
                        </caption>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Nous utiliserons un modèle physique particulièrement simple : il permet de calculer la
               déformation de la topographie due aux variations de volume (ou de pression) d'une source
               ponctuelle (c'est à dire sans rayon... c'est une simplification extrême de la géométrie d'une
               source). </para>
                <figure>
                    <title>Modèle physique de déformation due à une source ponctuelle </title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/ponct.jpg" width="400" align="center">
                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
                                            <inlinemediaobject>
                                                <imageobject>
                                                    <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/licence.png" width="40" align="center"/>
                                                </imageobject>
                                            </inlinemediaobject>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                        <caption>
                            <para> Modèle de déformation d'une topographie due à une source ponctuelle dans un
                        encaissant homogène et élastique. <inlineequation>
                                    <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                        <mi>ν<!-- ν --></mi>
                                    </math>
                                </inlineequation>est un des coefficients de Lamé décrivant le comportement mécanique
                        du volcan, <inlineequation>
                                    <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                        <mi mathvariant="normal">Δ<!-- Δ --></mi>
                                        <mi>V</mi>
                                    </math>
                                </inlineequation> la variation de volume de la source, <inlineequation>
                                    <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                        <mi>z</mi>
                                    </math>
                                </inlineequation>, <inlineequation>
                                    <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                        <mi>d</mi>
                                    </math>
                                </inlineequation>, <inlineequation>
                                    <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                        <msub>
                                            <mi>d</mi>
                                            <mi>r</mi>
                                        </msub>
                                    </math>
                                </inlineequation> la profondeur, la distance et la distance radiale entre le point de
                        la topographie et la source. (figure : A. Augier)</para>
                        </caption>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>On peut représenter notre modèle de déformation comme une fonction, qui prend en arguments
               d'entrée la topographie et les paramètres de la source, et qui donne en sortie les déplacements
               modélisés <inlineequation>
                        <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                            <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                <msub>
                                    <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                    <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                        <mi mathvariant="normal">m</mi>
                                        <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                        <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                    </mrow>
                                </msub>
                            </mrow>
                        </math>
                    </inlineequation> sur la topographie : </para>
                <equation>
                    <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" display="block">
                        <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                            <msub>
                                <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                    <mi mathvariant="normal">m</mi>
                                    <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                    <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                </mrow>
                            </msub>
                        </mrow>
                        <mo>=</mo>
                        <mi>f</mi>
                        <mo stretchy="false">(</mo>
                        <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                            <mi mathvariant="normal">T</mi>
                            <mi mathvariant="normal">o</mi>
                            <mi mathvariant="normal">p</mi>
                            <mi mathvariant="normal">o</mi>
                            <mi mathvariant="normal">g</mi>
                            <mi mathvariant="normal">r</mi>
                            <mi mathvariant="normal">a</mi>
                            <mi mathvariant="normal">p</mi>
                            <mi mathvariant="normal">h</mi>
                            <mi mathvariant="normal">i</mi>
                            <mi mathvariant="normal">e</mi>
                        </mrow>
                        <mo>,</mo>
                        <mi>x</mi>
                        <mo>,</mo>
                        <mi>y</mi>
                        <mo>,</mo>
                        <mi>z</mi>
                        <mo>,</mo>
                        <mi mathvariant="normal">Δ<!-- Δ --></mi>
                        <mi>V</mi>
                        <mo stretchy="false">)</mo>
                    </math>
                </equation>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Modèle direct et simulation</title>
                <sect3>
                    <title>Simulation et déplacements modélisés</title>
                    <para>Nous disposons maintenant d'un modèle physique de déformation nous permettant de calculer
                  la déformation de la topographie due à une source de position et de variation de volume
                  fixées.</para>
                    <para>On appelera "simulation" le fait de simplement calculer les déplacements dus à la source
                  dont on a fixé les paramètres. Les déplacements calculés seront appelés "déplacements
                  modélisées <inlineequation>
                            <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                    <msub>
                                        <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                        <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                            <mi mathvariant="normal">m</mi>
                                            <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                            <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                        </mrow>
                                    </msub>
                                </mrow>
                            </math>
                        </inlineequation>".</para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>Modèle direct et comparaison aux données</title>
                    <para>Nous disposons cependant de données réelles. Il est donc intéressant de comparer les
                  déplacements modélisés fournis par le modèle physique pour une source donnée aux
                  déplacements observés, mesurés par GPS. </para>
                    <para>Pour estimer et quantifier la ressemblance des déplacements modélisées <inlineequation>
                            <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                    <msub>
                                        <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                        <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                            <mi mathvariant="normal">m</mi>
                                            <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                            <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                        </mrow>
                                    </msub>
                                </mrow>
                            </math>
                        </inlineequation> aux déplacements observés <inlineequation>
                            <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                    <msub>
                                        <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                        <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                            <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                            <mi mathvariant="normal">b</mi>
                                            <mi mathvariant="normal">s</mi>
                                        </mrow>
                                    </msub>
                                </mrow>
                            </math>
                        </inlineequation>, on calcule un coût, appelé misfit ou <inlineequation>
                            <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                <msup>
                                    <mi>χ<!-- χ --></mi>
                                    <mn>2</mn>
                                </msup>
                            </math>
                        </inlineequation>, qui correspond qualitativement à la somme des écarts entre déplacements
                  modélisés et observés pour chaque station GPS : plus les déplacements observés seront
                  proches des déplacements modélisés, <emphasis role="bold"> plus la fonction coût sera
                     faible, plus le modèle direct sera bon</emphasis>. La fonction permettant le calcul du
                  coût directement à partir des paramètres de la source est appelée fonction coût (fonction
                  objective en anglais). D'un point de vue formel, le calcul du coût s'écrit : </para>
                    <equation>
                        <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" display="block">
                            <msup>
                                <mi>χ<!-- χ --></mi>
                                <mn>2</mn>
                            </msup>
                            <mo>=</mo>
                            <munder>
                                <mo>∑<!-- ∑ --></mo>
                                <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                    <mi mathvariant="normal">∀<!-- ∀ --></mi>
                                    <mi mathvariant="normal">G</mi>
                                    <mi mathvariant="normal">P</mi>
                                    <mi mathvariant="normal">S</mi>
                                </mrow>
                            </munder>
                            <mo stretchy="false">(</mo>
                            <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                <msub>
                                    <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                    <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                        <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                        <mi mathvariant="normal">b</mi>
                                        <mi mathvariant="normal">s</mi>
                                    </mrow>
                                </msub>
                            </mrow>
                            <mo>−<!-- − --></mo>
                            <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                <msub>
                                    <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                    <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                        <mi mathvariant="normal">m</mi>
                                        <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                        <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                    </mrow>
                                </msub>
                            </mrow>
                            <msup>
                                <mo stretchy="false">)</mo>
                                <mn>2</mn>
                            </msup>
                        </math>
                    </equation>
                    <para>Pour plus de commodité, cette fonction coût sera normalisée et exprimée en % : elle
                  quantifiera l'erreur des déplacements modélisés par rapport aux données observées : </para>
                    <equation>
                        <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" display="block">
                            <msup>
                                <mi>χ<!-- χ --></mi>
                                <mn>2</mn>
                            </msup>
                            <mo>=</mo>
                            <mfrac>
                                <mrow>
                                    <mo>∑<!-- ∑ --></mo>
                                    <mo stretchy="false">(</mo>
                                    <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                        <msub>
                                            <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                            <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                                <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                                <mi mathvariant="normal">b</mi>
                                                <mi mathvariant="normal">s</mi>
                                            </mrow>
                                        </msub>
                                    </mrow>
                                    <mo>−<!-- − --></mo>
                                    <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                        <msub>
                                            <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                            <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                                <mi mathvariant="normal">m</mi>
                                                <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                                <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                            </mrow>
                                        </msub>
                                    </mrow>
                                    <msup>
                                        <mo stretchy="false">)</mo>
                                        <mn>2</mn>
                                    </msup>
                                </mrow>
                                <mrow>
                                    <mo>∑<!-- ∑ --></mo>
                                    <msup>
                                        <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                            <msub>
                                                <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                                <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                                    <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                                    <mi mathvariant="normal">b</mi>
                                                    <mi mathvariant="normal">s</mi>
                                                </mrow>
                                            </msub>
                                        </mrow>
                                        <mn>2</mn>
                                    </msup>
                                </mrow>
                            </mfrac>
                            <mo>×<!-- × --></mo>
                            <mn>100</mn>
                        </math>
                    </equation>
                    <para>Afin d'estimer à l’œil la qualité d'un modèle, on a pour habitude de montrer les résidus,
                  c'est à dire la quantité de déplacements qui «reste », que le modèle n'a pas permis de
                  reproduire. </para>
                    <task>
                        <title>Calculs de modèles directs avec le logiciel QtModGPS</title>
                        <procedure>
                            <step>
                                <para>A l'aide du logiciel QtModGPS, (encart données) choisissez la période
                           sub-post-eruptif </para>
                            </step>
                            <step>
                                <para>Allez dans l'onglet Modèle direct, puis lancez un calcul. Vous verrez les
                           résultats modélisés, et les résidus pour la source par défaut</para>
                            </step>
                            <step>
                                <para>Changez la position de la source, et essayez de trouver une source permettant
                           d'obtenir une fonction coût la plus faible possible.</para>
                            </step>
                        </procedure>
                    </task>
                </sect3>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Modèle inverse et recherche des paramètres optimaux (inversion)</title>
                <para>La seule chose que nous pouvons faire pour le moment est de calculer les déplacements
               modélisés pour une position de source fixée et les comparer aux déplacements observés. Nous ne
               pouvons pas réaliser directement l'opération inverse, c'est à dire déterminer la position de la
               source correspondant aux déplacements observé, or c'est justement ce qui nous intéresse.</para>
                <sect3>
                    <title>Principes d'une inversion</title>
                    <para>L'opération permettant de caractériser cette position de source optimale est appelée
                  inversion (en référence à l'opération inverse quand on résoud une équation du type a=bx :
                  x=a/b, ou bien à l'inverse d'une fonction, ou bien à l'inversion matricielle)</para>
                    <para>En d'autres termes, nous cherchons les paramètres de la source permettant de minimiser la
                  fonction coût <inlineequation>
                            <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                <msup>
                                    <mi>χ<!-- χ --></mi>
                                    <mn>2</mn>
                                </msup>
                            </math>
                        </inlineequation> (c'est à dire permettant de reproduire au mieux les déplacements)</para>
                    <para>Une démarche simple permettant d'estimer ces paramètres consiste à calculer énormément de
                  modèles directs en faisant varier à chaque fois les paramètres de la source, puis à
                  récupérer la combinaison de paramètres ayant permis d'obtenir le coût <inlineequation>
                            <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                <msup>
                                    <mi>χ<!-- χ --></mi>
                                    <mn>2</mn>
                                </msup>
                            </math>
                        </inlineequation> le plus faible. On comprend ainsi l'utilité d'un ordinateur qui peut
                  calculer de manière répétitive et automatisée une grande quantité de modèles directs.</para>
                    <para>La recherche d'une combinaison de paramètres optimale peut etre réalisée de manière plus
                  subtile que la recherche systématique ou purement aléatoire. Il existe de nombreux
                  algorithmes dits d'optimisation, qui permettent d'accélerer cette recherche, ce qui peut
                  s'avérer très utile si le temps nécessaire au calcul d'un modèle direct est long ou si le
                  nombre de paramètres pour décrire la source est important. Le logiciel QtModGPS est basé sur
                  un algorithme génétique, qui s'inspire des processus de la sélection naturelle pour
                  accélérer cette recherche. (voir <link xlink:href="#algorithmegenetique"> ce lien</link>
                  pour plus d'informations sur l'algorithme génétique et son fonctionnement) </para>
                    <task>
                        <title>Recherche d'un meilleur modèle (inversion) avec le logiciel QtModGPS</title>
                        <procedure>
                            <step>
                                <para>Pour la même période que dans l'exemple précédent, allez dans l'onglet
                           inversion</para>
                            </step>
                            <step>
                                <para>Cliquez sur lancer inversion. Le logiciel va lancer une grande quantité de
                           calculs. Quand les calculs sont finis, des graphiques apparaissent dans l'encart du
                           haut. On constate qu'au début, le programme cherche des modèles très variés,
                           amenant à des coût très variés. Plus le calcul progresse, plus les modèles trouvés
                           ont un faible coût et sont similaires entre eux. On dit que l'inversion converge
                           vers un meilleur modèle.</para>
                            </step>
                            <step>
                                <para>Différentes options d'affichage vous permettent de voir comment l'inversion
                           converge.</para>
                            </step>
                            <step>
                                <para>Revenez dans l'onglet modèle direct : le logiciel vous montrera les paramètres
                           du modèle inverse, ainsi que les déplacements modélisés et les résidus.</para>
                            </step>
                        </procedure>
                    </task>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>Précisions sur le vocabulaire</title>
                    <para>Dès lors, nous obtenons une combinaisons de paramètres de la source permettant de
                  reproduire au mieux les déplacements observés. </para>
                    <para>L'expression "meilleur modèle" est souvent utilisée pour désigner le résultat de cette
                  inversions. Quelques remarques cependant : bien entendu, cette expression ne fait pas
                  référence au modèle physique de déformation utilisé : ce dernier a été fixé a priori, et
                  n'est pas changé au cours de l'inversion. Peut être que l'utilisation d'un autre modèle
                  physique de déformation aurait permis d'obtenir un coût <inlineequation>
                            <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                <msup>
                                    <mi>χ<!-- χ --></mi>
                                    <mn>2</mn>
                                </msup>
                            </math>
                        </inlineequation> bien plus faible. N'oublions pas que l'inversion donnera toujours un
                  résultat, même si celui-ci ne reflète pas la réalité : par exemple, on peut rechercher
                  quelle faille permettra de reproduire au mieux les déplacements dus à une chambre magmatique
                  en cours de remplissage, on obtiendra donc un meilleur modèle, sans pour autant qu'il ait de
                  sens ! On préfèrera donc parler <emphasis role="bold">"d'un meilleur modèle"</emphasis>
                  plutôt que <emphasis role="bold">"du meilleur modèle"</emphasis>. L'expression <emphasis role="bold">"modèle inverse"</emphasis>semble plus appropriée dans la mesure où elle
                  sous-entend déjà ces aspect. </para>
                    <para>Par ailleurs l'expression "meilleur modèle" ou "modèle inverse" peut faire référence : </para>
                    <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para> à la combinaison de paramètres de la source permettant de reproduire au mieux les
                        déplacements observés (x, y, z et ΔV dans le cas de la source ponctuelle) </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>aux déplacements modélisés en utilisant la combinaison de paramètres
                        optimale</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>au modèle direct permettant d'obtenir le coût le plus faible.</para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                    <para>Ces trois aspects sont mutuellement liés, mais reflètent cependant des aspects
                  différents. </para>
                </sect3>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Modélisation et interprétation du modèle inverse </title>
                <para>Nous avons déjà dit qu'une inversion permettra toujours d'obtenir un résultat (un meilleur
               modèle, ou modèle inverse) même si les a priori nécessaires au choix du modèle physique de
               déformation sont contestables. L'inversion permet d'obtenir les paramètres de la source
               permettant de reproduire au mieux les déplacements observés, sans pour autant nous dire à quoi
               elle correspond. </para>
                <para>Dans l'exemple de la recherche de la source à l'origine de la subsidence post-éruptive,
               l'inversion donne comme résultat une source très superficielle en déflation (diminution du
               volume), dans le cône central.</para>
                <figure>
                    <title>Résultats d'inversion</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/bestMod.png" width="500" align="center">
                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
                                            <inlinemediaobject>
                                                <imageobject>
                                                    <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/licence.png" width="40" align="center"/>
                                                </imageobject>
                                            </inlinemediaobject>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                        <caption>
                            <simpara>Meilleur modèle obtenu après inversion pour les déplacements sommitaux
                        post-éruptifs. La source trouvée est très superficielle, localisée dans le cône
                        central. (<inlineequation>
                                    <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                        <msup>
                                            <mi>χ<!-- χ --></mi>
                                            <mn>2</mn>
                                        </msup>
                                    </math>
                                </inlineequation> = 13%) (résultats obtenus à l'aide du logiciel QtModGPS)</simpara>
                        </caption>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Cette source ne peut pas correspondre à une chambre magmatique en cours de vidange
               (l'éruption est terminée) ou à une contraction thermique de la chambre : si elle avait été
               localisée à cet endroit, l'éruption n'aurait pas pu avoir lieu où elle a eu lieu : le magma ne
               peut pas descendre dans l'édifice (il ne peut que monter), et la fissure éruptive est localisée
               à une altitude inférieure. Par ailleurs l'effondrement n'est pas associé à une sortie de lave
               dans le cône.</para>
                <para>Le résultat de l'inversion ne permet donc pas de caractériser la source, mais juste de dire
               ce qu'elle n'est pas. Il faut donc faire appel à des données exterieures pour aider à
               l'interprétation du modèle inverse.</para>
                <para>Les données complémentaires (figure ci-dessous) montrent la présence d'un système
               hydrothermal actif et superficiel juste après l'effondrement et après l'éruption : de
               nombreuses fumerolles sont visibles, et perdurent après la fin de l'éruption.</para>
                <figure>
                    <title>Quelques données complémentaires</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/hydro.png" width="500" align="center">
                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
                                            <inlinemediaobject>
                                                <imageobject>
                                                    <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/licence.png" width="40" align="center"/>
                                                </imageobject>
                                            </inlinemediaobject>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                        <caption>
                            <simpara>Différentes mesures réalisées au niveau du cône central après l'effondrement
                           </simpara>
                            <simpara>
                                <emphasis role="bold">A</emphasis> : Des mesures infra rouge
                        montrent la présence d'anomalies de température importantes dans le cône après
                        l'effondrement (localement 200°) (<emphasis role="italic">d'après Urai al.
                           2007</emphasis>) </simpara>
                            <simpara>
                                <emphasis role="bold">B</emphasis> : Juste
                        après l'effondrement, les fumerolles sont extrêmement nombreuses, et expliquent les
                        anomalies de température. (<emphasis role="italic">photo : B. Contarin, 7 avril
                           2007</emphasis>) </simpara>
                            <simpara>
                                <emphasis role="bold">C</emphasis> : Quelques
                        jours après l'effondrement, de nombreuses fumerolles sont toujours visibles dans le
                        cratère.</simpara>
                            <simpara>
                                <emphasis role="bold">D</emphasis> : Des mesures infra-rouge montrent que ces
                        fumerolles sont toujours présentes après la fin de l'éruption (<emphasis role="italic">d'après Staudacher et al. 2009</emphasis>)</simpara>
                        </caption>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Couplées au résultat d'inversion, ces données complémentaires permettent de supposer que la
               source à l'origine de la déformation pourrait être ce système hydrothermal en cours de
               drainage, suite à son ouverture par l'effondrement. On peut ainsi proposer un modèle, cette
               fois ci conceptuel, pour expliquer cette subsidence post-éruptive.</para>
                <figure>
                    <title>Un modèle conceptuel de la subsidence post-éruptive</title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/bilan_post_blender.jpg" width="400" align="center">
                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
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                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                        <caption>
                            <simpara>Sources à l'origine de la subsidence post-éruptive : l'effondrement du 5 avril a
                        permis d'initier le drainage du système hydrothermal. Ce drainage se manifeste par de
                        fortes émissions de SO2 et l'apparition de fumerolles. Il a pour conséquence une perte
                        de volume du système hydrothermal. La subsidence du cône est la conséquence de cette
                        perte de volume. (A. Augier 2011) </simpara>
                        </caption>
                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Une synthèse et des recommandations </title>
                <sect3>
                    <title> Sens de modèle et modélisation </title>
                    <para>Lorsque l'on parle de modélisation numérique, il conviendra donc de différencier les
                  étapes auxquelles on fait référence, et de bien identifier les différents aspects du terme
                  modèle.</para>
                    <para>Modèle peut donc se référer à :</para>
                    <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para> au modèle physique utilisé (ici le modèle de déformation)</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> à la combinaison de paramètres de la source (x, y, z et ΔV dans le cas de la
                        source ponctuelle) </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>aux données modélisés en utilisant une combinaison de paramètres. Ce sens de modèle
                        est criticable et on lui préferera le terme de "résultat de simulation".</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>à un modèle direct permettant d'obtenir une valeur du coût (comparaison entre
                        données et résultats de simulation)</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>à la combinaison de paramètres du modèle physique permettant la minimisation de la
                        fonction coût (modèle inverse ou un meilleur modèle)</para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                    <para>Modélisation peut se référer :</para>
                    <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para> à la conception d'un modèle physique. Cette étape est souvent la plus complexe,
                        puisqu'elle nécessite un travail théorique en amont, on ne fait généralement pas
                        travailler les élèves sur cet aspect</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> au fait de comparer les données observées aux données fournies par le modèle
                        physique (obtention du coût du modèle direct)</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>à la recherche des paramètres optimaux (minimisation de la fonction coût ou
                        inversion)</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>à l'obtention puis l'interprétation du modèle inverse : c'est en général ce que
                        l'on demande aux élèves.</para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                    <figure>
                        <title>Une synthèse : procédure de modélisation numérique en sciences de la Terre </title>
                        <mediaobject>
                            <imageobject>
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                                    <info>
                                        <copyright>
                                            <year>2015-11-12</year>
                                            <holder>Aurélien Augier</holder>
                                        </copyright>
                                        <legalnotice>
                                            <simpara>
                                                <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence
                                       Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage
                                       dans les mêmes conditions 4.0 International</link>
                                                <inlinemediaobject>
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                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                    </info>
                                </imagedata>
                            </imageobject>
                            <caption>
                                <simpara>Ce schéma récapitule les étapes d'une procédure de modélisation numérique
                           classique en sciences de la Terre. Cette procédure est généralisable à beaucoup de
                           domaines de la géophysique (déformation, gravimétrie, sismique...) </simpara>
                            </caption>
                        </mediaobject>
                    </figure>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title> Modélisation et simulation </title>
                    <para>On évitera d'utiliser le terme de modélisation lorsque l'on utilise le modèle physique
                  sans comparaison aux données réelles, et on lui préferera le terme de simulation. </para>
                    <para>Ces simulation peuvent être très utiles lorsque l'on cherche à anticiper un risque
                  géologique : celui-ci n'a pas encore eu lieu, on ne peut donc pas comparer les données
                  modélisées à des données réelles. En revanche, sous certaines hypothèses, ces simulations
                  permettent d'établir des scénarios pouvant aider à la prise de décisions lors d'une
                  crise.</para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title> Quelques recommandations </title>
                    <para>Il n'existe pas de conventions pour l'utilisation de tel ou tel terme dans tel ou tel
                  contexte. Pour éviter les confusions, il est recommandé d'utiliser le terme "modèle" suivi
                  d'un adjectif, ou bien de le remplacer par une expression plus explicite : </para>
                </sect3>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Exemples d'activités réalisables en classe</title>
            <para>Les activités proposées se basent sur la même éruption que celle traitée dans cet exemple, mais
            permettent de mettre en évidence d'autres processus. Ces activités nécessitent l'utilisation du
            logiciel QtModGPS</para>
            <sect2>
                <title>Une activité niveau collège : Mieux comprendre le fonctionnement d’un volcan par l’étude de
               sa déformation </title>
                <para>Cette activité permet de localiser la position de la chambre magmatique du Piton de la
               Fournaise lors de l'éruption d'avril 2007. Elle peut être abordée sous deux angles différents :
               comprendre l'origine de l'effondrement ou bien anticiper une éruption volcanique.</para>
                <para>L'activité est téléchargeable en suivant <link xlink:href="media/fichiers/COMPILO_POLY_COLLEGE.pdf"> ce lien</link>
                </para>
                <table frame="all">
                    <title>Points du BO abordés dans cette activité</title>
                    <tgroup cols="2" colsep="1" rowsep="1">
                        <colspec colname="c1" align="justify"/>
                        <colspec colname="c2" align="justify"/>
                        <thead>
                            <row>
                                <entry>Points du programme (B.O.)</entry>
                                <entry>Commentaires </entry>
                            </row>
                        </thead>
                        <tbody>
                            <row>
                                <entry namest="c1" nameend="c2" align="center">
                                    <emphasis role="bold">Objectifs méthodologiques</emphasis>
                                </entry>
                            </row>
                            <row>
                                <entry>Participer à la conception et la mise en œuvre d’un protocole pour modéliser
                           les déformations à la surface de la Terre. </entry>
                                <entry>Cette activité ne permet pas l'élaboration d'un protocole, mais montre
                           différents aspects de la modélisation (modèle physique et modèle direct à l'étape
                           3, comparaison aux données à l'étape 3, modèle inverse à l'étape 4). </entry>
                            </row>
                            <row>
                                <entry>Valider ou invalider des hypothèses à partir des données de terrain et de
                           celles issues de modèles. </entry>
                                <entry> Les des données de terrain (GPS), et la procédure de modélisation permettent
                           ici d'établir un mécanisme</entry>
                            </row>
                            <row>
                                <entry>Percevoir la différence entre réalité et simulation (modélisation) </entry>
                                <entry>Ici, le modèle physique extrêmement simpliste (modèle de déformation due à une
                           source ponctuelle) permet d'amorcer une discussion sur la pertinence de la
                           procédure de modélisation (trop simpliste ? Simple mais pertinent ?)</entry>
                            </row>
                            <row>
                                <entry namest="c1" nameend="c2" align="center">
                                    <emphasis role="bold">Objectifs notionnels</emphasis>
                                </entry>
                            </row>
                            <row>
                                <entry>Recenser et organiser des informations pour apprécier l’aléa sismique ou
                           volcanique et prévenir les risques pour les populations et les constructions. </entry>
                                <entry>Les aspects risques peuvent être abordés en insistant sur le fait que les
                           mesures ont été faites avant le début de l'éruption, la modélisation permettant de
                           mettre en évidence une vidange du réservoir et une éruption imminente. </entry>
                            </row>
                            <row>
                                <entry>Les magmas sont contenus dans des réservoirs magmatiques localisés, à plusieurs
                           kilomètres de profondeur</entry>
                                <entry>Déconstruire des a prioris : le magma ne vient pas du centre de la
                           Terre</entry>
                            </row>
                        </tbody>
                    </tgroup>
                </table>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Exemples d'application des concepts au Lycée</title>
                <sect3>
                    <title>Une activité niveau Lycée : Potentiel géothermique du Piton de la Fournaise</title>
                    <para>Cette activité a pour but la sélection d'un site favorable pour l'implantation d'une
                  usine géothermique. Elle se base sur différentes inversions et des documents complémentaires
                  permettant de mettre en évidence la présence d'une chambre magmatique, d'un système
                  hydrothermal actif ainsi qu'un taux de fracturation des roches.</para>
                    <para>Le projet d'exploitation géothermique du volcan est abandonné depuis 2011 pour permettre
                  le classement à l'UNESCO du Piton de la Fournaise (la présence d'une telle usine étant
                  incompatible avec ce classement). Même si le projet n'est plus d'actualité, les méthodes
                  proposées dans cette activité restent pertinentes.</para>
                    <para>L'activité est téléchargeable en suivant <link xlink:href="media/fichiers/COMPILO_POLY_LYCEE.pdf"> ce lien</link>
                    </para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>Des pistes pour traiter de la modélisation numérique en TPE</title>
                    <para> La procédure de modélisation présente différents aspects pouvant être utilisables en TPE
                  (association SVT/Math) sur plusieurs aspects </para>
                    <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para> Quantification de la qualité d'un modèle (calcul de la fonction coût) : ce point
                        permet de faire entrer les mathématiques de manière pertinente dans un sujet de TPE à
                        dominante Sciences de la Terre, sans pour autant qu'il n'y ait de blocages
                        calculatoires </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>Procédure d'inversion par utilisation d'algorithme génétique (voir <link xlink:href="#algorithmegenetique"> ce lien</link> pour plus d'informations sur
                        l'algorithme génétique et son fonctionnement). Ce point est intéressant et hautement
                        pluridisciplinaire car l'algorithme génétique est construit sur les principes de la
                        sélection naturelle, sa construction demande des notions d'algorithmique
                        compréhensibles par des élèves de première (l'algo étant au programme en math), et
                        peut amener à une réflexion sur le finalisme (existe-il quelque chose à minimiser en
                        biologie ?) </para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </sect3>
            </sect2>
        </sect1>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>Présentation du logiciel QtModGPS</title>
        </info>
        <sect1>
            <title> Présentation générale de l'interface </title>
            <sect2>
                <title> Prérequis </title>
                <para> Python doit être installé sur votre machine. Des instruction pour l'installation de python
               et de tous les modules nécessaires au fonctionnement du logiciel sont indiqués dans le chapitre
                  <link xlink:href="#InstallationPython">" Installation Python "</link>, pour windows comme
               pour linux (ubuntu). </para>
                <para> Le logiciel est pour le moment accessible sur mon serveur personnel. L'archive fait 18 Mo
               et est récupérable en suivant <link xlink:href="http://195.132.174.20/kunos/ToDownload/QtModGPS.zip"> ce lien</link>, (windows
               comme pour linux). Une solution plus stable sera mise en place d'ici peu. </para>
                <para> Quand Python est convenablement installé sur votre machine, il suffit de double cliquer sur
               le fichier QtMod_GPS.py pour lancer le logiciel. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Buts pédagogiques du logiciel </title>
                <para> QtModGPS a pour but de comprendre les différentes étapes d'une procédure de modélisation
               numérique en sciences de la Terre. Il se base sur la modélisation de la déformation du Piton de
               la Fournaise, enregistrée par GPS, lors de sa dernière grande éruption en avril 2007, et permet
               retrouver la source à l'origine de la déformation. </para>
                <para> QtModGPS permet de décomposer les 3 grandes étapes des procédures de modélisation : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para> Etude et sélection des données pertinente </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para> Lancer des modèles directs en faisant varier les paramètres de la source à l'origine
                     de la déformation </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para> Recherche d'un meilleur modèle (modèle inverse)</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para> Interprétation du modèle inverse obtenu à l'aide de données complémentaires</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Utilisation du logiciel </title>
                <para> L'utilisation de ce logiciel se décompose en 3 grandes étapes : <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para> Sélection des données que l'on souhaite utiliser pour la modélisation </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> Lancement de modèles directs permettant la comparaison entre les données observées
                        et les données modélisées pour une position de source particulière </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> Recherche d'un meilleur modèle permettant de rechercher les paramètres de la
                        source permettant de provoquer des déplacements les plus proches possibles des
                        déplacements observés (inversion).</para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <para> Chaque étape fait l'objet d'un onglet spécifique dans l'interface </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Découpage de l'interface </title>
                <para> L'interface est découpée en 4 blocs principaux : <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para> un sélecteur d'onglet d'étapes (voir paragraphe précédent) </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> un encart permettant d'afficher les outils pour l'étape sélectionnée </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> un encart d'affichage 2D : permet d'afficher différentes courbes, cartes, vecteurs
                        de déplacements... </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> un encart d'affichage 3D : permet d'afficher la topographie du volcan, ainsi que
                        la position de la source à l'origine des déplacements simulés. </para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <para> Il est possible de réduire la taille de l'affichage 2D ou 3D, ou même d'en cacher un. Il
               suffit pour ça de passer la souris entre les deux cadres, puis de maintenir le clic gauche au
               moment où le pointeur de la souris change de forme. </para>
                <figure>
                    <title>Les différentes parties de l'interface</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/pres_generale.png" width="500" align="center">
                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
                                            <inlinemediaobject>
                                                <imageobject>
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                                            </inlinemediaobject>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title> Onglet de sélection des données </title>
            <sect2>
                <title> Présentation générale </title>
                <para> L'onglet de sélection de données permet : <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para> d'explorer les données GPS, en fonction du temps ou sous forme de vecteurs </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> de sélectionner l'intervalle de temps pour lequel on souhaite modéliser la source
                        à l'origine de la déformation </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> de sélectionner les stations GPS qui seront prises en compte pour la modélisation
                     </para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <para> L'onglet de sélection est découpé en différents blocs : <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para> sélection d'une station GPS </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> sélection d'une période (intervalle de temps) pour la modélisation de la source à
                        l'origine de la déformation </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> Zone d'affichage des données pour une station en fonction du temps </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> Zone d'affichage des données sous forme de vecteurs pour toutes les stations pour
                        une période données </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> Options d'affichage des vecteurs </para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <figure>
                    <title>Les différentes parties de l'onglet de sélection des données</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/pres_Donnees.png" width="500" align="center">
                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
                                            <inlinemediaobject>
                                                <imageobject>
                                                    <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/licence.png" width="40" align="center"/>
                                                </imageobject>
                                            </inlinemediaobject>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Affichage des données GPS (courbes pour une station) </title>
                <para> Lorsqu'une station GPS est sélectionnée, les composantes est/ouest, nord/sud et verticales
               des déplacements sont mises à jour dans l'encart de droite. Sont rajoutés à titre indicatifs : <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para> La période durant laquelle a eu lieu l'éruption (en rose) </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> Le moment où le cratère central (le Dolomieu) s'est effondré (le 6 avril) </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> La période sélectionnée pour la procédure de modélisation </para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <figure>
                    <title>Affichage des données GPS (courbes pour une station)</title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/SelStat.png" width="500" align="center">
                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
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                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
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                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Affichage des données GPS (vecteurs pour toutes les stations) </title>
                <para> La visualisation des vecteurs de déplacements sépare les composantes horizontales et
               verticales des déplacements. Y sont représentés : <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para> La position des stations GPS (points jaunes) ainsi que leur nom. </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> La station GPS sélectionnées, dont le nom apparait en rouge. </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> L'image de fond correspond à une image prise en 2009, après l'effondrement </para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <figure>
                    <title>Affichage des données GPS (vecteurs pour toutes les stations)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
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                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
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                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para> Pour faciliter la visibilité des vecteurs, deux modes d'affichages sont disponibles : <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>
                                <emphasis role="bold">Affichage par norme :</emphasis> c'est la norme des vecteurs de
                        déplacement qui est représentée. Les faibles déplacements ne sont parfois pas
                        visibles. </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>
                                <emphasis role="bold">Affichage par couleur :</emphasis> tous les vecteurs ont la même
                        norme. La quantité de déplacement est représentée à l'aide de couleurs. Ce type de
                        représentation permet de mieux voir la direction des déplacements si la quantité de
                        déplacement est faible. </para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <figure>
                    <title>Type d'affichage des vecteurs</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
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                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
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                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Sélection d'une période </title>
                <para> Le logiciel permet de modéliser la source à l'origine des déplacements ayant eu lieu entre
               deux dates. La sélection de la période d'intéret se fait dans l'encart Période : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">Période : </emphasis> permet la sélection d'une période
                     pré-définie, durant laquelle la procédure de modélisation tourne bien. </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">Les boutons début et fin</emphasis> permettent de définir une
                     période en renseignant la date de début et la date de fin. Un calendrier s'ouvre lors du
                     clic sur l'un de ces deux boutons, permettant à l'utilisateur de choisir la date qui
                     l'intéresse </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">Moyenner sur :</emphasis> Cette valeur définit un intervalle de
                     temps sur lequel seront moyennées les valeurs de déplacement pour les dates de début et
                     de fin. Cette moyenne permet d'éviter qu'une valeur aberrante n'ait trop de poids lors de
                     l'inversion. L'intervalle de moyennage est indiqué entre deux barres bleues autour des
                     dates d'intérêt, la valeur moyenne apparait sous la forme d'un gros point bleu </para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <figure>
                    <title>Sélection d'une période</title>
                    <mediaobject>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para> Les affichages des déplacements sous forme de vecteurs sont reactualisés en cas de
               changement de période. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Sélection des stations pour la modélisation </title>
                <para> Il peut être pertinent de ne pas utiliser toutes les stations GPS lors d'une inversion.
               Seules les stations cochées dans la liste seront prises en compte lors de l'inversion </para>
                <para> Certaines stations n'ont enregistré aucune donnée exploitable sur l'une des deux dates
               encadrant la période d'intérêt. Dans ce cas, même si les stations sont cochées, elles ne seront
               pas prises en compte lors des calculs. </para>
                <figure>
                    <title>Sélection des stations pour la modélisation</title>
                    <mediaobject>
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                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title> Onglet de calcul d'un modèle direct </title>
            <sect2>
                <title> Présentation générale </title>
                <para> L'onglet de calcul d'un modèle direct permet : <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para> de définir les paramètres de la source (position, variation de volume) à l'origine
                        de la déformation </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> d'afficher la position de la source en 3D </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> de lancer le calcul des déplacements modélisés et de les comparer aux données
                        observées (calcul de misfit) </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> d'afficher les données observées, les déplacements modélisés et les résidus
                     </para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <figure>
                    <title>Les différentes parties de l'onglet de calcul d'un modèle direct</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
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                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
                                            <inlinemediaobject>
                                                <imageobject>
                                                    <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/licence.png" width="40" align="center"/>
                                                </imageobject>
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                                    </legalnotice>
                                </info>
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                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Paramètres de la source et modèle physique de déformation </title>
                <para> On considère que la source à l'origine des déplacements est un point pouvant changer de
               volume. On dispose d'un modèle physique permettant de cacluler la déformation de chaque point
               du sol pour une variation de volume donnée d'une source positionnée à un endroit donné
               (Yamakawa[1955]). Les paramètres de la source sont : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold"> longitude : </emphasis> donnée en mètres (dans le quadrant UTM
                     correspondant au Piton de la fournaise) </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">latitude : </emphasis> donnée en mètres (dans le quadrant UTM
                     correspondant au Piton de la fournaise) </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">altitude :</emphasis> donnée en mètres </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">variation de volume :</emphasis> donnée en mètres cubes. Si la case
                     est cochée, le calcul se fera avec la valeur entrée. Si la case est décochée, la
                     variation de volume optimale sera calculée de sorte à reproduire au mieux les
                     déplacements observés. </para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <figure>
                    <title>Modèle physique de déformation utilisé dans ce logiciel</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/ponct.jpg" width="400" align="center"/>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                    <caption>
                        <para> Modèle de déformation d'une topographie due à une source ponctuelle dans un
                     encaissant homogène et élastique. <inlineequation>
                                <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                    <mi>ν<!-- ν --></mi>
                                </math>
                            </inlineequation>est un des coefficients de Lamé, <inlineequation>
                                <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                    <mi mathvariant="normal">Δ<!-- Δ --></mi>
                                    <mi>V</mi>
                                </math>
                            </inlineequation> la variation de volume de la source, <inlineequation>
                                <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                    <mi>z</mi>
                                </math>
                            </inlineequation>, <inlineequation>
                                <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                    <mi>d</mi>
                                </math>
                            </inlineequation>, <inlineequation>
                                <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                                    <msub>
                                        <mi>d</mi>
                                        <mi>r</mi>
                                    </msub>
                                </math>
                            </inlineequation> la profondeur, la distance et la distance radiale entre le point de la
                     topographie et la source. </para>
                    </caption>
                </figure>
                <para> On peut représenter notre modèle de déformation à l'aide d'une fonction, qui prend en
               arguments d'entrée la topographie et les paramètres de la source, et qui donne en sortie les
               déplacements modélisés dmod sur la topographie : </para>
                <equation>
                    <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" display="block">
                        <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                            <msub>
                                <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                    <mi mathvariant="normal">m</mi>
                                    <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                    <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                </mrow>
                            </msub>
                        </mrow>
                        <mo>=</mo>
                        <mi>f</mi>
                        <mo stretchy="false">(</mo>
                        <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                            <mi mathvariant="normal">T</mi>
                            <mi mathvariant="normal">o</mi>
                            <mi mathvariant="normal">p</mi>
                            <mi mathvariant="normal">o</mi>
                            <mi mathvariant="normal">g</mi>
                            <mi mathvariant="normal">r</mi>
                            <mi mathvariant="normal">a</mi>
                            <mi mathvariant="normal">p</mi>
                            <mi mathvariant="normal">h</mi>
                            <mi mathvariant="normal">i</mi>
                            <mi mathvariant="normal">e</mi>
                        </mrow>
                        <mo>,</mo>
                        <mi>x</mi>
                        <mo>,</mo>
                        <mi>y</mi>
                        <mo>,</mo>
                        <mi>z</mi>
                        <mo>,</mo>
                        <mi mathvariant="normal">Δ<!-- Δ --></mi>
                        <mi>V</mi>
                        <mo stretchy="false">)</mo>
                    </math>
                </equation>
                <para> On appellera «modèle direct », l'évaluation de cette fonction pour des paramètres donnés de
               la source, sur une topographie donnée. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Calcul du modèle direct </title>
                <para> Le bouton <emphasis role="bold">Lancer un calcul et comparer avec les données</emphasis>
               permet de calculer les déplacements dus à la source dont les paramètres viennent d'être
               définis. </para>
                <para> Pour estimer et quantifier la ressemblance des déplacements modélisées <inlineequation>
                        <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                            <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                <msub>
                                    <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                    <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                        <mi mathvariant="normal">m</mi>
                                        <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                        <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                    </mrow>
                                </msub>
                            </mrow>
                        </math>
                    </inlineequation> aux déplacements observés <inlineequation>
                        <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                            <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                <msub>
                                    <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                    <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                        <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                        <mi mathvariant="normal">b</mi>
                                        <mi mathvariant="normal">s</mi>
                                    </mrow>
                                </msub>
                            </mrow>
                        </math>
                    </inlineequation>, on calcule un coût, appelé misfit ou <inlineequation>
                        <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
                            <msup>
                                <mi>χ<!-- χ --></mi>
                                <mn>2</mn>
                            </msup>
                        </math>
                    </inlineequation>, qui correspond à la somme des écarts entre déplacements modélisés et
               observés pour chaque station GPS : plus les déplacements observés seront proches des
               déplacements modélisés, <emphasis role="bold"> plus la fonction coût sera faible, plus le
                  modèle direct sera bon</emphasis>. La fonction permettant le calcul du coût directement à
               partir des paramètres de la source est appelée fonction coût (fonction objective en anglais).
               D'un point de vue formel, le calcul du coût s'écrit : </para>
                <equation>
                    <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" display="block">
                        <msup>
                            <mi>χ<!-- χ --></mi>
                            <mn>2</mn>
                        </msup>
                        <mo>=</mo>
                        <munder>
                            <mo>∑<!-- ∑ --></mo>
                            <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                <mi mathvariant="normal">∀<!-- ∀ --></mi>
                                <mi mathvariant="normal">G</mi>
                                <mi mathvariant="normal">P</mi>
                                <mi mathvariant="normal">S</mi>
                            </mrow>
                        </munder>
                        <mo stretchy="false">(</mo>
                        <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                            <msub>
                                <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                    <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                    <mi mathvariant="normal">b</mi>
                                    <mi mathvariant="normal">s</mi>
                                </mrow>
                            </msub>
                        </mrow>
                        <mo>−<!-- − --></mo>
                        <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                            <msub>
                                <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                    <mi mathvariant="normal">m</mi>
                                    <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                    <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                </mrow>
                            </msub>
                        </mrow>
                        <msup>
                            <mo stretchy="false">)</mo>
                            <mn>2</mn>
                        </msup>
                    </math>
                </equation>
                <para> Pour plus de commodité, cette fonction coût sera normalisée et exprimée en % : elle
               quantifiera l'erreur des déplacements modélisés par rapport aux données observées : </para>
                <equation>
                    <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" display="block">
                        <msup>
                            <mi>χ<!-- χ --></mi>
                            <mn>2</mn>
                        </msup>
                        <mo>=</mo>
                        <mfrac>
                            <mrow>
                                <mo>∑<!-- ∑ --></mo>
                                <mo stretchy="false">(</mo>
                                <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                    <msub>
                                        <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                        <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                            <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                            <mi mathvariant="normal">b</mi>
                                            <mi mathvariant="normal">s</mi>
                                        </mrow>
                                    </msub>
                                </mrow>
                                <mo>−<!-- − --></mo>
                                <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                    <msub>
                                        <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                        <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                            <mi mathvariant="normal">m</mi>
                                            <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                            <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                        </mrow>
                                    </msub>
                                </mrow>
                                <msup>
                                    <mo stretchy="false">)</mo>
                                    <mn>2</mn>
                                </msup>
                            </mrow>
                            <mrow>
                                <mo>∑<!-- ∑ --></mo>
                                <msup>
                                    <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                        <msub>
                                            <mi mathvariant="normal">d</mi>
                                            <mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
                                                <mi mathvariant="normal">o</mi>
                                                <mi mathvariant="normal">b</mi>
                                                <mi mathvariant="normal">s</mi>
                                            </mrow>
                                        </msub>
                                    </mrow>
                                    <mn>2</mn>
                                </msup>
                            </mrow>
                        </mfrac>
                        <mo>×<!-- × --></mo>
                        <mn>100</mn>
                    </math>
                </equation>
                <para> Afin d'estimer à l’œil la qualité d'un modèle, on a pour habitude de montrer les résidus,
               c'est à dire la quantité de déplacements qui «reste », que le modèle n'a pas permis de
               reproduire. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Affichage des résultats </title>
                <para> Après le lancement d'un calcul, l'encart d'affichage 2D montre les déplacements observés
               (composante horizontale et verticale), les déplacements modélisés ainsi que les résidus. </para>
                <para> Les résidus correspondent à la différence entre les déplacements observés et modélisés.
            </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title> Onglet d'inversion </title>
            <sect2>
                <title> Présentation générale </title>
                <para> L'inversion permet de rechercher les paramètres d'une source permettant de reproduire au
               mieux les déplacements observés. Cette interface permet : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para> de définir les paramètres de l'inversion (paramètres d'algorithme génétique, voir
                     plus loin) </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para> de lancer une inversion </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para> d'explorer les résultats de convergence de l'inversion </para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <figure>
                    <title>Interface de lancement d'une inversion</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/inv1.png" width="500" align="center">
                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
                                            <inlinemediaobject>
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                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Paramètres de l'inversion </title>
                <para> L'inversion optimisae la recherche d'un meilleur modèle à l'aide d'un algorithme génétique
               (voir le paragraphe dédié à cet algorithme pour plus d'explications). Les paramètres par défaut
               permettent d'obtenir un résultat exploitable dans la majorité des situations. Certaines options
               sont modifiables : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">Inverser la variation de volume : </emphasis> par défaut, la
                     variation de volume de la source n'est pas un paramètre pris en compte lors de
                     l'inversion (seuls les 3 paramètres de position sont inversés). Pour chaque position de
                     source, elle est recalculée pour reproduire au mieux les déplacements observer. Cocher
                     cette case permet d'inverser la variation de volume, au même titre que les paramètres de
                     position. Le calcul est en général plus long si la variation de volume est inversée.
                  </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">Supprimer sources au dessus de la surface : </emphasis> La position
                     de la source est tirée à chaque itération de manière aléatoire. Il est donc possible que
                     certaines sources soient tirées au dessus de la topographie. Cocher cette option permet
                     de supprimer ces sources impossibles, mais rend le calcul un peu plus long. </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">Paramètres de l'algorithme génétique : </emphasis> Il est possible
                     de modifier les paramètres de l'algorithme. Chaque paramètre est expliqué dans le
                     paragraphe dédié à l'algorithme. </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">Afficher la position au cours du calcul : </emphasis> Cocher cette
                     option permet de voir la position de la source tirée à chaque itération. Cette option
                     permet de voir la progression de l'algorithme, mais a pour conséquence de le ralentir
                     beaucoup. Cette option ne semble pas fonctionnelle sous windows. </para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <figure>
                    <title>Paramètres de l'inversion</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/inv2.png" width="400" align="center">
                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2015-11-12</year>
                                        <holder>Aurélien Augier</holder>
                                    </copyright>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Illustration mise à disposition selon les termes de la Licence Creative
                                    Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les
                                    mêmes conditions 4.0 International</link>
                                            <inlinemediaobject>
                                                <imageobject>
                                                    <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/licence.png" width="40" align="center"/>
                                                </imageobject>
                                            </inlinemediaobject>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Affichage des résultats de l'inversion </title>
                <para> Après avoir lancé une inversion, le logiciel propose différents outils pour vérifier la
               convergence de l'optimisation. </para>
                <para>
                    <emphasis role="bold">ParamVsIt : </emphasis> Affiche la valeur de chaque paramètre en fonction
               du numéro d'itération. Les graphiques montrent si la procédure d'optimisation converge vers une
               valeur unique ou non. La couleur des points peut correspondre soit à la valeur du misfit, soit
               au numéro d'itération. Le graphique du dessous présente la valeur du misfit en fonction du
               numéro d'itération. </para>
                <figure>
                    <title>Affichage ParamVsIt </title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/inv3.png" width="400" align="center"/>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>
                    <emphasis role="bold">ParamVsParam : </emphasis> Affiche la valeur de chaque paramètre en
               fonction de chaque autre paramètre. Cet affichage permet de voir si certains couples de
               paramètres sont corrélés entre eux. La couleur des points peut correspondre soit à la valeur du
               misfit, soit au numéro d'itération. </para>
                <figure>
                    <title>Affichage ParamVsParam </title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>
                    <emphasis role="bold">MisfitVsIt : </emphasis> Le graphique présente la valeur du misfit en
               fonction du numéro d'itération pour chaque source. Pour chaque itération, la valeur moyenne des
               misfits des modèles tirés est indiquée par un point rouge. Cet affichage permet de voir comment
               la procédure converge vers un meilleur modèle. </para>
                <figure>
                    <title>Affichage MisfitVsIt </title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/inv5.png" width="400" align="center"/>
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                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>
                <anchor xml:id="algorithmegenetique"/>Principes de l'algorithme génétique</title>
            <sect2>
                <title> Objectifs d'une inversion </title>
                <para> Imaginons un bateau cherchant le point le plus profond d'un lac. Il est capable de sonder
               la profondeur z (par exemple à l'aide d'un poids et d'une corde) à la longitude x et la
               latitude y. Le fait de sonder en un point donné est assimilable à une fonction coût de
               paramètres x et y, et la profondeur, au coût (ou misfit) de cette fonction pour un couple
               (xi,yi) donné. De nombreux algorithmes permettent d'optimiser la recherche du minimum d'une
               fonction (profondeur dans le cas du bateau, capacité à reproduire des déplacements dans le cas
               d'une source ponctuelle). Nous en utiliserons un, l'algorithme génétique, dont le principe est
               basé sur les mécanismes de la sélection naturelle. </para>
                <figure>
                    <title>Trouver le point le plus profond d'un lac </title>
                    <mediaobject>
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                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Les individus et leur génétique dans l'algorithme génétique </title>
                <para> On définit : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">un gène :</emphasis> ce sera l'un des paramètres de la fonction
                     coût (x ou y dans le cas du bateau , x, y, z ou ΔV dans le cas de la source ponctuelle à
                     l'origine de la déformation) </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">les allèles d'un gène : </emphasis> toutes les valeurs que peut
                     prendre un paramètre </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">un individu : </emphasis> une combinaison d'un allèle de chaque
                     gène (on considérera des individus haploïdes) </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">le fitness (ou succès) d'un individu : </emphasis> la valeur de la
                     fonction coût (misfit) pour l'individu </para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Fonctionnement de l'algorithme </title>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">1 - Initialisation : </emphasis> tirage au hasard d'individus pour
                     la première itération </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">2 - calcul du fitness : </emphasis> on calcule la fonction coût
                     pour chaque nouvel individu </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">3 - sélection naturelle : </emphasis> sélection des individus ayant
                     le fitness le plus bas </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">4 - croisement et reproduction : </emphasis> on recombine les gènes
                     des individus sélectionnés pour produire de nouveaux individus. Cette recombinaison se
                     fait de manière aléatoire en tirant les allèles au hasard parmis les individus
                     sélectionnés à l'étape précédente.</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">5 - mutation : </emphasis> on modifie chaque allèle de chaque
                     enfant en lui ajoutant une valeur aléatoire, permettant de créer de la diversité dans la
                     population </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>
                            <emphasis role="bold">6 - calcul du fitness : </emphasis> retour à l'étape 2 </para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para> Ainsi, itération après itération, les modèles calculés convergent vers une solution
               minimisant de plus en plus la fonction coût. Dans le cas de la source ponctuelle, on aboutit à
               un modèle (au sens de combinaison de paramètres) permettant de reproduire au mieux les
               déplacements observés. </para>
                <figure>
                    <title>Principes de l'algorithme </title>
                    <mediaobject>
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                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
        </sect1>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>
                <anchor xml:id="InstallationPython"/>Installation de Python et des biobliothèques</title>
        </info>
        <sect1>
            <title>Pourquoi est-il nécessaire d'installer python et d'autres bibliothèques ?</title>
            <para> C'est le code source des logiciels, écrit en langage python, qui est directement distribué. Le
            code source est un simple fichier texte qu'un humain peut lire et comprendre, mais qu'une machine
            est incapable de comprendre en tant que tel. Pour pouvoir faire tourner le logiciel, une machine
            doit traduire ce fichier texte en un langage qu'elle peut comprendre (mais qu'un humain ne peut
            pas comprendre). Cette étape de traduction en langage machine est appelé compilation </para>
            <para> Pour pouvoir compiler un code, une machine doit disposer d'une sorte de dictionnaire, qui
            permettra de transformer chaque instruction du code source. C'est le rôle de Python, qui permettra
            à la machine de comprendre les codes sources écrits en langage Python </para>
            <para> Les codes sources distribués contiennent des instructions plus variées que ce que Python est
            capable de compiler seul. L'installation de Python seul ne suffira pas, il faudra la compléter
            avec l'installation de différentes bibliothèques, nécessaires au fonctionnement du logiciel
         </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Installation de la distribution de Python (x,y) pour Windows </title>
            <para> Il existe plusieurs distributions de python contenant des assemblages variés de bibliothèques.
            La distribution Python(x,y) contient un ensemble de bibliothèques utiles pour la programmation
            scientifique. Cette distribution contient l'ensemble des bibliothèques nécessaires au bon
            fonctionnement des logiciels que j'ai développés. </para>
            <sect2>
                <title> Téléchargement de Python(x,y) </title>
                <para> Il existe différentes versions de Python(x,y). Nous utiliserons la version <link xlink:href="ftp://copernicus.mirrorservice.org/sites/pythonxy.com/Python(x%2Cy)-2.7.5.1.exe"> Python(x,y)-2.7.5.1, mise à disposition ici </link>
                </para>
                <para> Il existe des versions plus récentes de Python(x,y), mais le fonctionnement des logiciels
               avec ces versions n'a pas été testé. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Installation de Python(x,y) </title>
                <para> Après avoir téléchargé le fichier, double cliquez sur le *.exe, puis suivez les étapes
               ci-dessous </para>
                <figure>
                    <title>Licence d'utilisation</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/PY1.png" width="400" align="center"/>
                        </imageobject>
                        <caption>
                            <simpara>Acceptez la licence d'utilisation</simpara>
                        </caption>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <figure>
                    <title>Mode d'installation</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/PY2.png" width="400" align="center"/>
                        </imageobject>
                        <caption>
                            <simpara>Installez pour tous les utilisateurs</simpara>
                        </caption>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <figure>
                    <title>Type d'installation, selection des modules à installer</title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/PY3.png" width="400" align="center"/>
                        </imageobject>
                        <caption>
                            <simpara>Selectionnez installation complète</simpara>
                        </caption>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para> L'installation complète permet d'assurer la prise en compte automatique de tous les modules
               nécessaires. Beaucoup de modules non indispensables sont aussi installés, mais les dépendances
               entre modules sont difficiles à gérer manuellement, ce qui peut aboutir au non-fonctionnement
               des logiciels. Ces modules peuvent être supprimés manuellement ulterieurement. </para>
                <figure>
                    <title>Répertoires d'installation</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
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                        </imageobject>
                        <caption>
                            <simpara>Le mieux est de laisser les répertoires d'installation par défaut. Cette étape
                        sera répétée plusieurs fois </simpara>
                        </caption>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <figure>
                    <title>Fin d'installation</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="https://media.tremplin.ens-lyon.fr/ressources/users/AurelienAugier/ModeleEtModelisationNumeriqueEnSciencesDeLaTerre/images/PY5.png" width="400" align="center"/>
                        </imageobject>
                        <caption>
                            <simpara>L'installation peut durer quelques minutes. Il peut sembler que la barre de
                        progression s'arrête, mais ce n'est pas le cas. Certains modules sont simplement plus
                        long à installer que d'autres.</simpara>
                        </caption>
                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Utilisation </title>
                <para> Vous n'aurez pas à utiliser d'interface graphique avec Python(x,y). Cette installation
               permet juste de pouvoir lancer un logiciel écrit sous python. En revanche, il vous est possible
               maintenant d'écrire et faire tourner des scripts python. A titre indicatif, IDLE est un petit
               editeur python bien pratique. </para>
                <para> Pour lancer les logiciels, il suffit de double cliquer sur le fichier du programme à lancer
               (*.py). Dans ce cas, un shell (fenêtre noire) s'ouvre. Il ne faut pas la fermer, ceci fermerait
               aussi les interfaces graphiques. </para>
                <para> Une autre possibilité consiste à ouvrir le fichier dans un éditeur Python (idle ou Spyder,
               installés avec Python(x,y)), et à lancer le script (en général, F5) </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> En cas de problème </title>
                <para> Il peut arriver que le shell se referme puis que plus rien ne se passe. Dans ce cas, c'est
               qu'il y a un problème dans les paquets de Python(x,y) (manque d'un dll ou autre) </para>
                <para> Si celà arrive : ouvrir le fichier dans un éditeur Python (idle), et à lancer le script (en
               général, F5). Un terminal s'ouvrira, et lancera le script. L'erreur en question apparaitra en
               rouge. Copiez la et envoyez la moi par mail, j'essaierai de régler le problème. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Installation des modules sous linux (Debian/Ubuntu)</title>
            <para> En général les distributions linux contiennent déjà différentes versions de python, qu'il ne
            sera pas nécessaire d'installer. Les programmes ont été écrits sous Python 2.7, leur
            fonctionnement sous python 3.x n'est pas garanti. Ils nécessitent de nombreux modules qui n'ont
            pas encore été portés sous 3.x. </para>
            <para> On fera l'installation en lignes de commandes. Ouvrez un terminal et collez y les codes donnés
            quand vous y serez invités. </para>
            <sect2>
                <title> Installation de python 2.7 </title>
                <programlisting linenumbering="numbered" language="bash">sudo apt-get update
sudo apt-get install python2.7</programlisting>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Installation des paquets de programmation scientifique </title>
                <para> Numpy, scipy et matplotlib sont des paquets adaptés à la programmation scientifique,
               indispensables mais qui ne sont pas installés par défaut avec python. Afin d'assurer une
               installation cohérente de ces paquets, on va installer "spyder", qui est un éditeur python
               adapté pour la programmation scientifique, et qui contient déjà ces paquets compatibles entre
               eux. </para>
                <programlisting linenumbering="numbered" language="bash">sudo apt-get update
sudo apt-get install spyder</programlisting>
                <para> Certains logiciels nécessitent d'autres paquets pour fonctionner. Installation de mayavi
               (gestionnaire de vues 3D, wrapper python de VTK), networkX (nécessaire pour certains logiciels)
               et gdal (bibliothèque utile pour l'utilisation de données géographiques). </para>
                <programlisting linenumbering="numbered" language="bash">sudo apt-get install mayavi2
sudo apt-get install python-networkX
sudo apt-get install python-gdal</programlisting>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Installation des paquets de gestion d'interface graphique </title>
                <para> PyQT4 est le module permettant de gérer les interface graphique. Il n'est pas entièrement
               libre (mais est gratuit). Quand cela est possible j'ai préféré utilisé Pyside qui est 100%
               libre, et qui gère aussi la librairie Qt. On va donc installer les deux. </para>
                <para> Pour PyQt4 : </para>
                <programlisting linenumbering="numbered" language="bash">sudo apt-get -y install python-qt4</programlisting>
                <para> Pour pyside, les paquets ne sont pas disponibles directement avec apt. Il faut ajouter un
               dépôt de logiciels, puis l'installer. </para>
                <para> Configuration du repository PPA : </para>
                <programlisting linenumbering="numbered" language="bash">sudo add-apt-repository ppa:pyside
sudo apt-get update</programlisting>
                <para> Installation : </para>
                <programlisting linenumbering="numbered" language="bash">sudo apt-get install python2.7-pyside</programlisting>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Utilisation </title>
                <para> Deux solutions : soit on ouvre le script principal dans Spyder (ou IDLE), puis F5 pour
               lancer le script, soit on lance le script en ligne de commande dans une console </para>
                <programlisting linenumbering="numbered" language="bash">cd /le/repertoire/contenant/le/code
python le_nom_du_script.py</programlisting>
            </sect2>
        </sect1>
    </article>
</book>