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        <title>Petites questions de physiologie animale</title>
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        </cover>
        <authorgroup>
            <author>
                <orgname>Licence de sciences de la vie (deuxième année)</orgname>
                <affiliation>
                    <org>
                        <orgname>Faculté des sciences et techniques</orgname>
                        <orgdiv>Université Jean Monnet de Saint-Étienne</orgdiv>
                    </org>
                </affiliation>
            </author>
            <editor>
                <personname>
                    <firstname>Sandrine</firstname>
                    <surname>Heusser</surname>
                </personname>
                <affiliation>
                    <jobtitle>Enseignante</jobtitle>
                    <orgname>Département de biologie-biochimie - Faculté des sciences et
                        techniques</orgname>
                    <orgdiv>Université Jean Monnet de Saint-Étienne</orgdiv>
                </affiliation>
            </editor>
        </authorgroup>
        <legalnotice>
            <simpara>
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            <simpara>Cet ouvrage est mis à disposition selon les termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
            </simpara>
        </legalnotice>
        <copyright>
            <year>2017</year>
            <holder>Université Jean Monnet de Saint-Étienne</holder>
        </copyright>
    </info>
    <dedication>
        <para>À ces complices dont la compagnie, plus ou moins longue, nous enrichit... <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para>Gérard Vidal, dont
            les idées vastes et lumineuses élargissent et éclairent notre horizon ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>Henri-Gabriel
            Dupuy, dont les défis histologiques restent sans égal ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>Jean-Marie Keller et Michel Dauça, guides patients et pertinents dans les méandres de
                        l'imagerie.</para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
        </para>
    </dedication>
    <acknowledgements>
        <title>Remerciements</title>
        <para>Nombreux sont ceux qui ont, de près ou de loin, œuvré à la réalisation de cet
            opuscule.</para>
        <para>Barbara Bürgel et Thomas Olivier ont accepté de participer à l'aventure et leurs
            compétences nous ont été précieuses. Nous leur sommes très reconnaissants.</para>
        <para>Nos remerciements vont en particulier à François Hennecart, directeur de la Faculté
            des sciences et techniques, et Thierry Terrat, responsable administratif, pour leur et
            la gestion des aspects pratiques du projet.</para>
        <para>Ils s'adressent également à l'équipe technique du département de biologie. Odile
            Liset, Anne-Laure Verdonck, Marie-Agnès Russo et Pascal Disle ont fait preuve de
            dévouement, d'une remarquable réactivité et d'une grande efficacité notamment au moment
            de la préparation des illustrations qui est venue s'ajouter à leurs tâches
            habituelles.</para>
        <para>Cette publication nous fournit l'occasion d'exprimer notre reconnaissance à nos
            fournisseurs, en particulier Messieurs Gilles Deleage, Grégory Multin et Flamaut sur qui
            nous savons pouvoir compter, y compris pour des demandes impromptues et dans l'urgence
            !</para>
        <para>Un grand merci à Charles-Henri Eyraud qui nous a fait bénéficier de son expertise
            d'Oxygen et de DocBook, à Jean-Pierre Moussus et Margarethe Maillart pour l'accès libre
            qu'ils nous ont donné aux collections d'histoire naturelle de l'ENS de Lyon et à
            Henri-Gabriel Dupuy dont le génie histotechnologique est indéniable et qui nous a
            transmis ses précieuses collections. </para>
        <para>Je dois aussi beaucoup à Emmanuel Quémener dont l'expertise informatique m'a permis de
            surmonter des problèmes qui sans lui auraient été insolubles. Qu'il soit assuré de ma
            profonde gratitude.</para>
        <para>Et surtout, que les étudiants de deuxième année de licence de sciences de la vie de
            l'université Jean Monnet de Saint-Étienne, tour à tour enthousiastes et mécontents,
            dynamiques et dépités, trouvent ici la reconnaissance de leur mérite et de leur
            persévérance.</para>
    </acknowledgements>
    <preface>
        <title>Préface</title>
        <para>L'idée de la construction de ce recueil d'articles est née d'une double envie :
            prouver à nos étudiants de licence qu'ils sont capables de réaliser des travaux qu'ils
            n'imaginent pas, et démontrer à ceux qui sont convaincus qu'il est compliqué de mettre
            en œuvre des projets originaux en licence, en particulier en raison des effectifs
            étudiants, qu'ils se trompent !</para>
        <para>Au-delà de ces considérations générales, il s'agissait de confronter les étudiants de
            licence de sciences de la vie au niveau d'exigence d'une production professionnelle et
            de leur permettre de mettre en application les connaissances et compétences acquises au
            cours des trois premiers semestres de leurs études supérieures.</para>
        <para>La rédaction d'articles scientifiques de synthèse de niveau licence par groupes de
            trois ou quatre étudiants a en l'occurrence pour objectifs de développer leur esprit
            d'analyse et de synthèse, et d'améliorer leur capacité à travailler en groupe restreint.
            Il s'agit aussi de compléter leurs compétences en recherche documentaire et de les
            sensibiliser à la nécessité de citer leurs sources avec précision. S'approprier une
            thématique nouvelle grâce aux technologies de l'information et de la communication,
            produire des illustrations soignées à l'aide de matériel perfectionné, rédiger avec
            rigueur, utiliser des outils informatiques complexes sont autant d'aptitudes qu'il est
            important de cultiver aujourd'hui.</para>
        <para>À travers la production de cet ouvrage, les étudiants ont pu combiner savoirs,
            savoir-faire et savoir-être en un premier niveau de savoir-agir.</para>
        <para>Certes, tout n'a pas été réussi pour cette première édition mais les difficultés
            relevées ne manqueront pas d'être prises en compte pour que la deuxième soit plus
            efficace. </para>
        <para>Le résultat publié est le fruit d'échanges riches et multiples entre étudiants et
            enseignants et d'une correction finale des textes et illustrations par la responsable de
            publication, visant à éliminer les imprécisions et erreurs les plus flagrantes. Sans
            doute des coquilles seront détectées, par avance nous vous prions de nous en
            excuser.</para>
        <para>Vous souhaitant une lecture agréable et édifiante !</para>
    </preface>
    <article>
        <info>
            <title>L'hémolymphe des Insectes</title>
            <authorgroup>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Elissa</firstname>
                        <surname>Andraos</surname>
                    </personname>
                    <email>elissa.andraos@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Mehdi</firstname>
                        <surname>Benmakhlouf</surname>
                    </personname>
                    <email>mehdi.benmakhlouf@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Élodie</firstname>
                        <surname>Fauritte</surname>
                    </personname>
                    <email>elodie.fauritte@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Inès</firstname>
                        <surname>Suchel</surname>
                    </personname>
                    <email>ines.suchel@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Insectes sont des organismes dont les cellules possèdent un noyau et des
                organites, ce sont des Eucaryotes. Leurs spermatozoïdes portent un unique flagelle,
                ce sont des Unicontes. Ils sont constitués de multiples cellules organisées en
                tissus et organes, ce sont des Métazoaires. Leur corps présente une symétrie
                bilatérale et leur bouche se forme à l'emplacement du premier orifice du tube
                digestif embryonnaire, ce sont des Bilatériens protostomiens. Animaux  non
                Vertébrés, ils possèdent un corps segmenté formé de métamères et recouvert d’une
                cuticule qu’ils perdent durant la mue, ce sont des Ecdysozoaires euarthropodes. Leur
                bouche est dotée de mandibules et leur tête est porteuse d’antennes, ce sont des
                Mandibulates. Les Insectes sont caractérisés par la présence de trois paires
                d'appendices ambulatoires portées par le thorax, ainsi que deux paires d'ailes. </para>
            <para>Comme celui de la plupart des animaux, leur corps est constitué d'organes agencés
                en appareils et sysèmes, spécialisés dans la réalisation de fonctions. </para>
            <para>L'appareil circulatoire est un ensemble d’organes permettant le déplacement
                d’un liquide dans l’organisme. Chez les Insectes, l'appareil circulatoire est
                ouvert, le liquide circulant n'étant pas endigué sur tout son parcours et se
                déversant dans la cavité générale. Le liquide circulant, en continuité avec le
                liquide interstitiel, est appelé hémolymphe. Le volume de l'hémolymphe est
                considérable, représentant jusqu'à 30% de la masse du corps, mais variable d'une
                espèce à l'autre voire pour un individu. </para>
            <para>Quelles sont les constituants de l’hémolymphe des Insectes ?</para>
            <para>Quels sont les rôles de ce liquide ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'hémolymphe : des hémocytes et un liquide</title>
            <figure>
                <title>Sphérulocyte de frottis d'hémolymphe d’asticot de Mouche</title>
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                                    <simpara>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Mehdi Bemakhlouf</holder>
                                    <holder>Inès Suchel</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>L'hémolymphe contient des cellules, appelées hémocytes, en suspension dans un liquide.
                Selon leurs morphologies et leurs fonctions, plusieurs types d'hémocytes sont
                distingués : les prohémocytes, les granulocytes, les plasmatocytes, les
                sphérulocytes, les adipohémocytes et les coagulocytes. Les prohémocytes sont des
                petites cellules circulantes, précurseurs des autres types cellulaires. Les
                plasmatocytes et les granulocytes sont majoritaires dans l'hémolymphe. Ils
                interviennent dans la réponse immunitaire non spécifique, luttant contre les corps
                étrangers par phagocytose et encapsulation. Les sphérulocytes sont surtout situés
                sous la cuticule et réalisent la coagulation lors d'une déchirure de la cuticule.
                Ils ont un rôle métabolique de même que les adipohémocytes. Outre les hémocytes, des
                débris tissulaires et des cellules adipeuses peuvent également se trouver dans
                l'hémolymphe. </para>
            <para>Le plasma est formé d'une importante quantité d'eau, de glucides, de protéines et
                d'acides aminés ainsi que de substances non organiques comme des ions calcium,
                sodium, potassium, magnésium. </para>
            <para>L'hémolymphe est un lieu de stockage d'acides aminés dont la nature varie selon les
                espèces et le stade de développement. Le métabolisme des acides aminés est
                principalement localisé dans les corps gras et la plupart des protéines de
                l'hémolymphe y sont produites. À la fin du stade larvaire des Insectes, les corps
                gras peuvent réabsorber et stocker les protéines. Il existe d'autres constituants
                azotés non protéiques comme l'urée, l’ammoniaque, l'acide urique. </para>
            <para>Chez les Insectes, les paramètres du milieu intérieur comme la concentration en
                diverses substances (ions, matières organiques) ou le pH peuvent varier.
                L'hémolymphe contribue au maintien de ces paramètres.</para>
            <para>En relation avec sa composition, quelles sont les fonctions de l'hémolymphe ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L’hémolymphe : un milieu de distribution de matière, de défense, d'information et de
                transmission des forces</title>
            <sect2>
                <title> L'hémolymphe et la distribution de matière : transport des nutriments et des
                    déchets</title>
                <para>L’hémolymphe distribue les nutriments et les métabolites aux organes des Insectes, par
                exemple le glucose et les acides aminés aux cellules germinales. </para>
                <para>L’hémolymphe est également impliquée dans l’excrétion, fonction d'élimination des
                    déchets métaboliques et particulièrement des déchets azotés de l'organisme. Chez
                    les Insectes, l’appareil excréteur est constitué de tubes de Malpighi baignant
                    dans l’hémolymphe. L'urine primitive est produite grâce à un transport actif
                    d'ions potassium de l’hémolymphe vers la lumière des tubes de Malpighi. Le
                    gradient de concentration en résultant provoque un flux entrant d’eau et de
                    différentes substances comme les déchets azotés, le glucose et les acides aminés
                    vers la lumière des tubes de Malpighi. Le glucose et les acides aminés sont
                    réabsorbés lors du transit de l'urine dans les tubes de Malpighi et l'eau dans
                    le proctodéum, ces molécules retournent à l’hémolymphe. </para>
                <figure>
                    <title>Relations entre hémolymphe et tubes de Malpighi</title>
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                                        </simpara>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Élodie Fauritte</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L’hémolymphe et la défense : immunité et protection</title>
                <para>Les granulocytes et les plasmatocytes de l'hémolymphe interviennent dans les
                    réactions immunitaires, par les processus de phagocytose et
                    d'encapsulement.</para>
                <para>La phagocytose est un processus cellulaire comportant quatre étapes successives : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>l’adhérence du microorganisme aux cellules phagocytaires ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>l’ingestion du microorganisme par les cellules phagocytaires ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la digestion du microorganisme par des enzymes des lysosomes ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>l’expulsion des résidus non digérés du microorganisme.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>L’encapsulement implique l'action coordonnée de plusieurs hémocytes se réunissant
                    autour du microorganisme et en réalisant la dégradation.</para>
                <para>Chez certains Insectes, l’hémolymphe peut intervenir dans la protection et la
                    défense vis-à-vis des prédateurs. Elle peut être libérée au niveau de diverses
                    régions du corps. En présence d'un prédateur, la Chrysomèle noire libère un
                    liquide rouge-orangé par la bouche et les articulations, tout en se tenant
                    immobile. Il s’agit d'hémolymphe dont le goût est désagréable pour les
                    prédateurs. </para>
                <para>En cas de rupture locale de la cuticule, l’hémolymphe intervient comme agent
                    cicatrisant. Les sphérulocytes qu'elle contient sont responsables d'une
                    coagulation entraînant la cicatrisation. Elle peut en outre contribuer à la
                    régénération d'organes ou de tissus lésés.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L’hémolymphe et l'information : transport des hormones</title>
                <para>L’hémolymphe permet le transport des hormones des organes sécréteurs
                jusqu’aux cellules cibles.</para>
                <para>Parmi elles figurent : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>les hormones impliquées dans le développement comme les hormones
                        juvéniles produites par les corps allates, les hormones stéroïdes produites
                        par les glandes de mue ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les hormones impliquées dans la reproduction telles que les hormones
                        juvéniles.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L’hémolymphe et la transmission des forces : développement de pressions </title>
                <para>L’hémolymphe est un acteur de la mue des Insectes, qui permet leur croissance. La mue
                    consiste en un renouvellement de la cuticule. Elle implique la production d'une
                    nouvelle cuticule et l'élimination de l'ancienne. Après une digestion partielle
                    de l'ancienne cuticule, la pression hydrostatique de l'hémolymphe augmente du
                    fait de la contraction de la musculature corporelle. La pression qu'elle exerce
                    sur l'ancienne cuticule entraîne sa rupture au niveau de lignes de moindre
                    résistance, permettant l'extraction de l'Insecte de son ancienne enveloppe. </para>
                <para>De même, elle contribue à l'émergence de la Mouche adulte hors de l'enveloppe de
                    la pupe qui l'entoure durant la fin du développement post-embryonnaire.
                    S'accumulant dans une poche située sur la tête de la Mouche, elle exerce une
                    pression sur la ligne de moindre résistance de l'enveloppe de la pupe qui cède
                    alors. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'hémolymphe : un liquide mis en mouvement dans l’appareil circulatoire </title>
            <figure>
                <title>Anatomie du Criquet en vue dorsale </title>
                <mediaobject>
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                            <info>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                        de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder> Mehdi Bemakhlouf</holder>
                                    <holder>Inès Suchel</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les Insectes possèdent un appareil circulatoire ouvert, dans lequel l’hémolymphe n'est
                pas endiguée dans des vaisseaux sur tout son parcours mais rejoint la cavité
                générale, appelée hémocoele. L’appareil circulatoire des Insectes ne forme pas de
                réseau vasculaire.</para>
            <figure>
                <title>Thorax de Criquet en coupe transversale (Collection de l’ENS de Lyon)</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                        de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder> Mehdi Bemakhlouf</holder>
                                    <holder>Inès Suchel</holder>
                                </copyright>
                            </info>
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                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>L’appareil circulatoire des Insectes est simple. L’hémolymphe est propulsée vers
                l'avant du corps par un cœur dorsal formé de bulbes contractiles, dont le nombre
                peut atteindre 11. Elle circule dans un vaisseau dorsal appelé aorte qui s'ouvre
                dans la cavité générale avant de retourner au cœur grâce à des orifices, les
                ostioles. </para>
            <figure>
                <title>Cœur de Criquet en coupe longitudinale (Collection de l’ENS de Lyon) </title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                        de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Inès Suchel</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Le cœur provient de cardioblastes embryonnaires mésodermiques, s'agenceant en tube
                cardiaque dans la lumière duquel circule l'hémolymphe.</para>
            <para>L'activité cardiaque comporte deux phases successives :</para>
            <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para>la diastole, due au relâchement des muscles cardiaques, permettant l'entrée de
                        l’hémolymphe ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>la systole, due à la contraction des muscles cardiaques, responsable de la
                    propulsion de l’hémolymphe.</para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
            <para>Le cœur est logé dans un sinus dorsal délimité par un diaphragme conjonctif. La
                contraction de muscles aliformes insérés sur le diaphragme provoque une aspiration
                de l'hémolymphe dans le sinus dorsal, favorisant son entrée dans le cœur. Elle y
                pénètre par l'intermédiaire des ostioles, lorsque les muscles cardiaques disposés en
                anneau se relâchent.</para>
            <para>La contraction de la musculature cardiaque propulse l'hémolymphe dans l'aorte. Elle
                est accompagnée de la fermeture des ostioles par pincement, empêchant toute sortie
                par cette voie. Des valves présentes dans les chambres cardiaques contractiles
                orientent la circulation. </para>
            <figure>
                <title>Organisation de l'appareil circulatoire des Insectes en coupe
                    longitudinale</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                        de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
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                                </copyright>
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            </figure>
            <para>L’hémolymphe se répand dans l’hémocœle. Elle est présente dans tout le corps et baigne
            directement les organes. En conséquence, le contrôle du débit du liquide circulant dans
            les différents organes est difficile. Parallèment la pression relativement faible du
            liquide circulant rend son retour au cœur délicat. </para>
            <para>Des cœurs accessoires sont présents dans le thorax, les ailes et les pattes. Ils
                favorisent la propulsion de l’hémolymphe dans ces région corporelle et organes. Ils
                permettent aussi déploiement des ailes, fripées au moment de l'émergence, avant le
                durcissement de la cuticule. </para>
            <para>La circulation de l’hémolymphe dans l'hémocœle peut également être facilitée par les
                mouvements corporels et la ventilation. Les contractions de la musculature
                corporelle provoquent des déformations de la cavité générale, mettant en mouvement
                l'hémolymphe qu'elle contient.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>L'hémolymphe des Insectes est un liquide essentiellement composé d’hémocytes et de
                plasma. Translucide, il ne contient pas de pigment, à la différence du sang des
                Vertébrés de couleur rouge en raison de la présence d'hémoglobine. L'hémolymphe
                n'est pas impliquée dans le transport des gaz respiratoires mais achemine les
                substances nutritives aux tissus et draine les déchets métaboliques. Elle permet
                également la lutte contre les agents pathogènes grâce à certains hémocytes, les
                plasmatocytes et les granulocytes. </para>
            <para>Elle circule dans un appareil circulatoire ouvert, mise en mouvement par les
            contractions du cœur. Elle irrigue les organes une fois déversée dans la cavité
            générale.</para>
            <figure>
                <title>Appareil circulatoire ouvert des Insectes</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                        de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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            <figure>
                <title>Appareil circulatoire clos des Vertébrés</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                        de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
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            </figure>
            <para>L'apareil circulatoire ouvert des Insectes diffère de celui des Vertébrés dans lequel
                le liquide, appelé sang, circule endigué sur tout son trajet dans des
                vaisseaux.</para>
            <para>D'autres animaux possèdent un appareil circulatoire ouvert et de l'hémolymphe. Ce sont
                par exemple les Mollusques (à l’exception des Céphalopodes). </para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                    <title>TP de biologie animale In Joseph Nicolas - SVT - BCPST1 [en ligne]</title>
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                    <title>Physiologie des Insectes - le système circulatoire In le Monde des
                        Insectes [en ligne]</title>
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                    <title>Les appareils circulatoires des Métazoaires In e-fisio physiologie cellulaire
                        et animale [en ligne]</title>
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                    <title>Insectes, In Universalis éducation [en ligne]</title>
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                    <title>Hémolymphe In Wikipédia [en ligne]</title>
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                    <title>Appareil circulatoire des Fourmis In MyrmecoFourmis [en ligne]</title>
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                    <title>Organisation interne des Insectes In Arthropodes de France [en ligne]</title>
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                    <title>Physiologie/ Le système circulatoire des Insectes In Face à Phasme - Portail [en ligne]</title>
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        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>Posséder plusieurs compartiments liquidiens, à partir de l'exemple des
                Annélides</title>
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                    <email>ariane.longeray@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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                        <firstname>Anaïs</firstname>
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                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Le monde animal est très vaste, il comporte un très grand nombre d’espèces. Chaque
                organisme évolue dans un milieu de vie avec lequel il réalise des échanges de
                matière et d’énergie permettant le maintien de son intégrité et son
                fonctionnement.</para>
            <para>Les êtres vivants animaux sont principalement constitués d’eau. Elle représente
                environ 70% de la masse corporelle et est répartie dans des compartiments
                liquidiens. Ils correspondent à des unités du milieu intérieur, séparées les unes
                des autres par une ou plusieurs membranes, dont la composition est homogène. Les
                compartiments liquidiens sont représentés par les milieux intracellulaire et
                extracellulaires, ces derniers constituant le milieu intérieur. </para>
            <para>Les paramètres du milieu doivent être compatibles avec la vie cellulaire. Chaque
                organisme réalise des échanges avec le milieu extérieur dans lequel il vit, qui lui
                permettent de pallier les éventuels changements de ce dernier. Le maintien de la
                stabilité des paramètres du milieu intérieur est appelé homéostasie.</para>
            <para>Les Annélides possèdent plusieurs compartiments liquidiens. Ce phylum regroupe près de
                16 000 espèces réparties en trois groupes : les Polychètes, les Oligochètes et les
                Achètes. Ils sont notamment caractérisés par un corps annelé, formé d'une succession
                de segments appelés métamères, et un mésoderme creusé de cavités formant un
                cœlome.</para>
            <para>Quels sont les compartiments liquidiens des Annélides et leurs caractéristiques
                ?</para>
            <para>Quelles sont leurs fonctions ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La diversité des compartiments liquidiens des Annélides</title>
            <sect2>
                <title>Le compatiment intracellulaire : un milieu homogène dans l'organisme</title>
                <para>Le milieu intracellulaire est un compartiment liquidien non spécifique des
                    Annélides ; seules les concentrations des différents solutés varient selon les
                    espèces. </para>
                <para>Le milieu intracellulaire comprend le hyaloplasme, le nucléoplasme ainsi que les
                    liquides contenus dans les différents organites comme les mitochondries. Ces
                    compartiments sont considérés comme liquidiens puisque chacun d'entre eux est
                    délimité par une membrane et constitué de liquide riche en eau.</para>
                <sect3>
                    <title>Le compartiment intracellulaire : des liquides de compositions
                        voisines</title>
                    <para>Le hyaloplasme, aussi appelé cytosol, constitue la partie liquide du
                    cytoplasme. Délimité par la membrane plasmique de la cellule, il est assez
                    visqueux : il contient environ 85% d’eau, des ions (majoritairement Mg<superscript>2+</superscript>, K<superscript>+</superscript>,
                    Ca<superscript>2+</superscript>, Na<superscript>+</superscript>, Cl<superscript>-</superscript>), des protéines, des acides aminés, du glucose, des lipides, des
                    gaz (O<subscript>2</subscript>), des ARNm, et des ARNt. Le pH du cytosol est d’environ 7,2.</para>
                    <para>Le nucléoplasme est la partie liquide du noyau cellulaire. Délimité par
                        l’enveloppe nucléaire, il est composé de 70 à 90% d'eau, d’enzymes de
                        synthèse des ARN et ADN, de protéines et porte l'information génétique sous
                        forme d’ADN double brin. Son pH se situe autour de 7. </para>
                    <para>La matrice mitochondriale est le lieu de la transcription et de la traduction
                        de l'ADN mitochondrial. Elle contient des enzymes du cycle de Krebs. Des
                        granulations (c’est à dire des accumulations de cations) peuvent y être
                        observées. Son pH est de 7,8. </para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>Le compartiment intracellulaire : un milieu réactionnel </title>
                    <para>Le milieu intracellulaire est le siège du métabolisme, il permet la production
                        d’énergie. C'est à cet endroit que se produisent les voies de l’anabolisme
                        et du catabolisme des molécules organiques. Il constitue une réserve de
                        macromolécules, sous forme de vacuoles stockant des lipides ou des glucides.
                        Enfin, il est impliqué dans la transduction des signaux et est le lieu de
                        traduction des protéines. </para>
                    <para>Le milieu intracellulaire maintient l'intégrité de l'organisme à travers
                        différents mécanismes d'échanges entre cellules et milieu
                        extracellulaire.</para>
                </sect3>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Les compartiments extracellulaires : des milieux variés dans l'organisme</title>
                <figure>
                    <title>Anatomie du Lombric en vue
                    dorsale</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Anaïs Vaïthilingom</holder>
                                        <holder>Ariane Longeray</holder>
                                        <holder>Clara Gil</holder>
                                        <holder>
                                        Jean-Philippe De Oliveira</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <sect3>
                    <title>Les compartiments extracellulaires : un milieu interstitiel, un appareil
                        circulatoire et un cœlome</title>
                    <para>Le milieu intérieur des Annélides est constitué de trois compartiments
                    liquidiens :</para>
                    <para>
                        <itemizedlist>
                            <listitem>
                                <para>le compartiment interstitiel ;</para>
                            </listitem>
                            <listitem>
                                <para>l'appareil circulatoire clos ;</para>
                            </listitem>
                            <listitem>
                                <para>le cœlome métamérisé. </para>
                            </listitem>
                        </itemizedlist>
                    </para>
                    <para>Deux de ces structures peuvent être mises en évidence ci-dessous : l’appareil
                    circulatoire clos (vaisseaux sanguins) et le cœlome (cavité cœlomique).</para>
                    <para>
                        <figure>
                            <title>Compartiments liquidiens du Lombric en
                                coupe transversale (Collection de l’ENS de Lyon)</title>
                            <mediaobject>
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                                        <info>
                                            <legalnotice>
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                                                <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon
                                                les termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                                </simpara>
                                            </legalnotice>
                                            <copyright>
                                                <year>2017</year>
                                                <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                                <holder>Anaïs Vaïthilingom</holder>
                                                <holder>Ariane Longeray</holder>
                                                <holder>Clara Gil</holder>
                                                <holder>
                                                Jean-Philippe De Oliveira</holder>
                                            </copyright>
                                        </info>
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                        </figure>
                    </para>
                    <sect4>
                        <title>Le compartiment interstitiel : organisation et composition du
                            liquide interstitiel</title>
                        <para>Le compartiment interstitiel contient le liquide interstitiel qui est un
                            liquide intratissulaire. Il comprend un grand nombre de cellules
                            immunitaires et joue ainsi un rôle dans l'immunité des Annélides. Issu
                            directement du sang, il est constitué à 90% d'eau, de substances
                            dissoutes de faible masse moléculaire ainsi que de quelques
                            protéines.</para>
                    </sect4>
                    <sect4>
                        <title>L'appareil circulatoire : organisation et composition du
                            sang</title>
                        <para>L'appareil circulatoire des Annélides est clos et délimité par des parois
                            d'origine mésodermique. Il est constitué de deux vaisseaux principaux,
                            ramifiés en capillaires, vaisseaux de petit diamètre. Ils pénètrent
                            jusqu’à l’intérieur des organes où ils sont le lieu des échanges de gaz
                            respiratoires, de nutriments et de déchets. </para>
                        <para>La structure des vaisseaux sanguins est très simple. Dans chaque métamère,
                            les deux vaisseaux principaux se situent de part et d'autre du tube
                            digestif, en positions dorsale et ventrale. Il est important de noter
                            que le système sanguin est métamérisé. Chez les Oligochètes, il existe
                            deux vaisseaux pariétaux ramifiés jusqu'au tégument. Chez les
                            Polychètes, ils sont aussi ramifiés vers les parapodes. </para>
                        <para>Le sang circule en sens unique et est mis en mouvement par des cœurs et
                            par les déplacements de l'animal.</para>
                        <para>Les Achètes ont un appareil circulatoire plus complexe ou plus simple
                            selon les groupes. Dans le groupe des Arhynchobdelles, il a totalement
                            disparu, ses fonctions sont assurées par le cœlome.</para>
                        <figure>
                            <title>Vaisseau sanguin latéral du
                                Lombric en coupe transversale (Collection de l’ENS de
                                Lyon)</title>
                            <mediaobject>
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                                        <info>
                                            <legalnotice>
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                                                <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon
                                                les termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                                </simpara>
                                            </legalnotice>
                                            <copyright>
                                                <year>2017</year>
                                                <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                                <holder>Anaïs Vaïthilingom</holder>
                                                <holder>Ariane Longeray</holder>
                                                <holder>Clara Gil</holder>
                                                <holder>
                                                Jean-Philippe De Oliveira</holder>
                                            </copyright>
                                        </info>
                                    </imagedata>
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                        <para>
                            <table frame="all">
                                <title>Composition du sang du Lombric
                                            (concentration des ions, du glucose et des acides aminés en mmol/l,
                                            concentrations des protéines en g/l)</title>
                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Anaïs Vaïthilingom</holder>
                                        <holder>Ariane Longeray</holder>
                                        <holder>Clara Gil</holder>
                                        <holder>
                                                    Jean-Philippe De Oliveira</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                                <tgroup cols="2">
                                    <colspec colname="Liquide extracellulaire" colnum="1" colwidth="1.0*"/>
                                    <colspec colname="Sang" colnum="2" colwidth="1.0*"/>
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                                            <entry>Sang</entry>
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                                            <entry>Glucose</entry>
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                                            <entry>Acides aminés</entry>
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                                </tgroup>
                            </table>
                        </para>
                        <para>Chez les Oligochètes et les Polychètes, le sang contient des
                            pigments respiratoires de type ferroprotéines semblables à l'hémoglobine
                            tels que la chlorocruorine, l'hémérythrine ou encore l'érythocruorine.
                            Des nutriments s'y trouvent également, comme des lipides, du glucose ou
                            encore des acides aminés libres. Des sous-produits du catabolisme
                            protéique comme l'urée ou l'ammoniaque y circulent aussi.</para>
                    </sect4>
                    <sect4>
                        <title>Le cœlome : organisation et composition du liquide cœlomique</title>
                        <para>Le cœlome est représenté par deux cavités cœlomiques dans chaque
                            métamère. Les dissépiments entre les métamères forment des cloisons
                            épithélio-musculaires qui rendent ces cavités étanches et les isolent
                            les unes des autres. Elles sont tapissées d'un épithélium pavimenteux. </para>
                        <para>L’organisation du cœlome varie selon les groupes d'Annélides. Il est
                            par exemple absent chez les Achètes.</para>
                        <para>Le liquide cœlomique contient très peu de glucides, d'acides aminés et de graisses. En
                            revanche, il est riche en cellules libres telles que les cellules
                            germinales, les cœlomocytes non pigmentés apparentés aux leucocytes, les
                            cellules chloragogènes, les érythrocytes et les amibocytes. Il comporte
                            aussi des ions dont la forte concentration lui confère une osmolarité
                            élevée. Celle-ci contribue à l'homéostasie du milieu intérieur.</para>
                        <figure>
                            <title>Frottis de liquide cœlomique de Lombric coloré au May-Grünwald Giemsa</title>
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                                                <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon
                                                les termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                                </simpara>
                                            </legalnotice>
                                            <copyright>
                                                <year>2017</year>
                                                <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                                <holder>Anaïs Vaïthilingom</holder>
                                                <holder>Ariane Longeray</holder>
                                                <holder>Clara Gil</holder>
                                                <holder>
                                                Jean-Philippe De Oliveira</holder>
                                            </copyright>
                                        </info>
                                    </imagedata>
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                                <title>Composition du liquide cœlomique du Lombric (concentration des
                                    ions, du glucose et des acides aminés en mmol/l, concentrations
                                    des protéines en g/l)</title>
                                <info>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Anaïs Vaïthilingom</holder>
                                        <holder>Ariane Longeray</holder>
                                        <holder>Clara Gil</holder>
                                        <holder>
                                        Jean-Philippe De Oliveira</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                                <tgroup cols="2">
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                                            <entry>Liquide cœlomique </entry>
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                        </para>
                    </sect4>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>Les compartiments extracellulaires :  comparaison avec le milieu
                        extérieur</title>
                    <table frame="all">
                        <title> Concentrations de diverses substances dans le milieu intérieur et dans
                            le milieu extérieur des Polychètes marines (concentrations des ions en
                            mmol/l, concentrations des protéines en g/l)</title>
                        <info>
                            <copyright>
                                <year>2017</year>
                                <holder>Anaïs Vaïthilingom</holder>
                                <holder>Ariane Longeray</holder>
                                <holder>Clara Gil</holder>
                                <holder>
                                Jean-Philippe De Oliveira</holder>
                            </copyright>
                        </info>
                        <tgroup cols="7">
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                            <colspec colname="Protéines" colnum="7" colwidth="1.0*"/>
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                                    <entry>Protéines</entry>
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                            <tbody>
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                                    <entry>Polychètes</entry>
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                                    <entry>54,6</entry>
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                                    <entry>Eau de mer</entry>
                                    <entry>480</entry>
                                    <entry>54,5</entry>
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                                    <entry>560</entry>
                                    <entry>-</entry>
                                </row>
                            </tbody>
                        </tgroup>
                    </table>
                    <para>La concentration osmotique du milieu intérieur des Annélides marines est
                        comparable à celle de l’eau de mer, c’est pourquoi ces animaux sont
                        qualifiés d’isoosmotiques à leur milieu. En conséquence aucun flux net
                        d’eau ou d'ions n'existe entre leur milieu intérieur et leur environnement.
                        Si l'osmolarité du milieu de vie varie, la concentration osmotique et les
                        concentrations des ions du milieu intérieur varient de la même manière.
                        Elles sont aussi osmoconformes. </para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>Les compartiments extracellulaires :  origine</title>
                    <para>Le développement embryonnaire des Annélides conduit à une larve trochophore
                        triploblastique. Durant son développement, seule la région moyenne de la
                        larve s'allonge et se segmente, c’est la métamérisation. De part et d'autre
                        du tube digestif, deux massifs mésodermiques sont présents. Ils croissent
                        vers l'avant et se fragmentent en paires de massifs successives. Chacun
                        subit une schizocoelie, c'est à dire un creusement, menant à l’apparition
                        d'une paire de cavités cœlomiques par métamère.  La métamérie qui en résulte
                        peut être altérée selon les groupes d'Annélides.</para>
                    <para>L'appareil circulatoire a pour origine la splanchnopleure, paroi des
                        cavités cœlomiques située au contact du tube digestif, au niveau des
                        mésentères dorsaux et ventraux.</para>
                </sect3>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les spécificités et les complémentarités fonctionelles des compartiments
                liquidiens</title>
            <sect2>
                <title>Le compartiment cœlomique : des rôles structural et dynamique</title>
                <para>Le cœlome étant organisé en plusieurs cavités étanches, entourées d'une forte
                    musculature, il joue un rôle mécanique qui s'exprime dans les fonctions de
                    locomotion et d'alimentation.</para>
                <sect3>
                    <title>Le cœlome : une structure de soutien et locomotrice</title>
                    <para>Le liquide cœlomique possède un volume constant, car comme tout liquide il est
                        incompressible. Associé à la musculature de la paroi du corps, il constitue
                        un hydrosquelette. Ce dernier soutient le corps et contribue à la définition
                        de la forme du corps.</para>
                    <para>Les mouvements locomoteurs sont dus aux déformations des métamères. Les
                        cavités cœlomiques servent d'appui aux muscles. </para>
                    <para>Les Lombrics effectuent des mouvements qualifiés de péristaltiques,
                        correspondant à des ondes de contraction se propageant vers l'avant, dues
                        aux contractions coordonnées des muscles longitudinaux et circulaires. </para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>Le cœlome : une structure déformable</title>
                    <para>La mise en mouvement des lobes buccaux des Oligochètes et des trompes chez les
                        Polychètes se fait grâce à la contraction des muscles pariétaux des
                        métamères antérieurs. Ce sont les contractions musculaires qui entraînent
                        une déformation des métamères antérieurs grâce aux mouvements exercés sur
                        les cavités cœlomiques. Cela permet à l'animal de s'alimenter.</para>
                </sect3>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Les compartiments cœlomique et sanguin : une fonction de distribution </title>
                <sect3>
                    <title>Le cœlome et l'appareil circulatoire : des structures prenant en charge
                        nutriments et déchets</title>
                    <para>Le cœlome participe à la distribution des nutriments au moyen des cellules
                        chloragogènes, issues de la paroi de la cavité cœlomique. Lorsque ces
                        cellules se trouvent contre le tube digestif, elles ont la capacité de
                        collecter certains nutriments. Elles sont ensuite libérées dans le liquide
                        cœlomique, assurant le transfert des nutriments aux organes et aux
                        ovocytes.</para>
                    <para>Les nutriments sont également distribués dans l'organisme par l’appareil
                        circulatoire.</para>
                    <para>Chaque métamère, hormis les trois premiers et les trois derniers, possède une
                        paire d'organes excréteurs, les métanéphridies. Elles filtrent le liquide
                        cœlomique. Il contient les déchets métaboliques provenant du sang,
                        transférés par un processus d'ultrafiltration à travers les parois des
                        vaisseaux sanguins et des cavités cœlomiques. Le tubule des métanéphridies
                        effectue des échanges avec les capillaires sanguins qui le longent. Des
                        sécrétions de sels, de déchets azotés sous forme de
                            NH<subscript>4</subscript>
                        <superscript>+</superscript>, d'urée et
                        d'acide urique, ont lieu du sang vers le tubule, ainsi que des réabsorptions
                        de sels, d'acides aminés et d'eau en sens inverse. </para>
                    <para>Les cellules chloragogènes permettent le catabolisme de nombreuses
                        molécules et participent à l'uréogenèse. </para>
                    <para>Le milieu intracellulaire est renouvelé grâce à des échanges
                        avec le liquide interstitiel, correspondant notamment à l'entrée de
                        nutriments et la sortie de déchets du métabolisme. Le liquide interstitiel
                        est pour sa part renouvelé grâce à des échanges avec le sang qui distribue
                        les nutriments dans l'organisme et draine les déchets. Des échanges
                        interviennent également en sang et liquide cœlomique, en particulier de
                        déchets. Le liquide cœlomique est débarrassé des déchets du métabolisme par
                        les métanéphridies. </para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>L'appareil circulatoire et le cœlome : des structures prenant en charge les
                        gaz respiratoires</title>
                    <para>Les chlorocruorines, les hémérythrines et les érythocruorines sont des
                        protéines semblables à l'hémoglobine. Elles transportent le dioxygène dans
                        le sang. L’échange de dioxygène avec le milieu extérieur est réalisé par
                        diffusion au niveau des ramifications des vaisseaux sanguins sous le
                        tégument. Le sang est hématosé à travers le tégument. </para>
                    <para>Chez certaines Polychètes le liquide cœlomique renferme des cellules nucléées
                        contenant de l'hémoglobine. Ces érythrocytes distribuent le dioxygène dans
                        le corps.</para>
                </sect3>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le cœlome : une structure de production et de maturation des gamètes</title>
                <para>La reproduction sexuée des Annélides implique la formation de gamètes. Les
                    gamètes sont produits par différenciation et prolifération de l'épithélium des
                    cavités cœlomiques. Le cœlome abrite par la suite les gamètes pendant leur
                    maturation. La nutrition des cellules germinales est assurée par des cellules
                    spécialisées de l'épithélium de la cavité cœlomique.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le cœlome : une structure de défense</title>
                <para>Les cœlomocytes sont représentés par des tréphocytes et des leucocytes,
                    cellules non pigmentées et dotées de propriétés phagocytaires et mobiles par des
                    mouvements amiboïdes. Elles sont produites à partir de l'épithélium cœlomique.
                    Elles assurent la protection de l'organisme vis-à-vis d'agents pathogènes en
                    réalisant leur phagocytose. Elles peuvent transmettre les sous-produits de la
                    phagocytose aux métanéphridies. </para>
                <para>Il est important de noter que le liquide interstitiel comporte lui aussi un
                    grand nombre de cellules immunitaires. Elles participent également à la défense
                    de l'organisme.</para>
                <para>
                </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les Annélides possèdent plusieurs compartiments liquidiens. Parmi ces compartiments,
                le cœlome intervient dans la réalisation de plusieurs grandes fonctions comme la
                nutrition, la reproduction ou encore le déplacement. L’appareil circulatoire, lui,
                est impliqué principalement dans la nutrition. Enfin, le liquide interstitiel joue
                un rôle dans l’immunité. Il faut noter que le domaine intracellulaire joue un rôle
                important dans la survie de l’animal et se compose de substances variées en
                concentrations stables tout comme le milieu extracellulaire.</para>
            <para>La diversité et la pluralité des compartiments liquidiens permettent donc la
                réalisation de nombreuses fonctions fondamentales chez les Annélides. </para>
            <para>Les Sangsues, qui appartiennent au groupe des Achètes, ont une organisation plus
                complexe. Elles possèdent des compartiments liquidiens différents de ceux des autres
                Annélides. </para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                <title>Livres</title>
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                        <publishername>Dunod</publishername>
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                    <title>Sciences sup. Sciences de la vie.</title>
                    <citebiblioid class="isbn">2-10-003649-1</citebiblioid>
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                    <title>Licence 3 | Biologie Animale – Chapitre 4-1 : Métazoaires triploblastiques
                        cœlomates – les Annélides In Biodeug, cours de biologie et géologie [en
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                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Après l’alimentation et la digestion, un organisme achemine vers ses cellules, des
                plus superficielles au plus profondes, des nutriments. De même lorsqu’il réalise des
                échanges gazeux respiratoires, le dioxygène est acheminé à toutes ses cellules.
                C’est le rôle de la fonction de distribution. </para>
            <para>La distribution est l’action de répartir des substances dans un organisme. Elle assure
            le maintien de son unité et l’approvisionnement en nutriments et en gaz respiratoires
            des organes, permettant leur fonctionnement. La distribution fait intuitivement penser à
            l’appareil circulatoire qui est un dispositif connectant les organes grâce à un liquide
            circulant dans un système clos ou partiellement clos. Ce liquide est mis en mouvement
            par le cœur. </para>
            <para>L’appareil circulatoire est l’acteur principal de la distribution, cependant certains
            organismes en sont dépourvus et subviennent tout de même aux besoins de leurs organes et
            de leurs cellules. </para>
            <para>Comment ces organismes sans appareil circulatoire effectuent une distribution
            efficace, et à quelles contraintes doivent-ils faire face ? </para>
            <para>L’étude d’un animal avec appareil circulatoire permet de comprendre les rôles de cet
                appareil et les mécanismes impliqués. L’exemple du Lombric est choisi car il existe
                des organismes morphologiquement proches mais sans appareil circulatoire, les
                Plathelminthes. Une comparaison sera possible. </para>
            <para>D’autres organismes tels que les Porifères ne possèdent pas d’appareil circulatoire,
                mais effectuent tout de même une distribution vers leurs cellules qui sont
                superficielles comparées à celles des Plathelminthes. </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L’appareil circulatoire : un dispositif anatomique de distribution</title>
            <para>Le Lombric est une espèce appartenant au groupe des Annélides. Il présente une
                symétrie bilatérale et est constitué de trois feuillets cellulaires, comme les
                Plathelminthes. Tous deux possèdent un hydrosquelette. Cet animal est métamérisé et
                vit dans le sol. Il possède un appareil circulatoire clos.</para>
            <sect2>
                <title>L’appareil circulatoire : un dispositif connectant les organes</title>
                <figure>
                    <title>Anatomie du Lombric en vue dorsale</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Laurine Chavand</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L’appareil circulatoire du Lombric est formé de vaisseaux sanguins et de cœurs
                latéraux. Il existe deux vaisseaux longitudinaux, le vaisseau ventral et le vaisseau
                dorsal, reliés par de nombreuses anses vasculaires présentes dans chaque métamère. À
                l’avant (dans la région de l’œsophage), le Lombric possède cinq anses vasculaires
                renflées qui se contractent, les cœurs latéraux. Ils permettent de faire circuler le
                sang. </para>
                <para>La circulation est unidirectionnelle. Le sang passe dans le vaisseau ventral et
                    est amené vers l’arrière du corps. Il transite ensuite dans les organes
                    distribuant les nutriments et le dioxygène. Le sang désoxygéné passe dans les
                    anses et rejoint le vaisseau dorsal et l’avant du corps. Une fois dans la partie
                    antérieure de l’animal, il court dans les cœurs latéraux qui l’expulsent dans le
                    vaisseau ventral. En dehors de cette boucle vasculaire, le sang se répand dans
                    les capillaires, où les échanges et la distribution sont facilités.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L’appareil circulatoire : un dispositif de distribution et de drainage</title>
                <sect3>
                    <title>La distribution et le drainage des gaz respiratoires</title>
                    <para>Le Lombric, qui n’a pas d’appareil respiratoire, effectue ses échanges gazeux
                        par voie trans-tégumentaire. Ces échanges se font par diffusion à travers le
                        tégument perméable et recouvert de mucus, le dioxygène entrant et le dioxyde
                        de carbone sortant. </para>
                    <para>Le dioxygène présent dans l’organisme au niveau du tégument de l’animal est
                        pris en charge par l’appareil circulatoire et plus particulièrement les
                        capillaires. L’hémoglobine présente dans le sang transporte et distribue les
                        gaz respiratoires aux organes. </para>
                    <para>Cette distribution efficace permet un mode de vie actif. </para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>La distribution et le drainage des nutriments</title>
                    <para>Le Lombric se nourrit principalement de terre. L'appareil circulatoire
                        transporte les nutriments, issus de la terre, jusqu’aux organes. Ils passent
                        dans le sang au niveau des capillaires présents dans la paroi de l’intestin
                        puis ils circulent dans les vaisseaux de l’appareil circulatoire et
                        alimentent les organes.</para>
                    <para>Le sang est ensuite débarrassé des déchets produits par les organes grâce aux
                    métanéphridies, présentes par paires dans chaque métamère. Des processus de
                    filtration, de réabsorption et de sécrétion interviennent. L’élimination des
                    déchets se fait au niveau de pores excréteurs, les néphridiopores. </para>
                </sect3>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> L’appareil circulatoire : un dispositif qui combine flux de masse et
                diffusion</title>
                <para>L'appareil circulatoire du Lombric propulse du sang dans les vaisseaux. Il permet
                    un flux de masse à l’échelle de l’organisme. La diffusion existe mais elle est
                    masquée par le flux de masse. Elle est présente au niveau cellulaire et elle se
                    fait sur de courtes distances, entre l’appareil circulatoire et les
                    cellules.</para>
                <para>La diffusion est le transfert d’une substance selon un gradient de concentration.
                    Il s'agit d'un transfert passif, c’est à dire qu’il ne nécessite pas
                    d’énergie.</para>
                <para>La loi de Fick rend compte du processus de diffusion : </para>
                <para>J<subscript>x</subscript> = D<subscript>x</subscript> x ΔC<subscript>x</subscript>
                x S/E </para>
                <para>avec 
                <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>J<subscript>x</subscript> : flux en mol.s⁻¹ ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>D<subscript>x</subscript> : coefficient de diffusion en m².s⁻¹ ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>ΔC<subscript>x</subscript>: gradient de concentration en mol.m<superscript>-3</superscript>
                            ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>S : surface d’échange entre deux compartiments de concentration en
                            solutés différents en m<superscript>2</superscript> ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para> E : épaisseur de la membrane qui sépare les deux compartiments en
                            m.</para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <para>Le flux entre deux milieux est proportionnel au coefficient de diffusion, à la
                    différence de concentrations ainsi qu'à à la surface de la membrane qui les
                    sépare et inversement proportionnel à l’épaisseur de cette membrane. En d’autres
                    termes, le flux augmente si la surface d’échange augmente, si l’épaisseur de la
                    membrane diminue, ou si la différence de concentrations en solutés entre les
                    deux milieux augmente. </para>
                <para>Les Lombrics ne sont pas les seuls à utiliser la diffusion, tous les animaux
                    l’utilisent, dont les animaux sans appareil circulatoire. Ceux-ci effectuent la
                    distribution sans flux de masse endigué contrairement au Lombric.</para>
                <para>Comment est réalisée la distribution chez les animaux dépourvus d'appareil
                    circulatoire ? </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La distribution sans appareil circulatoire et avec des cellules profondes, à travers
                l'exemple des Plathelminthes</title>
            <figure>
                <title>Comparaison des dimensions d'un Lombric et d'une Planaire</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                        de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Florence Rouchouse</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les Plathelminthes, comme les Lombrics, sont des vers. Ils ont une morphologie
            semblable, et leurs distributions peuvent être comparées. </para>
            <para>Les Plathelminthes ou Vers plats sont bilatériens. Ils sont constitués de trois
                feuillets cellulaires, l’ectoderme, le mésoderme et l’endoderme. Ces vers sont épais
                d'environ 0,2 cm, c’est à dire deux fois moins que le Lombric. Ils sont acœlomates,
                dépourvus de cavité interne, et possèdent un hydrosquelette comme le Lombric,
                impliquant du liquide interstitiel.</para>
            <para>Les Plathelminthes ne possèdent pas d’appareil circulatoire ni de sang, à la
                différence du Lombric, mais d’autres dispositifs permettent d'assurer la
                distribution et d'approvisionner les cellules profondes.</para>
            <sect2>
                <title>La distribution et la forme du corps</title>
                <figure>
                    <title>Paroi corporelle de Planaire en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                        Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Ilda Fuzier Ilda</holder>
                                        <holder>Florence Rouchouse</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>À la différence du Lombric, les Plathelminthes n’ont pas d’appareil circulatoire
                    ni de vaisseaux sanguins assurant l'approvisionnement des cellules
                    profondes.</para>
                <para>Les Plathelminthes ont en revanche un corps très plat permettant de réduire les
                distances de transfert de substances entre le milieu extérieur et les cellules
                profondes. Cette forme plate est maintenue par les muscles. Il y a différents types
                de muscles, des muscles circulaires, des muscles longitudinaux, ainsi que des
                muscles transversaux qui relient les deux faces de l’animal. </para>
                <para>De plus, ces animaux possèdent un tissu interstitiel, le mésenchyme, baigné de
                    liquide interstitiel. Associé à la musculature de la paroi du corps, il joue le
                    rôle de squelette hydrostatique et intervient dans le mouvement de l’organisme.
                    Les mouvements corporels mettent en circulation le liquide interstitiel. Le
                    brassage de ce liquide permet la distribution aux cellules et favorise la
                    diffusion dans l'organisme. La diffusion est aussi présente chez le Lombric mais
                    a une importance plus limitée. </para>
                <para>Les échanges gazeux respiratoires sont réalisés à travers le tégument par
                    diffusion, comme chez le Lombric. La distribution du dioxygène est effectuée par
                    le liquide interstitiel dans lequel le gaz diffuse. L’apport de nutriments et
                    l’excrétion des déchets se font aussi par diffusion dans le liquide
                    interstitiel, mais pas seulement. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La distribution, la forme des organes et les cellules mobiles</title>
                <figure>
                    <title>Planaire (A) et Lombric (B) en coupes transversales (Collection de l'ENS de
                        Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Ilda Fuzier</holder>
                                        <holder>Florence Rouchouse</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les Vers plats ont un appareil digestif comportant un intestin très ramifié, à la
                    différence de celui du Lombric, ce qui permet d’augmenter la surface d’échange
                    avec le liquide interstitiel et surtout de réduire les distances de diffusion
                    des substances absorbées entre intestin et cellules consommatrices. Les
                    ramifications de l’intestin permettent de favoriser la diffusion. Les nutriments
                    sont distribués par le liquide, comme vu précédemment, mais aussi par des
                    cellules spécialisées situées sous les couches de muscles, les cellules
                    amiboïdes. Des cellules de réserve sont également présentes, dans le mésenchyme
                    sous les muscles.</para>
                <para>L’appareil excréteur est formé d’un réseau de protonéphridies ouvertes sur
                    l’extérieur par des pores excréteurs appelés néphridiopores. À la différence du
                    Lombric, les Plathelminthes ont des protonéphridies dispersées dans l'ensemble
                    du mésenchyme ce qui limite la distance de diffusion des déchets métaboliques
                    entre les cellules productrices et les structures excrétrices. </para>
                <para>La distribution vers les cellules profondes chez les Plathelminthes se fait soit
                par diffusion grâce au liquide interstitiel, brassé par les mouvements de l’animal
                dus aux muscles, soit grâce à des cellules spécialisées. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La distribution sans appareil circulatoire et avec des cellules superficielles, à
                travers l'exemple des Porifères</title>
            <para>L’exemple des Plathelminthes illustre une distribution vers des cellules profondes,
                celui des Porifères montre une distribution vers des cellules superficielles en
                absence appareil circulatoire.</para>
            <para>Les Porifères sont des organismes vivant dans l’eau. Ils ont une forme de panier creux
                fixé par une base et possèdent une ouverture à l'opposé. La cavité est appelée
                spongiocœle et l'ouverture oscule. Ces animaux possèdent une couche de cellules
                interne appelée choanoderme et une couche de cellules externe appelée pinacoderme.
                Entre ces deux couches cellulaires se trouve le mésohyle, une gelée dans laquelle
                baignent entre autres des cellules amiboïdes. Les Porifères sont parcourus par un
                courant d'eau traversant les deux couches cellulaires et le mésohyle. L’eau du
                milieu extérieur entre dans le spongiocœle par des pores et sort par l’oscule. </para>
            <para>Les Porifères, de par leur distribution vers des cellules superficielles, se
                rapprochent des Cnidaires. Ce sont des organismes diploblastiques, vivant dans l’eau
                et possédant une cavité ainsi qu’une ouverture unique comme les Porifères. Ils sont
                également constitués de deux couches de cellules, le gastroderme à l’intérieur et
                l’épiderme à l’extérieur.  </para>
            <sect2>
                <title>Des échanges gazeux respiratoires individuels</title>
                <para>Les Porifères et les Cnidaires ne possèdent pas d’appareil circulatoire et pas
                    d’appareil respiratoire. Cependant leurs cellules sont approvisionnées en
                    dioxygène. </para>
                <para>Le dioxygène du milieu extérieur entre dans les cellules par diffusion simple. Si
                    la pression partielle de ce gaz est plus importante à l’extérieur de la cellule,
                    il diffuse vers le cytosol. De cette manière les cellules superficielles des
                    Porifères et Cnidaires réalisent des échanges de gaz respiratoires directement
                    avec le milieu extérieur. </para>
                <para>La distribution du dioxygène dans l’organisme n’est pas nécessaire car il diffuse
                    dans chaque cellule grâce au gradient de pression partielle. Le gradient est
                    maintenu et les cellules sont toutes en contact avec l’eau.</para>
                <para>La respiration est intracellulaire, les cellules consomment du glucose et en
                    extraient l'énergie grâce au dioxygène.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La distribution de nutriments par des cellules mobiles</title>
                <para>Les Porifères n’ont pas d’appareil digestif, l’ingestion et le traitement des
                    substances nutritives est réalisé individuellement par les cellules. Chez les
                    Cnidaires il existe une cavité gastrique dans laquelle se déversent des enzymes
                    digestives. </para>
                <para>Les aliments de petite taille entrant en contact avec les cellules des Porifères
                    peuvent être phagocytés. Il existe un système de sélection des particules
                    alimentaires par la taille grâce aux pores de la paroi corporelle qui
                    communiquent avec les corbeilles tapissées de choanocytes, parfois par
                    l'intermédiaire de canaux ramifiés, dont les dimensions décroissent.</para>
                <para>Les aliments traversent les microvillosités des choanocytes puis entrent dans ces
                cellules, ce sont les sites de la phagocytose. </para>
                <para>La distribution est assurée par des amibocytes qui ont la capacité de récupérer
                les particules phagocytées, de former une vacuole digestive et de se déplacer dans
                le mésohyle. </para>
                <figure>
                    <title>Corbeille vibratile et choanocytes de Sycon (Collection de l'ENS de
                        Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Laurine Chavand</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les amibocytes permettent le transport des nutriments qui ne pourrait se faire par
                simple diffusion. </para>
                <para>La satisfaction des besoins nutritifs des Porifères implique le développement d'un
                    grand nombre de corbeilles ou chambres à choanocytes, de 8000 à 18000 par
                        mm<superscript>3</superscript>. Des adaptations morphologiques permettent
                    l'augmentation du nombre de choanocytes et de la surface de choanoderme, les
                    Porifères de type sycon et leucon en sont des exemples. Ils possèdent
                    respectivement des corbeilles et des chambres vibratiles tapissées de
                    choanocytes, reliées les unes aux autres et traversées par un flux d’eau
                    provenant de l’extérieur de l’organisme. Le nombre de choanocytes au millimètre
                    cube est doublé par rapport à un Porifère de type ascon qui ne possède pas de
                    telles structures.</para>
                <figure>
                    <title>Corbeilles vibratiles de la paroi de Sycon (Collection de l'ENS de
                        Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
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                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Laurine Chavand</holder>
                                        <holder>Ilda Fuzier</holder>
                                        <holder>Florence Rouchouse</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les organismes dépourvus d'appareil circulatoire réalisent une distribution efficace
                en utilisant la diffusion, le brassage et le transport par des cellules. </para>
            <para>La distribution vers des cellules profondes, comme chez les Plathelminthes, est
                réalisée grâce à une réduction des distances et une augmentation des surfaces
                d’échange, leurs corps sont plats, leurs intestins sont ramifiés, et leurs
                protonéphridies sont réparties dans tout l'organisme. Ces adaptations permettent
                d’optimiser la diffusion des nutriments et des gaz respiratoires dans l’organisme,
                ainsi que le drainage des déchets. La distribution est aussi effectuée par des
                cellules amiboïdes qui se déplacent en milieu liquide. Ces cellules sont importantes
                pour la distribution des nutriments. </para>
            <para>La distribution vers des cellules superficielles, comme chez les Porifères, est
                effectuée grâce à la diffusion et aux déplacements d’amibocytes. Toutes les cellules
                des Porifères sont en contact avec l’eau et réalisent individuellement leurs
                échanges gazeux respiratoires.</para>
            <para>Ainsi, les diverses adaptations que présentent ces organismes permettent une
            distribution efficace contournant les contraintes dues à l’absence d’appareil
            circulatoire et à l’utilisation de la diffusion. </para>
            <para>L'étude des organismes sans appareil circulatoire conduit à la question de
                l'origine de cette absence. Est-elle due à une disparition ou à une apparition plus
                tardive ?</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                <title>Livres</title>
                <biblioentry>
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                        <author>
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                    <title>Embranchement des Annélides : le lombric In Université Lyon 1 [en ligne]</title>
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                    <title>Licence 3 | Biologie Animale – Chapitre 3 : Métazoaires triploblastiques / Acœlomates et Pseudo-cœlomates In Biodeug, cours de biologie et géologie [en ligne]</title>
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                    <title>Licence 3 | Biologie animale - Chapitre 4-1 : Métazoaires triploblastiques
                    coelomates - les Annélides In Biodeug, cours de biologie et géologie [en
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                    <title>Les Plathelminthes In Animaux : structures et fonctions [en ligne]</title>
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                    <title>Cours : les Spongiaires ou Porifères In eBiologie [en ligne]</title>
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                    <title>La diffusion In Système circulatoire et respiratoire [en ligne]</title>
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                    <title>Le système respiratoire In elombric : verdeterre.fr [en ligne]</title>
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                    <title>Les annélides In Site du cours de zoologie, Diversité et
                    évolution animale : les non-vertébrés [en ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://zoology-uclouvain.be/docs/syllabus-interactif/syllabus_annelides_bir.pdf">http://zoology-uclouvain.be/docs/syllabus-interactif/syllabus_annelides_bir.pdf</link>
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                    <title>Les Lophotrochozoaires : Les Annélides In Cours de biologie [en
                    ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://coursbiologie.net/les-lophotrochozoaires-les-annelides.html">http://coursbiologie.net/les-lophotrochozoaires-les-annelides.html</link>
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                    <title>Les Plathelminthes In Club de plongée de Chatou [en ligne]</title>
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                        <publishername>Club de plongée de Chatou</publishername>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.plongeechatou.com/files/cours%20bio%202012/Plathelminthes.pdf">http://www.plongeechatou.com/files/cours%20bio%202012/Plathelminthes.pdf</link>
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                    <title>Les Plathelminthes In Cours de biologie, biologie animale [en
                    ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://coursbiologie.net/les-plathelminthes.html">http://coursbiologie.net/les-plathelminthes.html</link>
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                    <title>Les Plathelminthes In Site du cours de zoologie, Diversité et évolution
                    animale : les non-vertébrés [en ligne]</title>
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                        <publishername>Université Catholique du Louvain, Université de
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://zoology-uclouvain.be/syllabus-interactif.php?mode=&amp;id=15">http://zoology-uclouvain.be/syllabus-interactif.php?mode=&amp;id=15</link>
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                    <title>Plathyelminthes In Site du cours de zoologie, Diversité et évolution animale
                    : les non-vertébrés [en ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://zoology-uclouvain.be/docs/multimedia/platyhelminthes">http://zoology-uclouvain.be/docs/multimedia/platyhelminthes</link>
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            <title>Les métanéphridies des Annélides et des Arthropodes</title>
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                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Le métabolisme animal produit des déchets quelle que soit l’espèce considérée.
                L’excrétion est le processus permettant le rejet des déchets hors de l’organisme.
                Elle est réalisée par l'appreil excréteur qui contribue également à l’équilibre
                hydrominéral de l’organisme, conservation d'un volume d’eau et de concentrations en
                solutés stables. </para>
            <para>Dans le monde animal, il y a une grande diversité des structures excrétrices, les
                appareils excréteurs ayant connu des modifications structurales au cours de
                l’évolution. </para>
            <para>Ainsi dans l’espèce humaine, l’appareil excréteur est formé de quatre organes
            principaux que sont les reins, les uretères, la vessie et l’urètre. Les déchets sont
            éliminés hors de l’organisme par l’intermédiaire de l’urine.</para>
            <para>L’appareil excréteur des animaux est généralement constitué d’un canal s’ouvrant sur
                l’extérieur par un pore. Les Annélides et les Arthropodes étudiés ici possèdent des
                structures excrétrices appelées métanéphridies.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Annélides et Arthropodes, des animaux métamérisés possédant un cœlome</title>
            <para>Les groupes des Annélides et des Arthropodes rassemblent de nombreux organismes
            bilatériens vivant dans les milieux aquatiques ou terrestre.</para>
            <figure>
                <title>Arbre phylogénétique des Annélides et des Arthropodes </title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Émilie Lahet</holder>
                                    <holder>Céline Marchand</holder>
                                    <holder>Charlène Millot</holder>
                                    <holder>Charlène Montmartin</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>L’exemple du Lombric, un Lumbricidé, est utilisé puisqu’il représente assez bien le
            fonctionnement de l’appareil excréteur des Annélides. Il vit en milieu humide, et peut
            être considéré comme dulçaquicole. Son corps est constitué de trois parties : la région
            antérieure, le tronc et le pygidium. Il présente un ensemble d'anneaux qui se répètent,
            appelés métamères.</para>
            <para>Parmi les Arthropodes l’Écrevisse, du groupe des Malacostracés, est aussi
                dulçaquicole. Elle possède un corps divisé en trois régions appelées tagmes, qui
                sont de l’avant vers l’arrière : la tête, le péréion et le pléon. L’Écrevisse est
                une espèce dont de nombreux métamères ont fusionné ou disparu. Elle possède une
                métamérie altérée, dite hétéronome. Son système nerveux est condensé dans la région
                antérieure, sa bouche se situe vers l’arrière de la tête et les métamères
                céphaliques ont fusionné, en relation avec un processus de céphalisation. Certains
                organes tels que les métanéphridies de l’appareil excréteur ont perdu leur caractère
                métamérisé.</para>
            <para>Les groupes des Annélides et des Arthropodes présentent tous deux une
            métamérie.</para>
            <figure>
                <title> Anatomie du Lombric en vue dorsale </title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Émilie Lahet</holder>
                                    <holder>Céline Marchand</holder>
                                    <holder>Charlène Millot</holder>
                                    <holder>Charlène Montmartin</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>Chaque métamère du Lombric contient deux cavités remplies de liquide. Ce sont les
                cavités cœlomiques. Le liquide qui y circule est appelé liquide cœlomique. Les
                métanéphridies sont présentes par paire dans chaque métamère. Ce sont des organes
                excréteurs se présentant sous forme de tubes dont une extrémité est ouverte sur la
                cavité coelomique d'un métamère et l'autre débouche sur l’extérieur au niveau du
                métamère suivant.</para>
            <figure>
                <title> Anatomie de l’Écrevisse en vue dorsale </title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Émilie Lahet</holder>
                                    <holder>Céline Marchand</holder>
                                    <holder>Charlène Millot</holder>
                                    <holder>Charlène Montmartin</holder>
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            </figure>
            <figure>
                <title>Anatomie de l’Écrevisse en vue dorsale  </title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Émilie Lahet</holder>
                                    <holder>Céline Marchand</holder>
                                    <holder>Charlène Millot</holder>
                                    <holder>Charlène Montmartin</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>Chez les Malacostracés les glandes vertes, également appelées glandes antennaires,
                sont les organes excréteurs principaux. Elles sont au nombre de deux, associées en
                paire, et se situent entre l’estomac et la seconde paire d’antennes. L’Écrevisse
                possède une cavité générale non métamérisée appelée hémocœle. Le cœlome a fusionné
                avec le blastocœle. Une disparition précoce des vésicules cœlomiques métamérisées
                intervient au stade embryonnaire. Contrairement aux Annélides qui possèdent une
                paire de métanéphridies par segment ou métamère, les Arthropodes possèdent seulement
                une paire de métanéphridies pour l’ensemble de l’organisme.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les métanéphridies, des organes tubuleux ouverts sur le cœlome et formés de divers
            segments</title>
            <para>La structure de l’appareil excréteur dans ces deux groupes diffère légèrement. </para>
            <figure>
                <title> Anatomie du Lombric en coupe transversale – (Collection de l’ENS de Lyon) </title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Émilie Lahet</holder>
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                                    <holder>Charlène Montmartin</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>Chez le Lombric, chaque métanéphridie est formée successivement de quatre régions
                : <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>le néphrostome ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le tube collecteur ou canal néphridien ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la vessie ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le néphridiopore.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
            </para>
            <figure>
                <title> Métanéphridie de Lombric en coupe longitudinale (Collection de l’ENS de Lyon) </title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Émilie Lahet</holder>
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                                </copyright>
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            </figure>
            <figure>
                <title> Néphrostome et segment grêle de métanéphridie de Lombric en coupe transversale
                (Collection de l’ENS de Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Émilie Lahet</holder>
                                    <holder>Céline Marchand</holder>
                                    <holder>Charlène Millot</holder>
                                    <holder>Charlène Montmartin</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>La métanéphridie s’ouvre à une extrémité sur la cavité cœlomique d’un métamère par
            l’intermédiaire du néphrostome. Elle se poursuit par le tube néphridien puis la vessie
            dans la cavité cœlomique du métamère suivant. Elle débouche enfin sur l'extérieur par
            l'intermédiaire du néphridiopore. </para>
            <para>Le néphrostome se présente comme un entonnoir cilié. Le tube néphridien est formé de
            trois segments. Le premier, relié au néphrostome, est appelé segment grêle. Il est de
            faible diamètre et présente des cils. Le deuxième, appelé segment moyen, est lui aussi
            cilié et possède un plus grand diamètre que le premier. Enfin, le troisième ou segment
            large ne présente pas de cils mais une bordure en brosse. La paroi de la vessie comporte
            des fibres musculaires.</para>
            <figure>
                <title> Glande verte d'Écrevisse en coupe longitudinale (Collection de l’ENS de
                Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Émilie Lahet</holder>
                                    <holder>Céline Marchand</holder>
                                    <holder>Charlène Millot</holder>
                                    <holder>Charlène Montmartin</holder>
                                </copyright>
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            <figure>
                <title> Saccule de glande verte d'Écrevisse en coupe longitudinale (Collection de l’ENS
                de Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Émilie Lahet</holder>
                                    <holder>Céline Marchand</holder>
                                    <holder>Charlène Millot</holder>
                                    <holder>Charlène Montmartin</holder>
                                </copyright>
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            <figure>
                <title> Canal néphridien de glande verte d'Écrevisse en coupe transversale (Collection
                de l’ENS de Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Émilie Lahet</holder>
                                    <holder>Céline Marchand</holder>
                                    <holder>Charlène Millot</holder>
                                    <holder>Charlène Montmartin</holder>
                                </copyright>
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            <figure>
                <title> Labyrinthe de glande verte d'Écrevisse en coupe transversale (Collection de
                l’ENS de Lyon) </title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Émilie Lahet</holder>
                                    <holder>Céline Marchand</holder>
                                    <holder>Charlène Millot</holder>
                                    <holder>Charlène Montmartin</holder>
                                </copyright>
                            </info>
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            </figure>
            <para>La glande verte comprend un saccule terminal d’origine cœlomique qui débouche sur le
            canal excréteur par un néphrostome. Vient ensuite la vessie reliée à un pore antennaire
            ou excréteur par un canal court. Chez les Arthropodes, la paroi du saccule présente des
            replis membranaires. Ces derniers ont des expansions ramifiées reliées par une cloison.
            Le canal excréteur est long et complexe. Il est composé d’un labyrinthe et d’un canal
            néphridien en deux parties : un canal transparent suivi d’un canal blanc. La vessie est
            d’origine ectodermique et est tapissée d’une cuticule. </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les métanéphridies, des organes excréteurs</title>
            <para>La fonction des métanéphridies est sensiblement la même dans les deux groupes. Les
            métanéphridies sont les organes excréteurs et osmorégulateurs de l’animal. </para>
            <para>Chez les Annélides, l'urine est produite à partir du liquide cœlomique, qui reçoit les
                déchets du sang. Sa composition est modifiée tout au long de son parcours dans la
                métanéphridie. </para>
            <para>Chez les Arthropodes, l'urine est produite à partir de l’hémolymphe et non du liquide
            cœlomique au niveau du saccule et du labyrinthe. De même elle est modifiée
            ensuite.</para>
            <para>Dans les deux cas, la formation de l'urine est réalisée par filtration, sous l'effet
            d'un gradient de pression hydrostatique. L'urine est à ce stade isoosmotique au milieu
            intérieur, c’est-à-dire qu’ils ont la même concentration osmotique. </para>
            <para>Des mouvements de solutés sont effectués entre urine et milieu intérieur, souvent
                contre le gradient électrochimique grâce à un apport d‘énergie. Ce sont des
                transports actifs. L’eau, les petites molécules organiques et les substances
                minérales peuvent passer à travers la paroi de la métanéphridie. Ceci conduit à une
                modification de la composition de l'urine qui est alors stockée dans la vessie puis
                évacuée hors de l’organisme par l’intermédiaire de pores. </para>
            <para>L’urine évacuée est souvent hypoosmotique par rapport au milieu intérieur. Cela permet
            d’éliminer l’eau excédentaire. La réabsorption des solutés permet de limiter leurs
            pertes de solutés. </para>
            <figure>
                <title> Métanéphridie du Lombric et excrétion </title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
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            </figure>
            <para>Chez les Annélides, des capillaires sanguins sont associés au canal néphridien, cela
                permet les échanges entre le sang et la métanéphridie. Les cils présents sur les
                parois des différentes structures permettent la circulation de l’urine dans le
                canal. Lorsque l’urine primitive arrive au niveau du premier segment de la
                métanéphridie du Lombric, il y a sécrétion de sels minéraux, d’ions ammonium, d’urée
                et d’acide urique provenant du sang. Ensuite au niveau du segment large
                s’établissent des réabsorptions de sels, d’acides aminés, d’oses et d’eau vers le
                sang. Ces échanges permettent la modification de l’urine. L’urine diluée s’écoule
                dans la vessie pour être évacuée hors du corps. </para>
            <figure>
                <title> Métanéphridie de l’Écrevisse et excrétion</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
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                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Chez les Arthropodes, les ions potassium et calcium sont sécrétés vers l'urine tandis
                que les ions magnésium et sulfates sont réabsorbés. Comme le segment large du canal
                néphridien des Annélides, le saccule et le labyrinthe ont un épithélium présentant
                de nombreux replis. Cela augmente la surface d’échanges. Les échanges se font tout
                au long du parcours de l'urine dans le tube mais il y a une légère différence de
                fonctionnement entre la glande verte de l'Écrevisse et la métanéphridie du Lombric. </para>
            <para>Le canal transparent possède un petit diamètre et l'urine y circule avec une pression
                élevée. La paroi plissée du canal blanc présente une important surface d'échanges.
                C’est dans ce canal que se produisent les réabsorptions d’ions et de glucose. La
                vessie a un rôle de stockage de l’urine avant l'évacuation. Le pore antennaire, ou
                excréteur, rejette les déchets à l’extérieur de l’animal. L’appareil excréteur
                élimine les déchets azotés sous forme d’ammoniaque bien que la majorité d'entre eux
                soit rejetés par les branchies. Comme chez les Annélides, l’urine finale diluée
                s’accumule dans la vessie puis est évacuée vers l'extérieur par un pore.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les Annélides et les Arthropodes possèdent des organes excréteurs métanéphridiens. Le
           Lombric possède une paire de métanéphridies par métamère alors que l’Écrevisse en
           possède une seule paire pour tout l’organisme. Leurs organisations diffèrent bien
           qu’elles aient le même rôle. L’urine primitive est produite par filtration et est
           isoosmotique au milieu intérieur. Elle subit alors une réabsorption d’eau et
           d’autres molécules diminuant les pertes. L’urine finale est diluée et possède une
           concentration osmotique plus faible que celle du milieu intérieur. Elle est stockée
           dans la vessie jusqu’à son évacuation par le néphridiopore. </para>
            <para>Des espèces appartenant à un même groupe évolutif peuvent présenter des différences
                d’organisation de leurs organes excréteurs. Elles résultent de la disparition de
                certains organes ou de l'adaptation des organes en relation avec le milieu de vie.
                L’appareil excréteur, quel que soit son fonctionnement, remplit toujours le même
                rôle. Il permet l’évacuation des déchets métaboliques contenus dans l’urine en
                dehors de l’organisme. </para>
        </sect1>
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                    <title>Licence 3 | Biologie Animale – Chapitre 4-1 : Métazoaires triploblastiques
                        cœlomates – les Annélides In Biodeug, cours de biologie et géologie [en
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.fichier-pdf.fr/2012/07/11/glande-verte-de-l-ecrevisse/glande-verte-de-l-ecrevisse.pdf">http://www.fichier-pdf.fr/2012/07/11/glande-verte-de-l-ecrevisse/glande-verte-de-l-ecrevisse.pdf</link>
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                    <title>L'appareil excréteur In ebiologie [en ligne]</title>
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                        <publishername>Ebiologie</publishername>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.ebiologie.fr/cours/s/78/l-appareil-excreteur">http://www.ebiologie.fr/cours/s/78/l-appareil-excreteur</link>
                        </uri>
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                    <title> Les Annélides In Biodis [en ligne]</title>
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                        <publishername>Vincent De Schuyteneer</publishername>
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                    <pubdate>20 mai 2016 [date de consultation : 26 mars 2017]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.vdsciences.com/pages/sciences-biologiques/biologie-animale/zoologie-descriptive/biol-animale-14-annelides.html">http://www.vdsciences.com/pages/sciences-biologiques/biologie-animale/zoologie-descriptive/biol-animale-14-annelides.html</link>
                        </uri>
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                    <title>Les Lophotrochozoaires : les Annelides In Cours de biologie [en ligne]</title>
                    <pubdate>30 juin 2013 [date de consultation : 26 mars 2017]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://                     coursbiologie.net/les-lophotrochozoaires-les-annelides.html">http://
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            </bibliodiv>
        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>Les fonctions des branchies des Téléostéens</title>
            <authorgroup>
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                    <email>lea.bednarczuk@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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                        <firstname>Lina</firstname>
                        <surname>Greffet</surname>
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                    <email>lina.greffet@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
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                        <firstname>Marine</firstname>
                        <surname>Vandenberghe</surname>
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                    <email>marine.vandenberghe@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Téléostéens sont des poissons osseux. Ils possèdent tous des branchies.</para>
            <para>Quelles sont leurs fonctions ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les branchies : des organes respiratoires</title>
            <sect2>
                <title>Les branchies : des évaginations pharyngiennes repliées</title>
                <figure>
                    <title>Anatomie du Gardon en vue ventrale</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
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                                </info>
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                </figure>
                <para>Les branchies sont des évaginations de la paroi du pharynx. Il s'agit d'organes
                pairs situés au niveau de la tête, de part et d’autre du pharynx. Chaque groupe est
                recouvert d’un opercule délimitant une cavité branchiale. Chaque cavité branchiale
                abrite quatre arcs branchiaux. </para>
                <figure>
                    <title>Arc branchial de Gardon isolé en vue latérale</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Chaque arc branchial soutient de multiples paires de lames branchiales, libres sur
                leur longueur. </para>
                <figure>
                    <title>Cavité branchiale de tête de Perche en coupe transversale (Collection de
                    l'ENS de Lyon)</title>
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                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
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                </figure>
                <figure>
                    <title>Lame et lamelles branchiales de Truitelle en coupe transversale (Collection
                        de l'ENS de Lyon)</title>
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                </figure>
                <para>Les lames branchiales portent de nombreuses lamelles branchiales perpendiculaires
                à leur surface. </para>
                <para>Les échanges gazeux sont réalisés au niveau des lamelles branchiales dont
                l’épithélium est simple et pavimenteux. Son épaisseur est faible. Les branchies
                présentent une surface d’échange très étendue pour un volume relativement réduit. </para>
                <para>Les branchies sont vascularisées par des artères branchiales afférentes et
                efférentes. L’eau circule dans le sens inverse du sang. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Les branchies : des échanges gazeux respiratoires par diffusion</title>
                <para>Les échanges de gaz respiratoires concernent de petites molécules gazeuses : le
                    dioxygène O<subscript>2</subscript> et le dioxyde de carbone
                        CO<subscript>2</subscript>. Le dioxygène dissous dans l'eau du milieu
                    extérieur traverse les cellules épithéliales des lamelles branchiales et
                    enrichit le sang. Le dioxyde de carbone présent dans le sang est de même rejeté
                    dans le milieu extérieur. </para>
                <para>Du fait de leur petite taille et de l’absence de charge, ces molécules sont
                    capables de traverser la bicouche phospholipidique des cellules épithéliales par
                    diffusion simple. Ce type de transfert est passif. En d’autres termes, il
                    s’effectue sans consommation d’énergie. La diffusion simple ne nécessite pas de
                    transporteurs, de canaux ou encore de vésicules. Elle s’effectue toujours
                    suivant le gradient de pression partielle, c'est-à-dire du milieu de pression
                    partielle élevée vers le milieu de pression partielle faible jusqu’à équilibre
                    des pressions partielles dans les deux milieux.</para>
                <para>La diffusion simple est décrite par la loi de Fick :</para>
                <para>Flux du gaz = constante de diffusion x différence de pression partielle x surface
                de l'échangeur x épaisseur de l’échangeur<superscript>-1</superscript>
                </para>
                <para>Cette loi met en évidence que le flux de gaz respiratoire est proportionnel à la
                différence de pression partielle du gaz entre le milieu intérieur et le milieu
                extérieur et à l'aire de la surface de diffusion. Il est également inversement
                proportionnel à l’épaisseur de la surface de diffusion. L'échangeur est représenté
                par l'épithélium des lamelles branchiales.</para>
                <para>La surface d’échange de l’appareil branchial a une étendue moyenne de 1 à 10 cm<superscript>2</superscript>                par gramme d’animal. </para>
                <para>L’épithélium branchial simple et pavimenteux a une épaisseur d'environ 2
                μm.</para>
                <para>La différence de pression partielle entre l’eau et le sang le long des lamelles
                est assurée par le renouvellement de l'eau au contact de la surface d'échanges,
                appelée ventilation. La circulation à contre-courant des milieux extérieur et
                intérieur est à l'origine du maintien de la différence de pression partielle sur
                toute la longueur des lamelles branchiales. </para>
                <para>La fonction principale des branchies correspond aux échanges de gaz respiratoires.
                Les branchies possèdent d'autres fonctions, osmorégulatrice et excrétrice.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les branchies : des organes effecteurs de l'homéostasie et excréteurs</title>
            <sect2>
                <title>Les branchies : des échanges actifs d'ions Na<superscript>+</superscript> et
                    Cl<superscript>-</superscript> impliqués dans le maintien de l'équilibre
                hydroélectrolytique</title>
                <para>Les Téléostéens marins vivent dans un milieu dont la salinité est de l'ordre de 35
                g/l, alors que les Téléostéens dulçaquicoles évoluent dans un milieu dont la
                salinité est d'environ 0,5 g/l. </para>
                <figure>
                    <title>Ionocytes de branchie de Gardon en coupe longitudinale (Collection de l'ENS
                    de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2017/images/08_figure_05.jpg" width="750" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
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                                        </simpara>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
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                                        <holder>Lina Greffet</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les ions sodium (Na<superscript>+</superscript>) et chlorures
                    (Cl<superscript>-</superscript>) traversent les membranes cellulaires grâce à
                des dispositifs spécifiques, transporteurs ou canaux, actifs ou passifs. L'eau
                traverse les membranes cellulaires grâce à des protéines membranaires appelées
                aquaporines. Les mouvements d’eau s’effectuent du milieu le moins concentré en
                solutés vers le milieu le plus concentré.</para>
                <para>Les Téléostéens marins possèdent un milieu intérieur contenant trois fois moins
                    d'ions sodium et chlorures que leur milieu de vie. Ils sont hypoosmotiques à
                    leur environnement : la concentration osmotique du milieu extérieur est
                    supérieure à celle du milieu intérieur. Des mouvements d’eau passifs se
                    produisent, du milieu intérieur vers le milieu extérieur. Cela entraîne une
                    perte importante d’eau pour ces animaux. Cette déshydratation est compensée par
                    l'ingestion d'eau. L’eau consommée est chargée en ions sodium et chlorures, ce
                    qui augmente la concentration en ions du milieu intérieur. Par ailleurs, ces
                    ions pénètrent dans l'organisme par les surfaces corporelles perméables, comme
                    l'épithélium respiratoire.</para>
                <para>Les branchies extraient du sang les ions Na<superscript>+</superscript>et
                        Cl<superscript>-</superscript> et les expulsent dans le milieu extérieur par
                    transport actif grâce à des ionocytes ou cellules à chlorures situées dans
                    l’épithélium branchial. Ces cellules présentent une surface d’échange très vaste
                    grâce à de nombreuses invaginations membranaires de forme tubulaire. Elles
                    contiennent beaucoup de mitochondries qui apportent l’énergie nécessaire aux
                    transports. </para>
                <para>Les Téléostéens dulçaquicoles vivent dans des eaux peu concentrées en ions
                        Na<superscript>+</superscript>et Cl<superscript>-</superscript> par rapport
                    à leur milieu intérieur. Ils sont hyperosmotiques vis-à-vis de leur
                    environnement. L’eau entre passivement dans l’organisme, ce qui diminue la
                    concentration osmotique du milieu intérieur. Les Téléostéens dulçaquicoles
                    boivent peu d’eau contrairement aux Téléostéen marins. Parallèlement, les ions
                        Na<superscript>+</superscript>et Cl<superscript>-</superscript> traversent
                    les surfaces corporelles perméables, de l'organisme vers le milieu extérieur.
                    Les cellules branchiales captent des ions Na<superscript>+</superscript> et
                        Cl<superscript>-</superscript>, compensant les pertes liées aux flux
                    spontanés.</para>
                <para>Ces différents mécanismes participent au maintien de l’homéostasie. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Les branchies : des échanges actifs d'ions H<subscript>3</subscript>O<superscript>+</superscript> et HCO<subscript>3</subscript>
                    <superscript>-</superscript> impliqués dans le
                maintien de l'équilibre acido-basique</title>
                <para>Chez les Téléostéens, les branchies ont un rôle de premier plan dans le maintien
                    du pH du milieu intérieur. Si les milieux aquatiques présentent un pH
                    globalement constant, les Téléostéens font face à des variations de pH de leur
                    milieu intérieur, d’origine métabolique. La consommation des nutriments produit
                    des substances acides (sulfates, phosphates, pyruvates). </para>
                <para>Le pH dépend de la quantité d’acides et de bases en solution : plus il y a
                d’acides comme H<subscript>3</subscript>O<superscript>+</superscript> dans le milieu
                plus le pH est bas, et plus il y a de base comme
                    HCO<subscript>3</subscript>
                    <superscript>-</superscript> plus le pH est
                élevé.</para>
                <para>Les branchies contribuent à l’équilibre acido-basique par le biais d'échanges
                d'ions. Ils impliquent différents transporteurs dont les plus importants sont
                l’antiport
                    Na<superscript>+</superscript>/H<subscript>3</subscript>O<superscript>+</superscript>
                (un ion sodium capté en échange d’un proton rejeté) et l’antiport
                    Cl<superscript>-</superscript>/
                    HCO<subscript>3</subscript>
                    <superscript>-</superscript>(un ion chlorure capté en
                échange d’un ion bicarbonate) qui permettent respectivement d'éliminer l’excès
                d'acide et de  base. Les activités de ces transporteurs ioniques sont indépendantes. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Les branchies : des organes excréteurs</title>
                <para>Les déchets azotés sont essentiellement représentés par l'ammoniac
                        NH<subscript>3</subscript>. Le catabolisme des acides aminés et des bases
                    azotées est à l’origine de la majeure partie de ces déchets. L’ammoniac est un
                    composé hautement toxique pour l’organisme. Il est rapidement évacué ou subit
                    des transformations en composés moins toxiques, l'acide urique et l'urée. </para>
                <para>Les Téléostéens sont des organismes ammoniotéliques. En d’autres termes, ils
                excrètent la majorité de leurs déchets azotés sous forme d’ammoniac. Seuls 5% des
                déchets des Téléostéens sont transformés en urée éliminée par l'appareil excréteur
                rénal. Les 95% des déchets restants sont évacués par les branchies sous forme
                d’ammoniac. </para>
                <para>L’ammoniac se trouve sous forme d’ions ammonium
                        NH<subscript>4</subscript>
                    <superscript>+</superscript> au pH physiologiques.
                    Étant chargés, ils peuvent difficilement être rejetés par diffusion simple. Leur
                    élimination nécessite un transporteur. En l'occurrence, un antiport
                        Na<superscript>+</superscript>/NH<subscript>4</subscript>
                    <superscript>+</superscript>
                    branchial fait sortir les ions ammonium de l’organisme.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les branchies des Téléostéens sont des organes à multiples fonctions. Elles assurent
            les échanges respiratoires et contribuent à l'homéostasie grâce à des cellules
            spécifiques (ionocytes) et des protéines transmembranaires (canaux et
            transporteurs).</para>
            <para>D'autres espèces possèdent des branchies avec des fonctions différentes telles que la
                prise de nourriture, chez la Moule par exemple.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                <title>Livres</title>
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                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Vanessa</firstname>
                        <surname>Guarneri</surname>
                    </personname>
                    <email>vanessa.guarneri@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Cassandra</firstname>
                        <surname>Mirabel</surname>
                    </personname>
                    <email>cassandra.mirabel@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Léonore</firstname>
                        <surname>Simmonet</surname>
                    </personname>
                    <email>leonore.simonnet@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Métazoaires réalisent des échanges gazeux respiratoires avec leur milieu de vie. À
                l’échelle de l’organisme, ces échanges consistent en un apport de dioxygène et un
                rejet de dioxyde de carbone. Ils sont le reflet d’une voie métabolique cellulaire :
                la respiration.</para>
            <para>La respiration cellulaire est un ensemble de réactions de dégradation de nutriments
                permettant l'extraction d'énergie chimique. Elle est transférée dans une molécule
                fournissant de l’énergie aux cellules, l’adénosine triphosphate (ATP). Par exemple,
                si la molécule dégradée est le glucose, l'équation bilan de la respiration
                cellulaire est :</para>
            <para>C<subscript>6</subscript>H<subscript>12</subscript>O<subscript>6</subscript> + 6O<subscript>2</subscript> + 36ADP + 36P<subscript>i</subscript> → 6CO<subscript>2</subscript> + 6H<subscript>2</subscript>O + 36ATP 
        </para>
            <para>Parmi les Métazoaires figure le groupe des Vertébrés, organismes caractérisés par la
            possession d'une colonne vertébrale. Certains sont aquatiques comme les Téléostéens et
            d’autre sont aériens comme les Mammifères. Bien que l’eau et l’air contiennent tous deux
            du dioxygène et du dioxyde de carbone, ces milieux de vie présentent des
            caractéristiques différentes. Le milieu aérien est 30 fois plus riche en dioxygène que
            le milieu aquatique. De plus, le dioxygène et le dioxyde de carbone diffusent plus
            facilement dans l’air que dans l’eau. Enfin, le milieu aquatique est plus dense et
            visqueux que le milieu aérien et la poussée d’Archimède y est plus importante. </para>
            <para>Ces différences conduisent à plusieurs questions relatives aux appareils respiratoires
                et aux échanges gazeux respiratoires. </para>
            <para>Quelles sont les caractéristiques des appareils respiratoires en milieu aquatique
                et en milieu aérien, dans les cas des Téléostéens et des Mammifères ?</para>
            <para>Comment sont réalisés les échanges gazeux respiratoires par ces animaux dans leurs
                milieux respectifs ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Branchie et poumon : des organes d'échange des gaz respiratoires en milieu aquatique et en
            milieu aérien</title>
            <sect2>
                <title>Branchie et poumon : des organes des appareils respiratoires</title>
                <sect3>
                    <title>La branchie : un organe de l'appareil respiratoire des Téléostéens</title>
                    <figure>
                        <title>Appareil branchial de Gardon en vue ventrale</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2017</year>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                            <holder>Typhaine Brual</holder>
                                            <holder>Vanessa Guarneri</holder>
                                            <holder>Cassandra Mirabel</holder>
                                            <holder>Léonore Simonnet</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>La dissection d’un Gardon révèle l’existence de quatre paires de branchies
                        situées dans deux cavités branchiales latérales, protégées par les
                        opercules. Chaque branchie est formée d'un arc branchial portant une
                        succession de lames branchiales agencées en paires. Les arcs branchiaux sont
                        séparés par les fentes branchiales. Les lames branchiales portent de
                        multiples lamelles.</para>
                    <figure>
                        <title>Branchie de Gardon en coupe longitudinale (Collection de l’ENS de
                        Lyon)</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
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                                        <copyright>
                                            <year>2017</year>
                                            <holder>Typhaine Brual</holder>
                                            <holder>Vanessa Guarneri</holder>
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                                            <holder>Léonore Simonnet</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <figure>
                        <title>Lame et lamelles branchiales de Gardon en coupe longitudinale (Collection
                        de l’ENS de Lyon)</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                        <copyright>
                                            <year>2017</year>
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                                            <holder>Typhaine Brual</holder>
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                                            <holder>Léonore Simonnet</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>La lamelle est le lieu de l’hématose. Elle présente un épithélium unistratifié
                        pavimenteux. Des cellules en pilier l'empêchent de collapser. </para>
                    <para>Les branchies sont des évaginations du pharynx portés par le milieu aquatique
                        dense. Qu'en est-il des poumons ?</para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>Le poumon : un organe de l'appareil respiratoire des Mammifères</title>
                    <figure>
                        <title>Appareil pulmonaire de Souris en vue ventrale</title>
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                                            <year>2017</year>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                            <holder>Typhaine Brual</holder>
                                            <holder>Vanessa Guarneri</holder>
                                            <holder>Cassandra Mirabel</holder>
                                            <holder>Léonore Simonnet</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>L’appareil respiratoire de la Souris est constitué d’une trachée reliée aux
                    poumons par des bronches. Le poumon droit est subdivisé en quatre lobes tandis
                    que le poumon gauche est unilobé. </para>
                    <figure>
                        <title>Alvéoles de poumon de Rat en coupe transversale (Collection de l’ENS de
                        Lyon)</title>
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                                    <info>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2017</year>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                            <holder>Typhaine Brual</holder>
                                            <holder>Vanessa Guarneri</holder>
                                            <holder>Cassandra Mirabel</holder>
                                            <holder>Léonore Simonnet</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                        </mediaobject>
                    </figure>
                    <para>Les bronches se subdivisent en bronchioles. Aux extrémités des bronchioles se situent les
                        alvéoles pulmonaires, où sont réalisés les échanges gazeux. L’alvéole
                        pulmonaire présente un épithélium unistratifié constitué de plusieurs types
                        cellulaires : les pneumocytes de type I, pavimenteux et les pneumocytes de
                        type II cubiques. </para>
                    <para>Les poumons sont des invaginations du pharynx alors que les branchies sont
                        des évaginations pharyngiennes. </para>
                </sect3>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Branchie et poumon : des échangeurs adaptés à la diffusion des gaz
                respiratoires</title>
                <para>Les échangeurs des gaz respiratoires sont représentées par les lamelles
                branchiales chez les Téléostéens et par les alvéoles pulmonaires chez les
                Mammifères.</para>
                <para>Ces surfaces représentent 400 cm<superscript>2</superscript> chez la Truite et 70
                à 100 m<superscript>2</superscript> chez un adulte de l'espèce humaine. La surface
                de l’échangeur est donc élevée par rapport à la surface de l’organisme. </para>
                <para>La mesure de l’épaisseur de l’échangeur sur des coupes histologiques révèle une
                distance de 3,3 µm entre milieu extérieur et milieu intérieur chez le Gardon et de
                1,7 µm chez le Rat. La paroi est donc très fine. </para>
                <para>Ces caractéristiques permettent une optimisation des échanges gazeux
                respiratoires. Le passage du dioxygène du milieu extérieur vers le sang et du
                dioxyde de carbone du sang vers le milieu extérieur s’effectue par diffusion simple.
                La diffusion est un mécanisme de passage de molécules d’un compartiment où elles
                sont concentrées vers un autre moins où elles sont moins concentrées. Réalisée selon
                le gradient de concentration, elle n'implique pas de consommation d’énergie.</para>
                <para>La loi de Fick décrit la diffusion. Dans le cas d’un gaz noté x, son expression
                est :</para>
                <para>J<subscript>x</subscript> = K<subscript>x</subscript> x ΔP<subscript>x</subscript> x S / E </para>
                <para>avec <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>K<subscript>x</subscript>, constante de diffusion du gaz en
                                mol.s<superscript>-1</superscript>.m<superscript>-1</superscript>.Pa<superscript>-1</superscript>
                            ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>ΔP<subscript>x</subscript>, différence de pression partielle entre
                            milieu extérieur et milieu intérieur en Pa ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>S, aire de la surface d’échanges en m
                            ;<superscript>2</superscript>
                            </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>E, épaisseur de la surface d'échanges en m.</para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>Le flux J est exprime en mol.s<superscript>-1</superscript>. </para>
                <para>D’après la loi de Fick, le flux est plus important si l’aire de la surface
                d’échanges est grande et que son épaisseur est faible. La structure des branchies et
                des poumons est telle que les échanges sont optimisés. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Branchie et poumon : des échangeurs fragiles mais protégés</title>
                <para>Les échangeurs respiratoires des Téléostéens et des Mammifères présentent une
                    grande surface et une faible épaisseur. Ces caractéristiques les rendent
                    fragiles vis-à-vis de divers agents extérieurs tels que les agents pathogènes,
                    la pression chez les Téléostéens, la déshydratation chez les Mammifères.</para>
                <para>Les branchies des Téléostéens sont isolées du milieu extérieur grâce aux
                opercules. Elles résistent à la pression exercée par l’eau à l’aide des cellules en
                pilier. Les poumons des Mammifères sont quant à eux protégés par la cage thoracique.
                Les pneumocytes de type II produisent une substance nommée surfactant dont la
                fonction est de de diminuer la tension superficielle des bronchioles et des
                alvéoles. </para>
                <para>L’air et l’eau transportent des particules en suspension susceptibles d'entrer
                dans l’appareil respiratoire et d'altérer son fonctionnement. </para>
                <para>Chez les Téléostéens, l’épithélium des lamelles branchiales et la production de
                    mucus par les mucocytes permettent des bloquer les particules. Chez les
                    Mammifères, les cellules caliciformes de l’épithélium de la cavité nasale
                    produisent du mucus qui purifie l’air en emprisonnant les particules,l'ensemble
                    est ensuite évacué grâce aux mouvements des cils des cellules épithéliales. Ce
                    mucus contient également une enzyme antibactérienne, le lysozyme, assurant une
                    protection efficace contre les infections. Les macrophages alvéolaires dégradent
                    également les antigènes. </para>
                <para>Les Téléostéens font face à une différence d’osmolarité entre l’eau et leur milieu
                    intérieur. Par exemple, un Téléostéen vivant en milieu marin évolue dans un
                    milieu extérieur très concentré en ions tandis que son milieu intérieur l’est
                    peu. L’eau a donc tendance à quitter le milieu intérieur et les ions à y entrer.
                    La boisson et le fonctionnement de pompes à ions contribuent au maintien des
                    concentrations ioniques du compartiment interne. Enfin, la structure invaginée
                    des poumons permet de saturer l’air entrant dans l'appareil respiratoire en
                    vapeur d’eau, ce qui limite la déshydratation de l’échangeur. </para>
                <para>Les branchies et les poumons bénéficient ainsi d’une protection efficace. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Branchie et poumon : des interfaces avec convection des milieux extérieur et
            intérieur</title>
            <sect2>
                <title>Branchie et poumon : renouvellement du milieu extérieur par ventilation</title>
                <para>Les Téléostéens et les Mammifères renouvellent respectivement l’eau et l’air
                présents au contact des surfaces d'échanges respiratoires. Ce mécanisme  engendre
                une différence de pression partielle de dioxygène entre les milieux extérieur et
                intérieur. La pression partielle du dioxygène est plus importante à l’extérieur qu’à
                l’intérieur de l’organisme, autorisant la diffusion du dioxygène vers l’organisme.
                Le renouvellement du milieu extérieur assure le remplacement du dioxygène ayant
                diffusé.</para>
                <para>La convection du milieu externe au contact de l'échangeur respiratoire est appelée
                ventilation et est réalisée différemment chez les Téléostéens et les
                Mammifères.</para>
                <sect3>
                    <title>La branchie : un renouvellement de l'eau par convection
                    unidirectionnelle</title>
                    <para>La ventilation des Téléostéens est divisée en deux
                        phases.</para>
                    <figure>
                        <title> Phases de la ventilation chez les Téléostéens</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2017</year>
                                            <holder>Typhaine Brual</holder>
                                            <holder>Vanessa Guarneri</holder>
                                            <holder>Cassandra Mirabel</holder>
                                            <holder>Léonore Simonnet</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
                                </imagedata>
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                        </mediaobject>
                    </figure>
                    <para>Le passage de l’eau de la bouche vers les ouïes, orifices des cavités
                        operculaires, est dû aux mouvements du plancher de la cavité buccale et des
                        opercules. Ils provoquent l'augmentation ou la diminution de leur volume
                        selon que les orifices sont ouverts ou fermés. En conséquence, la pression
                        hydrostatique varie dans la cavité buccale et dans la cavité operculaire, et
                        l’eau est aspirée ou expulsée. </para>
                    <para>Le milieu aquatique est dense et visqueux, le mettre en mouvement nécessite
                    une dépense énergétique importante. Une ventilation unidirectionnelle dans
                    laquelle l'eau parcourt un trajet une fois dans un seul sens permet de réduire
                    la dépense énergétique.</para>
                    <para>Le sang et l’eau ne circulent pas dans le même sens, ce système contre-courant
                        permet une meilleure extraction du dioxygène en maintenant une différence de
                        pression partielle de dioxygène constante, sur toute la longueur de
                        l'échangeur.</para>
                    <para>Grâce à la ventilation, les Téléostéens prélèvent efficacement du dioxygène
                        dans un milieu extérieur relativement pauvre en ce gaz. </para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>Le poumon : un renouvellement de l'air par convection
                    bidirectionnelle</title>
                    <para>La ventilation chez les Mammifères est le renouvellement rythmique de l’air
                        alvéolaire. Elle implique par des mouvements thoraciques et comporte deux
                        phases : l’inspiration et l’expiration. </para>
                    <figure>
                        <title>Phases de la ventilation chez les Mammifères </title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
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                    </figure>
                    <para>Lors de l’inspiration, le diaphragme s’abaisse et les muscles intercostaux se
                    contractent : le volume de la cage thoracique augmente. Les plèvres enveloppent
                    les poumons et assurent leur liaison dynamique avec le diaphragme et les muscles
                    intercostaux. Ainsi l’expansion thoracique entraîne une augmentation du volume
                    des poumons transmise par les plèvres. L’augmentation du volume provoque une
                    baisse de pression du gaz alvéolaire. La pression alvéolaire devenant inférieure
                    à la pression atmosphérique, l’air entre dans les poumons. </para>
                    <para>Lors de l’expiration, les muscles se relâchent et le diaphragme remonte. le
                    volume de la cage thoracique puis des poumons diminue et ainsi la pression du
                    gaz alvéolaire augmente. La pression alvéolaire devient supérieure à la pression
                    atmosphérique, l’air est expulsé des poumons. </para>
                    <para>Chez la Souris par exemple, le volume d’air successivement inspiré et expiré
                        est de 0,8 ml. </para>
                    <para>Chez les Mammifères le trajet de l’air est bidirectionnel : il entre puis sort
                    par le même orifice. </para>
                </sect3>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Branchie et poumon :  renouvellement du milieu intérieur par circulation</title>
                <para>Le sang est renouvelé au niveau des échangeurs respiratoires. De cette
                    manière, la pression partielle du dioxygène à l’intérieur de l'organisme demeure
                    plus faible qu'à l’extérieur. Ceci contribue à augmenter le flux entrant de
                    dioxygène. Concernant le dioxyde de carbone, la pression partielle à l'intérieur
                    de l'organisme est maintenue à un niveau plus élevé qu'à l'extérieur, et le flux
                    sortant est favorisé. </para>
                <para>Chez les Téléostéens comme chez les Mammifères, le dioxygène est pris en
                    charge par l'hémoglobine des globules rouges du sang circulant sous la surface
                    d'échanges des gaz respiratoires. La circulation du sang et la combinaison du
                    dioxygène avec l'hémoglobine provoquent une diminution locale de la pression
                    partielle de dioxygène du milieu intérieur.</para>
                <para>Les relations entre convections externe et interne diffèrent entre  Téléostéens et
                    Mammifères. Chez les Téléostéens, la ventilation est unidirectionnelle. L'eau
                    circule dans un sens entre les lamelles branchiales et contient relativement peu
                    de dioxygène. Au sein des lamelles branchiales, le liquide interne circule dans
                    le sens opposé de celui de l’eau : il s’agit d’un système à contre-courant. Ce
                    système permet une capture efficace du dioxygène. Chez les Mammifères, la
                    ventilation est bidirectionnelle. L'air parcourt le même trajet deux fois, et il
                    n'existe pas de sens de circulation particulier du sang par rapport à l'air. Ce
                    système est moins efficace que celui des Téléostéens, mais la richesse de l'air
                    en dioxygène permet un apport suffisant. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les branchies et les poumons réalisent une fonction commune : les échanges gazeux
            respiratoires par diffusion. Dans les deux cas, les performances respiratoires sont
            augmentées grâce à une importante surface d’échanges due aux nombreux replis de
            l'épithélium de l'appareil respiratoire et à sa faible épaisseur.</para>
            <para>La mise en mouvement du milieu extérieur améliore le renouvellement du dioxygène au
                contact de la surface d'échanges et draine le dioxyde de carbone. La distribution du
                dioxygène dans le milieu intérieur est favorisée par sa prise en charge par
                l'hémoglobine.</para>
            <para>Bien que ces systèmes soient différents, ils peuvent aussi être présents simultanément
                chez des animaux comme les Dipneustes, possédant des branchies et des poumons
                fonctionnels. Les poumons permettent les échanges gazeux respiratoires en surface et
                les branchies dans l’eau. De même les Lissamphibiens possèdent ces deux types
                d’appareils respiratoires au cours de leur vie. Le changement de milieu de vie
                intervenant au moment de la métamorphose est accompagné d'un changement d'appareil
                respiratoire, de branchial à pulmonaire, permettant un adaptation au milieu de
                vie.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                    <title>L'organisme dans son milieu tome 2, l'organisme en équilibre avec son milieu</title>
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                    <title>La respiration chez les animaux In Ressources en Sciences de la Vie et
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                    <title>Chapitre 1 Compartiments - Relations hydriques 2. Osmorégulation des liquides
                        extracellulaires In coproweb.free.fr [en ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://coproweb.free.fr/pagphy/physioan/ch1s2.htm#top">http://coproweb.free.fr/pagphy/physioan/ch1s2.htm#top</link>
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                    <title>Vie animale dans l'air et dans l'eau In Universalis éducation [en
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                    <title>La fonction respiratoire chez les Métazoaires In
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                    <title>La respiration des Vertébrés en milieu aquatique et en milieu aérien.
                        Comparaison de la fonction respiratoire chez les Téléostéens et chez les
                        mammifères (terrestres) In tanguyjean.businesscatalyst.com [en
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                    <title>UE3-2 - Physiologie - Physiologie respiratoire Chapitre 3 : Ventilation pulmonaire (2) Le cycle respiratoire In Université Numérique Francophone des Sciences de la Santé et du Sport [en ligne]</title>
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                    <title>Licence de Biologie - Cours de Physiologie animale
                    Chapitre 7-2 Respiration et milieu de vie : La ventilation [vidéo en ligne]</title>
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                    <title>Les poissons comme tous les animaux respirent In Vie océane [en
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                    <title>Système respiratoire In Ratoupédia l'encyclopédie du rat domestique [en
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                    <email>lison.massardier@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Johan</firstname>
                        <surname>Oca</surname>
                    </personname>
                    <email>johan.oca@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les organismes animaux vivent en milieu aquatique, aérien ou souterrain. Le dioxygène
                et le dioxyde de carbone sont des gaz présents dans ces milieux. Le dioxygène est
                nécessaire au métabolisme des cellules animales qui produit du dioxyde de carbone.
                Le premier entre dans l’organisme alors que le second en sort, les échanges étant
                réalisés au niveau d’un échangeur. Par définition, un échangeur est une surface
                constituée d’un épithélium, à travers laquelle des molécules provenant du milieu
                extérieur entrent dans l'organisme et des molécules issues de l'organisme gagnent le
                milieu extérieur.</para>
            <para>L'échangeur des gaz respiratoires se situe au niveau des poumons pour les Mammifères,
            des branchies pour les Téléostéens, du tégument pour certaines Annélides ou encore des
            trachées pour les Insectes. Le dioxygène  se déplace dans l’organisme sous différentes
            formes jusqu’aux cellules consommatrices, le dioxyde de carbone empruntant le chemin
            inverse. </para>
            <para>Plusieurs problèmes se posent.</para>
            <para>Comment les organismes réalisent-ils les échanges gazeux entre les milieux extérieur
            et intérieur ? </para>
            <para>D’où proviennent les gaz échangés ? </para>
            <para>Comment entrent-ils dans l’organisme et en sortent-ils ? </para>
            <para>Quelles sont les modalités de transport des gaz dans le corps ?</para>
            <para>Que deviennent les gaz dans les cellules ?</para>
            <para>Quels sont leurs rôles ? </para>
            <para>Quel est le lien entre métabolisme cellulaire et échanges gazeux à l'échelle de
            l'organisme ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L’échangeur et le transfert des gaz respiratoires entre les milieux extérieur et
            intérieur</title>
            <sect2>
                <title>La diversité des organes respiratoires et les plans d'organisation</title>
                <para>Certains organismes comme les Annélides ne possèdent pas d’appareil respiratoire.
                    Le Lombric est un exemple d'Annélide oligochète souterraine. </para>
                <figure>
                    <title>Enveloppe corporelle de Lombric en coupe transversale (Collection de
                    l'ENS de Lyon) </title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Lison Massardier</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>  Les échanges de gaz
                    respiratoires se font à travers le tégument. Il est formé d’une seule couche de
                    cellules épidermiques et d’une cuticule. C’est un épithélium simple prismatique
                    qui repose sur une membrane basale. Les cellules de l’épiderme produisent du
                    mucus. Il permet de garder la surface du tégument humide. Le tégument est
                    perméable aux gaz respiratoires. Les vaisseaux sanguins de l’appareil
                    circulatoire clos sont situés directement sous l’épiderme. Le dioxygène diffuse
                    passivement à travers l’épiderme et rejoint les vaisseaux sanguins et
                    inversement pour le dioxyde de carbone. </para>
                <para>Dans le cas des animaux aquatiques comme les Téléostéens, les échanges gazeux sont
                    réalisés par des branchies. </para>
                <figure>
                    <title>Branchie de Gardon en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Johan Oca</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <figure>
                    <title>Lame et lamelles de branchie de Gardonen coupe longitudinale (Collection de
                    l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Férial Mancouri</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Portées par des axes branchiaux squelettiques, les branchies sont constituées
                    d'une succession de paires de lames branchiales. Les lames branchiales sont
                    couvertes d'un épithélium pluristratifié cubique ou pavimenteux, soutenu par du
                    tissu conjonctif fibreux dans lequel courent des vaisseaux sanguins et du tissu
                    cartilagineux. Les lames branchiales sont hérissées de lamelles branchiales
                    perpendiculaires à leur surface. Ces lamelles branchiales possèdent un
                    épithélium simple pavimenteux soutenu par des cellules en pilier, entre
                    lesquelles sont situées des lacunes contenant des érythrocytes. Le dioxygène
                    diffuse passivement à travers l’épithélium des lamelles puis rejoint les
                    vaisseaux sanguins et inversement pour le dioxyde de carbone. L'appareil
                    circulatoire est clos</para>
                <para>Chez les animaux terrestres comme les Mammifères, les échanges de gaz ont lieu
                    dans les poumons. </para>
                <figure>
                    <title>Alvéoles de poumons de Rat en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Férial Mancouri</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>Dans les poumons, les voies respiratoires, trachée et bronches, se ramifient
                    en bronchioles ouvertes sur des alvéoles. L’épithélium des alvéoles est simple
                    et pavimenteux, majoritairement formé de pneumocytes I. Il repose sur du tissu
                    conjonctif contenant des capillaires sanguins, l'ensemble constituant la paroi
                    alvéolo-capillaire. L'air entre dans les poumons et le dioxygène qu'il contient
                    diffuse à travers cette paroi jusqu'à la lumière des capillaires sanguins et
                    inversement pour le dioxyde de carbone. L'appareil circulatoire est clos.</para>
                <para>L’appareil respiratoire des Insectes est constitué de trachées. </para>
                <figure>
                    <title>Anatomie de la jonction thoraco-abdominale du Criquet en vue
                    dorsale</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Lison Massardier</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les trachées sont des tubes délimités par un épithélium simple et recouvert
                    d’une cuticule. Elles se ramifient dans l'organisme, le dernier niveau de
                    division correspond aux trachéoles. Les trachées communiquent avec l’extérieur
                    par les stigmates. Ce sont des orifices des pleurites capables de s’ouvrir ou se
                    fermer. Les gaz respiratoires entrent dans et sortent de l'appareil trachéen par
                    les stigmates. Le dioxygène parvient aux cellules consommatrices acheminé par
                    les trachées et diffuse passivement à travers les trachéoles. Il n’y a pas
                    d’intervention de l’appareil circulatoire dans le transport des gaz
                    respiratoires.</para>
                <para>À la lumière des exemples étudiés, il apparaît que les organes respiratoires  des
                animaux ont des structures diverses. Cependant, tous présentent un échangeur de gaz
                respiratoires constitué d'un épithélium simple. Leurs cellules sont toutefois de
                formes différentes. Les gaz respiratoires traversent les échangeurs par diffusion
                passive. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L’unité des échangeurs des gaz respiratoires et la diffusion</title>
                <para>Au niveau de l’échangeur, les gaz respiratoires entrent et sortent de l'organisme.
                    La diffusion permet le passage du dioxygène et du dioxyde de carbone entre les
                    milieux extérieur et intérieur séparés par un épithélium. Cette diffusion est
                    possible du fait de la perméabilité des membranes aux petites molécules
                    gazeuses. Elle ne nécessite ni transporteur ni énergie, elle est passive. Elle
                    suit la loi de Fick. </para>
                <para>Dans le cas d’un gaz noté x, son expression
                est :</para>
                <para>J<subscript>x</subscript> = K<subscript>x</subscript> x ΔP<subscript>x</subscript> x S / E </para>
                <para>avec <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>J<subscript>x</subscript>, flux en mol.s<superscript>-1</superscript>
                            ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>K<subscript>x</subscript>, constante de diffusion du gaz en
                                mol.s<superscript>-1</superscript>.m<superscript>-1</superscript>.Pa<superscript>-1</superscript>
                            ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>ΔP<subscript>x</subscript>, différence de pression partielle entre
                            milieu extérieur et milieu intérieur en Pa ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>S, aire de la surface d’échanges en m
                            ;<superscript>2</superscript>
                            </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>E, épaisseur de la surface d'échanges en m.</para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <para>Le flux de diffusion varie selon la surface et l’épaisseur de l’échangeur ainsi
                que la différence de pression partielle de part et d'autre de l'échangeur. La
                diffusion est d’autant plus efficace que l’échangeur a une grande surface et une
                faible épaisseur. Ce flux est accru par une augmentation de la surface de
                l’échangeur, comme la présence de lamelles branchiales dans les branchies ou
                d'alvéoles dans les poumons. Il est augmenté par la faible épaisseur de l’échangeur,
                réalisée avec un épithélium simple. </para>
                <para>La différence de pression partielle reflète la différence de concentration en gaz
                    de part et d’autre de l’échangeur. Elle résulte de deux processus : le
                    renouvellement du milieu extérieur au contact de l'échangeur par ventilation et
                    du milieu intérieur par la circulation.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La diversité des organes respiratoires et la ventilation</title>
                <para>Les gaz respiratoires se déplacent suivant un gradient de pression partielle. Ils
                    diffusent du point où la pression partielle est la plus forte vers le point où
                    la pression partielle est la plus faible. Le renouvellement du dioxygène dans le
                    milieu extérieur au contact de l'échangeur des gaz respiratoires se fait par
                    ventilation. Elle est à l'origine des gradients de pressions partielles des gaz
                    respiratoires existant entre les milieux extérieur et intérieur de part et
                    d'autre de la surface d'échanges des gaz respiratoires. Elle assure également
                    son maintien. </para>
                <para>La ventilation n’est pas présente chez toutes les espèces, elle est par
                    exemple absente chez le Lombric dont les échanges gazeux respiratoires sont
                    tégumentaires. </para>
                <para>Chez les Annélides aquatiques, la ventilation est réalisée par des mouvements
                    ondulatoires du corps. Ils permettent le renouvellement des gaz respiratoires au
                    niveau du tégument, interface respiratoire de l'organisme. Dans le cas des
                    animaux aquatiques, la ventilation est unidirectionnelle. Ce type de ventilation
                    est favorisé car l’eau est un milieu visqueux, dont la mise en mouvement est
                    coûteuse en énergie. Le dioxygène est sous forme dissoute dans l’eau. </para>
                <para>Pour les Téléostéens, l’eau entre dans la cavité buccale par la bouche, puis
                    atteint le pharynx. Elle traverse ensuite les fentes branchiales, gagne les
                    cavités branchiales et sort par les ouïes. La fermeture de la bouche et le
                    relèvement du plancher buccal augmentent la pression hydrostatique dans la
                    cavité buccale. En conséquence, l'eau transite de la cavité buccale vers la
                    cavité branchiale dont les opercules s'écartent avant que les ouïes s'ouvrent.
                    Lorsque la bouche est ouverte et que les ouïes se ferment, alors que le plancher
                    buccal s'abaisse et que les opercules s'écartent, l'eau entre dans la cavité
                    buccale. </para>
                <para>Dans le cas des Mammifères, la ventilation est bidirectionnelle. Ce type de
                    ventilation est favorisé en milieu aérien, en raison des la faible viscosité de
                    l'air. L'air entre par le nez ou la bouche, puis passe dans la cavité
                    buccopharyngée, dans la trachée, puis les bronches et bronchioles qui
                    l'acheminent jusqu’aux alvéoles. L’inspiration et l'expiration impliquent les
                    mêmes orifices, et se font par contraction et relâchement des muscles
                    intercostaux. Un gradient de pression est généré entre la bouche ou le nez et
                    l’échangeur. Lors de l’inspiration, le volume pulmonaire augmente et la pression
                    diminue dans les alvéoles pulmonaires. Au moment de l’expiration, le volume
                    pulmonaire diminue et la pression augmente dans les alvéoles pulmonaires. L'air
                    inspiré permet de renouveler le dioxygène au niveau de l'échangeur, et
                    d'augmenter la pression partielle de ce gaz dans l'air alvéolaire, alors que
                    l'air expiré permet l'évacuation du dioxyde de carbone, et la diminution de la
                    pression partielle de ce gaz dans l'air alvéolaire. </para>
                <para>Dans le cas des Insectes comme le Criquet, la ventilation est
                    bidirectionnelle. L’ouverture des stigmates permet l’entrée et la sortie de
                    l'air des trachées. Elle implique la contraction et le relâchement des muscles
                    abdominaux. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le milieu intérieur et le transport des gaz respiratoires entre échangeur et
            cellules</title>
            <para>Le liquide interstitiel est un liquide extracellulaire dans lequel baignent les
            cellules. Les gaz respiratoires sont dissous dans ce liquide avant de diffuser des
            cellules vers l’appareil circulatoire et inversement. Les transports des gaz
            respiratoires sont réalisés de façons diverses dans les liquides circulants. Le
            dioxygène et le dioxyde de carbone sont transportés soit sous forme dissoute dans le
            plasma ou l’hémolymphe, soit fixés à des molécules spécialisées. Il s'agit de pigments
            respiratoires qui peuvent être libres dans les liquides circulants ou localisés au sein
            de cellules circulantes spécialisées. Il en existe plusieurs : l’hémoglobine, la
            chlorocruorine, l’hémérythrine et l’hémocyanine. </para>
            <sect2>
                <title>L'entrée et le transport du dioxygène dans le milieu intérieur</title>
                <para>Une fois traversé l’épithélium par diffusion, le dioxygène est pris en charge par
                    les liquides circulants, généralement au sein d’un appareil circulatoire. Une
                    partie du dioxygène est dissoute dans le sang ou dans l’hémolymphe. Une autre
                    partie est fixée par un pigment respiratoire. Chez les Mammifères et les
                    Téléostéens, le dioxygène est fixé sur l’hémoglobine. Ce pigment est contenu
                    dans des cellules sanguines spécialisées, les érythrocytes. Chez les Mammifères,
                    les érythrocytes ne possèdent pas de noyau, ce sont des hématies.</para>
                <para>Les hémoglobines sont constituées de quatre sous-unités : deux sous-unités
                    alpha (α) et deux sous-unités bêta (β). Elles possèdent chacune un groupement
                    porphyrique avec au centre un atome de fer. Le fer de l'hémoglobine, qu’elle
                    soit liée ou non au dioxygène, reste toujours sous sa forme ferreuse
                        (Fe<superscript>2+</superscript>).</para>
                <figure>
                    <title>Formes tendue et relâchée de l'hémoglobine</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Jeanne Cartier Millon</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le dioxygène est fixé par les groupements porphyriques. La fixation provoque une
                    modification de la conformation de l'hémoglobine, qui de tendue en absence de
                    dioxygène devient relâchée lorsqu'elle est associée à quatre molécules de
                    dioxygène. L’affinité de l'hémoglobine pour le dioxygène varie avec le nombre de
                    molécules de dioxygène fixées. Cette propriété permet à l'hémoglobine de jouer
                    le rôle de transporteur. Il existe une autre protéine capable de fixer le
                    dioxygène, la myoglobine. Principalement localisée dans les cellules des organes
                    comme les muscles, elle a une très forte affinité pour le dioxygène et ne peut
                    jouer le rôle de transporteur principal. La myoglobine est utilisée dans le
                    stockage du dioxygène dans le muscle. </para>
                <para>Le pH du milieu influence l'affinité de l'hémoglobine pour le dioxygène. C’est
                    l’effet Bohr. Lorsque le pH est acide, la dissociation du dioxygène et du
                    pigment est facilitée . Lorsque le pH est basique, l'association du dioxygène à
                    l'hémoglobine est favorisée.</para>
                <para>À son entrée dans le milieu intérieur, le dioxygène s’associe à l’hémoglobine
                réduite (HHb), se fixant sur l’atome de fer. Cette fixation forme l’oxyhémoglobine
                    (HbO<subscript>2</subscript>) et est accompagnée de la libération d’un proton.
                Le dioxygène est transporté dans l’érythrocyte sous forme d’oxyhémoglobine jusqu’aux
                cellules des différents organes. </para>
                <figure>
                    <title>Le dioxygène : de l'échangeur à la prise en charge par le milieu
                    intérieur</title>
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                                        <simpara>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Jeanne Cartier Millon</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Par la suite, une diffusion du dioxygène transporté dans les érythrocytes se
                produit vers les cellules des organes. L’oxyhémoglobine
                    (HbO<subscript>2</subscript>) fixe un proton et libère le dioxygène.
                L’hémoglobine est réduite (HHb). Le dioxygène diffuse à travers les membranes des
                cellules consommatrices.</para>
                <figure>
                    <title>Le dioxygène : du milieu intérieur à la cellule consommatrice</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Jeanne Cartier Millon</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les Brachiopodes et certaines Annélides possèdent de l'hémérythrine. Ce pigment
                est contenu dans des cellules sanguines. Le dioxygène se fixe sur un site constitué
                de deux ions fer (Fe<superscript>2+</superscript>, Fe<superscript>3+</superscript>).
                Il se déplace sous cette forme jusqu’aux cellules consommatrices. </para>
                <para>Dans d'autres cas, le dioxygène est transporté par des pigments respiratoires
                    libres dans le plasma ou l’hémolymphe. Certaines espèces d’Annélides polychètes
                    possèdent de la chlorocruorine en solution dans le plasma. Elle est formée de
                    plusieurs sous-unités de globines contenant un groupement porphyrique et un
                    atome de fer. Le dioxygène se fixe sur cet atome et est transporté librement
                    dans le plasma. Les Écrevisses, les Araignées et les Mollusques possèdent quant
                    à eux de l’hémocyanine, en solution dans l’hémolymphe. Elle est composée de
                    plusieurs sous-unités qui contiennent chacune deux ions cuivre. Le dioxygène est
                    transporté en étant fixé sur les atomes de cuivre jusqu’aux cellules
                    consommatrices. </para>
                <para>Le dioxygène peut aussi être transporté librement par des structures spécialisées,
                les trachées présentes chez les Insectes par exemple. Il n’y a pas de pigments
                respiratoires. À l’extrémité des trachéoles se trouve un liquide trachéolaire dans
                lequel le dioxygène est dissous. Il diffuse ensuite vers les cellules
                consommatrices.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le transport et la sortie du dioxyde de carbone dans le milieu extérieur</title>
                <para> </para>
                <para>Une fois le dioxygène entré dans les cellules consommatrices, il est utilisé dans
                le métabolisme, notamment la respiration cellulaire. Il est utilisé dans la
                phosphorylation oxydative impliquant la chaîne respiratoire. Parallèlement, du
                dioxyde de carbone et des protons sont produits par le cycle de Krebs. Le dioxyde de
                carbone est libéré dans le milieu intérieur par diffusion. </para>
                <para>Le dioxyde de carbone est transporté de différentes façons dans l’organisme. Une
                    partie est transportée sous forme dissoute dans le plasma. Une autre partie du
                    dioxyde de carbone est combinée avec de l’eau dans le plasma ou le cytoplasme
                    des érythrocytes et forme de l’acide carbonique puis des ions bicarbonates. Les
                    ions bicarbonates produits sont fixés par des protéines plasmatiques et
                    transportés sous cette forme jusqu’à l’échangeur. Ces réactions sont cependant
                    très lentes.</para>
                <para>Une dernière partie du dioxyde de carbone est fixée à l’hémoglobine dans les
                érythrocytes et forme une carbhémoglobine (HbCO<subscript>2</subscript>). Il est
                transporté sous cette forme dans l’érythrocyte jusqu’à l’échangeur. </para>
                <para>La majeure partie du dioxyde de carbone formé par la respiration cellulaire
                pénètre dans les érythrocytes et est combiné à l'eau du cytoplasme. Cette réaction
                est catalysée par une enzyme, l’anhydrase carbonique, qui accélère la formation de
                l’acide carbonique. Le fonctionnement de l’anhydrase carbonique nécessite du zinc et
                de l’eau. L’acide carbonique donne ensuite naissance à des ions bicarbonates et des
                protons par une réaction de dissociation. Les ions bicarbonates quittent
                l’érythrocyte. Ils sont transportés dans le plasma jusqu’à l’échangeur. L’équilibre
                des charges est assuré par l’effet Hamburger, un ion chlorure entrant dans
                l’érythrocyte quand une molécule de bicarbonate en sort.</para>
                <figure>
                    <title>Le dioxyde de carbone : de la cellule productrice au milieu
                    intérieur</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Johan Oca</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Au niveau de l’échangeur, le dioxyde de carbone dissous dans le plasma diffuse
                    passivement vers le milieu extérieur. Les ions bicarbonates et les protons du
                    plasma circulent sous forme associée à des protéines. Au niveau de l'échangeur,
                    ils se combinent en acide carbonique qui se dissocie en dioxyde de carbone et en
                    eau. C’est une réaction lente. Le dioxyde de carbone et l’eau diffusent à
                    travers l’échangeur vers le milieu extérieur. Les ions bicarbonates circulant
                    dans le plasma entrent à nouveau dans les érythrocytes. Ils s’associent à des
                    protons provenant de l’hémoglobine réduite et forment de l’acide carbonique.
                    Cette entrée implique la sortie d’ions chlorures. L’anhydrase carbonique
                    catalyse la formation de dioxyde de carbone et d'eau à partir de l'acide
                    carbonique produit. Les molécules formées diffusent passivement vers le milieu
                    extérieur. </para>
                <figure>
                    <title>Le dioxyde de carbone : du milieu intérieur au milieu extérieur</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Johan Oca</holder>
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                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L’entrée de dioxygène et la sortie de dioxyde de carbone sont simultanées.</para>
                <para> </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les échanges gazeux entre l’extérieur et l’intérieur de l’organisme se font par
            diffusion. Les gaz respiratoires se trouvent sous forme gazeuse dans l’atmosphère et
            sous forme dissoute dans l’eau. L’entrée de dioxygène dans l’organisme est réalisé par
            diffusion passive, respectant la loi de Fick. Elle se fait à travers l’épithélium de
            l’échangeur. Il en va de même de la sortie du dioxyde de carbone.</para>
            <para>Les mécanismes de transport des gaz respiratoires varient en fonction des organismes.
                Les gaz peuvent être transportés sous forme liée à un pigment respiratoire, libre ou
                contenu dans une cellule spécialisée. Ils peuvent aussi se déplacer sous forme
                dissoute dans le plasma ou sous forme gazeuse dans les trachées. La convection
                circulatoire permet généralement l’acheminement du dioxygène de l'échangeur
                jusqu’aux cellules et du dioxyde de carbone des cellules vers l’échangeur.</para>
            <para>Les cellules utilisent le dioxygène dans le métabolisme respiratoire qui permet
            l'obtention de l’énergie nécessaire à l’organisme. Ces réactions produisent du dioxyde
            de carbone. Finalement, tous ces phénomènes contribuent à conserver l’unité de
            l’organisme. </para>
            <para>Quelles relations peuvent être établies entre milieu de vie et échanges gazeux
                respiratoires ?</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
            <bibliodiv>
                <title>Livres</title>
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                    <title>La respiration chez les animaux In Ressources en Sciences de la Vie et
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                    <title>Partie 2 : Organes respiratoires chez les animaux In Animateur nature [en
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                    <title>Les Crustacés - L'organisation anatomique des Crustacés - L'exemple de
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                    <title>UE3-2 - Physiologie - Physiologie respiratoire Chapitre 9 : Transport des gaz
                        dans le sang In Université Numérique Francophone des Sciences de la Santé et
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                    <email>valentin.luiset@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Dans le règne animal, le groupe des Arthropodes est de loin celui qui est le plus
            représenté : 80% des espèces connues en font partie. Les Arthropodes comprennent
            plusieurs sous-groupes dont celui des Chélicérates. Parmi eux figurent les Arachnides
            comportant les Araignées, les Scorpions, mais aussi les Acariens.</para>
            <para>Chez les Arthropodes et notamment les Araignées, l’appareil circulatoire est ouvert.
                Le liquide circulant des Arthropodes est appelé hémolymphe. Il est mis en mouvement
                dans l'organisme grâce à un cœur dorsal contractile.</para>
            <para>Quelles sont les caractéristiques fonctionnelles des surfaces d'échanges des gaz
                respiratoires ? </para>
            <para>Quels sont les processus physiques impliqués dans la réalisation des échanges gazeux
            respiratoires ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les poumons et les trachées : organes respiratoires des Araignées</title>
            <para>L’appareil respiratoire des Araignées est constitué de poumons, au nombre d'une ou
            deux paires, et de trachées. Chez les Araignées basales telles les Mésothèles et les
            Orthognathes, l'appareil respiratoire ne comprend pas de trachées. Au cours de
            l’évolution, la première paire de poumons a été conservée alors que la deuxième a donné
            naissance à des trachées par ramification.</para>
            <figure>
                <title>Morphologie de l'Épeire fasciée en vue dorsale </title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les
                                        mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2009</year>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                </copyright>
                            </info>
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            </figure>
            <para>Les poumons se trouvent dans l’opisthosome. Ils ont, chez toutes les Araignées, la
            même structure.</para>
            <figure>
                <title>Opisthosome d'Araignée en coupe longitudinale</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Valentin Luiset</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <sect2>
                <title>Les poumons : des organes en  lamelles, à l'interface entre milieu extérieur et
                milieu intérieur</title>
                <para>Les poumons sont situés dans l’opisthosome. Chaque poumon est une invagination
                tégumentaire qui communique avec une chambre appelée atrium, ouverte sur l’extérieur
                par un stigmate. Le stigmate permet l'entrée et la sortie d'air.</para>
                <figure>
                    <title>Poumon d'Araignée en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Pierre-Louis Pestre</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <figure>
                    <title>Lamelles de poumon d'Araignée en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Smaïl Belasla</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La paroi pulmonaire est repliée et forme des lamelles dans lesquelles circule
                    l'hémolymphe. L’air pénètre dans l'atrium pulmonaire puis est dirigé vers les
                    lamelles pulmonaires entre lesquelles il se répartit. Au niveau des lamelles
                    pulmonaires alternent des espaces hémolymphatiques et des espaces
                    aériens.</para>
                <para>Les poumons sont organisés en feuillets. Cette organisation permet une
                    augmentation de la surface à volume constant, ce qui favorise les échanges des
                    gaz respiratoires. Les lamelles pulmonaires sont bordées d'un épithélium simple
                    et pavimenteux en continuité avec l'épiderme. Les corps cellulaires des cellules
                    épithéliales forment des piliers soutenant les lamelles. L'hémolymphe prend en
                    charge le dioxygène et l'achemine vers les tissus consommateurs. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Les trachées : des tubes ramifiés contenant de l'air et baignant dans
                l'hémolymphe</title>
                <para>Les trachées sont des invaginations tubuleuses et ramifiées du tégument. Un
                    bouquet de trachées communique avec l’extérieur par un stigmate. Il permet
                    l'entrée et la sortie de l'air. L'air est acheminé par les trachées en
                    profondeur dans l'organisme.</para>
                <para>Comme celle des poumons, la paroi des trachées est constituée d'un épithélium
                    simple et couvert d'une fine cuticule, en continuité avec l'épiderme. Elles sont
                    maintenues ouvertes par des reliefs en anneau de la cuticule, appelés ténidies.
                    Les échanges gazeux respiratoires sont réalisés avec l'hémolymphe à travers
                    cette paroi.</para>
                <para>Les extrémités des trachées, appelées trachéoles, sont en contact avec les tissus.
                Les échanges gazeux respiratoires peuvent également s'y dérouler.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les échanges de gaz respiratoires : une diffusion entre milieu extérieur et
            hémolymphe</title>
            <para>Les échanges gazeux sont réalisés par un mécanisme de diffusion simple. La première
                loi de Fick exprime le flux d'une substance diffusant d'un compartiment vers un
                autre à travers une interface. </para>
            <para>Dans le cas d’un gaz noté x, son expression
            est :</para>
            <para>J<subscript>x</subscript> = K<subscript>x</subscript> x ΔP<subscript>x</subscript> x S / E </para>
            <para>avec <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>J<subscript>x</subscript>, flux en mol.s<superscript>-1</superscript>
                        ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>K<subscript>x</subscript>, constante de diffusion du gaz en
                            mol.s<superscript>-1</superscript>.m<superscript>-1</superscript>.Pa<superscript>-1</superscript>
                        ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>ΔP<subscript>x</subscript>, différence de pression partielle entre milieu
                        extérieur et milieu intérieur en Pa ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>S, aire de la surface d’échanges en m ;<superscript>2</superscript>
                        </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>E, épaisseur de la surface d'échanges en m.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
            </para>
            <para>Le dioxygène de l'air des poumons et des trachées diffuse vers l'hémolymphe et le
            dioxyde de carbone de l'hémolymphe diffuse en sens inverse. Toutefois, ce dernier
            diffusant facilement dans l'organisme, il est également évacué à travers la surface
            corporelle.</para>
            <para>Chez les Araignées, les transports du dioxygène et du dioxyde de carbone sont réalisés
                par l’hémolymphe. Ses rôles sont analogues à ceux du sang et du liquide interstitiel
                des Vertébrés. Le transport du dioxygène est réalisé grâce à un pigment,
                l’hémocyanine.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La ventilation : un renouvellement de l'air des organes respiratoires</title>
            <para>La ventilation est le renouvellement de l’air dans l'appareil respiratoire.</para>
            <figure>
                <title>Atrium de poumon d'Araignée en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                Lyon)</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la<link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Arthur Bombaron</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>L'entrée et la sortie de l'air sont réalisées par les stigmates. Chacun communique avec un atrium, sorte de vestibule.  L'atrium est une cavité dans laquelle circule l'air, directement en continuité avec
            les lamelles pulmonaires. La présence de reliefs cuticulaires permet de retenir  les
            corps étrangers et d'éviter leur pénétration dans le poumon. </para>
            <para>La ventilation est favorisée par les battements cardiaques qui provoquent la déformation des poumons. </para>
            <figure>
                <title>Circulation de l'air dans les poumons d'Araignée.</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
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            </figure>
            <para>La circulation de l'air dans les poumons impliquerait des déformations des lamelles.
                Les flèches noires représentent la circulation de l'hémolymphe et les flèches
                blanches la circulation de l'air. L'hémolymphe circule le long des lamelles du
                poumon. Alors qu'elle pénètre à une extrémité, l'air entre à l'opposé où une
                dépression est générée. Lorsque l'hémolymphe atteint la région d'entrée de l'air,
                elle provoque une surpression et l'expulsion de l'air. Ce fonctionnement est décrit
                comme l'hypothèse du soufflet.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les Araignées ont deux types d'organes respiratoires, les poumons et les trachées,
            assurant l'approvisionnement de l'organisme en dioxygène et l'élimination du dioxyde de
            carbone. </para>
            <para>Selon les espèces, les combinaisons varient, ainsi certaines sont dépourvues
                d'appareil pulmonaire, d’autres possèdent un appareil trachéen très développé,
                certaines réalisent une respiration tégumentaire.</para>
            <para>L'Argyronète est une Araignée originale : elle vit dans l’eau de plans d’eau
                calmes et possède un appareil respiratoire semblable à celui des Araignées du milieu
                aérien. Elle produit une poche de soie qu’elle fixe à des plantes aquatiques et la
                remplit d’air qu’elle capte à la surface grâce aux soies présentes sur son abdomen.
                Au fur et à mesure qu'elle consomme le dioxygène de sa poche, il est renouvelé par
                diffusion depuis l'eau environnante, en raison de la différence de pression
                partielle générée par la consommation. Cependant, le diazote diffuse de la poche
                vers l'eau environnante, provoquant une diminution de son volume. L'Argyronète
                rejoint régulièrement la surface, y capte de l'air, et réalimente ainsi sa
                poche.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
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            <title>Réaliser échanges gazeux et prise alimentaire avec le même organe, à partir de
            l'exemple des Bivalves</title>
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                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Bivalves aussi appelés Lamellibranches font partie du groupe des Mollusques.
                Aquatiques, ils sont vivent en milieu marin ou en eau douce et regroupent
                différentes espèces comme la Moule (<emphasis>Mytilus edulis</emphasis>), l’Huître
                    (<emphasis>Ostrea edulis</emphasis>) ou la Palourde (<emphasis>Ruditapes
                    decussatus</emphasis>). Il en existe environ 9200 espèces dont 8000 sont
                marines.</para>
            <para>Les Bivalves sont apparus il y a plus de 500 millions d’années. Leur corps est
                protégé par une coquille faite de deux valves qu’ils peuvent ouvrir ou fermer grâce
                à des muscles adducteurs. Les valves sont sécrétées par le manteau qui entoure
                l’animal. Les Bivalves possèdent deux paires de branchies. Ils sont généralement
                sédentaires, la Moule par exemple se fixe aux rochers grâce à son byssus. D’autres
                vivent enfouis dans le sable comme l’Amande de mer (<emphasis>Glycymeris
                    glycymeris</emphasis>) ou creusent des trous dans le bois ou la pierre. Certains
                sont capables de se déplacer grâce aux mouvements de leurs valves comme les
                Pétoncles (<emphasis>Chlamys spp.</emphasis>). </para>
            <para>Comment les Bivalves réalisent-ils les échanges gazeux respiratoires et quelle est
                leur mode de prise alimentaire ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les branchies, organes des échanges par diffusion des gaz respiratoires </title>
            <figure>
                <title>Anatomie de la Moule en vue ventrale</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
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                                    <holder>Marion Mayollet</holder>
                                    <holder>Vincent Toinon</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les branchies ou cténidies sont des structures localisées dans la cavité palléale
                délimitée par le manteau. De chaque côté de la masse viscérale deux branchies sont
                présentes, insérées sur un axe parcouru par un vaisseau afférent et un vaisseau
                efférent. Chaque branchie est formée de filaments branchiaux parallèles, reliés par
                des jonctions inter-filaments. Un assemblage de filaments forme un feuillet
                branchial.</para>
            <para>Les feuillets branchiaux sont reliés par des jonctions inter-feuillets comportant
            un épithélium, du tissu conjonctif fibreux et des fibres musculaires. Selon les groupes
            de Bivalves, elles sont rares et ponctuelles ou nombreuses et régulières.</para>
            <para>Chaque branchie possède un feuillet direct interne soudé à la masse viscérale et
                un feuillet réfléchi externe libre ou soudé, au manteau pour la branchie externe et
                à la masse viscérale pour la branchie interne.</para>
            <para>Les Bivalves peuvent être classés selon les caractéristiques de leurs branchies.
            Sont ainsi distingués quatre groupes dont les Filibranches et les
            Eulamellibranches.</para>
            <para>Les Filibranches ont des branchies dont les filaments sont reliés par des
                jonctions inter-filaments mais les jonctions inter-feuillets sont rares. Les Moules
                et les Huîtres possèdent par exemple ce type de branchies. </para>
            <figure>
                <title>Lame branchiale de Moule en coupe longitudinale (Collection de l’ENS de
                Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Antoine Bruyère</holder>
                                    <holder>Julien Grès</holder>
                                    <holder>Marion Mayollet</holder>
                                    <holder>Vincent Toinon</holder>
                                </copyright>
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                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les Eulamellibranches, littéralement "Lamellibranches vrais", possèdent des branchies
            dont les filaments et les feuillets sont réunis par des jonctions vasculaires. C’est par
            exemple le type de branchies de la Coque (<emphasis>Cerastoderma edule</emphasis>) ou de
            la Palourde.</para>
            <figure>
                <title>Lame branchiale de Coque en coupe longitudinale (Collection de l’ENS de
                Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Antoine Bruyère</holder>
                                    <holder>Julien Grès</holder>
                                    <holder>Marion Mayollet</holder>
                                    <holder>Vincent Toinon</holder>
                                </copyright>
                            </info>
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                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Malgré leur diversité, les branchies sont toutes impliquées dans les échanges
            gazeux respiratoires, correspondant à une absorption de dioxygène et un rejet de dioxyde
            de carbone.</para>
            <figure>
                <title>Filaments branchiaux de Coque en coupe transversale (Collection de l’ENS de
                Lyon)</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Antoine Bruyère</holder>
                                    <holder>Julien Grès</holder>
                                    <holder>Marion Mayollet</holder>
                                    <holder>Vincent Toinon</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les échanges ont lieu entre les milieux extérieur et intérieur, à travers les
            cellules constituant la surface des filaments branchiaux, correspondant à un épithélium
            simple. Ils sont réalisés entre l’eau de la cavité palléale (milieu extérieur) et
            l’hémolymphe (milieu intérieur), c’est à dire le liquide circulant des Mollusques
            contenant un transporteur de dioxygène, l’hémocyanine.</para>
            <para>Les échanges de gaz respiratoires se font par diffusion à travers l’épithélium
            simple des filaments. La loi de Fick en rend compte. Pour les gaz, son expression est </para>
            <para>J<subscript>gaz</subscript> = K<subscript>gaz</subscript> x
                ΔP<subscript>gaz</subscript> x S / E avec </para>
            <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para>K<subscript>gaz</subscript>, constante de diffusion du gaz en
                        mol.s<superscript>-1</superscript>.m<superscript>-1</superscript>.Pa<superscript>-1</superscript>
                    ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>ΔP<subscript>gaz</subscript>, différence de pression partielle entre
                    milieu extérieur et milieu intérieur en Pa ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>S, surface de l'interface en m ;<superscript>2</superscript>
                    </para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>E, épaisseur de l'interface en m.</para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
            <para>Cette loi indique que le flux d’un gaz entre deux compartiments est proportionnel
            au gradient de pression partielle, à la surface de l’interface ainsi qu’à l’inverse de
            l'épaisseur de l’interface. </para>
            <para>Chez les Bivalves l’épithélium est peu épais, environ 10 à 20 μm, et présente une
                grande surface en relation avec l'organisation en nombreux filaments. Cela augmente
                le flux de diffusion des gaz et ainsi les échanges gazeux respiratoires.</para>
            <para>L’hémolymphe chargée en dioxyde de carbone est acheminée vers les branchies par un
            vaisseau afférent situé dans le feuillet réfléchi. Elle se charge petit à petit de
            dioxygène puis remonte le long du feuillet direct jusqu’au vaisseau efférent qui la
            distribue vers les organes.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les branchies, organes de la prise alimentaire par filtration</title>
            <para>Les branchies des Bivalves forment une grille qui intercepte les particules en
                suspension dans l’eau dont ces animaux se nourrissent, c’est de la microphagie
                suspensivore. Ces particules correspondent chez la Moule à des organismes
                planctoniques et à des débris flottants végétaux ou animaux. </para>
            <figure>
                <title>Bord libre de branchie de Moule en montage extemporané</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Antoine Bruyère</holder>
                                    <holder>Julien Grès</holder>
                                    <holder>Marion Mayollet</holder>
                                    <holder>Vincent Toinon</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les filaments des branchies sont recouverts de cils, il en existe divers types
                dont les localisations sont différentes, et qui jouent des rôles spécifiques dans le
                renouvellement de l’eau de la cavité palléale ou dans la prise alimentaire. Les cils
                qui permettent la prise alimentaire se distinguent par leur taille et la fréquence
                de leurs battements. </para>
            <para>La mise en mouvements des cils consomme de l'énergie, fournie par les nombreuses
            mitochondries que contiennent les cellules de l’épithélium. </para>
            <para>Des cellules à mucus sont également présentes dans l'épithélium. Elles produisent un
            mucus qui est réparti à la surface des filaments branchiaux.</para>
            <figure>
                <title>Filaments branchiaux de Moule en coupe transversale, au microscope optique
                    (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
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                            </info>
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                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les cils frontaux courts, localisés sur le bord externe des feuillets, battent
            très fréquemment et génèrent des mouvements locaux, qui permettent le déplacement des
            particules qui entrent à leur contact et se trouvent  emprisonnées dans le mucus. Il en
            va de même des cils abfrontaux.</para>
            <para>Les particules forment des files s'étendant le long des filaments branchiaux et se
                déplaçant grâce aux battements ciliaires, en direction du sillon marginal situé sur
                le bord libre des branchies. Une fois dans le sillon, elles sont acheminées en
                direction de la bouche.</para>
            <para>Les cils frontaux longs ont des battements moins fréquents. Ils ont pour fonction
                l'élimination des particules volumineuses dont la Moule ne peut se nourrir. Leurs
                mouvements permettent d'expulser ces particules avant qu’elles ne pénètrent dans le
                sillon marginal. Ces grosses particules sont rejetées dans l’eau de la cavité
                palléale puis évacuées.</para>
            <figure>
                <title>Voir la vidéo "Mouvements des cils branchiaux de Moule"</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Antoine Bruyère</holder>
                                    <holder>Julien Grès</holder>
                                    <holder>Marion Mayollet</holder>
                                    <holder>Vincent Toinon</holder>
                                </copyright>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
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                                    <holder>Vincent Toinon</holder>
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                <caption>
                    <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2017/videos/12_video_01.mp4">au format .mp4</link>
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                    </simpara>
                </caption>
            </figure>
            <para>Les battements des cils frontaux courts et des cils abfrontaux sont responsables
            du déplacement des particules alimentaires enrobées de mucus le long des filaments
            branchiaux vers les sillons marginaux. Leur orientation est longitudinale par rapport
            aux filaments branchiaux. Au niveau des sillons marginaux, les battements ciliaires
            changent d’orientation et deviennent perpendiculaires à l'axe longitudinal des
            filaments, ce qui permet de mettre en mouvement les particules piégées dans le mucus en
            direction de l’orifice buccal.</para>
            <para>L’épithélium des filaments branchiaux est simple et prismatique. Chez la Moule, la
            dimension des cellules, et notamment leur hauteur comprise entre 10 et 20 µm, permet la
            présence de nombreux organites dans le cytoplasme en particulier des mitochondries. Elle
            est également favorable à une pinocytose contribuant à l'alimentation. L'épaisseur de
            l'épithélium assure en outre une protection vis-à-vis de l'abrasion par les particules
            en suspension. Les caractéristiques de l'épithélium branchial résultent d'un compromis
            entre les fonctions d'échangeur de gaz respiratoires et de dispositif de prise
            alimentaire par filtration.</para>
            <para>L’épithélium est accolé à des baquettes chitineuses. La chitine est une molécule
            entrant dans la constitution de structures flexibles mais solides. Les baguettes
            chitineuses permettent aux branchies des Bivalves de résister aux mouvements d’eau
            auxquels elles sont soumises.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les branchies, organes traversés par un courant d’eau ventilatoire et
            alimentaire</title>
            <para>Les Bivalves réalisent un renouvellement de l’eau se trouvant dans leur cavité
            palléale de diverses manières.</para>
            <para>Chez les espèces vivant fixées comme la Moule l'eau entre ventralement par
                l’ouverture ménagée entre les valves, lorsque l'animal est immergé. Elle sort dans
                la région dorsale après avoir baigné les branchies.</para>
            <figure>
                <title>Palourde immergée en vue latérale</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Antoine Bruyère</holder>
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                                    <holder>Marion Mayollet</holder>
                                    <holder>Vincent Toinon</holder>
                                </copyright>
                            </info>
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                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les espèces vivant enfouies dans le sable possèdent des siphons, inhalant ventral et
            exhalant dorsal, respectivement. L’eau entre dans la cavité palléale par le premier et
            sort par le second après avoir été filtrée.  </para>
            <para>Le claquement des valves des espèces mobiles assurant leur propulsion permet
            également l'entrée et la sortie d’eau au niveau de la cavité palléale. </para>
            <para>Le courant d’eau est généré par les battements ciliaires permanents des cils
                latérofrontaux. Il est unidirectionnel, ce qui minimise le coût énergétique lié à la
                forte viscosité de l'eau. Il assure deux fonctions, une fonction ventilatoire et une
                fonction alimentaire.</para>
            <para>Le courant d’eau ventilatoire permet le renouvellement du milieu extérieur au
            contact de la surface d'échanges des gaz respiratoires. À ce niveau, les sens de
            circulation de l'eau et de l’hémolymphe sont opposés. Cette circulation à contre-courant
            a pour conséquence le maintien du gradient de pression partielle des gaz respiratoires
            sur toute la longueur de l'échangeur. </para>
            <para>L’eau de la cavité palléale saturée en dioxygène cède progressivement du dioxygène aux
            lacunes hémlymphatiques des filaments, mais la pression partielle de ce gaz dans l'eau
            est toujours supérieure à celle de l'hémolymphe, le gradient demeure à peu près
            constant. Cela permet une diffusion importante sur toute la longueur de l'échangeur. Le
            même phénomène est constaté pour le dioxyde de carbone.</para>
            <para>Le courant d'eau est aussi le vecteur qui achemine les particules alimentaires en
            suspension aux branchies. L’eau traverse les feuillets branchiaux, passe entre les
            filaments et entraîne avec elle les particules en suspension qui peuvent ainsi être
            retenues par le filtre branchial. </para>
            <para>Le renouvellement de l’eau permet de garder un milieu potentiellement riche en
            zooplancton ou phytoplancton qui sont les principaux aliments. </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>La réalisation des échanges gazeux et de la prise alimentaire chez les Bivalves
            s’effectue par les branchies. Ces organes sont fréquents en milieu aquatique. Dans ce
            groupe de Mollusques, leurs caractéristiques résultent d’une évolution leur confèrant
            une double fonction, respiratoire et alimentaire. Constituées d’évaginations corporelles
            soutenues par le milieu porteur qu’est l’eau, elles possèdent un épithélium relativement
            fin et une vaste surface facilitant les échanges gazeux par diffusion. Ces échanges sont
            également favorisés par la circulation unidirectionnelle de l’eau dans la cavité
            palléale, qui permet de renouveler le dioxygène du milieu et d’en évacuer le dioxyde de
            carbone. Ce mouvement d’eau est produit par l’action des innombrables cils qui battent
            régulièrement à la surface des filaments. Ces cils ont aussi pour fonction de capturer,
            d'acheminer et de trier les particules qui ont été apportées par l'eau,jusqu’aux palpes
            labiaux et à la cavité buccale de l’animal.</para>
            <para>À la différence des Bivalves, de nombreux Mollusques, des groupes des Gastéropodes
                et des Céphalopodes notamment, présentent une prise  alimentaire relevant de la
                macrophagie, impliquant des dispositifs associés à l'appareil digestif. L'appareil
                respiratoire n'a alors aucune fonction alimentaire.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                    <title>Respiration In Wikipédia [en ligne]</title>
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                        <publishername>Fondation Wikimedia</publishername>
                    </publisher>
                    <pubdate>12 mars 2017 [date de consultation : mars 2017]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="www.wikipedia.org/wiki/respiration">www.wikipedia.org/wiki/respiration</link>
                        </uri>
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                </biblioentry>
            </bibliodiv>
        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>L'hépatopancréas des Mollusques et des Arthropodes</title>
            <authorgroup>
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                        <firstname>Emma</firstname>
                        <surname>Albert</surname>
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                    <email>emma.albert@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
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                        <firstname>Anaïs</firstname>
                        <surname>Cattrat</surname>
                    </personname>
                    <email>anais.cattrat@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Maxence</firstname>
                        <surname>Decellières</surname>
                    </personname>
                    <email>maxence.decellières@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Eddy</firstname>
                        <surname>Renaud-Goud</surname>
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                    <email>eddy.renaud.goud@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>L’hépatopancréas est un organe majeur présent chez les Mollusques et les Arthropodes.
            Découvert en 1884, il joue un rôle important dans le fonctionnement de l’appareil
            digestif auquel il appartient.</para>
            <para>Les Mollusques sont un grand groupe d'animaux incluant de nombreuses espèces. Il
            compte sept sous-groupes dont les plus connus sont les Bivalves (Moules, Huîtres), les
            Gastéropodes (Escargots, Limaces) et les Céphalopodes (Calmars, Seiches).</para>
            <para>Les Arthropodes réunissent deux grands sous-groupes qui sont les Chélicérates
            (Arachnides) et les Mandibulates (crustacés, Myriapodes).</para>
            <para>Certaines espèces de ces groupes sont pourvues d’un hépatopancréas à la différence des
                Mammifères. </para>
            <para>D’un point de vue structural quels sont les constituants de cet organe ?</para>
            <para>Quelles sont ses fonctions ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L’hépatopancréas, un organe de l’appareil digestif</title>
            <sect2>
                <title>L’hépatopancréas des Mollusques, un organe lobé et impair, relié au tube digestif
                par des canaux</title>
                <figure>
                    <title>Appareil digestif de l'Escargot en vue dorsale</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Emma Albert</holder>
                                        <holder>Anaïs Cattrat</holder>
                                        <holder>Maxence Decellières</holder>
                                        <holder>Eddy Renaud-Goud</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <figure>
                    <title>Tube digestif et hépatopancréas de l’Escargot en vue dorsale </title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
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                                        <holder>Emma Albert</holder>
                                        <holder>Anaïs Cattrat</holder>
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                                    </copyright>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L’appareil digestif est formé de plusieurs organes. Ce sont successivement, de
                    l'avant vers l'arrière, la bouche qui sert à la prise alimentaire grâce à la
                    radula, suivie d’un court œsophage puis du jabot qui donne accès à l’estomac.
                    Ensuite vient l’intestin entouré par l’hépatopancréas. Constitué de deux lobes
                    logés principalement dans le tortillon, l'hépatopancréas est relié au mésentéron
                    (partie moyenne du tube digestif regroupant l’estomac et l’intestin) par le
                    biais d’un canal hépatopancréatique. L’appareil digestif se termine par le
                    rectum et l’anus. </para>
                <figure>
                    <title>Hépatopancréas d’Escargot en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Emma Albert</holder>
                                        <holder>Anaïs Cattrat</holder>
                                        <holder>Maxence Decellières</holder>
                                        <holder>Eddy Renaud-Goud</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L’appareil digestif est protégé par une enveloppe conjonctive et musculaire.
                L’hépatopancréas est constitué de nombreux tubules creusés d'une lumière, dont la
                paroi est formée d’un épithélium simple et haut. L’espace présent entre deux tubules
                peut être comblé par du tissu conjonctif et des vaisseaux hémolymphatiques y
                courent. Dans l'épithélium de chacun des tubules, trois types cellulaires différents
                sont observés. </para>
                <figure>
                    <title>Tubule d'hépatopancréas d'Escargot en coupe transversale (Collection de l'ENS
                    de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
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                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
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                </figure>
                <para>Les trois types de cellules constituant les tubules de l'hépatopancréas sont : <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>les cellules indifférenciées ayant un rôle dans le renouvellement
                                de l’épithélium, elles se présentent sous différents aspects,
                                isolées au bord de l’épithélium ou groupées au niveau
                                d'invaginations nommées cryptes de l’épithélium ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>les cellules absorbantes capables de réaliser la phagocytose de
                                particules présentes dans la lumière des tubules, ce qui a un impact
                                sur leur forme ; </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>les cellules sécrétrices produisant les enzymes nécessaires à la
                                digestion, nombreuses et variables selon le régime alimentaire de
                                l’animal. </para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'hépatopancréas des Arthropodes, un organe filamenteux et pair, relié au tube
                digestif par des canaux</title>
                <figure>
                    <title>Appareil digestif du Crabe vert en vue dorsale</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Emma Albert</holder>
                                        <holder>Anaïs Cattrat</holder>
                                        <holder>Maxence Decellières</holder>
                                        <holder>Eddy Renaud-Goud</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Chez les Arthropodes, le trajet des aliments dans le tube digestif commence
                également par la cavité buccale communiquant avec un court œsophage qui débouche
                dans l’estomac. Il s'ouvre sur l’intestin qui se termine par le rectum puis l’anus.
                Il y a présence de plusieurs cæcums qui sont des expansions du tube digestif.
                L’hépatopancréas est relié à l'estomac.</para>
                <figure>
                    <title>Hépatopancréas de Crabe en coupe transversale (Collection de l’ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Emma Albert</holder>
                                        <holder>Anaïs Cattrat</holder>
                                        <holder>Maxence Decellières</holder>
                                        <holder>Eddy Renaud-Goud</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Comme celui de l’Escargot, l’hépatopancréas du Crabe est constitué de tubules dont
                    la lumière est bordée d'un épithélium constitué de cellules indifférenciées,
                    absorbantes et sécrétrices. Les tubules sont ramifiés, ce qui contribue à
                    augmenter la surface d’échange avec le contenu de la lumière, à volume égal. Les
                    tubules baignent dans l’hémolymphe qui assure leur irrigation. </para>
                <figure>
                    <title>Tubule d'hépatopancréas de Crabe (Collection de l’ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Emma Albert</holder>
                                        <holder>Anaïs Cattrat</holder>
                                        <holder>Maxence Decellières</holder>
                                        <holder>Eddy Renaud-Goud</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les cellules épithéliales portent une bordure en brosse au contact de la lumière.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Les hépatopancréas des Mollusques et des Arthropodes, des organes digestifs
                anatomiquement différents</title>
                <para>Le tube digestif est divisé en trois parties, qui sont de l'avant vers l'arrière
                le stomodeum, le mésentéron et le proctodeum.</para>
                <para>Les Mollusques et les Arthropodes possèdent des diverticules intestinaux qui ont
                différentes formes et structures, mais qui jouent des rôles similaires. Leurs
                cellules sécrètent des enzymes, en particulier protéolytiques, et absorbent les
                produits issus de la digestion. Ces diverticules se développent et se ramifient, ce
                qui conduit à des organes très volumineux, les hépatopancréas. </para>
                <para>L'hépatopancréas des Mollusques, étudié à travers l'exemple de l'Escargot, et
                celui des Arthropodes, examiné chez le Crabe vert, n’ont pas la même organisation
                anatomique.  Chez l’Escargot, cet organe est très volumineux et divisé en deux lobes
                inégaux, tandis que chez le Crabe il est formé de deux parties symétriques et plus
                réduites. </para>
                <para>Les différences anatomiques observées peuvent être mises en relation avec les
                    régimes alimentaires distincts des espèces et la localisation de la digestion
                    enzymatique. Chez les Gastéropodes végétariens et les Arachnides, la digestion
                    est intracellulaire alors que pour les Gastéropodes carnivores et les
                    Céphalopodes, la digestion se déroule dans la lumière du tube digestif.</para>
                <para>L’étude anatomique de l’hépatopancréas laisse à penser qu’il a un rôle majeur dans
                la digestion et l’absorption. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L’hépatopancréas, une expansion tubuleuse du tube digestif moyen à fonctions
            digestive, absorbante et métabolique</title>
            <para>L’hépatopancréas synthétise de nombreuses enzymes digestives comme les protéases. Les
            enzymes digestives sont sécrétées par les cellules qualifiées de pancréatiques. Elles
            présentent une grande diversité notamment liée au régime alimentaire. </para>
            <sect2>
                <title>L'hépatopancréas, un organe de la  digestion</title>
                <para>La digestion est une phase de l’alimentation qui succède généralement à
                    l’ingestion, mais peut débuter simultanément. Au sens large du terme, elle
                    correspond à un ensemble de processus qui réduisent la taille des particules
                    alimentaires (digestion physique) et des molécules les composant (digestion
                    chimique).</para>
                <para>La simplification moléculaires implique l'action d'enzymes qui sont produites par
                    les cellules de l'épithélium digestif. Elles sont soit sécrétées dans la lumière
                    des tubules de l'hépatopancréas et assurent une digestion extracellulaire
                    (cellules exocrines), soit conservées à l'intérieur des cellules et réalisent
                    une digestion intracellulaire. Les cellules sécrétrices synthétisent du
                    zymogène, un ensemble de proenzymes, et possèdent de nombreuses microvillosités
                    apicales.</para>
                <para>Les enzymes sont des protéines complexes capables de catalyser des réactions
                biochimiques de manière spécifique. Elles jouent un rôle important dans la
                libération des molécules simples à partir des molcules alimentaires
                complexes.</para>
                <para>Parmi les nombreuses enzymes digestives présentes dans l’hépatopancréas figurent
                    des protéases, des glycosidases et des lipases. Les protéases catalysent la
                    décomposition des protéines. Ce sont par exemple la trypsine et les
                    carboxypeptidases A et B. Leurs activités varient considérablement selon les
                    espèces. L’amylase est une glycosidase qui permet la digestion de l’amidon en
                    dégradant ses polysaccharides. La chitinase dégrade la chitine, présente dans la
                    cuticule des Arthropodes où elle joue un rôle structural. Dans l’hépatopancréas
                    du Crabe, les lipases assurent l'hydrolyse des principaux lipides alimentaires :
                    les triacylglycérols et les phospholipides. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'hépatopancréas, un organe de l’absorption</title>
                <para>L’absorption est la dernière phase de l'alimentation, elle assure le passage des
                    molécules du milieu extérieur au milieu intérieur. </para>
                <para>Elle peut concerner des molécules simples issues de la digestion
                    extracellulaire. Divers mécanismes sont impliqués, qui sont la diffusion
                    passive, la diffusion facilitée et le transport actif. Les molécules absorbées
                    deviennent des nutriments qui sont les substances utilisables par les cellules.
                    Les cellules absorbantes possèdent des des microvillosités qui augmentent la
                    surface d’absorption. Elles ont une fonction de stockage, notamment de fer et de
                    calcium. Elles contiennent également des lipides, du glycogène et d’autres
                    substances. </para>
                <para>Chez certaines espèces, l’absorption est effectuée par phagocytose. Les
                    cellules absorbantes qui la pratiquent réalisent une digestion intracellulaire
                    des molécules d'origine alimentaire et l’élimination des déchets insolubles. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'hépatopancréas, un organe du métabolisme</title>
                <para>L’alimentation est la fonction qui apporte à l’organisme les composants essentiels
                    à son fonctionnement. Ils peuvent être stockés notamment dans
                    l'hépatopancréas.</para>
                <para>Les molécules alimentaires les plus importantes sont les protéines, les
                    lipides et les glucides. Les protéines jouent un rôle fondamental dans la
                    croissance et la reproduction des animaux. Les glucides, comme les lipides, sont
                    une importante source d’énergie. Les glucides sont présents dans de nombreuses
                    plantes et possèdent une structure basée sur les atomes de carbone, oxygène et
                    hydrogène. Ils sont rencontrés sous forme de polysaccharides, oligosaccharides
                    et monosaccharides. Les lipides sont dégradés par les lipases en diglycérides et
                    monoglycérides qui sont absorbés. Ils sont ensuite convertis en phospholipides
                    et stockées dans l’hépatopancréas. </para>
                <para>Chez les Malacostracés comme le Crabe et l'Écrevisse, les réserves contenues dans
                    l’hépatopancréas sont directement utilisées au cours du développement des
                    gonades. Des nutriments sont convertis sous forme de réserves énergétiques dans
                    les cellules absorbantes. Les nutriments stockés dans l’hépatopancréas des
                    Gastéropodes sont utilisés lors de la réparation de la coquille ou dans le cadre
                    de la régulation du pH de l’intestin.</para>
                <para>Les cellules basales de l’hépatopancréas ont un rôle de renouvellement de
                    l’épithélium de la paroi des tubules hépatopancréatiques. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <figure>
                <title>Foie de Porc en coupe transversale (Collection de l’ENS de Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                        d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                        conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
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            </figure>
            <para>Le foie présente une organisation différente de celle de l’hépatopancréas. Il est
                possible de voir de nombreuses cellules appelées hépatocytes qui jouent un rôle
                métabolique important, servant notamment au stockage de glycogène et à la
                transformation des lipides. L'une des fonctions majeures du foie est la production
                et la sécrétion de la bile, qui amenée à l'intestin grếle contribue à la digestion
                des lipides. </para>
            <figure>
                <title>Pancréas de Rat en coupe transversale (Collection de l’ENS de Lyon)</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                        d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                        conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
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                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Le pancréas est constitué de nombreux acinus produisant diverses enzymes digestives,
                initialement sous forme de zymogène. Protéases, glycosidases, lipases et nucléases
                sont déversées dans l'intestin grêle par les canaux pancréatiques. Il contient
                également des îlots de Langerhans qui sont le lieu de production et de libération
                d'hormones notamment impliquées dans la régulation de la glycémie. </para>
            <para>Chez les Mammifères, le foie et le pancréas sont deux glandes digestives exocrines
                dont les sécrétions permettent la digestion des aliments dans le tube digestif,
                alors que l’hépatopancréas est un organe formé de diverticules du tube digestif, qui
                est le site de la digestion et de l’absorption. </para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Cnidaires font partie du groupe des Eumétazoaires. Animaux aquatiques, ils
            vivent principalement dans les récifs coralliens, les zones tropicales et subtropicales
            mais également en milieu tempéré.</para>
            <figure>
                <title>Position systématique des Cnidaires</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
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                                    <holder>Yesica Gloria</holder>
                                    <holder>Léa Renou</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>Dans la nature, les Cnidaires sont présents sous deux formes : la forme polype  et
            la forme méduse. Les polypes ont un mode de vie fixée. Les méduses ont un mode de vie
            libre, elles se déplacent grâce à la contraction de leur ombrelle. </para>
            <figure>
                <title>Morphologie de l'Hydre d’eau douce en montage <emphasis>in toto</emphasis>
                (Collection de l'Université Jean Monnet)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Anne-Laure Antoinette</holder>
                                    <holder>Laurie Escaich</holder>
                                    <holder>Yesica Gloria</holder>
                                    <holder>Léa Renou</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>La forme polype des Cnidaires est constituée d’une colonne gastrique fixée sur un
            support et terminée par un orifice apical, entouré de tentacules. La forme méduse est
            constituée d’une ombrelle, prolongée par des tentacules entourant un orifice central et
            orienté vers le bas. Dans les deux cas, l’orifice joue le rôle de bouche et d’anus, les
            tentacules sont impliqués dans l'alimentation. </para>
            <para>Les Cnidaires sont des organismes diploblastiques, c’est-à-dire que leur corps est
            formé d’un ectoderme et d’un endoderme. L’ectoderme est constitué de cellules
            myoépithéliales contractiles, de cellules sensorielles, de cellules interstitielles qui
            sont des cellules indifférenciées et de cnidocytes. L’endoderme est constitué des mêmes
            types cellulaires que l’ectoderme, à l’exception des cnidocytes. Il possède en plus des
            cellules gastriques flagellées qui permettent la digestion des aliments grâce à la
            libération d’enzymes dans la cavité gastrique. Ces deux feuillets sont séparés par une
            mésoglée, matériel extracellulaire riche en eau et en collagène. </para>
            <para>La fonction d’alimentation comporte plusieurs étapes : la recherche de nourriture,
            la prise alimentaire, la digestion des aliments, simplification des molécules
            alimentaires, et l’absorption des molécules simples issues de la digestion. </para>
            <para>Les Cnidaires se nourrissent d’animaux de petite taille ou de petites particules en
            suspension dans l’eau. Ces aliments apportent, lors de la digestion, des molécules
            organiques et des substances minérales permettant de couvrir les besoins énergétiques et
            matériels de l’organisme. </para>
            <para>Comment les Cnidaires obtiennent-ils leur nourriture ?</para>
            <para>De quelle manière les aliments sont-ils digérés et absorbés dans la cavité
                gastrovasculaire ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Une prise alimentaire variée, de la phagotrophie à l'osmotrophie</title>
            <sect2>
                <title>1. La macrophagie, capture de proies par les cnidocytes</title>
                <para>La macrophagie est un mode de prise alimentaire dans lequel l'organisme ingère des
                aliments de grande taille par rapport à sa propre taille. </para>
                <para>Les Cnidaires sont essentiellement des prédateurs : ils se nourrissent de proies
                    qu'ils capturent. Ils possèdent des tentacules mobiles autour de l'orifice
                    apical ou central. Ces tentacules sont recouverts de cnidocytes, cellules
                    urticantes à usage unique qui paralysent les proies. </para>
                <figure>
                    <title>Tentacule d'Hydre d'eau douce en coupe transversale (Collection de
                    l'Université Jean Monnet)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Anne-Laure Antoinette</holder>
                                        <holder>Laurie Escaich</holder>
                                        <holder>Yesica Gloria</holder>
                                        <holder>Léa Renou</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les cnidocytes sont constitués d’un noyau, d’un cytoplasme, d’une capsule appelée
                cnidocyste, et d’un cil sensoriel, le cnidocil. Le cnidocyste est une capsule fermée
                par un opercule apical, contenant un long filament urticant invaginé, qui porte des
                crochets. Ce filament baigne dans un liquide urticant composé de plusieurs types de
                toxines. Ces substances entraînent une paralysie musculaire et respiratoire des
                proies.</para>
                <para>Lorsqu’une proie entre en contact avec un tentacule, elle stimule le cnidocil.
                    L'opercule du cnidocyste s’ouvre, le filament urticant se dévagine, les crochets
                    perforent l’enveloppe corporelle et les toxines sont injectées dans les tissus
                    de la proie. Ce phénomène se déroule en trois millisecondes. La proie est
                    ensuite piégée par les tentacules et amenée à l’orifice qui joue le rôle de
                    bouche ou prise en charge par le courant d’eau généré par les mouvements des
                    tentacules et dirigée vers la bouche.</para>
                <para>Ce type de prise alimentaire est qualifié de macrophagie. </para>
                <para>Les Siphonophores sont des Cnidaires coloniaux et libres. Ils sont constitués
                d’une association de plusieurs polypes spécialisés dans la réalisation de fonctions
                particulières. Parmi eux, les gastrozoïdes jouent le rôle de polypes nourriciers.
                Ils possèdent une bouche et un tentacule unique, appelé le filament pêcheur. Ce
                filament, long et ramifié, porte de nombreuses cellules urticantes. Ces gastrozoïdes
                assurent la prise alimentaire de toute la colonie.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La microphagie par suspensivorie, filtration et piégeage de particules flottantes
                par un mucus</title>
                <para>La microphagie est un mode de prise alimentaire dans lequel l'organisme ingère des
                aliments de petite taille par rapport à sa propre taille. Lorsque l'ingestion
                concerne des particules nutritives en suspension dans l’eau, la microphagie est
                appelée suspensivorie.</para>
                <para>Certains Cnidaires, notamment les Coraux formant des colonies, sont des filtreurs
                passifs. Ce sont des organismes qui utilisent les mouvements de l'eau environnante
                sans générer eux-mêmes un courant d'eau. Ils sécrètent un mucus formant un réseau
                couvrant la surface de la colonie. Adhésif, il retient les petites particules en
                suspension dans l’eau qui traverse le réseau. Le mucus et les particules piégées
                sont amenés à la bouche par des mouvements cilaires.</para>
                <para>Ce type de prise alimentaire est qualifié de microphagie par suspensivorie. Il
                    vient généralement en complément de la macrophagie.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L’osmotrophie, symbiose et échanges de substances dissoutes</title>
                <para>À la différence de la macrophagie et de la microphagie, qui consistent en
                l'ingestion de particules alimentaires et relèvent de la phagotrophie, l'osmotrophie
                est une forme de prise alimentaire par absorption directe de substances dissoutes. </para>
                <para>La plupart des Cnidaires sont de couleur jaune-brun ou verte. Ces couleurs sont
                    dues à la présence dans leurs cellules d'algues unicellulaires, respectivement
                    des zooxanthelles et des zoochlorelles. </para>
                <para>Par la voie métabolique de la photosynthèse, les algues produisent des molécules
                    organiques. Certaines sont sécrétées dans le cytoplasme des cellules de l’hôte,
                    notamment le glycérol, le glucose et quelques acides aminés. Ces molécules sont
                    utilisées dans les propres réactions chimiques du Cnidaire et incorporées dans
                    ses tissus. Parallèlement, l'algue utilise certains déchets du métabolisme de
                    l'hôte par exemple le dioxyde de carbone, les ions ammonium contenant de l’azote
                    et phosphates contenant du phosphore. </para>
                <para>Ce type de prise alimentaire est qualifiée d’osmotrophie. L'association
                algue-Cnidaire est une association symbiotique.</para>
                <para>Chez de nombreux Cnidaires, la prise alimentaire est mixte, au moins deux
                    types de prises alimentaires sont pratiqués conjointement. Cette combinaison
                    peut être considérée comme une adaptation liée à la colonisation de milieux
                    pauvres en proies potentielles, comme les eaux douces ou certaines eaux
                    tropicales. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La digestion et l’absorption par l'endoderme de la cavité gastrovasculaire</title>
            <figure>
                <title>Paroi de la colonne gastrique de l'Hydre d'eau douce en coupe longitudinale
                (Collection de l’Université Jean Monnet)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la<link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Anne-Laure Antoinette</holder>
                                    <holder>Laurie Escaich</holder>
                                    <holder>Yesica Gloria</holder>
                                    <holder>Léa Renou</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Chez les Cnidaires la digestion se déroule dans deux milieux successivement,
                extracellulaire et intracellulaire. Une fois la proie capturée, elle est transportée
                jusqu’à la bouche par les tentacules et entre dans la cavité gastrovasculaire. </para>
            <para>Les aliments subissent une digestion extracellulaire. Ils sont décomposés en molécules
            plus simples par l’action chimique d’enzymes sécrétées par les cellules glandulaires de
            la cavité gastrovasculaire. Le mélange des aliments, de l’eau et des enzymes dans la
            cavité gastrovasculaire est assuré par le battement des flagelles des cellules
            digestives endodermiques.</para>
            <para>La digestion intracellulaire commence par la phagocytose des molécules par les
            cellules digestives. La membrane plasmique des cellules digestives forme des replis qui
            enveloppent et incorporent les molécules dans une vésicule appelée  phagosome. Ensuite,
            les phagosomes fusionnent avec les lysosomes des cellules digestives contenant des
            hydrolases, ce qui donne naissance à des vacuoles digestives. L’action chimique des
            hydrolases continue la décomposition de ces molécules en molécules simples et
            assimilables. </para>
            <para>Les vacuoles digestives traversent le cytoplasme et les molécules digérées sortent de
            la cellule vers la mésoglée par exocytose. Dans la mésoglée, les cellules amiboïdes
            absorbent ces molécules et les transportent vers d’autres parties de l’organisme.</para>
            <para>Les particules non digérées par les enzymes sont libérées dans la cavité
                gastrovasculaire par exocytose et évacuées dans le milieu extérieur par l’orifice
                apical.</para>
            <para>Dans le cas des Cnidaires coloniaux, les cavités gastrovasculaires des différents
            individus sont en continuité. La digestion, l'absorption et la distribution des aliments
            et des molécules alimentaires sont réalisées à l'échelle de la colonie.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>En définitive, les Cnidaires pratiquent différentes formes d’alimentation. Ils  peuvent
            être macrophages, capturant des proies grâce à leurs cnidocytes. Ils peuvent aussi être
            suspensivores, captant des particules en suspension dans l’eau. Enfin, ils peuvent être
            osmotrophes en relation avec leur association symbiotique avec des algues
            unicellulaires. Certains Cnidaires sont dépendants de cette symbiose avec des
            zooxanthelles et zoochlorelles qui leur fournissent des substances nutritives
            nécessaires à leur métabolisme.</para>
            <para>Cependant, certains phénomènes provoquent un stress chez les Cnidaires : l’augmentation
            de la température ou de l’intensité lumineuse, l’augmentation de l’acidité du milieu due
            au dioxyde de carbone, ou encore la pollution des eaux par le pétrole ou la crème
            solaire. Lorsque les Cnidaires sont en conditions de stress, ils expulsent les algues de
            leurs cellules. Ils perdent la pigmentation due aux algues : c’est le phénomène de
            blanchissement observé chez les Coraux. Si le retour aux conditions normales ne se fait
            pas suffisamment rapidement, l’absence de zooxanthelles et de zoochlorelles entraîne la
            mort des Cnidaires. Or, ils constituent un acteur important de l'équilibre biologique
            des océans. Quels sont les impacts du blanchissement des Coraux et comment le prévenir
            ?</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Annélides sont des animaux du groupe des Protostomiens : leur bouche est formée
            à partir du blastopore, premier orifice du tube digestif embryonnaire, ou à son
            emplacement. Ils sont notamment caractérisés par une métamérie, segmentation
            longitudinale du corps en sous-unités successives appelées métamères. Les Annélides sont
            réparties en trois sous-groupes définis par l'abondace des soies portées par les
            métamères : les Polychètes possèdent de nombreuses soies, les Oligochètes en possèdent
            peu, et les Achètes en sont dépourvues.</para>
            <para>La prise alimentaire correspond à la capture et l'ingestion des aliments. La prise
                alimentaire est diversifiée chez les Annélides. Elles peuvent se nourrir d’aliments
                de grande taille, de petite taille, ou même d’aliments liquides. En relation avec le
                milieu de vie et le régime alimentaire, les dispositifs anatomiques et les modalités
                de la prise alimentaire varient. La métamérie contribue à ces variations, avec
                l’apparition de structures dédiées à la prise alimentaire.</para>
            <para>Comment est effectuée la prise alimentaire chez les Annélides ? </para>
            <para>Quelle diversité présente-t-elle ? </para>
            <para>Comment est-elle adaptée à leur alimentation ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Se nourrir d'aliments solides de grande taille</title>
            <sect2>
                <title>Capturer une proie à l'aide d'une trompe armée</title>
                <figure>
                    <title>Région antérieure de Néreis, trompe dévaginée à gauche et trompe invaginée à
                    droite, en vue dorsale</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La Néréis est une Annélide Polychète errante et benthique, c’est-à-dire qu’elle
                    vit sur les fonds marins et s'y déplace. Elle se nourrit principalement
                    d’animaux tels que d’autres vers, des petits crustacés, ou encore des
                    Mollusques, mais elle peut également se nourrir de détritus organiques. </para>
                <para>Son premier segment, le prostomium, porte deux paires d’yeux, une paire d’antennes
                et une paire de palpes qui sont des organes tactiles et gustatifs. Son premier
                métamère, le péristomium, porte la bouche. Elle s'ouvre sur un pharynx dont la
                partie antérieure peut être évaginée par l'orifice buccal et projetée vers l’avant,
                formant ainsi une trompe. Lorsqu’elle est sortie, elle est qualifiée de dévaginée.
                Elle se termine par deux mâchoires cornées et présente de petits renflements
                chitineux appelés paragnathes. </para>
                <para>En présence d’une proie, la pression du liquide dans les segments corporels
                antérieurs et dans la trompe augmente en raison de la contraction des muscles
                circulaires de la paroi corporelle. Cela provoque la dévagination de la trompe. Les
                mâchoires permettent de saisir la proie. La contraction des muscles rétracteurs
                entraîne alors l’invagination de la trompe et ainsi l'ingestion de la proie et son
                passage dans le pharynx où elle est maintenue par les paragnathes.</para>
                <para>La taille des aliments qu’elle ingère étant importante par rapport à sa propre
                taille, la Néréis peut être qualifiée de macrophage. Se nourrissant d'animaux
                vivants et morts, elle est prédatrice et nécrophage. Elle saisit et  ingère sa
                nourriture grâce à une trompe armée qu’elle peut invaginer et dévaginer. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Capturer une proie à l'aide d'une trompe inerme</title>
                <para>Les Amphinomidés ou Vers de feu sont sont des Annélides polychètes errantes
                    pélagiques, c’est-à-dire qui vivent en pleine mer et sont mobiles. Ce sont des
                    prédateurs qui chassent principalement des Anémones de mer, du plancton ou
                    parfois des Ophiures, mais qui peuvent également se nourrir de cadavres.</para>
                <para>Les Vers de feu sont des Annélides qui possèdent un pharynx dévaginable équipé de
                petites arêtes acérées. Les Amphinomidés réalisent leur prise alimentaire en ouvrant
                la bouche et renversant leur pharynx avant de le placer sur la proie ou sur le
                cadavre d’un animal. Les arêtes acérées à l'extrémité du pharynx raclent alors la
                proie et prélèvent des fragments de chair. </para>
                <para>Par rapport à la taille des aliments qu’elles ingèrent, les Amphinomidés peuvent
                    donc être qualifiées de macrophages. Comme elles se nourrissent de proies
                    vivantes qu’elles chassent et tuent, elles sont dites prédatrices, mais
                    également nécrophages car elles s’alimentent parfois de cadavres. Leur prise
                    alimentaire est réalisée grâce à une trompe inerme, dépourvue de
                    mâchoire.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Se nourrir d'aliments solides de petite taille</title>
            <sect2>
                <title>Capter des particules en suspension à l'aide d'un panache de tentacules</title>
                <para>La Sabelle est une Annélide Polychète sédentaire et tubicole. Elle vit dans un
                    tube enfoui dans le sable. Elle se nourrit de particules en suspension dans
                    l’eau, comme le phytoplancton. </para>
                <figure>
                    <title>Sabelle avec panache de tentacules déployé en vue dorsale</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Rémy Souvignet </holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>À marée est basse, seul le tube de la Sabelle est visible mais à marée haute, elle
                    déploie dans l’eau un panache de tentacules en forme d’entonnoir. La bouche,
                    organe réalisant l'ingestion des particules alimentaires, est située à la base
                    de l'entonnoir àl’extrémité antérieure du tube.</para>
                <para>Les tentacules sont portés le prostomium. Il en existe deux types : les tentacules
                    les plus nombreux, clairs, et les tentacules relativement sombres, expansions
                    des lèvres dorsales au nombre de deux. Tous ont la même fonction : piéger des
                    particules en suspension dans l'eau environnante. L'extension des tentacules est
                    due à une augmentation de la pression dans les compartiments liquidiens qu'ils
                    contiennent. </para>
                <para>Chaque tentacule est formé d'un axe principal portant des ramifications latérales
                    paires appelées pinnules. Les pinnules sont délimitées par un épithélium dont
                    les cellules sont munies de cils. Leurs battements génèrent un courant d’eau
                    orienté de l'extérieur vers l’intérieur du panache. La prise de nourriture est
                    réalisée par la filtration de l'eau et la rétention des particules en
                    suspension. Les particules apportées par le courant d'eau sont captées et
                    déviées par les cils des pinnules et de l'axe des tentacules. Elles sont
                    déplacées en direction de la bouche de l’animal grâce aux battements des cils.
                    Elles glissent le long des axes principaux des tentacules où elles sont triées
                    selon leur taille. La Sabelle n’ingère que les plus fines.</para>
                <para>La Sabelle se nourrit donc de particules bien plus petites que sa taille : elle
                    est qualifiée de microphage. Les particules en suspension dans l’eau sont
                    filtrées grâce au panache de tentacules puis acheminées à la bouche. La prise
                    alimentaire concernant des particules en suspension dans l’eau, elle est
                    également dite filtreur suspensivore.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Ingérer des particules incorporées au sédiment et glaner des particules déposées
                à l'aide d'une trompe</title>
                <para>L’Arénicole est une Annélide Polychète sédentaire vivant dans les sédiments marins
                sableux. Elle vit dans une galerie en forme de J creusée dans le sable. L’animal est
                enfoui dans le sédiment son extrémité postérieure étant en relation avec l'ouverture
                de la galerie.</para>
                <figure>
                    <title>Région antérieure d'Arénicole en vue dorsale </title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2003</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Corentin Poyatos</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Elle se nourrit principalement de débris organiques présents dans le sable. La
                région antérieure de l’animal porte la bouche située sur le premier métamère, le
                péristomium, par laquelle une trompe peut être dévaginée. La trompe est molle et
                hérissée de papilles adhésives du fait de la présence d'un mucus. Elle possède de
                nombreux récepteurs sensoriels.</para>
                <para>L'animal effectue des ondulations corporelles qui lui permettent de se déplacer,
                de renouveler l'eau et de concentrer les particules alimentaires dans le sable qu'il
                ingère. Sa trompe, interne au repos, est dévaginée lors de l'ingestion de la
                nourriture. Elle permet la saisie et l'aspiration du sable contenant les particules
                alimentaires telles que des bactéries ou encore des algues unicellulaires, puis son
                ingestion. La dévagination de la trompe est provoquée par la contraction de la
                musculature de la paroi du corps, responsable d'une augmentation de la pression
                exercée sur le liquide des acvités corporelles antérieures. Sa rétraction résulte de
                la contraction de muscles rétracteurs. </para>
                <para>L’Arénicole se nourrit donc de particules de petites dimensions présentes dans le
                sable : elle est qualifiée de microphage. Ingérant le sable, elle est dite
                psammivore, qui signifie « qui se nourrit de sable » . Elle aspire le sable dont
                elle se nourrit à l’aide de sa trompe. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Ingérer des particules incorporées au sédiment et glaner des particules déposées
                    sans trompe</title>
                <para>Le Lombric ou Ver de terre est un animal vivant dans le sol. Il peut vivre en
                populations denses comptant jusqu’à 1000 individus/m<superscript>2</superscript> ce
                qui représente une masse de près de 5 tonnes par hectare. Il fait partie du groupe
                des Oligochètes et appartient à l'un des rares sous-groupes d’Annélides aériennes. </para>
                <para>Le Lombric vit dans des galeries qu’il creuse dans le sol. Il se nourrit de
                    diverses formes de matière organique décomposée qu’il trouve dans la terre ou à
                    sa surface, comme des tontes de jardin, du compost, du marc de café. Le Lombric
                    se nourrit de particules déjà présentes dans la terre, ou recherche en surface
                    de gros fragments qu’il apporte dans ses galeries. Là, les microorganismes du
                    sol comme les bactéries en accélèrent la dégradation en petites particules qu'il
                    peut ingérer. </para>
                <figure>
                    <title>Région antérieure de Lombric en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon) </title>
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                                <info>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Anouk Charlot</holder>
                                        <holder>Julie Doulsan</holder>
                                        <holder>Corentin Poyatos</holder>
                                        <holder>Rémy
                                        Souvignet</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>Le Lombric possède un prostomium qui ne présente pas d’yeux mais des cellules
                sensorielles sensibles à la lumière. Le premier métamère appelé péristomium porte la
                bouche dépourvue de dents, mais munie de deux lèvres. Elle est ouverte sur un
                pharynx musculeux. Lorsque le Ver de terre se nourrit, sa bouche et son pharynx se
                dilatent, ce qui entraîne une dépression dans le pharynx. La terre contenant les
                particules organiques est aspirée et avalée. Elle est également poussée vers la
                bouche par les lèvres qui lui sont associées. La terre ingérée contient les
                particules dont l'animal se nourrit.</para>
                <para>Le Lombric ingère donc de petites particules organiques : il est qualifié de
                microphage. Il les avale en les aspirant grâce à sa bouche et son pharynx. Comme les
                aliments qu’il consomme se trouvent dans la terre qu’il ingère, il est également dit
                géophage. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Se nourrir de liquide</title>
            <para>Les Achètes appelés également Hirudinées ou Sangsues sont des Annélides avec une
            longueur variant de 1 à 20 cm. Ce groupe comporte 650 espèces,  hermaphrodites. Elles
            vivent pour la plupart dans le milieu aquatique, particulièrement en eau douce cependant
            il existe aussi des espèces terrestres.</para>
            <para>La Sangsue médicinale, <emphasis>Hirudo medicinalis</emphasis>, est un exemple de
            Sangsue bien connu. Cette espèce fait partie du sous-groupe des Gnathobdelliformes, qui
            correspond aux Sangsues à mâchoires. Elle vit dans les eaux douces d'Europe et d'Afrique
            du nord. Comme toutes les autres Achètes, elle se nourrit de sang qu’elle prélève
            spécifiquement sur les Vertébrés. </para>
            <figure>
                <title>Morphologie de la Sangsue en montage <emphasis>in toto</emphasis> (Collection de
                l'ENS de Lyon) </title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
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            </figure>
            <para>La Sangsue médicinale ingère sa nourriture grâce à une bouche située au fond de la
                ventouse buccale. Elle est entourée de trois lèvres, deux lèvres dorsales et une
                lèvre ventrale, qui déterminent une fente en forme d’étoile à trois branches. Le
                pharynx est musculeux et muni de trois mâchoires de forme demi-lenticulaire et
                convexe. Chaque mâchoire est situé à 120° des autres et porte de 60 à 100
                denticules. Composés de calcite, les denticules sont disposés en chevron et ont une
                forme de V ce leur confère un caractère très tranchant.</para>
            <para>Lorsque la Sangsue adhère à son hôte par l’intermédiaire de sa ventouse caudale, elle
            commence la ponction du sang c’est-à-dire son prélèvement. Dans un premier temps, la
            ventouse antérieure s’aplatit et se colle à la peau puis le fond de la ventouse se
            relève entraînant avec elle la peau. Moulée en une forme concave, elle est incisée par
            les denticules. La Sangsue laisse une blessure typique en forme de Y.</para>
            <para>La Sangsue médicinale produit des substances anesthésiantes et une substance
                anticoagulante, l’ hirudine. L’hirudine produite par les glandes salivaires est
                déversée entre les denticules par l’intermédiaire de canaux. Ces substances sont
                responsables de l'insensibilisation de l'hôte lors du prélèvement du sang.</para>
            <para>
                <emphasis>Branchellion torpedinis</emphasis> est une autre espèce de Sangsue,
            appartenant au sous-groupe des Rhynchobdelliformes, regroupant les Sangsues à trompe
            dévaginable, sans mâchoire. Tous les Rhynchobdelliformes vivent en milieu marin. </para>
            <para>Appelée aussi Sangsue des Raies, cette espèce est présente en Méditerranée, en Manche
                et dans l’océan Atlantique, de l’Angleterre à l’Afrique de l’Ouest. Elle possède une
                ventouse caudale circulaire assez grosse, et du côté antérieur une expansion longue
                et fine terminée par une petite ventouse. Comme toutes les Achètes, elle se nourrit
                de sang cependant elle s’attaque uniquement aux Raies torpilles et aux Requins. Plus
                généralement les Rhynchobdelliformes ponctionnent le sang des poissons, des
                Lissamphibiens ou des Mollusques. </para>
            <para>L'alimentation de cette Sangsue est réalisée de la façon suivante : dans un premier
            temps, la ventouse postérieure permet l’adhérence à l'hôte, puis la ventouse antérieure,
            qui entoure la bouche munie de dents en forme de cornes, se fixe sur l’hôte et le
            pharynx est dévaginé en une trompe sans mâchoire. La perforation des tissus est due aux
            mouvements de va-et-vient de la trompe et à l'action des dents, permettant ensuite la
            ponction du sang.</para>
            <para>Les Sangsues se nourrissent donc exclusivement de liquides circulants, sang ou
                hémolymphe. Elles sont qualifiées d’hématophages. Elles réalisent la ponction du
                liquide quand elles sont sur un hôte, les Sangsues ont donc un mode de vie appelé
                parasitisme. La ponction est effectuée grâce à une ventouse antérieure associée à la
                bouche et à un dispositif de perforation.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>À travers les exemples étudiés, la diversité de la prise alimentaire des Annélides est
                mise en évidence. Les organes impliqués présentent des différences en relation avec
                la nature des aliments et les modalités de prélèvement. Ainsi, le pharynx peut être
                simple ou former une trompe, armée de mâchoires ou inerme. Il peut rester invaginé
                ou être dévaginable. Certaines Annélides comme les Sangsues présentent des
                adaptations à un mode de vie et une alimention parasitaires avec des ventouses
                permettant leur fixation sur l'hôte et la production de substances anesthésiantes et
                anticoagulantes. D’autres utilisent leur milieu de vie comme vecteur alimentaire,
                par exemple la Sabelle qui génère des courants d’eau grâce à ses tentacules. La
                saisie des aliments et leur acheminement vers la bouche sont également variés :
                certaines Annélides se déplacent à la recherche de nourriture alors que d’autres
                sont immobiles.</para>
            <para>Il est intéressant de noter que la diversité de prise alimentaire et des organes qui
                lui sont dédiés existe dans d’autres groupes, comme celui des Oiseaux. Les Oiseaux
                possèdent des becs très différents en liaison avec la diversité de la prise
                alimentaire. Par exemple, le Flamant rose possède un bec muni de lamelles qui lui
                permettent de filtrer l’eau et de retenir les petits organismes dont il se nourrit.
                Étant donné la taille de ses aliments, c’est un microphage filtreur. À l’inverse, le
                Vautour possède un bec fort et crochu qui lui permet de déchirer la chair des
                cadavres d’animaux dont il se nourrit. C’est un macrophage nécrophage. </para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                    <title>Annélides polychètes In Université de Rennes 1 [en ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href=" https://perso.univ-rennes1.fr/sebastien.dugravot/CM1%20J%20Russo.pdf">https://perso.univ-rennes1.fr/sebastien.dugravot/CM1%20J%20Russo.pdf</link>
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                    <title>Licence 3 | Biologie Animale – Chapitre 4-1 : Métazoaires triploblastiques
                        cœlomates – les Annélides In Biodeug [en ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.biodeug.com/licence-3-biologie-animale-chapitre-4-1-metazoaires-triploblastiques-clomates-les-annelides/">http://www.biodeug.com/licence-3-biologie-animale-chapitre-4-1-metazoaires-triploblastiques-clomates-les-annelides/</link>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://codexvirtualis.fr/codex/cabinet-de-curiosites-virtuel/des-animaux-et-des-milieux/alimentation-sabelle">http://codexvirtualis.fr/codex/cabinet-de-curiosites-virtuel/des-animaux-et-des-milieux/alimentation-sabelle</link>
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                    <title>Les Arénicoles In Imago mundi, encyclopédie gratuite en ligne [en ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.cosmovisions.com/arenicoles.htm">http://www.cosmovisions.com/arenicoles.htm</link>
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                    <title>Les Sangsues In Imago mundi, encyclopédie gratuite en ligne [en ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.cosmovisions.com/sangsues.htm">http://www.cosmovisions.com/sangsues.htm</link>
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                    <title>Les Annélides In Site du cours de zoologie, Diversité et évolution animale : les non Vertébrés [en ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://zoology-uclouvain.be/docs/syllabus-interactif/syllabus_annelides_bir.pdf">http://zoology-uclouvain.be/docs/syllabus-interactif/syllabus_annelides_bir.pdf</link>
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                    <title>Embranchement des Annélides, les vers segmentés In Couleur plongée [en
                        ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://couleurplongee.free.fr/anneli.html">http://couleurplongee.free.fr/anneli.html</link>
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                    <title>Arenicola marina In Wikipédia [en ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arenicola_marina">https://fr.wikipedia.org/wiki/Arenicola_marina</link>
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                    <title>Polychaeta In Wikipédia [en ligne]</title>
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                    <title>Sabella pavonina In Wikipédia [en ligne]</title>
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                    <email>axelle.dinard@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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                        <firstname>Marine</firstname>
                        <surname>Garrier</surname>
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                    <email>marine.garrier@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Lucie</firstname>
                        <surname>Hermet</surname>
                    </personname>
                    <email>lucie.hermet@etu.univ-st-etienne</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Laetitia</firstname>
                        <surname>Socchi</surname>
                    </personname>
                    <email>laetitia.socchi@etu.univ-st-etienne</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <figure>
                <title>Bec de Moineau à l'éclosion en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Laetitia Socchi</holder>
                                </copyright>
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                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les Oiseaux, scientifiquement appelés Aves, sont des Vertébrés tétrapodes,
                ovipares, à respiration pulmonaire. Ils sont caractérisés par la présence de plumes,
                de membres antérieurs transformés en ailes et d’un bec. Actuellement, plus de 10000
                espèces sont recensées. </para>
            <para>Le bec est un phanère, production tégumentaire en relief composée de kératine. Il est
                formé d’une mandibule supérieure et d’une mandibule inférieure développées sur les
                os prémaxillaires, maxillaires et dentaires. Il porte des narines et abrite une
                langue dure et rudimentaire si bien que le sens du goût est presque inexistant. </para>
            <para>Sa principale fonction est la prise alimentaire qui consiste en la recherche et la
                prise de nourriture, parfois associée à la fragmentation et la décomposition des
                aliments en molécules simples et assimilables. Or celle-ci est variée chez les
                Oiseaux : certains sont microphages et d’autres macrophages. </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La filtration avec un bec muni de lamelles</title>
            <figure>
                <title>Tête de Cygne tuberculé</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Laetitia Socchi</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>Les Oiseaux filtreurs vivent dans des environnements aquatiques. Comment
            parviennent-ils à prélever leur nourriture sans augmenter l’apport en eau ?</para>
            <para>Leur bec peut être illustré par celui du Cygne tuberculé (<emphasis>Cygnus
                olor</emphasis>). Il est principalement microphage : il ingère des particules de
            matière organique de petite taille par rapport à la sienne. Il possède un bec aplati, de
            longueur presque équivalente à celle de sa tête. Le bord interne du bec porte des
            rangées de lamelles cornées lui permettant de retenir les particules alimentaires
            lorsque l’eau est rejetée. Occasionnellement macrophage, il se nourrit en coupant des
            racines, des tiges des feuilles ou encore des plantes aquatiques.</para>
            <figure>
                <title>Tête de Flammant rose (Jardin aux Oiseaux de Upie)</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Axelle Dinard</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
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            </figure>
            <para>Le Flamant rose (<emphasis>Phoenicopterus roseus</emphasis>) fouille l’eau vaseuse et
                filtre les particules nutritives. Il se nourrit en particulier de Crevettes comme
                    <emphasis>Artemia salina</emphasis>, à l’origine de sa couleur rose. Bien que le
                bec du Flamant rose, épais et arqué, diffère de celui du Cygne, fin et droit, des
                structures internes similaires sont présentes.</para>
            <figure>
                <title>Tête de Spatule blanche  (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                </copyright>
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                        </imagedata>
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            </figure>
            <para>La Spatule blanche (<emphasis>Platalea leucorodia</emphasis>) est aussi microphage.
            Elle se nourrit en plongeant son bec dans les eaux peu profondes. Elle effectue des
            mouvements d’ouverture et de fermeture alternatifs ce qui permet d’éliminer l’eau et de
            retenir des Insectes, des crustacés, des Mollusques et des poissons. Son bec long dont
            l’extrémité est élargie et plate, ne possède pas de lamelles, ce qui explique sa manière
            de filtrer. </para>
            <figure>
                <title>Tête de Pélican blanc (Jardin aux Oiseaux de Upie)</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Axelle Dinard</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
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            </figure>
            <para>Le Pélican blanc (<emphasis>Pelecanus onocrotalus</emphasis>) se nourrit de poissons
                en ouvrant son bec immergé partiellement dans l’eau tout en avançant. Il possède une
                poche membraneuse dilatable, extensible au niveau de la mandibule inférieure qui
                joue le rôle d’épuisette. Lorsqu’il remonte à la surface, il ferme son bec et grâce
                à la rétractation de la poche, l’eau est expulsée par les deux côtés à peine joints
                des mandibules alors que les proies sont retenues à l’intérieur. </para>
            <para>Ainsi, de nombreux Oiseaux se nourrissent en utilisant leur bec comme appareil
            filtreur. Le Cygne, le Flamant rose et le Pélican possèdent des adaptations
            morphologiques comme des lamelles et une poche dilatable. La Spatule, quant à elle, a
            développé un comportement spécifique de la filtration. </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La capture de proies vivantes et mobiles avec un bec long et fin</title>
            <para>La principale nourriture de certains Oiseaux étant mobile, comment font-ils pour la
                saisir ?</para>
            <sect2>
                <title>Un bec permettant de saisir et de gober</title>
                <figure>
                    <title>Hirondelle rustique (Collection de l'Université Jean Monnet)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Lucie Hermet</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>L’Hirondelle rustique (<emphasis>Hirundo rustica</emphasis>) attrape au vol de
                nombreuses espèces d’Insectes appartenant aux groupes des Diptères, des Lépidoptères
                ou encore des Coléoptères, avant de les gober. Son bec est court, environ deux fois
                moins long que sa tête, il est pointu et le bout est très légèrement crochu ce qui
                lui permet de maintenir ses proies.</para>
                <para>Le nombre d’espèces d’Oiseaux, dont le bec allongé et pointu permet de chasser des
                    Insectes est considérable. Bien souvent, les variations morphologiques du bec
                    apparaissent au niveau de sa longueur, celle-ci variant en fonction du type
                    d’Insectes capturés. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Un bec permettant de saisir et de maintenir </title>
                <figure>
                    <title>Tête de Grand cormoran (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>Le Grand cormoran (<emphasis>Phalacrocorax carbo</emphasis>) se nourrit de
                    poissons, d’Arthropodes et de Lissamphibiens. Il plonge sur sa proie, la
                    maintient du bout de son bec crochu, l’assomme et l’avale à l’aide de son bec
                    pointu, de longueur équivalente à celle de sa tête.</para>
                <figure>
                    <title>Héron cendré (Metz)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le Héron cendré (<emphasis>Ardea cinerea</emphasis>) se nourrit essentiellement de
                poissons, d’Insectes et de crustacés. Il étend son cou, les harponne, les secoue
                d’un côté et de l’autre et finit par les avaler en entier. Son bec a la forme d'un
                poignard.</para>
                <para>Ces Oiseaux présentent des adaptations morphologiques du bec liées à des modalités
                de capture des proies différentes : le Héron au bec poignard peut harponner sa proie
                tandis que le Grand Cormoran au bec crochu peut la maintenir facilement. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Un bec permettant de débusquer et de saisir</title>
                <figure>
                    <title>Tête d’Avocette élégante (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>L’Avocette élégante (<emphasis>Recurvirostra avosetta</emphasis>) est un Oiseau
                    vivant dans les baies, les estuaires ou encore les marais salants. Elle se
                    nourrit d’Insectes aquatiques, de vers et de petits Arthropodes. Elle remue
                    l'eau peu profonde et en fait sortir les animaux qui s’y trouvent puis les
                    attrape du bout du bec. Ensuite, elle effectue des mouvements d’ouverture et de
                    fermeture faisant remonter les proies jusqu’à leur ingestion. Elle est dotée
                    d’un bec allongé, fin et recourbé vers le haut.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L’extraction de nourriture peu accessible avec un bec puissant</title>
            <para>Comment certaines espèces d'Oiseaux accèdent-elles à une nourriture enveloppée ou
            enfouie ?</para>
            <sect2>
                <title>Un bec permettant de saisir et rompre une enveloppe</title>
                <figure>
                    <title>Tête de Chardonneret élégant (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>Le Chardonneret élégant (<emphasis>Carduelis cardulis</emphasis>) est un Oiseau
                    qui extrait les graines des cônes ou des fruits. Il casse le tégument de la
                    graine et ingère l’intérieur grâce à un bec court, massif et pointu,
                    caractéristique de ce type de prise alimentaire.</para>
                <figure>
                    <title>Tête de Bec-croisé (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>Le Bec-croisé des sapins (<emphasis>Loxia curvirostra</emphasis>) se nourrit des
                graines situées à l’intérieur des pommes de Pin. Il introduit son bec entre les
                écailles des pommes de Pin, provoquant leur écartement et leur cassure. L’Oiseau
                prélève alors les graines à l’aide de sa langue. L'extraction des graines est
                facilitée par un bec épais avec les mandibules supérieures et inférieures se
                croisant à leurs extrémités. La présence de muscles asymétriques au niveau des
                mâchoires permet un mouvement tournant permettant de casser les cônes.</para>
                <para>Le Gros-bec casse-noyaux (<emphasis>Coccothraustes coccothraustes</emphasis>)
                possède un bec triangulaire, épais pouvant exercer une force de 45 kg. Très
                puissant, il permet de casser de gros noyaux tels que ceux des cerises. Le maintien
                du noyau est facilité par la rugosité du bec. </para>
                <para>Le problème de l’accessibilité à la nourriture est résolu par la morphologie des
                becs de ces Oiseaux, leur permettant de rompre des enveloppes coriaces.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Un bec permettant de creuser et saisir </title>
                <figure>
                    <title>Tête de Pic vert (Collection de l'Université Jean Monnet)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Lucie Hermet</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>Le Pic vert (<emphasis>Picus viridis</emphasis>) se nourrit majoritairement de
                Fourmis. Il creuse un trou dans l’écorce ou dans la terre à l’aide de son bec
                tranchant et fort, puis attrape les proies avec sa langue. Celle-ci est longue,
                collante et porte des petits crochets qui lui permettent d’attraper facilement ses
                proies.</para>
                <figure>
                    <title>Tête d’Étourneau sansonnet (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>L’Étourneau sansonnet (<emphasis>Sturnus vulgaris</emphasis>) se nourrit
                principalement de graines, de fruits et de Diptères selon les ressources
                disponibles. Il cherche sa nourriture en fouillant la surface du sol avec son bec
                tranchant. Les Étourneaux vivant près de la mer se nourrissent de Mollusques et
                d’Arthropodes ; ils sont capables d'insérer leur bec à l'intérieur des coquilles et
                de les ouvrir.</para>
                <para>Ces Oiseaux accèdent à leur nourriture en creusant le milieu dans lequel elle est
                    enfouie à l’aide de leur bec tranchant.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La saisie et le déchiquetage avec un bec crochu</title>
            <para>Certains Oiseaux se nourrissent de Vertébrés. Comment parviennent-ils à séparer les
            parties comestibles (chair) que celles qui ne le sont pas (os) ? </para>
            <figure>
                <title>Tête de Faucon crécerelle (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Laetitia Socchi</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>Le Faucon crécerelle (<emphasis>Falco tinnunculus</emphasis>) se nourrit de Souris, de
                Campagnols et d’Insectes. Une fois sa proie repérée, il effectue une attaque en
                piqué très rapide. Après s’être emparé de sa proie avec ses serres, il la neutralise
                et la mange. Son bec crochu est muni d’une excroissance appelée "dent" au niveau de
                la mandibule supérieure qui lui permet de sectionner la moelle épinière et ainsi de
                paralyser sa proie. La dent contribue aussi au déchiquetage.</para>
            <figure>
                <title>Tête d'Aigle des steppes (Jardin aux Oiseaux de Upie)</title>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Axelle Dinard</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>L’Aigle des steppes (<emphasis>Aquila nipalensis</emphasis>) chasse des proies telles
            que des reptiles, des Insectes et des Mammifères. En cas de pénurie de proies, l’Aigle
            peut se nourrir de cadavres. Proportionnellement à la taille des proies, le bec de
            l’aigle est plus long que celui du faucon. Il a également une ouverture plus large lui
            permettant de manger des bouts de chair plus importants. </para>
            <figure>
                <title>Tête de Vautour fauve (Jardin aux Oiseaux de Upie)</title>
                <mediaobject>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Axelle Dinard</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>Les Vautours sont nécrophages : ils se nourrissent de cadavres. Ils les repèrent grâce
            aux petits charognards comme les Corbeaux déjà présents. Le bec est très grand par
            rapport à la taille de la tête de l’animal.</para>
            <para>Selon la nature de leur nourriture et le moment où elles interviennent, plusieurs
                catégories de Vautours sont distinguées. Ensemble, elles permettent l’élimination
                totale des cadavres. Le premier à venir se nourrir est le Vautour fauve
                    (<emphasis>Gyps fulvus</emphasis>) qualifié de tireur fouilleur. Il insère son
                bec dans les orifices naturels de l’animal mort et extirpe essentiellement les
                tissus mous, les muscles et les viscères. Il laisse la place aux Vautours déchireurs
                tels que le Vautour moine (<emphasis>Aegypius monachus</emphasis>) qui vient manger
                la peau, les os et les cartilages. Il possède un bec plus effilé que celui du
                Vautour fauve. Enfin les Vautours picoreurs, comme le Vautour pecnoptère
                    (<emphasis>Neophron percnopterus</emphasis>), arrivent en dernier et mangent ce
                qui reste. Leur bec est aussi long que celui des autres Vautours, mais plus fin ce
                qui peut s’expliquer par le fait que les morceaux restants sont petits et que
                l'espèce n’est pas strictement nécrophage. </para>
            <figure>
                <title>Tête de Chouette effraie (Collection de l'Université Jean Monnet)</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Lucie Hermet</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>La Chouette effraie (<emphasis>Tyto alba</emphasis>) se nourrit majoritairement de
                rongeurs et plus rarement de gros Insectes. Elle les repère à l’aide des plumes
                raides localisées autour de son bec, qualifiées de sétiformes, qui servent à
                détecter les proies. Son bec, petit et très incurvé, lui permet de les crocheter et
                de les déchiqueter.</para>
            <para>Cette catégorie comprend l’ensemble des Oiseaux qualifiés de rapaces. Grâce à leur bec
            crochu, ils neutralisent et déchiquettent les proies, certains à l’aide d’une
            excroissance, d’autres par la puissance du bec due à son épaisseur.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Capture, extraction et ingestion : des becs polyvalents aux becs spécialisés  </title>
            <para>Comment se procurer des aliments diversifiés ou au contraire très spécifiques ? </para>
            <sect2>
                <title>Un bec polyvalent pour des prises alimentaires variées</title>
                <figure>
                    <title>Tête de Corneille noire (Collection de l'Université Jean Monnet)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Lucie Hermet</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>La Corneille noire (<emphasis>Corvus corone</emphasis>) a un régime alimentaire
                    variant selon  son habitat et les saisons. Elle se nourrit de graines et de
                    coquillages en les cassant grâce à un bec épais et robuste. En cas de pénurie de
                    nourriture, elle consomme des charognes qu'elle saisit à l’aide de l’extrémité
                    légèrement crochue de son bec. De même, diverses modalités de chasse sont mises
                    en œuvre, comme la capture d'Oiseaux en vol ou la récupération de proies
                    capturées par d'autres espèces.</para>
                <figure>
                    <title>Tête de Merle noir (Collection de l'Université Jean Monnet)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Lucie Hermet</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>Le Merle noir (<emphasis>Turdus merula</emphasis>) vit dans des régions tempérées.
                Il se nourrit principalement de Vers de terre quand le sol est humide, au printemps
                ou en automne par exemple. Lorsqu’arrive l’été et que le sol devient sec, il devient
                majoritairement frugivore. Le bec court dont l’extrémité supérieure est légèrement
                crochue, ne présente pas d'adaptation à une prise alimentaire exclusive. </para>
                <figure>
                    <title>Tête de Mouette rieuse (Collection de l'Université Jean Monnet)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Lucie Hermet</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La Mouette rieuse (<emphasis>Chroicocephalus ridibundus</emphasis>) fait aussi
                    partie des Oiseaux qui ont un régime alimentaire omnivore : elle se nourrit
                    d’Insectes aquatiques quand elle est en mer. Sur terre, elle peut extirper des
                    Vers de terre avec son bec allongé, casser des graines grâce à la force de ce
                    dernier. Son extrémité légèrement crochue permet aussi d’attraper des petits
                    Mammifères.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Un bec original pour une prise alimentaire spécifique</title>
                <figure>
                    <title>Tête de Toucan toco (Costa Rica)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2012</year>
                                        <holder>Marine Garrier</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>Le Toucan toco (<emphasis>Ramphastos toco</emphasis>) se nourrit principalement de
                fruits, de baies et de graines. Il les récupère du bout du bec et les gobe en
                redressant la tête à la verticale. Il possède un bec large par rapport à celui des
                espèces étudiées précédemment, long et courbé vers le bas. Ses bords sont en dents
                de scie, sa langue est étroite et longue, et porte des lamelles sur les côtés. Elle
                lui permet de manipuler sa nourriture.</para>
                <figure>
                    <title>Colibri à gorge rubis (Costa Rica)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
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                </figure>
                <para>Le Colibri à gorge rubis (<emphasis>Archilochus colubris</emphasis>) possède un
                bec très fin et allongé avec une langue extensible. Il l’insère dans la corolle des
                fleurs et en en aspire ainsi le nectar. Dans la même famille, le Bec-en-faucille de
                la Condamine (<emphasis>Eutoxeres condamini</emphasis>) se nourrit sur des fleurs
                dont les pétales sont incurvés. Le bec est courbé ce qui lui permet d’épouser la
                forme de la fleur et d’en aspirer le nectar. </para>
                <para>Les Oiseaux ayant un régime alimentaire varié possèdent un bec polyvalent sans
                    adaptation particulière. À l’inverse, certains Oiseaux dont l’alimentation est
                    spécifique ont un bec adapté comme le Toucan aux fruits et le Colibri au
                    nectar.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Pour certains Oiseaux, la morphologie du bec est en relation avec la prise alimentaire.
            Toutefois, pour une même prise alimentaire, différentes morphologies peuvent exister.
            Inversement, des becs semblables peuvent être associés à des prises alimentaires
            différentes. Ainsi, il n’est pas aisé de déduire comment mange un Oiseau en observant
            son bec. Celui-ci est également adapté à un régime alimentaire ou à d’autres fonctions
            comme le chant, la parade nuptiale ou encore la toilette.</para>
            <para>Cependant, dans d’autres groupes comme celui des Insectes, la prise alimentaire est
            toujours en lien avec les pièces buccales. Par exemple, certains Insectes ont des pièces
            buccales de type broyeur, comportant des mandibules qui coupent et broient ainsi que des
            maxilles qui mastiquent. Elles leur permettent de traiter une nourriture solide, quelle
            que soit sa nature.</para>
        </sect1>
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                        </uri>
                    </address>
                </biblioentry>
            </bibliodiv>
        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>Se nourrir par filtration</title>
            <authorgroup>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Pierre-Yves</firstname>
                        <surname>Besson</surname>
                    </personname>
                    <email>pierre.yves.besson@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Marine</firstname>
                        <surname>Fiorucci</surname>
                    </personname>
                    <email>marine.fiorucci@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Alice</firstname>
                        <surname>Sauzedde</surname>
                    </personname>
                    <email>alice.sauzedde@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Emeline</firstname>
                        <surname>Turquer</surname>
                    </personname>
                    <email>emeline.turquer@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>L'alimentation est une action quotidienne fondamentale qui consiste à absorber
            diverses substances extérieures, apportant à l'organisme la matière et l'énergie
            nécessaires à sa survie. </para>
            <para>Certains animaux aquatiques se nourrissent de particules alimentaires relativement
            petites par rapport à leur propre taille. Ces particules organiques de petite taille,
            telles que des débris et du plancton, sont en suspension dans l’eau. La prise
            alimentaire concernant ce type de particules relève d’un mécanisme de prélèvement nommé
            microphagie par suspensivorie. Les animaux qui la pratiquent sont aussi qualifiés de
            filtreurs du fait qu’ils filtrent l’eau grâce à des dispositifs spécialisés dans le tri
            et l'ingestion des particules. </para>
            <para>En quoi la microphagie par suspensivorie est-elle un mode d’alimentation et quels sont
            les dispositifs permettant la filtration ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Se nourrir par filtration branchiale avec courant d'eau ciliaire</title>
            <para>La Moule est un organisme faisant partie du groupe des Mollusques bivalves et du
                sous-groupe des Mytilida. Elle vit fixée sur un support grâce à son byssus. Elle se
                nourrit de petites particules présentes dans l’eau. Sa prise alimentaire implique
                plusieurs processus : la mise en place d’un courant d’eau, la capture des
                particules, l’acheminement de la nourriture jusqu'à la bouche. Elle a une grande
                capacité à pomper l’eau, le volume pompé variant de 50 à 70 litres par jour. Cela
                lui permet de compenser l'absence de mobilité et de s’approvisionner suffisamment en
                nourriture. </para>
            <para>L'exemple de cette espèce permet de décrire les mécanismes de l'alimentation par
            filtration.</para>
            <sect2>
                <title>Générer une circulation d'eau par des battements ciliaires</title>
                <para>La Moule génère un courant d’eau lui permettant de subvenir à ses besoins
                    alimentaires et respiratoires.</para>
                <para>À marée haute, l’eau et les particules en suspension sont dirigées vers
                    l'ouverture ventrale du manteau, donnant accès à la chambre ventrale inhalante
                    de la cavité palléale. Elles traversent le filtre que constitue l’appareil
                    branchial. Cet appareil est composé d'une paire de branchies formées chacune de
                    deux lames constituées de filaments branchiaux portant des cils vibratiles. Les
                    particules alimentaires sont captées par le filtre puis dirigées vers la bouche
                    de l’animal.</para>
                <para>Ensuite l’eau sort par la chambre dorsale exhalante du côté de la masse
                    viscérale. </para>
                <figure>
                    <title>Voir la vidéo "Battements des cils branchiaux de Moule"
                </title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de
                                        la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Emeline Turquer</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                                        la<link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Emeline Turquer</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    <caption>
                        <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2017/videos/19_video_01.mp4">au format .mp4</link>
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                        </simpara>
                    </caption>
                </figure>
                <para>L’acheminement de l’eau et des particules jusqu'à la cavité palléale et leur
                circulation se font grâce aux battements des cils latéro-frontaux des filaments
                branchiaux.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Capturer des particules alimentaires par un filtre branchial</title>
                <figure>
                    <title>Filaments branchiaux de Moule en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Pierre-Yves Besson</holder>
                                        <holder>Marine Fiorucci</holder>
                                        <holder>Alice Sauzedde</holder>
                                        <holder>Emeline Turquer</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les filaments branchiaux de la Moule portent des cils latéro-frontaux à l'origine
                du courant d'eau. Les particules alimentaires en suspension, lorsqu'elles entrent en
                contact avec les cils frontaux courts et les cils abfrontaux, sont prises en charge
                et acheminées jusqu’au sillon nourricier situé sur le bord libre des lames
                branchiales. Ces particules sont parallèlement enduites de mucus, produit par les
                cellules épithéliales glandulaires branchiales. Au niveau du sillon nourricier, les
                cils de garde effectuent un premier tri des particules en ne laissant entrer que les
                plus petites à l’intérieur du sillon nourricier. Les plus grosses sont évacuées par
                l’orifice exhalant.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Acheminer les particules alimentaires jusqu'à la bouche</title>
                <para>Une fois les particules dans le sillon nourricier, elles sont acheminées vers la
                bouche grâce aux cils vibratiles qui en tapissent l’intérieur. Après un nouveau tri
                réalisé par les palpes labiaux encadrant la bouche, elles sont ingérées.</para>
                <para>La Moule se nourrit de petites particules par rapport à sa propre taille, en
                suspension dans l'eau. Elle est donc microphage suspensivore. Elle filtre et trie
                les particules alimentaires grâce à ses branchies et à ses palpes labiaux. Ses
                aliments sont principalement constitués de particules microscopiques telles que le
                phytoplancton, le zooplancton et des débris en suspension dans l’eau.</para>
                <figure>
                    <title>Anatomie de la Moule en vue ventrale</title>
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                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Emeline Turquer</holder>
                                    </copyright>
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            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Se nourrir par filtration pariétale avec courant d'eau ciliaire</title>
            <para>Le groupe des Éponges, également nommées Porifères ou Spongiaires, comporte
                environ 10 000 espèces. Les Porifères vivent fixés sur un support  et se nourrissent
                de particules de petite taille en suspension dans l’eau.</para>
            <para>Le genre Sycon peut être décrit comme exemple.</para>
            <para>Le corps de Sycon est constitué d’une paroi poreuse, relativement rigide,
                entourant une cavité centrale appelée atrium. Elle est délimitée par des cellules
                organisées en nappes cellulaires externe et interne entre lesquelles sont localisées
                des corbeilles vibratiles, structures creuses tapissées de cellules appelées
                choanocytes. Un mésohyle, constitué de matériel extracellulaire et de cellules
                isolées, occupe les espaces entre les nappes cellulaires et les corbeilles
                vibratiles. </para>
            <para>Les corbeilles vibratiles sont ouvertes sur l'extérieur par des orifices inhalants
                et sur l'atrium. Les choanocytes sont des cellules possédant des expansions
                cellulaires apicales représentées par des microvillosités formant une collerette au
                cœur de laquelleémerge un flagelle. </para>
            <figure>
                <title>Paroi corporelle de Sycon en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Pierre-Yves Besson</holder>
                                    <holder>Marine Fiorucci</holder>
                                    <holder>Alice Sauzedde</holder>
                                    <holder>Emeline Turquer</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>Les Porifères sont en permanence traversés par un courant d’eau entrant par les
                nombreux pores inhalants de la paroi, qui constitue le filtre. La multiplicité et le
                diamètre des pores de la paroi permettent aux Porifères d’effectuer une première
                filtration alimentaire et de ne laisser passer que des particules très petites par
                rapport à leur propre taille.</para>
            <para>Le courant d’eau est généré par les battements des flagelles des choanocytes et
                orienté de l'extérieur vers l’atrium. Lorsque l’eau et les particules baignent les
                corbeilles vibratiles, les particules en suspension entrent en contact avec les
                microvillosités des choanocytes, recouvertes de mucus, et sont ainsi retenues. Une
                filtration a alors lieu au niveau de la collerette que forment les microvillosités. </para>
            <para>Une fois les particules agglomérées sur les microvillosités, un pseudopode se
                forme et englobe les particules qui sont ensuite phagocytées. Une fois ces étapes
                effectuées, l’eau ressort par l’oscule qui est l’orifice exhalant de
                l'atrium.</para>
            <figure>
                <title>Corbeilles vibratiles de Sycon en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Pierre-Yves Besson</holder>
                                    <holder>Marine Fiorucci</holder>
                                    <holder>Alice Sauzedde</holder>
                                    <holder>Emeline Turquer</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>Les Porifères se nourrissent par filtration de l'eau et retiennent les petites
                particules en suspension. Il s’agit d'organismes microphages suspensivores
                effectuant une filtration pariétale avec courant d’eau ciliaire se nourrissant de
                débris organiques, bactéries et algues unicellulaires.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Se nourrir par filtration tentaculaire avec courant d'eau ciliaire</title>
            <para>Les Sabelles font partie des Annélides polychètes, ce sont des vers au corps
                métamérisé. Elles possèdent une couronne de tentacules située au niveau du
                prostomium qui est le premier segment corporel. </para>
            <para>L'axe des tentacules contient une cavité cœlomique qui permet, lorsqu'elle est
                remplie de liquide, leur extension. Ils sont responsables de la prise alimentaire. </para>
            <para>Chaque tentacule est creusé d'un sillon trophique et porte deux rangées de
                pinnules, dont l'épithélium de revêtement est tapissé de cils qui génèrent par leurs
                battements un courant d’eau de l’extérieur vers l'intérieur du panache. L'eau
                entraîne avec elle des particules en suspension. Les cils latéro-frontaux et
                frontaux des pinnules acheminent les particules qui entrent en contact avec eux
                jusqu’au sillon trophique de l'axe du tentacule. C’est là que s’effectue le tri des
                particules, seules les plus petites d'entre elles atteignent le fond du sillon et
                sont consommées, les plus grosses sont évacuées avec le courant d’eau
                exhalant.</para>
            <figure>
                <title>Panache tentaculaire de Sabelle en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Pierre-Yves Besson</holder>
                                    <holder>Marine Fiorucci</holder>
                                    <holder>Alice Sauzedde</holder>
                                    <holder>Emeline Turquer</holder>
                                </copyright>
                            </info>
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            <figure>
                <title>Pinnules de tentacule de Sabelle en coupe transversale (Collection de l'ENS
                    de Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Pierre-Yves Besson</holder>
                                    <holder>Marine Fiorucci</holder>
                                    <holder>Alice Sauzedde</holder>
                                    <holder>Emeline Turquer</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Se nourrir par filtration : diversité des filtres, variété de l'origine des courants
            d'eau et paramètres</title>
            <sect2>
                <title>Des courants d'eau traversant des filtres</title>
                <para>La microphagie est une modalité de prise alimentaire qui consiste en l’ingestion
                de particules de petite taille par rapport à la taille de l’organisme qui les
                ingère. Dans certains cas, ces particules sont en suspension dans l’eau et sont
                prélevées par filtration de l’eau. La filtration est une modalité de capture
                nécessitant la mise en place d’un courant d’eau fréquemment  d’origine ciliaire ou
                flagellaire. Il peut également être d'origine musculaire ou externe.</para>
                <para>Les cils vibratiles sont des expansions membranaires ayant une longueur de 8 à 10
                µm et un diamètre de 0,2 µm. Les flagelles sont aussi des expansions membranaires
                mais plus longues que les cils. Leurs battements permettent la mise en mouvement de
                l'eau et le déplacement de particules préalablement enduites de mucus. </para>
                <para>Le courant d’eau ciliaire ou flagellaire est caractéristique de certaines espèces.
                Chez les Annélides, les cils se situent sur les pinnules et les tentacules. Les
                Porifères possèdent des cellules flagellées appelées choanocytes, tapissant les
                structures vibratiles de leur paroi. Chez la Moule les cils vibratiles sont
                localisés sur toute la longueur des filaments branchiaux. </para>
                <para>Il existe différents dispositifs anatomiques permettant de retenir les particules
                en suspension dans l’eau. </para>
                <para>La paroi des Porifères possède des choanocytes qui sont des cellules comprenant
                une collerette de microvillosités traversée par l'eau et où les particules en
                suspension sont retenues. </para>
                <para>Chez les Annélides, la filtration s’effectue grâce aux tentacules et aux pinnules.
                Le tri est réalisé par le sillon trophique situé au niveau des tentacules qui ne
                retient que les particules de petite taille en raison de sa largeur.</para>
                <para>Chez la Moule ce sont les branchies, organes respiratoires, qui jouent  également
                le rôle d’organe filtreur. Elles filtrent l’eau grâce à leurs cils
                vibratiles.</para>
                <figure>
                    <title>Voir la vidéo "Battements des cils branchiaux de Moule"</title>
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                    <caption>
                        <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2017/videos/19_video_02.mp4">au format .mp4</link>
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                    </caption>
                </figure>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Une filtration dépendant de multiples facteurs</title>
                <para>Trois principaux facteurs influencent le phénomène de filtration : les particules,
                le liquide, le filtre.</para>
                <para>La taille des particules, mobiles ou non, influence la filtration.</para>
                <para>L’eau, fluide dans lequel les particules sont en suspension, peut moduler
                l’efficacité de la microphagie. La turbidité de l’eau intervient au niveau de la
                filtration : une eau turbulente sature le filtre. Inversement une eau lente ou
                stagnante n’amène pas assez de particules en un temps donné.</para>
                <para>Un courant d’eau modéré permet une efficacité optimale de la filtration même si
                cette efficacité varie suivant les espèces.</para>
                <para>Le filtre est le dernier facteur influençant ce phénomène puisqu’il effectue la
                rétention et parfois la sélection des particules lors de sa traversée par le
                liquide. La sélectivité d’un filtre dépend principalement de sa surface et de la
                taille des pores qu’il comporte. </para>
                <para>De par la dimension des pores, plusieurs types de filtrations peuvent être
                définies. Pour des pores allant de 100 à 10 000 nm et pour des particules en
                suspension la filtration est dite microfiltration. Lorsque les pores ont une taille
                de 0,3 à 1 nm il s'agit plutôt de nanofiltration.</para>
                <para>Le filtre définit ainsi le type de prise alimentaire des espèces
                suspensivores.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>La filtration permet aux organismes filtreurs de se nourrir c'est-à-dire d’obtenir les
            aliments nécessaires à leur métabolisme. Elle peut se faire par divers dispositifs
            collecteurs tels que les branchies, tentacules, parois.</para>
            <para>Grâce à leur mode d’alimentation, les filtreurs assurent une épuration naturelle de
            l’eau. Les Mollusques bivalves, par exemple, filtrent et éliminent certaines toxines de
            l’eau en les fixant dans leurs coquilles.</para>
            <para>Le plancton, aliment principal des filtreurs, est constitué du zooplancton, ensemble
            d’animaux, et du phytoplancton, ensemble de végétaux, généralement microscopiques. Il
            joue un rôle dans les changements climatiques et son abondance est contrôlée dépend en
            partie par les organismes filtreurs.</para>
            <para>Ainsi, la filtration est un mode de prise alimentaire qui joue un rôle essentiel dans
            le fonctionnement des écosystèmes, notamment aquatiques. Elle constitue un sujet d'étude
            important pour l’écologie, science qui s'intéresse aux relations entre les espèces et
            leurs environnements.</para>
        </sect1>
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            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.requins.eu/html/es/lam/requinpelerin.html">http://www.requins.eu/html/es/lam/requinpelerin.html</link>
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                    <title>Les bivalves filtreurs, modèles d'étude privilégiés In UMR CNRS 5805 EPOC
                    Environnements et paléoenvironnements
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                    <pubdate>[date de consultation : 13 mars 2017]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.epoc.u-bordeaux.fr/index.php?lang=fr&amp;page=eq_ea_flash07">http://www.epoc.u-bordeaux.fr/index.php?lang=fr&amp;page=eq_ea_flash07</link>
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                    <title>Mytilida In Encyclopédie Wikimonde [en ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="https://wikimonde.com/article/Mytiloida">https://wikimonde.com/article/Mytiloida</link>
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                    </address>
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                </biblioentry>
            </bibliodiv>
        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>Le traitement de la nourriture par l'appareil digestif chez les Insectes</title>
            <authorgroup>
                <author>
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                        <firstname>Mikaïl</firstname>
                        <surname>Ferrandi</surname>
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                    <email>mikail.ferrandi@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Ouloni</firstname>
                        <surname>Mendy</surname>
                    </personname>
                    <email>ouloni.mendy@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Axel</firstname>
                        <surname>Tyburn</surname>
                    </personname>
                    <email>axel.tyburn@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Marlène</firstname>
                        <surname>Vaury</surname>
                    </personname>
                    <email>marlene.vaury@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction </title>
            <figure>
                <title>
                    <emphasis> Appareil digestif de Criquet en coupe longitudinale (Collection de
                    l'ENS de Lyon)</emphasis>
                </title>
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                            <info>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Mikaïl Ferrandi</holder>
                                    <holder>Oulony Mendy</holder>
                                    <holder>Axel Tyburn</holder>
                                    <holder>Marlène Vaury</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Le Criquet et le Grillon sont des Insectes, ils font partie du groupe des Arthropodes.
            Leur appareil digestif est divisé en trois parties :</para>
            <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para>le stomodéum, débutant par la cavité buccale associée à des pièces buccales, se poursuivant par le pharynx,
                       l’œsophage, le jabot et le gésier ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>le mésenteron correspondant à l’estomac associé à des cæcums gastriques
                    ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>le proctodéum représenté par l'iléon, le côlon et le rectum, terminé par
                    l'anus.</para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
            <para>Le Criquet se nourrit de végétaux, c’est un phytophage. Le Grillon se nourrit de
            végétaux mais aussi d’animaux, il est omnivore.</para>
            <para>L’alimentation est la fonction permettant l'apport de matière et d'énergie à
            l'organisme. Elle implique le prélèvement de molécules organiques et minérales  dans le
            milieu.</para>
            <para>Comment sont réalisés la prise alimentaire et le traitement de la nourriture chez les
            Insectes ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La prise alimentaire et le traitement mécanique de la nourriture par les pièces
            buccales</title>
            <figure>
                <title>Pièces buccales de Criquet en vue antérieure</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Mikaïl Ferrandi</holder>
                                    <holder>Oulony Mendy</holder>
                                    <holder>Axel Tyburn</holder>
                                    <holder>Marlène Vaury</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les Insectes possèdent des pièces buccales associées à la bouche, impliquées dans la
            prise de nourriture. Chez le Criquet, quatre types de pièces buccales sont distinguées,
            qui sont d'avant en arrière : le labre, une paire de mandibules, une paire de maxilles
            et le labium.</para>
            <para>Le labre correspond à la lèvre supérieure, il couvre la partie antérieure des
            mandibules. Mobile, il pousse les aliments en direction de la cavité buccale.</para>
            <para>Les mandibules sont situées de part et d’autre du plan de symétrie. Leur partie
            antérieure est noire et dure, en raison de la présence de sclérotine. Les mandibules
            sont mises en mouvement par des muscles. La partie molaire broie les végétaux et la
            partie incisive les coupe.</para>
            <para>Les maxilles sont également localisées de part et d’autre du plan de symétrie. À leurs
            extrémités, deux expansions appelées galéa et lacinia forment une pince. Ce sont des
            appendices tranchants qui découpent et arrachent les végétaux. Les maxilles portent les
            palpes maxillaires qui sont impliqués dans la sensibilité mécanique et chimique aux
            aliments.</para>
            <para>Le labium est mobile et pousse les aliments en direction de la cavité buccale. Il
            porte les palpes labiaux qui sont des structures également impliquées dans
            l'identification des aliments.</para>
            <para>La cavité buccale du Criquet comporte en outre un hypopharynx  jouant le rôle de
            langue. </para>
            <para>En raison de leur forme et de leur disposition, les pièces buccales du Criquet sont
            dites de typa broyeur. </para>
            <para>La prise alimentaire et le premier traitement mécanique des aliments sont assurés par
            les pièces buccales. La nourriture est arrachée, broyée et découpée puis acheminée vers
            la cavité buccale. Le traitement de la nourriture par les pièces buccales aboutit à une
            réduction de la taille des aliments et à la formation du bol alimentaire.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les traitements chimique et mécanique des aliments par le stomodéum et le mésentéron</title>
            <sect2>
                <title>Le stockage du bol alimentaire par le jabot</title>
                <para>Le jabot est un renflement sphérique ou allongé de la partie postérieure de
                l’œsophage. Il assure le stockage du bol alimentaire. Ses parois sont plissées,
                permettant sa dilatation et l’accumulation de nourriture.</para>
                <para>Le jabot est parfois le siège d'une digestion réalisée par des enzymes provenant
                du mésenteron.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le malaxage du bol alimentaire par le gésier</title>
                <figure>
                    <title>Gésier de Criquet en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Mikaïl Ferrandi</holder>
                                        <holder>Oulony Mendy</holder>
                                        <holder>Axel Tyburn</holder>
                                        <holder>Marlène Vaury</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>Le gésier, aussi nommé proventricule, constitue la partie terminale du
                stomodéum. </para>
                <para>Dans le cas du Criquet, sa paroi est épaisse et formée de fibres musculaires
                circulaires et longitudinales, surmontées d'un épithélium recouvert d'une cuticule.
                La cuticule  porte de petites dents, ce sont les épines. La musculature très
                développée permet le malaxage et le broyage de la nourriture de consistance coriace.
                Les épines cuticulaires jouent le rôle de filtre, contrôlant le passage de la
                nourriture et des enzymes digestives vers le mésentéron. </para>
                <para>Dans le cas d’un Insecte se nourrissant de liquide par succion et piqûre, le
                gésier est réduit à un simple sphincter. </para>
                <para>Le gésier prend fin avec une valvule cardiaque, qui sépare le stomodéum du
                mésentéron.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La digestion par les enzymes salivaires</title>
                <figure>
                    <title>Glandes salivaires de Criquet en coupe transversale (Collection de l'ENS
                    de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Mikaïl Ferrandi</holder>
                                        <holder>Oulony Mendy</holder>
                                        <holder>Axel Tyburn</holder>
                                        <holder>Marlène Vaury</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>
                </para>
                <para>Les glandes salivaires (ou labiales) se situent à proximité du labium.
                Plurilobées, elles sont formées d'unités sécrétrices acineuses. Elles produisent et
                libèrent des enzymes telles que les amylases responsables de l'hydrolyse de l’amidon
                et les invertases dégradant le saccharose en glucose et fructose dans la cavité
                buccale. Certaines enzymes comme les amylases et les protéases peuvent aussi être
                sécrétées à l’extérieur de l’Insecte ce qui permet une prédigestion de la nourriture
                avant son ingestion.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La digestion enzymatique et l'absorption par le mésentéron</title>
                <figure>
                    <title>Mésenteron de Criquet en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Mikaïl Ferrandi</holder>
                                        <holder>Oulony Mendy</holder>
                                        <holder>Axel Tyburn</holder>
                                        <holder>Marlène Vaury</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>Le mésenteron, dérive de l’endoderme embryonnaire. Il se situe entre le
                stomodéum duquel il est séparé par la valvule cardiaque et le proctodéum, la limite
                correspondant à la valvule pylorique, zone d’insertion des tubes de Malpighi.  </para>
                <sect3>
                    <title>La protection de l'échangeur par une membrane péritrophique</title>
                    <para>Une membrane péritrophique très fine (épaisse d'environ 1 µm) et fibreuse est
                    présente dans la lumière du mésentéron chez la plupart des Insectes. Elle isole
                    l'épithélium de la lumière et délimite un espace péritrophique. Les Hémiptères
                    en sont dépourvus et les Diptères n’en possèdent qu'après un repas. </para>
                    <para>Cette membrane est sécrétée par les cellules du gésier et de la valvule
                    cardiaque. Elle aurait plusieurs fonctions. Elle permettrait la protection
                    contre des substances toxiques ingérées par l’animal en jouant un rôle de filtre
                    qui empêche leur passage dans l’espace péritrophique. Elle faciliterait  aussi
                    la circulation des molécules d'origine alimentaire grâce à son aspect
                    muqueux.</para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>La digestion par des enzymes déversées dans la lumière</title>
                    <para>Les enzymes du mésentéron permettent la dégradation des molécules d'origine
                    alimentaire. Ainsi les acides aminés terminaux sont extraits des protéines et
                    les chaînes peptidiques sont fragmentées. Elles participent aussi à la digestion
                    d’autres molécules telles que les glucides et des lipides.</para>
                    <para>Les enzymes digestives ont des localisations diverses. Des amylases et des
                    protéases comme la trypsine sont présentes dans la lumière, au-delà de la
                    membrane péritrophique. D'autres protéases comme les carboxypeptidases et des
                    glucosidases comme les alpha-glucosidases ne traversent pas la membrane
                    péritrophique. </para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>L'absorption par un échangeur de surface importante</title>
                    <para>Le mésentéron développe des diverticules appelées cæca gastriques. Ces
                    diverticules sont disposés autour du tube digestif et peuvent loger de
                    nombreuses bactéries qui participent à la digestion des aliments. Ils
                    contribuent également à augmenter la surface de contact entre la lumière et la
                    paroi du mésentéron. Les cellules de l'épithélium du mésentéron et de ses
                    diverticules possèdent des microvillosités apicales permettant un accroissement
                    de la surface de contact entre l'épithélium et les molécules d'origine
                    alimentaire présentes dans la lumière du tube. L'épithélium constitue ainsi un
                    échangeur de surface importante, ce qui favorise l'absoprtion des molécules
                    issues de la digestion.</para>
                    <para>L’absorption des molécules issues de la digestion peut être réalisée suivant
                    ou contre le gradient de concentration. L’absorption peut donc être passive ou
                    active. Lorsqu’elle est active, une consommation d'énergie intervient.</para>
                    <para>Le mésentéron est la partie du tube digestif dans laquelle se déroule
                    l'essentiel de la digestion enzymatique. Il est aussi le lieu de l’absorption
                    c’est-à-dire du passage des molécules issues de la digestion de la lumière de
                    vers le milieu intérieur.</para>
                </sect3>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le traitement chimique des aliments par des hôtes de l'appareil digestif</title>
            <figure>
                <title>Iléon de Grillon en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Mikaïl Ferrandi</holder>
                                    <holder>Oulony Mendy</holder>
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            <para>La symbiose est une association obligatoire entre deux organismes ne pouvant vivre
            l’un sans l’autre, ils tirent un bénéfice mutuel de cette association. C’est exactement
            ce qui se passe dans l’intestin postérieur du Grillon où des bactéries assurent une
            partie de la digestion chimique. </para>
            <para>C’est dans l’iléon du Grillon que sont logées les bactéries symbiotiques. La paroi de
            l’iléon est hérissée d'évaginations en forme de dents nommées papilles qui sont
            recouvertes d’une cuticule où sont insérées des structures en forme d’épines. Les foyers
            bactériens se développent sur ces épines. </para>
            <para>Le proctodéum est constitué de trois parties : le pylore, l’iléon et le rectum. Le
            pylore est la jonction entre le mésentéron et le proctodéum. Dans cette région il y a
            des organes spécifiques des Insectes, les tubes de Malpighi. Ces tubes ont un aspect
            filiforme et leur nombre varie avec les espèces. L’iléon est un tube étroit menant au
            rectum qui est un grand sac situé avant l’anus, il est perméable aux acides aminés, aux
            sels minéraux, aux sucres et à l’eau.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Le traitement de la nourriture par l’appareil digestif chez les Insectes implique  des
            processus physiques (broyage par les pièces buccales, filtration par le gésier) et
            chimiques (dégradation par les enzymes des glandes salivaires et du mésentéron). Chez
            certains Insectes, une digestion symbiotique de la nourriture intervient. </para>
            <para>Après absorption, les nutriments passent dans le milieu intérieur. Quel est leur
            devenir ?</para>
        </sect1>
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                        <publishername>biorny</publishername>
                    </publisher>
                    <pubdate>2012 [19 mars 2017]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur :<link xlink:href="http://www.biorny.sitew.com/fs/L3_S5/8rprb-Nutrition_des_insectes.pdf">http://www.biorny.sitew.com/fs/L3_S5/8rprb-Nutrition_des_insectes.pdf</link>
                        </uri>
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            </bibliodiv>
        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>L'alimentation et la distribution chez les Porifères</title>
            <authorgroup>
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                    <personname>
                        <firstname>Sarah</firstname>
                        <surname>Chassignol</surname>
                    </personname>
                    <email>sarah.chassignol@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Manon</firstname>
                        <surname>Chavanne</surname>
                    </personname>
                    <email>manon.chavanne@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Juliette</firstname>
                        <surname>Espanet</surname>
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                    <email>juliette.espanet@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Lucille</firstname>
                        <surname>Tournier</surname>
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                    <email>lucille.tournier@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <figure>
                <title>Morphologie de l’Éponge tube de fer</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2011</year>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Sarah Chassignol</holder>
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                                    <holder>Lucille
                                    Tournier</holder>
                                </copyright>
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            <para>Les Porifères également nommés Éponges sont des animaux aquatiques, le plus souvent
            marins, au mode de vie fixé. Ils ne possèdent pas de véritables tissus. </para>
            <para>Chez les Éponges, l’alimentation est un apport en substances minérales, organiques et
            énergétiques, lié à un flux d’eau qui les traverse. Ces substances sont distribuées,
            c’est-à-dire réparties entre les cellules de l'organisme. </para>
            <para>Comment l’alimentation et la distribution s’effectuent-elles chez les Porifères en
            relation avec leurs morphologies et de leurs modes de vie ? </para>
            <figure>
                <title>Paroi corporelle de Sycon en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la<link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Sarah Chassignol</holder>
                                    <holder>Manon Chavanne</holder>
                                    <holder>Juliette Espanet</holder>
                                    <holder>Lucille
                                    Tournier</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'alimentation des Porifères : une filtration de l'eau et une rétention de particules
            en suspension</title>
            <sect2>
                <title>La rétention des particules en suspension par les choanocytes</title>
                <para>Les Éponges se nourrissent de bactéries, de débris organiques et d’algues
                unicellulaires présents dans l’eau. L'eau circule à travers la paroi du corps,
                entrant par des pores inhalants, petits orifices présents en grand nombre à la
                surface des Porifères, en direction de la cavité centrale, l'atrium, et de son
                ouverture, l'oscule. Le courant d’eau est généré par les battements des flagelles
                des choanocytes, couvrant la face interne des Éponges. </para>
                <para>Les choanocytes sont des cellules cylindriques qui sont en contact avec l’atrium
                ou spongiocœle. Ils ont une fonction de filtration et sont munis d’un flagelle
                entouré d’une collerette de microvillosités solidarisées par des microfibrilles. </para>
                <para>Ils sécrètent un mucus se déposant sur leur collerette de microvillosités,
                piégeant les particules présentes dans le flux d’eau. </para>
                <para>Ces dernières sont distribuées aux différentes cellules en fonction de leurs
                tailles et leurs propriétés nutritives. Les petites particules, dont le diamètre est
                inférieur à 1µm, peuvent être directement phagocytées par les choanocytes. Celles
                dont la taille est comprise entre 1 et 50 µm sont dirigées vers les amœbocytes par
                transcytose. Les plus grosses, dont le diamètre est supérieur à 50 µm, n’entrent pas
                dans les pores inhalants. </para>
                <figure>
                    <title>Fonction alimentaire d'un choanocyte de Porifère</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                        Tournier</holder>
                                    </copyright>
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            </sect2>
            <sect2>
                <title>La phagocytose des particules captées par les choanocytes et leur digestion par
                les amœbocytes</title>
                <figure>
                    <title>Paroi corporelle de Sycon en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                        <holder>Lucille
                                        Tournier</holder>
                                    </copyright>
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                    <para>Les particules arrivant par les pores inhalants se collent au mucus de la
                    collerette de microvillosités des choanocytes. Celles dont le diamètre est
                    inférieur à 1 µm sont phagocytées directement par ces derniers. </para>
                    <para>Les particules sont englobées dans des vacuoles digestives. Leur contenu est
                    transféré à un amœbocyte par contact avec le choanocyte. Les lysosomes présents
                    dans l’amœbocyte digèrent les particules en nutriments et molécules
                    indigestibles. </para>
                    <para>Les amœbocytes sont des cellules arrondies situées dans le mésohyle. Ils
                    possèdent des pseudopodes qui leur permettent de réaliser des mouvements
                    amiboïdes.</para>
                    <para>Les particules de plus gros diamètre, compris entre 1 et 50 µm, sont
                    acheminées aux amœbocytes par transcytose, car les choanocytes ne possèdent pas
                    les enzymes nécessaires à leur digestion.</para>
                </figure>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La distribution chez les Porifères : une prise en charge par les amœbocytes</title>
            <sect2>
                <title>Le déplacement des amœbocytes vers les autres cellules</title>
                <para>Les amœbocytes sont responsables de la distribution des nutriments aux cellules
                des Éponges de par leur mobilité. Ils sont capables de se déplacer dans le mésohyle
                grâce à des pseudopodes, ce qui leur permet d’acheminer les nutriments vers les
                autres cellules ou les substances non digérées vers l’extérieur de l’organisme. </para>
                <para>Les amœbocytes cheminent dans le mésohyle et atteignent les divers types
                cellulaires, comme les pinacocytes, cellules plates recouvrant la paroi des
                Porifères du côté externe et au contact de l'atrium. Puis ils réalisent des échanges
                avec ces dernières et les approvisionnent en nutriments. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'élimination par les amœbocytes  des substances non digérées </title>
                <para>Les résidus non organiques (grains de sable) présents dans le courant d’eau sont
                    évacués car ils sont à l'origine d'un risque d’obstruction des pores inhalants
                    de la paroi corporelle. Les amœbocytes assurent ce rejet en piégeant les résidus
                    récupérés dans leur cytoplasme et en les rejetant soit dans l’atrium, soit
                    directement à l’extérieur de l’organisme par le biais de l’oscule.</para>
                <figure>
                    <title>Distribution chez les Porifères</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
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                                        Tournier</holder>
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                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La diversité de l'alimentation et de la distribution chez les Porifères : symbiotes et
            carnivores</title>
            <sect2>
                <title>L'alimentation symbiotique : un apport de particules privilégié</title>
                <figure>
                    <title>Association Subérite figue – Pagure poilu en vue externe</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La Subérite figue (<emphasis>Suberites ficus</emphasis>) est une Éponge de mer
                    réalisant une symbiose avec le Pagure poilu, un Bernard l'hermite
                        (<emphasis>Pagurus cuanensis</emphasis>). L’Éponge se pose sur la coquille
                    occupée par ce dernier et émet des substances dissolvantes qui la dégradent. Il
                    n’y a alors plus de séparation entre le Porifère et le Gastéropode.</para>
                <para>Le Bernard l’hermite trouve l’avantage d’être protégé et camouflé car il est
                    entouré de l’Éponge et n’a donc plus besoin de changer de coquille en
                    permanence. La Subérite figue quant à elle se nourrit des déchets du Pagure
                    poilu par filtration et bénéficie d'un approvisionnement continu en
                    nourriture.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> L'alimentation carnivore : une adaptation aux milieux extrêmes</title>
                <para>Des chercheurs ont découvert il y a peu de temps, l'existence d'Éponges
                carnivores.</para>
                <para>Elles se trouvent dans des milieux peu communs tels que des grottes, des canyons
                    abyssaux ou encore sur les flancs de volcans sous-marins éteints.</para>
                <para>Les Éponges carnivores, telles que <emphasis>Asbestopluma hypogea</emphasis>, ont
                    vraisemblablement perdu leur système de filtration en relation avec la rareté
                    des particules en suspension dans les profondeurs.</para>
                <para>Leur aspect morphologique est très différent de celui des Éponges qui se
                    nourrissent de particules. Dépourvues de choanocytes, ce sont leurs filaments,
                    dont les extrémités portent des spicules siliceux, qui génèrent un courant d’eau
                    leur permettant d’attraper des animaux tels que des Crevettes. Une fois
                    capturées, elles sont enveloppées et digérées.</para>
                <para>Les modalités de leur digestion sont encore mal connues. Les coquilles et
                    carapaces sont rejetées. Il n’y a pas de cavité digestive. La distribution des
                    nutriments n'est pas réalisée par les amœbocytes, chaque type cellulaire se
                    nourritindividuellement, par prise directe de nourriture sur la proie
                    englobée.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les Porifères sont des organismes présentant un mode de vie fixé et une absence de
                réels tissus. Leur mode de prise alimentaire utilise les déplacements d’eau dans le
                milieu, ce qui leur permet de nourrir leurs cellules. Des cellules spécialisées
                réalisent la prise alimentaire et d'autres distribuent les particules nutritives. </para>
            <para>Les Porifères sont microphages suspensivores. </para>
            <para>Il existe toutefois quelques Éponges ayant des stratégies alimentaires bien
            différentes, mettant en jeu des mécanismes de symbiose ou des comportements de
            prédation. </para>
            <para>L'espèce <emphasis>Cladorhiza methanophila</emphasis> montre que certains modes
                d'alimentation restent encore aujourd'hui inconnus, car elle semble utiliser la
                symbiose en complément d'un régime alimentaire carnivore. De nombreuses questions
                concernant l'alimentation et la distribution chez les Porifères restent à élucider
                .</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                    <title>L'Éponge carnivore In Vidéothèque du CNRS [en ligne]</title>
                    <publisher>
                        <publishername>Alain Fuchs - CNRS</publishername>
                    </publisher>
                    <pubdate>1998 [date de consultation : 27 avril 2017]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://videotheque.cnrs.fr/doc=302">http://videotheque.cnrs.fr/doc=302</link>//
                </uri>
                    </address>
                </biblioentry>
            </bibliodiv>
        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>L'hydrosquelette et le mouvement à partir des exemples des Annélides et des
            Mollusques</title>
            <authorgroup>
                <author>
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                        <firstname>Virginie</firstname>
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                    <email>virginie.peyre2@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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                        <firstname>Ophélie</firstname>
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                    <email>ophelie.ravel@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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                        <firstname>Alicia</firstname>
                        <surname>Rivoire</surname>
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                    <email>alicia.rivoire@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Le squelette est le dispositif anatomique assurant le soutien du corps. Luttant
            contre la gravité, il évite son effondrement et détermine sa forme. Il est généralement
            constitué de pièces articulées entre elles sur lesquelles sont insérés des muscles. Les
            mouvements du corps sont réalisés par les contractions et les relâchements des muscles
            qui déplaçent les pièces squelettiques les unes part rapport aux autres autour des
            articulations.</para>
            <para>Le mouvement est un changement de position de l'organisme dans son ensemble ou d’une
            partie d’un organisme. Ainsi, l'organisme se déplace dans son environnement de diverses
            manières : reptation, nage, saut en sont des exemples. Par ailleurs, dans l'organisme le
            tube digestif est animé de mouvements qualifiés de péristaltiques, correspondant à des
            contractions musculaires coordonnées qui assurent la progression du contenu de la
            lumière. </para>
            <para>Les squelettes des animaux présentent une relative diversité en termes de propriétés
            et de localisations. Ils sont souvent rigides et fortement minéralisés, situés à
            l'intérieur de l'organisme (endosquelette) ou à l'extérieur (exosquelette). Il existe
            cependant des squelettes déformables constitués d'une ou plusieurs cavités remplies de
            liquide, appelés hydrosquelettes. Ils sont notamment présents chez certains Cnidaires,
            les Plathelminthes, les Mollusques, et les Annélides. </para>
            <para>Les Annélides, tels que le Lombric et la Néréis, sont des organismes vermiformes à
            symétrie bilatérale. Leur corps mou est formé d'une succession de segments répétés le
            long de l'axe antéro-postérieur et plus ou moins semblables, appelée métamères. </para>
            <para>Les Mollusques, tels que la Moule et la Coque, sont des organismes à symétrie
            bilatérale et non métamérisés. Leur corps mou est protégé par une coquille et un
            manteau. Il est notamment formé d'une masse viscérale dorsale et d'un pied musculeux
            ventral. </para>
            <para>Les Annélides se déplacent par reptation, l'ensemble de leur corps étant impliqué. Les
            Mollusques se déplacent pour leur part essentiellement grâce à leur pied.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'hydrosquelette dans la déformation du corps et le déplacement de
            l'organisme</title>
            <figure>
                <title>Voir la vidéo "Mouvement d'un Lombric"</title>
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                                    <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la
                                    <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Virginie Peyre</holder>
                                </copyright>
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                                    <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la
                                    <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2017</year>
                                    <holder>Virginie Peyre</holder>
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                            </info>
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                <caption>
                    <simpara>Écouter/Voir la video <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2017/videos/23_video_01.mp4">au
                        format .mp4</link>
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                </caption>
            </figure>
            <para>L’étude du déplacement d’un Lombric montre une déformation des segments corporels se
            propageant le long du corps de l'avant vers l'arrière, à la manière d'une onde. Les
            métamères subissent successivement, dans le sens du déplacement, une élongation et un
            amincissement suivis d’un raccourcissement et d'un épaississement. Ces déformations
            permettent la reptation, mode de locomotion. </para>
            <para>Quelles sont les structures anatomiques impliquées dans la reptation ?</para>
            <sect2>
                <title>L'hydrosquelette, une structure de soutien constituée de cavités liquidiennes et
                de muscles</title>
                <figure>
                    <title>Métamères de Lombric en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Alicia Rivoire</holder>
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                <figure>
                    <title>Paroi corporelle du Lombric en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Alicia Rivoire</holder>
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                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La paroi corporelle des Annélides est constituée d'un épiderme surmonté d'une
                cuticule, sous lesquels sont présents des muscles circulaires métamérisés et des
                muscles longitudinaux continus sur toute la longueur du corps. La contraction des
                muscles circulaires provoque l'allongement du segment et la diminution de son
                diamètre. La contraction des muscles longitudinaux provoque le raccourcissement des
                métamères et l'augmentation de leur diamètre. Les relâchements ont les effets
                inverses.</para>
                <figure>
                    <title>Métamère de Lombric en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Alicia Rivoire</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>Dans chaque métamère, les muscles circulaires et longitudinaux entourent une
                cavité cœlomique remplie de liquide cœlomique. Il est composé de 90% d’eau mais
                aussi de cellules, de peptides antimicrobiens et de diverses protéines. Le cœlome
                correspond à l'ensemble des cavité et liquides cœlomiques de l'organisme.</para>
                <para>Lorsque les muscles de la paroi corporelle se contractent, ils exercent un force
                    sur la surface des cavités cœlomiques qui se traduit par une pression. Le
                    liquide cœlomique étant incompressible, si la pression appliquée est uniforme,
                    une rigidification du corps intervient justifiant le nom d'hydrosquelette donné
                    au dispositif. </para>
                <para>Les cavités cœlomiques étant déformables, si la pression exercée est asymétrique,
                une déformation des segments se produit. Ainsi, une onde de contractions de la
                musculature pariétale se propageant de segment en segment provoque les déformations
                successives des segments, dans le sens de propagation de l’onde et assure le
                déplacement de l'organisme.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L’hydrosquelette, un liquide incompressible dans compartiment déformable
                permettant le déplacement</title>
                <para>Un métamère de Lombric peut être assimilé à un cylindre rempli de liquide. Son
                volume est exprimé par la formule :</para>
                <para> V = Π x r<superscript>2</superscript> x l </para>
                <para>avec </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>V, volume de liquide cœlomique en litres ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>r, rayon du métamère en mètres ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>l, longueur du métamère en mètres.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Le liquide cœlomique étant incompressible, le volume du métamère est constant. En
                conséquence, quand le rayon du segment diminue, sa longueur augmente et inversement. </para>
                <para>Ainsi, lorsque les muscles circulaires se contractent, le rayon des segments
                diminue. Simultanément les muscles longitudinaux se relâchent et la longueur des
                segments augmente. Les phénomènes inverses provoquent une augmentation du rayon des
                segments et une diminution de leur longueur.</para>
                <para>La locomotion implique en outre une interaction avec le substrat.</para>
                <figure>
                    <title>Soie de Lombric en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Alicia Rivoire</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les soies sont des expansions épidermiques permettant l’ancrage et contribuant
                ainsi au déplacement de l’organisme.</para>
                <figure>
                    <title>Mouvements des soies lors du déplacement d'un Lombric</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Virginie Peyre</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Dans un premier temps, les muscles circulaires sont relâchés et les muscles
                longitudinaux sont contractés alors que les soies sont ancrées dans le substrat.
                Dans un deuxième temps, les muscles circulaires sont contractés et  les muscles
                longitudinaux sont relâchés alors que les soies sont libres. Les segments
                s'allongent vers l'avant. Dans un troisième temps, le relâchement des muscles
                circulaires, la contraction des muscles longitudinaux et l'ancrage des soies dans le
                substrat tractent le corps vers l'avant. La coordination des actions des deux types
                de muscles et des soies permet le déplacement de l’animal.</para>
                <para>D’autres Annélides comme les Polychètes et notamment la Néréis sont dotés d’un
                    très grand nombre de soies portées par des expansions latérales des métamères
                    appelées parapodes. Elles permettent une nage impliquant des ondulations
                    corporelles. Les Achètes telles que la Sangsue ont un cœlome réduit, sont
                    dépourvues de parapodes et possèdent des muscles supplémentaires, obliques.
                    Elles développent une locomotion différente de celle des autres Annélides, se
                    déplaçant grâce à des ventouses.</para>
                <para>L’hydrosquelette, grâce à ses déformations, est impliqué dans les mouvements du
                    corps entier des Annélides.</para>
                <para>D’autres organismes présentent des mouvements concernant une seule partie du
                    corps, comme les Mollusques, dont le pied assure le déplacement. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'hydrosquelette dans la déformation et le mouvement d'un organe</title>
            <sect2>
                <title>L’hydrosquelette du pied, une structure constituée de liquide interstitiel et de
                muscles</title>
                <figure>
                    <title>Moule en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Alicia Rivoire</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Chez la Moule, le pied est localisé dans la région antérieure et inséré
                    ventralement sur la masse viscérale. Il joue un rôle dans l’ancrage et la
                    locomotion en relation avec sa structure.</para>
                <figure>
                    <title>Pied de Moule en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
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                </figure>
                <para>Le pied est délimité par le tégument qui entoure une musculature pariétale
                comportant des muscles circulaires et des musscles transversaux. Il est par ailleurs
                relié à deux paires de muscles pédieux rétracteurs, antérieure et postérieure. Le
                cœur du pied est occupé par du tissu conjonctif baigné de liquide interstitiel. Il
                est en continuité avec la cavité corporelle appelée  hémocœle et l’hémolymphe,
                liquide de l'appareil circulatoire ouvert.</para>
                <para>Le pied est un organe musculeux et déformable, impliqué dans les déplacements.
                Chez la Coque, un Bivalve fouisseur, il contribue à  l’enfouissement.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L’hydrosquelette du pied, un liquide incompressible dans compartiment déformable
                permettant l'enfouissement</title>
                <para>L’enfouissement permet aux Bivalves fouisseurs de se protéger des variations du milieu ainsi que des prédateurs. 
            </para>
                <figure>
                    <title>Morphologie de la Coque</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                <figure>
                    <title>Enfouissement de la Coque dans le sable</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                </figure>
                <para>L’enfouissement est un processus complexe impliquant la musculature et le
                    squelette hydrostatique du pied. Il débute par le relâchement des muscles
                    adducteurs de la coquille, qui entraîne l’écartement des valves et l’ancrage de
                    la coquille dans le sédiment. Interviennent alors le relâchement des muscles
                    rétracteurs et la contraction des muscles circulaires et transversaux du pied,
                    provoquant la sortie du pied dans le sédiment. Puis l’hémolymphe est propulsée
                    vers l’extrémité du pied, ce qui conduit à son expansion et à son ancrage dans
                    le sable. Les muscles adducteurs de la coquille se contractent entraînant sa
                    fermeture et l'expulsion d'eau entre les valves et autour du pied. Les muscles
                    rétracteurs du pied se contractent alors, tractant l’animal vers le pied, dans
                    le sable. Enfin, le relâchement des muscles adducteurs de la coquille entraîne
                    l’écartement des valves et permet l’ancrage dans le sédiment dans une nouvelle
                    position avec le pied rétracté. Une fois l’animal enfoui, les siphons
                    s'étendent, permettant les échanges avec la surface du sédiment.</para>
                <para>Les mouvements du pied décrits chez les Bivalves fouisseurs peuvent être
                    transposés à la plupart des Bivalves, malgré quelques différences
                    fonctionnelles. Ainsi, chez la Moule le pied contribue au déplacement et non à
                    l’enfouissement. Chez les Gastéropodes comme l’Escargot, le pied est parcouru
                    d'ondes de contractions assurant la reptation. La locomotion est accompagnée de
                    production de bave humidifiant le substrat et permettant une bonne adhérence.
                    Dans le cas des Céphalopodes, le pied est divisé en plusieurs tentacules,
                    contenant chacun un hydrosquelette. En cas de danger, aux mouvements des
                    tentacules s'ajoute une propulsion par expulsion brutale d’eau par l’entonnoir.
                    Tous les Mollusques ont un hydrosquelette partiel situé dans le pied.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>L’hydrosquelette est impliqué dans le mouvement, qu’il concerne la totalité du corps ou
            certains organes seulement. Les Annélides et les Mollusques possèdent un hydrosquelette
            impliqué dans leur locomotion. </para>
            <para>Dans le cas des Annélides, la locomotion est une reptation à la surface ou dans des
            galeries du sol, dont la rapidité et la puissance sont liées à la présence de
            l'hydrosquelette corporel. Les soies contribuent à la transmission des forces
            développées. </para>
            <para>Chez les Mollusques, le mouvement implique un organe muni d'un hydrosquelette, le
            pied. La musculature associée est à l'origine d'une forte puissance permettant par
            exemple l’enfouissement. </para>
            <para>La puissance développée par la contraction des muscles locomoteurs est exercée sur le
            système de soutien représenté par l'hydrosquelette.</para>
            <para>Certains taxons, comme celui des Chordés, possèdent un hydrosquelette réduit, au
            bénéfice d’un squelette rigide. La trompe de l’Éléphant ou la langue dans l’espèce
            humaine sont mises en mouvement par l'action de muscles sur un compartiment
            liquidien.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                <biblioentry>
                    <title>Squelette in Wikipédia [en ligne]</title>
                    <publisher>
                        <publishername>Fondation Wikimedia</publishername>
                    </publisher>
                    <pubdate>2010 [date de consultation : 25 février 2017]</pubdate>
                    <address>
                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Squelette">https://fr.wikipedia.org/wiki/Squelette</link>
                        </uri>
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                </biblioentry>
            </bibliodiv>
        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>Se déplacer avec un squelette externe à partir de l'exemple des Insectes</title>
            <authorgroup>
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                    <personname>
                        <firstname>Alexandre</firstname>
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                    </personname>
                    <email>alexandre.legrand@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
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                        <firstname>Quentin</firstname>
                        <surname>Marliac</surname>
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                    <email>quentin.marliac@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
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                        <firstname>Lou</firstname>
                        <surname>Ruelen</surname>
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                    <email>lou.ruelen@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
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                    <personname>
                        <firstname>Mohamed</firstname>
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                    <email>mohamed.yakhou@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Insectes sont des Arthropodes car leur corps est recouvert d’un exosquelette
                rigide protégeant leurs organes et porte des appendices articulés. Possédant six
                pattes insérées par paires sur les trois segments de leur thorax, ce sont plus
                précisément des Hexapodes. Ils sont présents sur toute la surface du globe et sont
                apparus il y a 400 millions d’années. Il y aurait entre 5 et 80 millions d’espèces
                d’Insectes pour un nombre d’individus estimé à 10<superscript>19</superscript>. </para>
            <para>Les observations scientifiques révèlent une grande diversité de modes de déplacement
                selon les espèces. Un déplacement consiste en un mouvement contrôlé entre deux
                points de l’espace avec maintien de l’équilibre. Un mode de déplacement est la façon
                dont l’individu réalise ce mouvement. De nombreuses contraintes physiques
                s'appliquent au déplacement, en particulier le poids de l’individu constitue un
                obstacle.</para>
            <para>La marche est un mode de déplacement dans lequel des poussées régulières sont
                exercées sur le sol avec des appendices, contrecarrant les effets de la pesanteur.
                Elle consiste en une alternance de levés et de posés d'appendices un peu plus loin
                devant, assurant le déplacement du corps. Le saut est un autre mode de déplacement
                qui implique une très forte poussée sur le sol par extension des appendices
                postérieurs permettant à l'individu de s’arracher du sol pendant un court instant et
                de parcourir une distance relativement importante. Ces deux modes de déplacements
                sont effectués grâce à des appendices appelés pattes qui interagissent de manière
                régulière avec un substrat solide ce qui permet la locomotion. Les Insectes
                pratiquent un troisième mode de déplacement, le vol. Ils s'affranchissent du
                substrat solide grâce à des appendices nommés ailes, qui exercent une force sur
                l’air permettant le maintien en suspension et la propulsion. </para>
            <para>L'étude du déplacement des Insectes en relation avec la possession d'un exosquelette
            peut s'appuyer sur l’exemple du Criquet qui utilise les principaux modes de déplacement
            (marche, saut, vol). </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le déplacement des Insectes : marche, saut, vol</title>
            <para>Le déplacement des Insectes sollicite les systèmes musculaire et squelettique. </para>
            <para>Quels sont les mécanismes impliqués ?</para>
            <para>Le Criquet pratique trois modes de déplacement : la marche, le saut et le
                vol.</para>
            <para>L’étude morphologique et anatomique des pattes postérieures du Criquet permet de
            comprendre comment ces animaux se déplacent, notamment dans le cas du saut et de la
            marche.</para>
            <sect2>
                <title>La marche : une poussée sur le sol avec alternance de levés et de posés des six
                appendices </title>
                <figure>
                    <title>Voir la vidéo "Marche du Criquet en vue dorsale"</title>
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                                        <holder>Mohamed Yakhou</holder>
                                    </copyright>
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                        <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2017/videos/24_video_01.mp4">au format
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                    <title>Voir la vidéo "Marche du Criquet en vue latérale"</title>
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                    </caption>
                </figure>
                <para>Concernant la marche, le déplacement fait intervenir :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>la mise au sol d’une patte médiane d’un côté du corps et des pattes
                        antérieure et postérieure de l’autre ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le déplacement des trois autres pattes vers l’avant puis leur mise au
                        sol.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Cette succession de phases permet à l’Insecte d’avoir un centre de gravité bas, ce
                qui lui confère une grande stabilité lors de la locomotion.</para>
                <figure>
                    <title>Patte métathoracique de Criquet en vue latérale</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Lou Ruelen</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>La patte du Criquet, appendice de la marche, est constitué de cinq segments. Il
                    s'agit, de la région proximale vers la région distale, de la coxa, du
                    trochanter, du fémur, du tibia et du tarse. La coxa a souvent la forme d’un cône
                    tronqué, le trochanter est un petit segment qui peut seulement se mouvoir dans
                    le plan vertical. Le fémur est la portion la plus longue et la plus solide de la
                    patte. Chez le Criquet, le fémur de la troisième paire de pattes est très
                    développé et permet le saut. Le tibia est long et possède une tête courbée, il
                    peut ainsi se replier entièrement et se loger derrière le fémur. Le tarse est
                    divisé en tarsomères non articulés. Reliés entre eux par une fine membrane, ils
                    portent des griffes assurant l'adhérence de la patte au sol et limitant les
                    pertes d’énergie lors du déplacement. Dépourvus de structures musculaires, ils
                    réalisent la transmission des forces. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le saut : une poussée sur le sol par extension des appendices postérieurs</title>
                <figure>
                    <title>Voir la vidéo "Saut du Criquet"</title>
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                                        la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Mohamed Yakhou</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                                    <copyright>
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                                        <holder>Mohamed Yakhou</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    <caption>
                        <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2017/videos/24_video_03.mp4">au format
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                        </simpara>
                    </caption>
                </figure>
                <para>Les trois paires de pattes sont insérées ventralement, de l'avant vers l'arrière,
                sur le prothorax, le mésothorax et le métathorax. Les pattes prothoraciques et
                mésothoraciques sont plus courtes et moins larges que les pattes métathoraciques
                assurant le saut. </para>
                <para>Les pattes postérieures sont insérées en direction de l’arrière du corps, avec une
                orientation inverse de celle des autres paires de pattes. Elles comportent trois
                segments de longueurs semblables. La détente de ces pattes, à la manière d'un
                ressort, provoque une impulsion sur le sol qui engendre une propulsion. La
                configuration spécifique de ces appendices sauteurs confère au Criquer l’aptitude à
                se déplacer en se propulsant du sol. Au repos, le Criquet semble être prêt pour le
                saut : ses pattes postérieures sont fléchies, ainsi le temps nécessaire au
                déclenchement du saut est réduit.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le vol : une sustentation et une propulsion par les mouvements des ailes</title>
                <para>Le Criquet est un Insecte ailé appartenant au groupe des Ptérygotes.  </para>
                <figure>
                    <title>Articulation aile-thorax chez le Criquet en vue dorsale</title>
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                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Quentin Marliac</holder>
                                        <holder>Lou Ruelen</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>Les ailes sont les organes du vol, insérées sur :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>le mésothorax pour les ailes antérieures, également appelées élytres
                        ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le métathorax pour les ailes postérieures.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Les élytres sont étroites et rigides. Elles jouent un rôle protecteur et
                contribuent à l'équilibration pendant le vol, mais interviennent peu dans le
                déplacement. Les ailes métathoraciques ont une surface plus importante que les ailes
                antérieures lorsqu’elles sont déployées et sont de forme triangulaire. Elles sont
                responsables du vol.</para>
                <para>Les ailes sont constituées de deux membranes souples et fragiles d’une épaisseur
                    variant de 1,9 à 2,9 µm. Elles sont parcourues d’un réseau de nervures, dont le
                    diamètre est de l'ordre de 100 à 150 µm, plus épaisses que la membrane. La
                    présence de nervures transverses, reliant les nervures longitudinales, augmente
                    la résistance des ailes de 50% environ, permettant de stopper l’apparition de
                    fissures. Les nervures contiennent de l’hémolymphe, rigidifiant les ailes et
                    leur permettant de résister aux différentes forces s’exerçant sur elles lors du
                    vol.</para>
                <para>Le vol des Insectes implique la résolution de nombreux problèmes physiques. En
                    relation avec la surface relativement faible des ailes, la force exercée lors
                    d’un battement, appelée portance, est a priori inférieure au poids. Le vol ne
                    devrait pas être possible. Les Insectes effectuent des mouvements tels que les
                    extrémités de leurs ailes décrivent des trajectoires en forme de huit. Lors d'un
                    battement, elles pivotent quand elles sont en position haute et en position
                    basse, ce qui contribue à augmenter la portance. Le rythme des battements est
                    également très rapide, par exemple la fréquence de battement des ailes de la
                    Mouche est de 220 fois par seconde. L’articulation des ailes avec le thorax joue
                    un rôle essentiel en permettant des mouvements de l’aile très rapides.</para>
                <para>Le déplacement des Insectes, quel que soit le mode pratiqué, consiste en une
                interaction avec l'environnement. Une force, produite par l'activité des muscles,
                est exercée sur le milieu par l'intermédiaire de l'exosquelette.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le déplacement des Insectes : exercer une force sur le milieu avec un exosquelette </title>
            <sect2>
                <title>L'exosquelette : une structure de soutien externe et rigide</title>
                <para>Le corps des Insectes est recouvert d’une cuticule sécrétée par l’épiderme. Elle
                    joue un rôle protecteur et a une fonction locomotrice. </para>
                <para>La cuticule est formée d’une couche externe appelée épicuticule et d’une couche
                interne nommée procuticule.</para>
                <para>L’épicuticule comporte trois couches : <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>la plus externe est un cément, mélange de chromoprotéines et de
                                lipoprotéines, épais d'environ 10 nm ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>la couche médiane est composée de cire et a une épaissur de
                                l'ordre de 1 µm ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>la plus interne est l’épicuticule au sens strict et mesure environ
                                1 à 2 µm d'épaisseur.</para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>Les deux couches superficielles assurent une protection vis-à-vis
                    de la déshydratation et des substances chimiques de l'environnement. La couche
                    interne intervient dans l'insertion des muscles sur la face interne de la
                    cuticule.</para>
                <para>La procuticule est divisée en deux parties : l’exocuticule externe et
                    l’endocuticule interne. L’exocuticule est composée de protéines à hauteur de 75%
                    environ et de chitine pour les 25% restants. Les protéines sont tannées et
                    prennent le nom de sclérotine. Elles sont responsables de la rigidité et
                    contribuent à l'imperméabilité de la cuticule. La chitine est un polysaccharide
                    azoté, polymère de résidus N-acétyl-glucosamine liés par des liaisons osidiques
                    β-1,4. La chitine apporte à la cuticule une relative souplesse. L’endocuticule
                    contient environ 40% de protéines non tannées, appelées arthropodine, et
                    davantage de chitine, environ 60%. En relation avec la richesse en chitine et
                    l'absence de sclérotine, l'endocuticule est plus souple que
                    l'exocuticule.</para>
                <para>La solidité de la cuticule est importante dans le cas du Criquet notamment, qui
                subit un choc lorsqu’il atterrit sur le sol après un saut. </para>
                <figure>
                    <title>Relation fibre musculaire-cuticule chez le Criquet en coupe transversale
                    (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Alexandre Legrand</holder>
                                        <holder>Lou Ruelen</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La cuticule, outre sa fonction de protection, est impliquée dans le déplacement
                des Insectes : elle transmet les forces à l'environnement.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'exosquelette : une structure articulée de transmission des forces</title>
                <para>Les appendices locomoteurs sont constitués de pièces rigides mobiles les unes par
                rapport aux autres grâce à des articulations flexibles, au niveau desquelles
                l'exocuticule est absente. Leurs mouvements permettent la déformation des appendices
                et les appuis sur le sol ou sur l'air. </para>
                <figure>
                    <title>Membrane articulaire de thorax de Grillon en coupe longitudinale (Collection
                    de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de
                                        la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Lou Ruelen</holder>
                                        <holder>Mohamed Yakhou</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les articulations des Insectes sont formées de membranes articulaires reliant deux
                pièces de squelette. Fines, elles sont constituées d’épiderme et de d'endocuticule. </para>
                <para>Les articulations ne permettent le mouvement que dans un seul plan. Les appendices
                sont divisés en segments reliés par des articulations d'orientations différentes, ce
                qui permet la réalisation de mouvements de leurs extrémités dans des plans divers. </para>
                <para>L’exosquelette agit dans le déplacement des Insectes en tant que transmetteur de forces
                résultant de l'action d'une puissante musculature.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le déplacement des Insectes : produire une force par une musculature</title>
            <sect2>
                <title>La musculature : une structure contractile développant des forces</title>
                <para>Chez les Insectes, des relations complexes existent entre les pièces squelettiques, les
                articulations et les muscles. Deux pièces squelettiques sont reliées par une
                membrane articulaire et par un muscle inséré sur leur face interne. La contraction
                du muscle génère une traction s'exerçant sur les pièces du squelette sur lesquelles
                il est inséré. L'articulation servant de pivot, la contraction du muscle entraîne un
                rapprochement des deux pièces squelettiques tandis que son relâchement provoque leur
                écartement. Des prolongements internes de l’exosquelette sont parfois présents,
                formant des  lames chitineuses appelées apodèmes, sur lesquelles les muscles sont
                insérés. Elles contribuent à la transmission des forces en absence de tendon.</para>
                <para>Les muscles des pattes sont protégés par un squelette externe rigide et articulé.
                Les pattes comportent deux types de muscles :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>les muscles fléchisseurs dont la contraction aboutit au rapprochement des
                        deux segments sur lesquels ils sont insérés ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les muscles extenseurs qui ont une fonction antagoniste.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Dans les pattes postérieures, le muscle extenseur est plus développé que le muscle
                    fléchisseur. Le muscle extenseur est constitué de fibres courtes et est inséré
                    sur la face interne de l’exosquelette du fémur par l'intermédidaire d'un tendon.
                    Il développe une puissance importante permettant l’extension de la patte lors du
                    saut.</para>
                <para>Les muscles des Insectes contiennent une protéine souple pouvant supporter jusqu’à
                300% d’étirement, appelée résiline. Elle contient de nombreuses  prolines, acide
                aminé coudé, qui lui confèrent une forme spiralée comparable celle d'un ressort.
                Cette molécule participe à l’élasticité des muscles.</para>
                <para>Les cellules musculaires sont délimitées par une membrane plasmique appelée
                sarcolemme et contiennent des myofibrilles. Leur contrôle est assuré par des nerfs
                moteurs. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La musculature : une structure assurant la mobilité de l'exosquelette</title>
                <para>Le vol des Insectes et notamment du Criquet implique l'action de divers muscles
                mettant les ailes en mouvement. </para>
                <figure>
                    <title>Anatomie du thorax de Grillon en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Lou Ruelen</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les muscles responsables du vol sont de deux types chez le Criquet :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>les muscles directs, insérés sur les sclérites alaires de la zone
                        d’insertion des ailes ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les muscles indirects, insérés directement sur le ptérothorax. </para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Les muscles directs sont responsables des mouvements de bas en haut des ailes
                    alors que les les muscles indirects provoquent les autres mouvements alaires
                    ainsi que le déploiement et le repliement des ailes. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>La réalisation du déplacement des Insectes implique des interactions entre les systèmes
            musculaire et squelettique. L’exosquelette, structure de soutien et de protection
            externe composée de chitine et de protéines, est un acteur fondamental du mouvement. Ses
            pièces rigides sont mues par des forces produites par les muscles, agissant par paires
            de muscles antagonistes. Des apodèmes permettent la fixation des muscles sur
            l’exosquelette et des articulations assurent la mobilité des pièces squelettiques les
            unes par rapport aux autres.</para>
            <para>La réalisation de la marche est assurée grâce à la mobilisation des six pattes de
                l’Insecte, tandis que le saut est permis grâce aux pattes postérieures comportant
                des muscles extenseurs très développés. Muscles fléchisseurs et extenseurs jouent
                des rôles antagonistes. Le vol est permis grâce à l’action combinée des muscles
                alaires et des ailes postérieures. Elles possèdent des nervures transversales et
                longitudinales leur apportant une relative solidité en dépit de leur finesse.</para>
            <para>L’étude du mouvement des Insectes a inspiré de nombreux spécialistes. C’est le cas
            d’une équipe néerlandaise qui a développé, en s’inspirant du vol de la Libellule, un
            micro-drone pouvant effectuer des vols précis et fluides. Ce drone nommé DelFly Explorer
            est une innovation car il possède deux ailes de chaque côté, qui battent de manière très
            rapide pour permettre son envol, alors que les drones portent habituellement des
            hélices. DelFly Explorer est en conséquence plus léger. Ce drone pourra être utilisé
            pour filmer des foules grâce à une vision binoculaire, par exemple lors de concerts. Il
            pourra également être employé dans le domaine agricole en repérant les fruits mûrs dans
            de vastes vergers.</para>
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                    <title>Comment les Insectes font-ils pour voler ? In Science étonnante [en ligne]</title>
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                    <title>La cuticule des Insectes In Le Monde des Insectes [en ligne]</title>
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                    <title>Le saut chez les Insectes In Forum du criquet et de l'homme [en ligne]</title>
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                    <title>2) Une molécule à la base de tout : la résiline In Forum du criquet et de l'homme [en ligne]</title>
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            <title>Le maintien de la température corporelle chez les Mammifères </title>
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                    <email>eloise.andre@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
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                        <firstname>Thibault</firstname>
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                    <email>thibault.durieux@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
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                        <firstname>Nicolas</firstname>
                        <surname>Guignand</surname>
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                    <email>nicolas.guignand@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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                        <firstname>Kévin</firstname>
                        <surname>Sotier</surname>
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                    <email>kevin.sotier@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>La vie des animaux implique de nombreux phénomènes physiques et de nombreuses
            réactions chimiques influencés par la température. </para>
            <para>La température est une grandeur mesurée qui reflète un niveau moyen d’énergie
            cinétique, correspondant au degré de chaleur d’un organisme. La chaleur est une quantité
            d’énergie pouvant modifier la température.<table frame="all">
                    <title>Température corporelle de quelques Mammifères</title>
                    <info>
                        <copyright>
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                    </info>
                    <tgroup cols="2">
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                            <row>
                                <entry>Espèces</entry>
                                <entry>Valeur température moyenne</entry>
                            </row>
                        </thead>
                        <tbody>
                            <row>
                                <entry>Chien</entry>
                                <entry>38,9°C</entry>
                            </row>
                            <row>
                                <entry>Chat</entry>
                                <entry>38,6°C</entry>
                            </row>
                            <row>
                                <entry>Homme</entry>
                                <entry>37,0°C</entry>
                            </row>
                            <row>
                                <entry>Baleine</entry>
                                <entry>37,0°C</entry>
                            </row>
                            <row>
                                <entry>Lapin</entry>
                                <entry>39,5°C</entry>
                            </row>
                            <row>
                                <entry>Cheval</entry>
                                <entry>37,6°C</entry>
                            </row>
                            <row>
                                <entry>Vache</entry>
                                <entry>39,5°C</entry>
                            </row>
                            <row>
                                <entry>Ornithorynque</entry>
                                <entry>31°C</entry>
                            </row>
                        </tbody>
                    </tgroup>
                </table>
            </para>
            <para>Les Mammifères sont un groupe de Vertébré dont la principale caractéristique est
            l’allaitement, c'est-à-dire l'alimentation des nouveaux-nés par un lait produit par la
            mère. Ce sont des animaux homéothermes dont la température corporelle  interne et
            centrale est stable. Elle varie de 31°C chez l'Ornithorynque à 40°C. </para>
            <para>La stabilité de la température centrale, à une valeur indépendante des fluctuations de
            la température extérieure, est maintenue par un processus appelé régulation thermique.
            Les changements de température du milieu de vie ont un impact limité sur les Mammifères,
            qui conservent leur activité et sont relativement indépendants vis-à-vis des variations
            climatiques. Ils sont présents partout sur Terre, dans des environnements dont les
            températures vont de -70°C à 50°C.</para>
            <para>Quelle est l’origine de la température corporelle ? </para>
            <para>Par quels moyens est-elle maintenue chez les Mammifères ? </para>
            <para>Comment les variations de la température interne sont-elles détectées et le contrôle
            est-il réalisé ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La température corporelle : conséquence des apports et pertes de chaleur</title>
            <para>Les Mammifères conservent une température interne quasi-constante. Cette stabilité
            résulte de l'équilibre entre pertes et gains de chaleur, processus impliquant de
            multiples acteurs. Ils agissent de manière coordonnée selon une boucle, dite de
            régulation.</para>
            <para>Comment est déterminée la température corporelle ?</para>
            <sect2>
                <title>Les températures centrale et périphérique</title>
                <para>Chez les Mammifères, la température centrale est définie comme la température du
                    noyau, qui correspond à l’ensemble des organes et artères. Elle a la
                    particularité de ne quasiment pas varier. Son maintien à 37°C dans l'espèce
                    humaine est lié à la présence d'une source de chaleur.</para>
                <para>La température périphérique est définie comme la température de l’enveloppe
                corporelle, réprésentée par les tissus cutanés et sous-cutanés, épiderme, derme et
                tissu adipeux. Contrairement à la température du noyau, la température de
                l'enveloppe varie avec les fluctuations de la température de l'environnement, la
                peau étant le constituant corporel directement en contact avec le milieu.</para>
                <para>Chez les Mammifères, le noyau représente environ 80 % de la masse corporelle
                contre 20 % pour l’enveloppe. Ces deux ensembles sont connectés par la circulation
                sanguine qui assure les transferts de chaleur.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La thermogénèse</title>
                <para>La thermogenèse est la production de chaleur. Les principaux acteurs de la
                thermogenèse sont le tissu adipeux brun et le tissu musculaire mais la plupart des
                tissus peuvent la réaliser. La chaleur est produite par divers mécanismes permettant
                la libération d’énergie calorifique. Il s'agit le plus souvent d'oxydations. </para>
                <figure>
                    <title>Intensités respiratoires de Rats placés à des températures de 24 et
                    20°C</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International..</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Éloïse André</holder>
                                        <holder>Thibault Durieux</holder>
                                        <holder>Nicolas Guignand</holder>
                                        <holder>Kévin Sotier</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La thermogenèse peut être mise en évidence en mesurant la consommation de
                dioxygène des animaux. Placés dans un environnement dont la température est
                inférieure de 4°C à la température ambiante, des Rats présentent une intensité
                respiratoire supérieure de 0,5
                    l.h<superscript>-1</superscript>.kg<superscript>-1</superscript> à l'intensité
                respiratoire à température ambiante. La consommation supplémentaire de dioxygène est
                vraisemblablement impliquée dans la production de chaleur.</para>
                <figure>
                    <title>Tissus adipeux blanc et brun de Souris en coupe transversale (Collection de
                    l'ENS de Lyon) </title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Éloïse André</holder>
                                        <holder>Thibault Durieux</holder>
                                        <holder>Nicolas Guignand</holder>
                                        <holder>Kévin Sotier</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les tissus adipeux brun et blanc sont distincts par leurs fonctions et leur
                organisation. Le tissu adipeux brun est responsable de la production de chaleur. Le
                tissu adipeux blanc permet le stockage d'énergie sous forme de triglycérides, joue
                le rôle de protection mécanique et thermique pour les organes qu'il entoure, et a
                des fonctions endocrines. Le tissu adipeux brun est formé d'adipocytes bruns dont le
                noyau est central et dont le cytoplasme contient de nombreuses gouttelettes
                lipidiques. Le tissu adipeux blanc est constitué d'adipocytes blancs dont le noyau
                est périphérique et l'essentiel du volume est occupé par une goutte lipidique
                centrale. </para>
                <para>Les adipocytes bruns contiennent des mitochondries assurant la libération de
                chaleur à partir de la dégradation des acides gras.</para>
                <para>Ils possèdent à leur surface des récepteurs β-3 adrénergiques. La noradrénaline,
                libérée par les terminaisons de neurones sympathiques à proximité des adipocytes
                bruns, se fixe sur ces récepteurs et provoque l’activation d’une adénylate cyclase
                intracellulaire par l'intermédiaire d'une protéine G. Cette enzyme catalyse la
                production d’AMPc (adénosine monophosphate cyclique) à partir d’ATP (adénosine
                triphosphate). Elle active une protéine kinase A qui phosphoryle alors une lipase
                hormonosensible. Cette dernière clive les triglycérides en acide gras qui, après
                être entrés dans les mitochondries, subissent une β-oxydation dans la matrice. Elle
                permet l’alimentation de la chaîne respiratoire en protons. Les protons s’accumulent
                dans l’espace intermembranaire et le gradient en résultant est résorbé grâce à une
                protéine découplante appelée thermogénine. L’énergie électrochimique du gradient de
                protons est ainsi convertie en chaleur. L'activation de la thermogénine est due aux
                acides gras résultant du clivage des triglycérides, qui inhibent parallèlement la
                formation d’ATP par l’ATP synthase. </para>
                <para>La production de thermogénine est contrôlée au niveau transcriptionnel par les
                    catécholamines et les hormones thyroïdiennes. Les adipocytes bruns contiennent
                    de la T4-5’ déiodase, catalysant la désiodation de la tétraiodothyronine
                    circulante en triiodothyronine active.</para>
                <para>La thermogénine est donc responsable du découplage entre résorption du gradient de
                protons et synthèse d’ATP. La chaleur  ainsi produite est répartie dans l’organisme
                par la circulation sanguine, le tissu adipeux brun étant riche en vaisseaux
                sanguins.</para>
                <para>La libération de la chaleur par le tissu adipeux brun est essentielle chez les
                Mammifères hibernants ou semi-hibernants mais aussi chez les nouveaux-nés. Ils
                possèdent un abondant tissu adipeux brun qui leur permet de produire de la chaleur
                nécessaire au maintien de leur température.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La thermolyse</title>
                <para>La thermolyse est une perte de chaleur. Elle permet de lutter contre un surplus de
                    chaleur responsable d'une augmentation de la température. Parmi les mécanismes
                    de thermolyse figure l’évaporation. Il s'agit d'une vaporisation, définie comme
                    une transition entre l’état liquide et l’état gazeux. La vaporisation consommant
                    de l’énergie, elle entraîne une perte de chaleur et est qualifiée
                    d'endothermique. La thermolyse par évaporation est réalisée au niveau de la peau
                    et de certaines muqueuses, et se traduit par divers phénomènes. </para>
                <para>La sudation consiste en la production de sueur, composée de 95% à 99% d’eau
                    mais aussi d'acide lactique , d'urée et de substances comme les ions sodium et
                    chlorures. L'évaporation de la sueur est un processus qui permet un
                    refroidissement important de la surface corporelle. </para>
                <para>La sueur est produite par les glandes sudoripares sous le contrôle du système
                nerveux. </para>
                <figure>
                    <title>Glande sudoripare humaine en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Éloïse André</holder>
                                        <holder>Thibault Durieux</holder>
                                        <holder>Nicolas Guignand</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Kévin Sotier</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les glandes sudoripares humaines sont des glandes tubuleuses pelotonnées munies de
                canaux acheminant la sueur jusqu’à la surface de la peau. Leur région sécrétrice,
                appelée peloton sudoripare, est localisée en profondeur, dans le derme.</para>
                <para>La plupart des grands Mammifères produisent peu ou ne produisent pas de sueur,
                dont l'évaporation serait ralentie par la fourrure. L'évaporation d'eau permettant
                la perte de chaleur résulte généralement d'un halètement, appelé polypnée thermique.
                La fréquence respiratoire augmente, l’air en mouvement dans les voies respiratoires
                se charge d’eau provenant de la muqueuse, dont l'évaporation entraîne une perte
                thermique. Contrairement à la sudation, le halètement n'est pas accompagné d'une
                perte de sels. Lors du halètement, la fréquence respiratoire augmente et le volume
                d’air inspiré diminue proportionnellement,  ce qui empêche l’hyperventilation qui
                pourrait être néfaste. </para>
                <para>Le léchage est un troisième mécanisme à l'origine d'une thermolyse par évaporation
                    d'eau. L’animal sécrète de la salive et se lèche les membres. La salive est
                    répartie à la surface du corps et son évaporation est favorisée. Elle a un rôle
                    semblable à ceux de la sueur et de l'eau de la muqueuse respiratoire. Ce
                    phénomène est courant chez les Marsupiaux.</para>
                <para>La balance existant entre thermogenèse et thermolyse permet à l'organisme de
                limiter les variations de la température corporelle centrale.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les échanges de chaleur : modalités et limitation des transferts de chaleur</title>
            <sect2>
                <title>La diversité des échanges de chaleur : convection, conduction, radiation</title>
                <para>La chaleur est échangée entre deux milieux de températures différentes, du milieu
                dont la température est la plus élevée vers le milieu dont la température la plus
                faible, c'est-à dire selon le gradient thermique. Parmi les mécanismes d'échanges
                figurent la convection et la  conduction.</para>
                <para>La convection est un échange de chaleur réalisé par l’intermédiaire d’un fluide.
                Ce mécanisme intervient dans les cas des échanges entre la surface cutanée et le
                milieu extérieur, l’appareil respiratoire et l’air ou les organes profonds et le
                tégument par la circulation sanguine. La mise en mouvement de l'air ou de l'eau au
                contact du tégument, due à des changements de densité (convection libre ou
                naturelle) ou à des courants (convection forcée) renouvelle le fluide extérieur.
                Elle contribue au maintien du gradient thermique et provoque une augmentation des
                échanges de chaleur par convection. La circulation sanguine dans les vaisseaux
                cutanés a un effet similaire, le débit sanguin dépendant du diamètre des vaisseaux
                déterminant son importance.</para>
                <para>La conduction est un échange de chaleur n'impliquant pas de transport de matière.
                    Elle est réalisée par contact entre deux milieux, solides et/ou fluides, de
                    températures différentes. Elle concerne notamment le tégument.</para>
                <para>Le flux d'énergie dû à la conduction est exprimé par la relation </para>
                <para>Q = k x ΔT x A x e<superscript>-1</superscript>
                </para>
                <para>avec :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>Q, flux d'énergie, en W ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>k, coefficient de
                        conductivité thermique, en W.m<superscript>-1</superscript>.K<superscript>-1</superscript> ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>ΔT, gradient thermique, en K<superscript>2</superscript> ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>A, surface corporelle, en m<superscript>2</superscript> ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>e, épaisseur de l’enveloppe corporelle, en m.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Le coefficient de conductivité thermique dépend du milieu. D'une valeur de 0,6
                    W.m<superscript>-1</superscript>.K<superscript>-1</superscript> à 20°C pour
                l'eau, il est de 0,0262
                    W.m<superscript>-1</superscript>.K<superscript>-1</superscript> pour l'air. En
                conséquence, le flux d’énergie est plus important dans l’eau que dans l'air et pour
                un même gradient de température. Un organisme perd ou gagne davantage de chaleur par
                conduction en milieu aquatique qu'en milieu aérien.</para>
                <para>L'apport de chaleur intervient lorsque la température du milieu extérieur est
                supérieure que celle du tégument. Il peut être réalisé par convection ou par
                conduction. La perte de chaleur intervient généralement lorsque la température du
                milieu extérieur est inférieure à celle du tégument. 15% des pertes de chaleur sont
                réalisés par convection et 3% par conduction. </para>
                <para>Les échanges de chaleur sont également réalisés par radiation, une surface
                    recevant un rayonnement électromagnétique absorbe une partie de son énergie, qui
                    est convertie en chaleur. De tels échanges se produisent entre deux surfaces
                    distantes, de températures différentes, par l'intermédiaire du rayonnement
                    infrarouge. Le réchauffement de la peau par les rayons solaires est réalisé par
                    radiation. Le rayonnement reçu par un objet étant proportionnel à la surface
                    exposée, le gain de chaleur l'est également. Le rapport entre la surface et le
                    volume du corps détermine l'augmentation de la température corporelle liée au
                    gain de chaleur par radiation. Faible chez les grands animaux, il est élevé chez
                    les petits conduisant à un gain de chaleur relativement plus important. Les
                    petits animaux se cachent fréquemment du soleil ce qui réduit les risques
                    d'hyperthermie.</para>
                <para>L'apport de chaleur par radiation se produit lorsque la température de la surface
                corporelle est plus faible que celle de la surface externe. La perte de chaleur
                intervient lorsque le gradient thermique est inverse. Le rayonnement infrarouge du
                corps est alors absorbé par la surface externe, ce qui engendre une diminution de la
                température de la surface corporelle. </para>
                <para> </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La limitation des échanges de chaleur</title>
                <para>Les échanges de chaleur entre l'organisme et son milieu sont réduits par des
                structures isolantes. </para>
                <para>Chez les Mammifères, les principaux isolants sont les poils constituant la
                fourrure et le tissu adipeux sous-cutané. Les poils assurent une isolation de
                l’organisme vis-à-vis de l’air, réduisant notamment les effets de la convection
                forcée due au vent et aux mouvements de l’animal. Elle est facilement modulée par
                une augmentation ou une diminution de la densité de la fourrure. Le tissu adipeux
                forme parfois une couche épaisse permettant une isolation importante. La Baleine
                vivant en milieu aquatique, dont le coefficient de conductivité thermique est élevé,
                plonge à de très grandes profondeurs où la température est faible. Elle conserve sa
                chaleur et évite l'hypothermie grâce à un abondant tissu adipeux
                périphérique.</para>
                <para>La réduction des échanges de chaleur entre l'organisme et le milieu implique par
                ailleur la vasoconstriction périphérique. Le diamètre des vaisseaux sanguins
                diminue, réduisant le débit sanguin et les tranferts internes de chaleur par
                convection. Ainsi le gradient de température entre le tégument et le milieu
                extérieur diminue. À l’inverse la vasodilatation périphérique, augmentation du
                diamètre des vaisseaux sanguins, permet d’accroître le débit sanguin et le gradient
                de température entre le milieu extérieur et le tégument.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'intégration de la thermogenèse, la thermolyse et les échanges de
                chaleur</title>
                <para>Dans un milieu dont la température est faible, les mécanismes mis en jeu chez les
                Mammifères sont :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>une vasoconstriction périphérique réduisant les pertes de chaleur ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>un frisson dû à l'activité des muscles sous-cutanés produisant de la
                        chaleur ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>une pilo-érection augmentant l'épaisseur de la couche isolante de la
                        fourrure.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Par ailleurs, les animaux soumis au froid possèdent souvent de petites oreilles.
                Leur faible surface contribue à réduire le flux d'énergie par conduction entre
                l'organisme et le milieu, en l'occurrence la perte de chaleur. La surface de contact
                avec le milieu est peu importante.</para>
                <para>À l'inverse, dans un milieu dont la température est élevée, les processus permettant le maintien
                de la température corporelle sont :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>une vasodilatation augmentant les perte de chaleur par convection ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>une évaporation d'eau permettant d’éliminer le surplus de chaleur, par
                        sudation ou léchage.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Des adaptations comportementales contribuent aussi à réduire les échanges de
                chaleur, en particulier par une diminution de la surface de contact avec le milieu
                qui limite la conduction. Ainsi les animaux se tiennent serrés les uns contre les
                autres lorsque la température est faible.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La thermorégulation : des capteurs sensibles à la température corporelle et un centre
            de contrôle de la température </title>
            <para>Le maintien de la température corporelle à une valeur stable implique la mise en œuvre
            coordonnée des processus de thermogenèse et de thermolyse en réponse à des variations.
            Une détection des variations de la température corporelle et de la température du milieu
            intervient en amont.</para>
            <para>La sensibilité thermique résulte de l'activité de thermorécepteurs, récepteurs
            sensoriels sensibles aux variations de température. Ils sont présents au niveau du
            tégument et dans les organes profonds. </para>
            <para>Recevant les informations thermiques, un centre intégrateur contrôle les activités des
            acteurs de la thermolyse et de la thermogenèse.</para>
            <para>Récepteurs, centre intégrateur et effecteurs constituent la boucle de régulation de la
            température corporelle.</para>
            <sect2>
                <title>La réception de la température par les capteurs thermiques périphériques et
                centraux </title>
                <para>Les thermorécepteurs de la peau des Mammifères sont sensibles aux variations de la
                    température extérieure. Au niveau du tégument, des récepteurs sensibles au chaud
                    sont présents, avec une gamme de sensibilité comprise entre 30°C et 46°C. De
                    même existent des récepteurs sensibles au froid avec une gamme de sensibilité
                    comprise entre 10°C et 35°C. Les thermorécepteurs sont des terminaisons
                    nerveuses dont l’activité électrique varie avec la température. Lorsque
                    l’organisme se trouve confronté à des températures hors des gammes de
                    sensibilité des thermorécepteurs, le relais est pris par des nocicepteurs,
                    récepteurs sensoriels de la douleur. Certains sont sensibles aux températures
                    supérieures à 40°C et d'autres aux températures inférieures à 10°C. </para>
                <para>D'autres thermorécepteurs sont situés dans les organes profonds, la moelle
                épinière et l’hypothalamus. Ce sont des thermorécepteurs profonds ou internes,
                sensibles à la température centrale de l’organisme. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L’hypothalamus, centre intégrateur de la thermorégulation </title>
                <para>L’hypothalamus est un centre nerveux localisé dans la partie ventrale du
                    diencéphale. Il intègre les informations reçues des thermorécepteurs. Des
                    expériences de stimulation ont permis d'identifier les régions de l'hypothalamus
                    impliquées dans la thermorégulation et leurs rôles. Leurs résultats conduisent
                    aux hypothèses suivantes : la région postérieure de l'hypothalamus serait
                    responsable de la lutte contre une diminution de température (froid) alors que
                    sa région antérieure contrôlerait la lutte contre une augmentation de
                    température (chaud). Dès que la température centrale s’écarte de la température
                    de consigne de plus ou de moins 1°C, une réponse thermorégulatrice est induite. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>De la variation de température aux messages et aux organes effecteurs</title>
                <figure>
                    <title>Étapes et organes impliqués dans la thermorégulation</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <inlinemediaobject>
                                                <imageobject>
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                                        </simpara>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Éloïse André</holder>
                                        <holder>Thibault Durieux</holder>
                                        <holder>Nicolas Guignand</holder>
                                        <holder>Kévin Sotier</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Trois voies nerveuses efférentes sont impliquées dans la réponse thermorégulatrice
                : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>la voie sympathique adrénergique responsable de la lutte contre le
                            froid, stimulant la vasoconstriction, la pilo-érection et l’activité de
                            la graisse brune ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la voie des neurones moteurs somatiques permettant également la lutte contre le
                            froid en provoquant le frisson par contraction des muscles squelettiques ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la voie sympathique cholinergique intervenant dans la lutte contre le
                        chaud, activant la sudation et la vasodilatation.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Un contrôle hormonal de l'activité des organes effecteurs est également impliqué
                dans la réponse thermorégulatrice. Le complexe hypothalamus-hypophyse contrôle le
                fonctionnement des glandes surrénales et thyroïde. Les glandes médullosurrénales
                produisent de l’adrénaline qui provoque une  vasoconstriction et une lipolyse dans
                les adipocytes. Les hormones thyroïdiennes augmentent la thermogénèse, en stimulant
                la mobilisation du glycogène hépatique, la néoglucogenèse et les oxydations
                mitochondriales. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les Mammifères sont des animaux dont la température interne est stable et capables de
                produire de la chaleur. Ils sont qualifiés d'homéothermes et d'endothermes. Ils sont
                sensibles aux variations thermiques de leur milieu de vie grâce à des
                thermorécepteurs périphériques. Les informations relatives à la température sont
                transmises à un centre intégrateur qui les compare à une valeur de référence. Si des
                différences sont constatées, le centre intégrateur élabore des messages efférents.
                Ils activent les mécanismes de thermogenèse ou de thermolyse en réponse aux
                contraintes thermique du milieu, qui s'opposent à l’hypothermie ou à l’hyperthermie.
                Ces mécanismes équilibrent la balance entre thermogénèse et thermolyse, la
                température corporelle est ainsi indépendante de celle du milieu.</para>
            <para>Dans certaines situations, l'équilibre est modifié. Ainsi, la température corporelle
            augmente en réponse à une infection, c’est la fièvre, et à l’inverse elle diminue lors
            de l’hibernation, permettant une réduction du métabolisme.</para>
            <para>Aujourd’hui, l'espèce humaine contrôle la température de son milieu de vie grâce aux
            avancées technologiques et porte des couches isolantes selon la température extérieure. </para>
            <para>Les animaux homéothermes comme les Mammifères maintiennent leur température stable,
            mais d'autres comme les Squamates ont une température corporelle qui varie avec celle de
            leur milieu de vie. Ce sont des animaux poïkilothermes dont l'activité est dépendante de
            la température du milieu. Ils peuvent moduler leur température interne par une
            exposition au soleil, ou un changement de couleur permettant d'augmenter ou diminuer
            l'absorption du rayonnement infrarouge, mais ne produisent pas de chaleur intrinsèque. </para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
            <bibliodiv>
                <title>Sites internet</title>
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                    <title>Chapitre 2-4 Boucle de régulation de la température centrale des animaux
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                    <title>La protéine découplante du tissu adipeux brun (UCP1) : la fin des dogmes. In Ipubli Collections numériques
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            <title>Le problème de l'eau et des ions chez les Sélaciens marins</title>
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                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Sélaciens sont des poissons cartilagineux, autrement dit des Chondrichthyens. Ils
            sont divisés en deux grands groupes : les Eusélaciens pleurotrèmes représentés par les
            Requins et les Eusélaciens hypotrèmes représentés par les Raies et les Torpilles. S'il
            existe des espèces d’eau douce, la plupart des Sélaciens vivent en milieu marin.</para>
            <para>L’eau de mer a une osmolarité élevée, de 1000 mOsm.l<superscript>-1</superscript>
                environ, en raison de concentrations en ions très importantes. L'osmolarité du
                milieu intérieur de la plupart des animaux marins est inférieure à celle de l’eau de
                mer. Ils sont dits hypoosmotiques. La différence de concentration osmotique induit
                des flux spontanés d'eau et d'ions à travers les surfaces corporelles perméables
                comme le tégument. De tels échanges d’eau et d’ions peuvent être néfastes, voire
                mortels. Les organismes hypoosmotiques à leur milieu de vie tendent ainsi à perdre
                leur eau interne, ce qui provoque une déshydratation, et à gagner des ions, ce qui
                provoque une intoxication. La vie en milieu marin implique également la réalisation
                d'échanges des gaz respiratoires avec l'eau de mer et l'ingestion d'une nourriture
                salée, qui constituent des voies d’entrée d'ions supplémentaires.</para>
            <para>Les Sélaciens sont des organismes adaptés à la vie en milieu marin, notamment grâce à
            des processus d'osmorégulation et d'ionorégulation. L’osmorégulation est la régulation
            de la concentration osmotique du milieu intérieur, notamment par le contrôle des flux
            d'eau entre l’organisme et son environnement. L’ionorégulation est la régulation des
            concentrations en ions du milieu intérieur, et implique le contrôle des flux d’ions
            entre le milieu intérieur de l’organisme et le milieu extérieur.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Vivre en milieu marin : évoluer dans un milieu riche en ions et de forte concentration osmotique</title>
            <sect2>
                <title>Un milieu extérieur et un milieu intérieur de concentrations osmotiques
                semblables et de concentrations ioniques différentes</title>
                <para>Lorsque deux compartiments séparés par une membrane semi-perméable contiennent des
                    solutions dont les concentrations en solutés sont différentes, l'eau traverse la
                    membrane du compartiment contenant la solution la moins concentrée vers le
                    compartiment contenant la solution la plus concentrée par un processus appelé
                    osmose. Le déplacement de l'eau est dû à la différence de concentration
                    osmotique existant entre les deux solutions, ou gradient osmotique. La
                    concentration osmotique d'une solution est déterminée par les concentrations des
                    solutés, et notamment des ions. </para>
                <figure>
                    <title>Composition du milieu intérieur et de l'eau de mer en solutés
                    osmotiques</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La concentration osmotique du milieu intérieur des Sélaciens marins est de 1050
                    mOsm.l<superscript>-1</superscript> environ, en raison de la présence dans le
                sang d'urée qui s'ajoute aux ions sodium et chlorures. La concentration osmotique du
                milieu intérieur a une valeur très proche de celle de la concentration osmotique de
                l’eau de mer. Les Sélaciens sont isoosmotiques par rapport à leur milieu de vie. En
                conséquence, les flux d'eau entrant et sortant sont équilibrés et contrairement aux
                animaux hypoosmotiques, ils ne perdent pas d'eau en milieu marin. </para>
                <para>En revanche, les concentrations en ions sodium et chlorures du milieu intérieur
                sont très inférieures à celles de l'eau de mer.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Des échanges spontanés à travers les surfaces corporelles perméables</title>
                <figure>
                    <title>Lame branchiale de Roussette en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Tom Couchoud</holder>
                                        <holder>Manon Igonin</holder>
                                        <holder>Ophélie Valade</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                <figure>
                    <title>Lamelles branchiales de Roussette en coupe longitudinale (Collection de l'ENS
                    de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Tom Couchoud</holder>
                                        <holder>Manon Igonin</holder>
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                                    </copyright>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les Sélaciens possèdent un appareil respiratoire branchial. Il est formé de lames
                    branchiales insérées sur des arcs branchiaux cartilagineux. Elles portent des
                    lamelles branchiales, replis de l'épithélium. En raison du grand nombre de
                    lamelles branchiales, la surface d’échanges branchiale est très importante. Leur
                    épithélium est simple et pavimenteux. Épais de 10 µm environ, il est très fin et
                    perméable. Les échanges gazeux entre le milieu intérieur et l'eau de mer sont
                    réalisés passivement, par diffusion à travers cet épithélium vaste et peu épais.
                    Un échangeur possédant de telles caractéristiques est généralement perméable à
                    l’eau et aux ions. Les branchies sont ainsi le siège de flux passifs d'eau,
                    d'ions sodium et d'ions chlorures selon leurs gradients de concentration. </para>
                <figure>
                    <title>Tégument de Roussette en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Tom Couchoud</holder>
                                        <holder>Manon Igonin</holder>
                                        <holder>Ophélie Valade</holder>
                                    </copyright>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le système tégumentaire correspond au revêtement externe des animaux et à ses
                    annexes. Le tégument des Sélaciens est constitué d'un épiderme superficiel, en
                    contact avec le milieu extérieur, et d'un derme profond. Ses annexes sont
                    représentées par des glandes et des écailles placoïdes. L'épiderme est un
                    épithélium pluristratifié. Le derme est un tissu conjonctif fibreux vascularisé.
                    D'épaisseur relativement faible, de l’ordre de 500 µm, le tégument est perméable
                    à l'eau. La concentration osmotique du milieu intérieur des Sélaciens étant
                    proche de celle de l’eau de mer, les flux d’eau tégumentaires entrant et sortant
                    sont équilibrés et permettent un renouvellement constant de l’eau du milieu
                    intérieur. </para>
                <para>Les échanges ioniques et hydriques peuvent également intervenir dans l'appareil
                    digestif. Les Sélaciens marins se nourrissent généralement d'animaux dont le
                    milieu intérieur est riche en ions sodium et chlorures. L’ingestion des proies
                    provoque l’entrée d’eau et d’ions dans la lumière du tube digestif. Sa paroi est
                    hérissée de replis bordés par un épithélium très fin. Cet échangeur peut être un
                    site d'entrée d’ions dans le milieu intérieur. En relation avec l'équilibre des
                    concentrations osmotiques de leurs milieux intérieur et extérieur, les Sélaciens
                    marins ne boivent pas. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le maintien des concentrations osmotiques et ioniques du milieu intérieur </title>
            <sect2>
                <title>Une hypoionorégulation rénale pour les ions divalents</title>
                <para>L'organe excréteur des Sélaciens est le rein. Ayant pour fonction l’élimination
                des solutés et de l’eau, il contribue au maintien des équilibres osmotique et
                ioniques. </para>
                <figure>
                    <title>Rein de Roussette en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Tom Couchoud</holder>
                                        <holder>Manon Igonin</holder>
                                        <holder>Ophélie Valade</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <figure>
                    <title>Néphron ouvert à glomérule intranéphronique de mésonéphros de Sélacien
                    marin</title>
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                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Ophélie Valade</holder>
                                    </copyright>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L’unité structurale et fonctionnelle du rein des Sélaciens est le néphron. Il est
                    formé d’une région sphérique constituée d'un feuillet pariétal et d'un feuillet
                    viscéral, appelée capsule de Bowman, et d’un tubule urinaire. Le tubule urinaire
                    est divisé en un segment proximal, proche de la capsule, un segment
                    intermédiaire, représentant un quart de sa longueur totale, un segment distal et
                    un segment connecteur débouchant sur un canal collecteur. Le sang est amené à la
                    capsule de Bowman par une artériole afférente et repris par une artériole
                    efférente. Un bouquet de capillaires sanguins est intercalé entre ces deux
                    artérioles, constituant le glomérule. Le corpuscule rénal est une structure
                    mixte, associant l'appareil excréteur avec la capsule de Bowman et l'appareil
                    circulatoire avec le glomérule. </para>
                <para>La première étape de la production de l'urine est l’ultrafiltration glomérulaire :
                    le plasma est filtré à travers l'endothélium des capillaires glomérulaires et le
                    feuillet viscéral de la capsule de Bowman. Les protéines plasmatiques sont
                    retenues dans le compartiment sanguin. L'urine produite est qualifiée de
                    primitive et composée principalement d’eau, d’ions sodium et d’urée. Elle est
                    prise en charge par le collet. La circulation de l'urine dans le tubule urinaire
                    est due aux battements des cils portés par les cellules de la paroi du collet et
                    du segment intermédiaire, ainsi que de certaines cellules du segment proximal. </para>
                <para>Le tubule urinaire possède une importante surface de contact avec le contenu de la
                    lumière, ce qui contribue à augmenter la capacité d'échanges. C'est par exemple
                    le cas du segment proximal dont la paroi est bordée de cellules portant une la
                    bordure en brosse apicale. Les transferts de substances de l'urine circulant
                    dans le tubule vers le sang circulant dans les capillaires sanguins sont des
                    réabsorptions. Les échanges réalisés en sens inverse sont des sécrétions.
                    L'essentiel de la réabsorption d’eau ainsi que des ions sodium et chlorures se
                    produit dans le segment proximal, alors que celle de l'urée intervient dans le
                    segment distal grâce à un système à contre-courant. Une sécrétion d’ions
                    sulfates, phosphates et magnésium et d’eau, en cas d'excès, a également lieu
                    dans le segment proximal. La dilution de l'urine se produit dans le canal
                    collecteur. Les processus de réabsorption et de sécrétion tubulaires impliquent
                    fréquemment des transports actifs. L’urine définitive obtenue est évacuée dans
                    le milieu extérieur. Le rein contribue ainsi à maintenir l’équilibre
                    hydroélectrique de l'organisme. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Une isoosmorégulation utilisant l'urée</title>
                <para>La principale forme de déchets azotés produite par les Sélaciens est l’urée, ce
                sont des animaux qualifiés d'uréotéliques. L'urée est synthétisée par les cellules
                du foie et de la plupart des organes par une voie métabolique appelée cycle de
                l'urée. </para>
                <para>L'urée est filtrée par les reins lors de la formation de l'urine primitive par les
                corpuscules rénaux. Elle est ensuite réabsorbée de manière passive par le tubule
                urinaire. Plus de 90% de l'urée filtrée sont concernés par la réabsorption. </para>
                <para>La réabsorption rénale de l'urée permet de maintenir la concentration d'urée
                sanguine à un niveau élevé. L'isoosmolarité du milieu intérieur par rapport au
                milieu extérieur est ainsi assurée par la présence de l'urée et des ions sodium et
                chlorures. </para>
                <para>Cependant, l’urée a la propriété de déstabiliser et dénaturer les protéines. Cet
                effet néfaste pour l'organisme est contrecarré par la production de protéines
                résistantes à l’urée et par la présence d’oxyde de triméthylamine (TMAO). Cette
                substance, dont la concentration dans le milieu intérieur est égale à la moitié de
                celle de l’urée, s'oppose à la dénaturation des protéines par l’urée. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Une hypoionorégulation par la glande rectale pour les ions monovalents</title>
                <para>Chez les Sélaciens marins, les reins ne sont pas les seuls organes impliqués dans
                l’élimination de la grande quantité d’ions présents dans l’organisme. Un organe
                extra-rénal intervient, il s’agit de la glande rectale. Ce diverticule du rectum
                produit une solution hyperosmotique au plasma contenant principalement des ions
                sodium et chlorures, mais également du potassium. Ce liquide est évacué par l’anus. </para>
                <figure>
                    <title>Glande rectale de Roussette en coupe transversale (Collection ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
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                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La glande rectale est une glande tubuleuse composée très irriguée. Les unités
                sécrétrices sont des tubes à épithélium simple cubique avec une bordure en brosse.
                Cette organisation est caractéristique des structures effectuant des échanges entre
                le sang et le milieu extérieur. </para>
                <figure>
                    <title>Sécrétion de liquide hyperosmotique au milieu intérieur des cellules de la
                    glande rectale des Sélaciens</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans
                                                les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les cellules de la glande rectale réalisent une expulsion des ions sodium vers le
                plasma grâce à une pompe ATPase sodium/potassium basale, qui par transport actif
                fait sortir les ions sodium et entrer les ions potassium. Ce transport génère un
                gradient d'ions sodium, localement concentrés dans le milieu intérieur. Il active un
                co-transporteur baso-latéral responsable de l’entrée dans la cellule d’un ion
                sodium, d’un ion potassium et de deux ions chlorures. Les gradients de concentration
                résultant de l'accumulation des ions dans la cellule provoquent une sortie d'ions
                potassium vers le plasma grâce à des canaux potassiques basaux et d'ions chlorures
                vers la lumière de la glande rectale par l'intermédiaire de canaux à chlorures
                apicaux. L'accumulation des ions chlorures dans la lumière est à l'origine d'un
                gradient électrique provoquant la sortie passive des ions sodium de la cellule vers
                la lumière de la glande rectale. Le liquide ainsi produit présente des
                concentrations en ions sodium et chlorures supérieures à celles du plasma et de
                l'eau de mer.</para>
                <para>L’élimination des ions sodium et chlorures compense les flux spontanés entrants de
                ces ions, liés aux différences de concentrations entre le milieu intérieur et le
                milieu extérieur. </para>
                <para>L'activité de la glande rectale, s'ajoutant à celle des organes excréteurs rénaux,
                    permet de contrôler les concentrations des ions du milieu intérieur. La glande
                    rectale est l'acteur principal du maintien des concentrations des ions sodium et
                    chlorures dans le milieu intérieur des Sélaciens. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <figure>
                <title>Osmorégulation et ionorégulation chez le Requin</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                   termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
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                                    <holder>D'après R. Gilles, M. Antcil, F. Baguet, M. Charmantier, G. Charmantier</holder>
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                            </info>
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                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les Sélaciens marins évoluent dans un milieu dont la concentration osmotique est
            élevée, en raison de la présence d'ions à de fortes concentrations. Les différences de
            concentrations existant entre le milieu de vie et le milieu intérieur sont à l'origine
            de flux spontanés d'eau et d'ions au niveau des surfaces corporelle perméables comme les
            branchies, le tégument et le tube digestif.</para>
            <para>Le problème de l’eau est en grande partie réglé par l’isoosmolarité du milieu
            intérieur par rapport au milieu extérieur. La concentration osmotique du milieu
            intérieur est liée à la présence d'ions sodium et chlorures, mais surtout d’urée. L’urée
            permet au milieu intérieur des Sélaciens marins d’être en équilibre avec le milieu de
            vie du point de vue osmotique. Les échanges d'eau à travers le tégument sont
            bidirectionnels et de même importance, assurant le renouvellement de l'eau du milieu
            intérieur.</para>
            <para>Divers organes et processus, incluant des transports actifs, sont impliqués dans
            l'osmorégulation et l'ionorégulation, comme la réabsorption à contre-courant de l’urée
            par le rein, la sécrétion active d’ions chlorures et sodium par la glande rectale. Les
            concentrations du milieu intérieur en ions sodium, chlorures et en urée sont ainsi
            stabilisées et l'organisme est adapté au milieu marin. </para>
            <para>Qu'en est-il des Sélaciens vivant en eau douce ? </para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                    <title>Poissons des côtes nord-ouest africaines (Campagne de la "Thalassa" 1952 et 1968) In Archimer - Archive institutionnelle de l'Ifremer[en ligne]</title>
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            <title>Le tégument des animaux à partir des exemples des Arthropodes et des
            Vertébrés</title>
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                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Arthropodes sont représentés notamment par les Insectes, les Arachnides, les
            Myriapodes et les Malacostracés. Leur corps est entouré d'une cuticule qui constitue un
            squelette externe. Il est formé de segments successifs, organisés en trois régions, la
            tête, le thorax et l'abdomen, portant des appendices articulés. Ils possèdent également
            un appareil circulatoire ouvert. </para>
            <para>Les Vertébrés sont représentés par les Mammifères, les Lissamphibiens, les
            Sauropsidés, les Chondrichthyens et les Téléostéens. Leur corps est soutenu par un
            squelette interne, comportant un axe longitudinal, la colonne vertébrale.</para>
            <para>Les animaux possèdent une enveloppe corporelle externe, appelée tégument.  Située à
            l'interface avec le milieu de vie, elle délimite l'organisme. </para>
            <para>Quelle est l'organisation du tégument des Arthropodes et des Vertébrés ?</para>
            <para>Quelles différences et points communs sont observés en termes de structures et de
                fonctions ? </para>
            <para>Quelles relations existent entre la structure et les fonctions des téguments ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le tégument : un revêtement corporel épithélial et conjonctif, et des dérivés
            spécialisés</title>
            <sect2>
                <title>Le tégument : un épiderme épithélial parfois associé à une cuticule ou à un derme
                conjonctif </title>
                <figure>
                    <title>Tégument d'Écrevisse en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Bilal Touati</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>Le tégument de l'Écrevisse et des Arthropodes en général apparaît constitué de
                plusieurs tuniques, formées ou dépourvues de cellules. Un épiderme, épithélium
                unistratifié et cubique, forme la couche interne. Il est surmonté d’une cuticule
                acellulaire, constituée de trois couches superposées. L'endocuticule, interne, est
                composée d'un polysaccharide, la chitine, associée à des protéines, les
                arthropodines. Elle est souple et élastique. L’exocuticule  située au-dessus est
                composée de chitine associée à des protéines tannées, les sclérotines. Elles lui
                confèrent une grande rigidité. L’épicuticule superficielle est épaisse de 0,5 µm.
                Elle est composée de lipoprotéines tannées, constituant la cuticuline. </para>
                <para>Chez les Arthropodes aériens, l'épicuticule est revêtue d'une couche cireuse
                    composée d’acides gras à longue chaîne, de paraffine et d’alcools, produite par
                    les œnocytes. Du cément, épais de 1 µm, sécrété par des glandes épidermiques et
                    parfois absent, recouvre l'ensemble.</para>
                <para>La cuticule est produite par l'épiderme et le recouvre. En conséquence, les cils
                sont absents, mais des structures sensorielles appelées soies assurent la
                sensibilité. </para>
                <para>De par sa rigidité, la cuticule des Arthropodes constitue un exosquelette. En
                raison de sa présence, la croissance est réalisée à l'occasion de mues,
                renouvellements périodiques de la cuticule. </para>
                <figure>
                    <title>Tégument de Souris en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Alice Boyer</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para> </para>
                <para>Dans le cas des Vertébrés et notamment de la Souris, le tégument est constitué de
                trois régions, l’épiderme, le derme et l’hypoderme.</para>
                <para>L’épiderme est un épithélium pluristratifié pavimenteux. Les cellules épithéliales
                portent le nom de kératinocytes et synthétisent de la kératine. Elles sont associées
                à des mélanocytes à l'origine de la pigmentation. Des  terminaisons nerveuses sont
                également présentes, ainsi que des cellules de Langerhans, intervenant dans la
                réponse immunitaire en cas d’infection, et des cellules de Merkel, produisant des
                neuromédiateurs. L'épiderme n'est pas vascularisé mais est nourri par le liquide
                interstitiel du derme circulant dans les espaces intercellulaires.</para>
                <para>Le derme est un tissu conjonctif fibreux vascularisé, assurant le soutien de
                    l’épiderme, dont il est séparé par une membrane basale. Jusqu’à 40 fois plus
                    épais, il est constitué d'eau à 80%, de fibrocytes, de fibres de collagène et
                    d'élastine. Le derme est divisé en derme papillaire situé sous l'épiderme et
                    derme réticulaire plus profond. Le derme papillaire forme en surface des petits
                    renflement appelés papilles, associées à des terminaisons nerveuses ou
                    vasculaires. Le derme réticulaire, beaucoup plus épais que le précédent,comporte
                    des chromatophores et peu de fibrocytes.</para>
                <para>Le derme est en continuité, par l'intermédiaire d'une région appelée derme
                profond, avec l'hypoderme. Des fibres de collagène et d’élastine relient les deux
                couches. L'hypoderme est un tissu conjonctif fibreux, riche en adipocytes agencés en
                lobules, en contact avec les os et les muscles. Il est richement vascularisé et
                innervé. Il est souple comme le derme.</para>
                <para>Le tégument ainsi décrit représente une grande partie du poids sec des Vertébrés,
                atteignant par exemple 50% chez la Baleine. Il est relié aux muqueuses qui bordent
                les cavités corporelles en continuité avec le milieu extérieur. </para>
                <para>Les organisations et compositions des téguments des Arthropodes et des Vertébrés
                apparaissent donc très différentes.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le tégument : un revêtement corporel formant des dérivés spécifiques</title>
                <figure>
                    <title>Tégument de thorax de Grillon en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Bastien Fayet</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                <figure>
                    <title>Pelage de Chien</title>
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                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Alice Boyer</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le tégument est situé à l'interface entre l'organisme et le milieu. Il délimite
                l'organisme. Outre l'épiderme, éventuellement associé à une cuticule ou à un derme,
                il comporte fréquemment des expansions comme les soies des Arthropodes ou les poils
                des Mammifères. </para>
                <para>Les soies des Arthropodes sont des expansions chitineuses produites par des
                cellules épidermiques qualifiées de trichogènes. Associées à des terminaisons
                nerveuses, elles sont appelées soies sensorielles et sont généralement responsables
                de la chimiosensibilité. Non reliées à des terminaisons nerveuses, elles forment des
                structures superficielles spécialisées comme les écailles des Lépidoptères. </para>
                <para>Les poils des Mammifères sont des phanères, expansions d’origine épidermique
                constituées majoritairement de kératine. Les ongles, les sabots, les becs cornés ou
                les plumes des Oiseaux en sont également. </para>
                <figure>
                    <title>Tégument de Grenouille en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        termes de la <link xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.</link>
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                                        <year>2017</year>
                                        <holder>Mélanie Espinossa</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>Le tégument des Grenouilles comporte des glandes situées dans le derme mais d'origine
                    épidermique. Elles sont de deux types, séreuses productrices de venin et
                    muqueuses sécrétant du mucus. Les substances produites sont déversées à la
                    surface du tégument grâce à des canaux. Le mucus est un liquide permettant la
                    lubrification du corps et favorisant les échanges de gaz respiratoires et d'eau.
                    Présentes chez de nombreux Vertébrés, les glandes épidermiques sont plus ou
                    moins développées selon les groupes. Ainsi les Oiseaux ne possèdent qu’une seule
                    glande, la glande uropygienne, dont les sécrétions permettent d’imperméabiliser
                    les plumes. Dans l'espèce humaine, et chez les Mammifères plus généralement, des
                    glandes sébacées sont présentes, produisant une substance grasse composée de
                    triglycérides lubrifiant la peau et protégeant l'organisme de certaines
                    infections, le sébum. Des glandes sudoripares sont également observées, à
                    l’origine de la sueur. </para>
                <para>Le tégument des Vertébrés peut par ailleurs porter des écailles, formées par le
                derme. Les Chondrichthyens possèdent des écailles dermiques composées d’émail et
                d’ivoire. Les Téléostéens ont des écailles dermiques osseuses, ainsi que les Tortues
                et les Crocodiliens. </para>
                <para>Les téguments apparaissent diversifiés, notamment en raison des expansions qui
                leur sont associées. </para>
                <para>Quelles sont leurs fonctions ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le tégument : un revêtement protecteur, une surface d'échanges et un organe de
            relation</title>
            <para>La diversité des téguments et de leurs expansions suggère une diversité de
            fonctions.</para>
            <sect2>
                <title>Le tégument : une protection vis-à-vis d'agents physico-chimiques ou
                biologiques</title>
                <para>Enveloppe corporelle, le tégument a pour fonction essentielle la protection de
                l’organisme, chez les Arthropodes comme chez les Vertébrés. </para>
                <para>Le tégument des Arthropodes comporte une cuticule, à la fois rigide et souple.
                Chez le Crabe vert par exemple, elle forme une solide carapace et de puissantes
                pinces. Les propriétés de la cuticule lui permettent d'assurer la protection
                mécanique des organes internes. De la même manière, parmi les Vertébrés certains
                Sauropsidés possèdent un  tégument portant des écailles dures et solides qui
                protègent des agressions physiques. Il s'agit de phanères kératinisés. </para>
                <para>Localisé au contact du milieu extérieur et revêtement corporel continu, le
                tégument est joue un rôle de barrière contre les micro-organismes pathogènes. Cette
                fonction est amplifiée par la sécrétion de mucus observée chez les Lissamphibiens et
                certains Vertébrés aquatiques, qui piège des agents infectieux, ou la production de
                substances anti-bactériennes.</para>
                <para>Le tégument est par ailleurs le premier organe repéré et touché par les
                prédateurs. Son rôle protecteur vis-à-vis des prédateurs réside dans le camouflage,
                assuré par exemple par les poils chez les Mammifères ou les plumes chez les Oiseaux,
                la production de substances dissuasives voire  toxiques, synthétisées par les
                glandes séreuses chez les Lissamphibiens par exemple. Ses propriétés mécaniques
                interviennent également dans la défense contre les prédateurs, avec la solidité de
                la cuticule des Arthropodes la rendant difficile à broyer ou les cornes des
                Mammifères herbivores. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le tégument : un échangeur de matière et d'énergie et une barrière</title>
                <para>Interface entre l'organisme et le milieu, le tégument constitue une surface
                d'échanges potentielle entre milieu intérieur et environnement.</para>
                <para>Parmi les Vertébrés, les Lissamphibiens réalisent des échanges gazeux
                respiratoires tégumentaires représentant 50% des échanges gazeux totaux en période
                d'activité. Le mucus produit par les glandes épidermiques humidifie la peau,
                favorisant ces échanges. Parallèlement, des échanges d'eau et d'ions sont effectués
                par des cellules épidermiques spécialisées lorsqu'ils évoluent en milieu aquatique.
                Inversement, les Vertébrés aériens comme les Mammifères possèdent un tégument
                imperméable à l'eau et aux gaz, en relation avec la présence d'une couche de
                kératine superficielle. Les pertes d'eau sont ainsi minimisées et le risque de
                déshydratation réduit, le milieu de vie étant pauvre en eau. Il en va de même chez
                les Arthropodes aériens dont la cuticule est imperméable du fait de la présence de
                cires et de l’exocuticule.</para>
                <para>Outre les échanges de matière, le tégument est une surface d'échanges de
                chaleur. Un flux de chaleur spontané intervient entre le milieu intérieur et le
                milieu extérieur dès lors que leurs températures sont différentes. Les échanges de
                chaleur tégumentaires sont réduits par la présence de couches isolantes constituées
                des plumes chez les Oiseaux, des poils chez les Mammifères mais également du tissu
                adipeux sous-cutané. Inversement, ils sont favorisés par la circulation sanguine ou
                l'évaporation de liquide à la surface du corps. Ainsi, la sueur produite par les
                glandes sudoripares permet l'évacuation de chaleur par son évaporation. Du fait de
                son rôle dans les échanges thermiques, le tégument est un effecteur du contrôle de
                la température corporelle.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le tégument : un organe des fonctions de relation</title>
                <para>En relation directe avec le milieu extérieur, le tégument est impliqué dans la
                locomotion. Enveloppe corporelle, il contribue à la définition de la forme du corps
                et des propriétés de sa surface. Les écailles et le mucus des Chondrichthyens et de
                Téléostéens améliorent leur hydrodynamisme et leur glissement dans l'eau. Les plumes
                des Oiseaux sont impliquées dans le vol, formant la surface portante.</para>
                <para>Parallèlement, le tégument grâce à la présence de terminaisons nerveuses est un
                organe sensible à divers paramètres du milieu de vie comme la température, les
                propriétés mécaniques, la composition chimique. Il renseigne l'organisme sur son
                environnement.</para>
                <para>Revêtement corporel, le tégument est par ailleur un support des relations entre
                les animaux, en particulier intraspécifiques. </para>
                <para>Chez les Vertébrés, la couleur du plumage et du pelage apporte des informations
                relatives à l’âge ou au sexe des individus. Il en va de même chez les Arthropodes,
                la pigmentation de la cuticule étant un signe de maturité sexuelle chez le Criquet
                ravageur par exemple.</para>
                <para>Les Arthropodes échangent des informations par l'intermédiaire de phéromones
                produites par des cellules glandulaires. Elles sont trnasférées à la surface de la
                cuticule grâce à de fins canaux. Le tégument constitue le support de l'émission de
                ces molécules informatives, dont la réception implique des soies sensorielles
                tégumentaires.</para>
                <para>Le tégument est par ailleurs un instrument de communication sonore chez
                diverses espèces d'Insectes. Les Grillons produisent une stridulation, grâce au
                frottement de leurs ailes antérieures rigides, les élytres. Elles portent des dents
                et une sorte de grattoir, le plectrum. Le son est produit lorsque les dents d’une
                élytre frappent le plectrum de l’autre. La rigidité de la cuticule est ici mise à
                profit.</para>
                <para>Le tégument contribue aux relations interspécifiques, notamment la prédation. Par
                ses expansions, il constitue des dispositifs de saisie des proies, comme le bec et
                les serres des Oiseaux ou les pinces des Crabes.</para>
                <para>Les fonctions du tégument sont diverses et apparaissent liées à son organisation,
                sa composition et ses propriétés.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les téguments des Arthropodes et des Vertébrés présentent des similitudes en termes de
            structure et de propriétés : ils forment un revêtement épithélial continu, fréquemment
            renforcé par des dépôts superficiels résistants et imperméables. Des divergences sont
            cependant relevées, concernant l'épaisseur de l'épiderme et la nature des molécules
            déposées par exemple.</para>
            <para>Les systèmes tégumentaires des Arthropodes et des Vertébrés, en relation avec leurs
            organisations et leurs propriétés possèdent des fonctions communes comme la délimitation
            et la protection de l'organisme, la réalisation d'échanges de matière et d'énergie, la
            relation avec les autres êtres vivants, à des degrés variables selon les espèces. </para>
            <para>Ces fonctions sont partagées par les téguments des autres animaux, dont la structure
            peut être originale. Le rôle de barrière contre les agents pathogènes est par exemple
            lié à la production de mucus chez les Mollusques comme chez les Vertébrés.</para>
            <para>Ces constats conduisent à de nouvelles interrogations.</para>
            <para>Comment le tégument est-il modifié au cours du développement des organismes et de
            l'évolution ?</para>
            <para>Les fonctions qu'il remplit ont-elles évolué ?</para>
        </sect1>
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                    <title>Le tégument des Vertébrés et la spécification de l’épithélium cornéen In TEL, serveur de thèses multidisciplinaires [en ligne]
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                    <title>Integumentary system of vertebrates In SlideShare [en ligne]</title>
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                    <title> Les arthropodes In entomoLOGIC [en ligne]</title>
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                    <title>Poissons In Universalis éducation [en ligne]</title>
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                    <title>Arthropodes In Universalis éducation [en ligne]</title>
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                    <title>Les Arthropodes In Le Bureau des étudiants en sciences de Valrose, Université Nice Sophia-Antipolis [en ligne]</title>
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                    <address>Disponible sur : <link xlink:href="http://bdesciences.com/nolaj/SVS/L2/Semestre%20III/Organisation%20du%20Vivant%20Animal/Cours/BEH%20(2009)/Les%20Arthropodes.pdf">http://bdesciences.com/nolaj/SVS/L2/Semestre%20III/Organisation%20du%20Vivant%20Animal/Cours/BEH%20(2009)/Les%20Arthropodes.pdf</link>
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                    <title>Mue des Arthropodes In Wikipedia [en ligne]</title>
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                    <address>Disponible sur : <link xlink:href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mue_des_arthropodes#Les_diff.C3.A9rentes_.C3.A9tapes_de_la_mue">http://fr.wikipedia.org/wiki/Mue_des_arthropodes#Les_diff.C3.A9rentes_.C3.A9tapes_de_la_mue</link>
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