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        <title>Petites questions de physiologie animale</title>
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            <author>
                <orgname>Licence de sciences de la vie (deuxième année)</orgname>
                <affiliation>
                    <org>
                        <orgname>Faculté des sciences et techniques</orgname>
                        <orgdiv>Université Jean Monnet de Saint-Étienne</orgdiv>
                    </org>
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                    <firstname>Sandrine</firstname>
                    <surname>Heusser</surname>
                </personname>
                <affiliation>
                    <jobtitle>Enseignante</jobtitle>
                    <orgname>Département de biologie-biochimie - Faculté des sciences et
                        techniques</orgname>
                    <orgdiv>Université Jean Monnet de Saint-Étienne</orgdiv>
                </affiliation>
            </editor>
        </authorgroup>
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            <simpara>Cet ouvrage est mis à disposition selon les
                termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                    d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                    conditions 4.0 International.</link>
            </simpara>
        </legalnotice>
        <copyright>
            <year>2018</year>
            <holder>Université Jean Monnet de Saint-Étienne</holder>
        </copyright>
    </info>
    <dedication>
        <para>À toutes les petites mains qui œuvrent dans l'ombre et sans qui rien ne serait possible</para>
    </dedication>
    <preface>
        <title/>
        <para>"J’ai beaucoup travaillé, et je continue. J’ai aimé ce que je faisais, même quand je
            ne faisais pas ce que j’aimais." </para>
        <para>René Barjavel</para>
    </preface>
    <article>
        <info>
            <title>Le cœlome dans la physiologie des animaux à partir de l'exemple des Annélides</title>
            <authorgroup>
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                        <firstname>Valentin</firstname>
                        <surname>Fyon</surname>
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                    <email>valentin.fyon@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
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                    <personname>
                        <firstname>Quorentin</firstname>
                        <surname>Goigou</surname>
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                    <email>quorentin.goigou@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
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                        <firstname>Alexandre</firstname>
                        <surname>Guyennon</surname>
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                    <email>alexandre.guyennon@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
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                        <firstname>Antoine</firstname>
                        <surname>Pollet</surname>
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                    <email>antoine.pollet@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Annélides regroupent l'ensemble des vers annelés, dont l'organisation corporelle
                est caractérisée par plusieurs caractères communs.</para>
            <para>Le corps est formé de segments successifs le long de l'axe longitudinal, appelés
            métamères. Chacun contient une ou deux cavités remplies de liquide, les cavités
            cœlomiques. Ils sont traversés sur toute la longueur du corps par le tube digestif et la
            chaîne nerveuse ventrale. </para>
            <para>Animaux triploblastiques, dont l'organisation corporelle est issue de l'évolution de
            trois feuillets embryonnaires (ectoderme, endoderme et mésoderme), les Annélides
            comportent trois sous-groupes :</para>
            <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para>les Polychètes, caractérisés par un nombre important de soies ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>les Oligochètes, caractérisés par un nombre peu important de soies
                    ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>les Achètes, caractérisés par l'absence de soie.</para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
            <para>Les cavités cœlomiques sont creusées dans le mésoderme. L'ensemble des cavités
            cœlomiques de l'organisme constitue le cœlome. Selon les groupes, il prend la forme de
            cavités segmentées ou d'une cavité générale, mais il peut également régresser. </para>
            <para>La physiologie est la science étudiant le fonctionnement des structures
                constitutives des organismes vivants aux différents niveaux d'organisation. </para>
            <para>Quelle est l'organisation du cœlome et les caractéristiques du liquide qu'il contient
            dans le cas des Annélides ?</para>
            <para>Lorsqu'il est bien développé comme chez les Annélides, quels sont les rôles du
            cœlome dans le fonctionnement des organismes animaux ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le coelome des Annélides : un ensemble de compartiments liquidiens</title>
            <figure>
                <title>Anatomie du Lombric en vue dorsale</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                </copyright>
                            </info>
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            </figure>
            <para>Le corps des Annélides est formé de plusieurs anneaux ou segments, appelés métamères.
            Ils sont délimités antérieurement et postérieurement par des cloisons portant le nom de
            dissépiments. </para>
            <para>Chaque métamère renferme une ou deux cavités cœlomiques contenant un liquide qualifié
            de cœlomique. </para>
            <para>Chez le Lombric, le liquide cœlomique représente entre 18 et 28% de la masse
            corporelle. Solution aqueuse, il possède un pH de l'ordre de 6,7 et une concentration
            osmotique de 182 mOsmol.l<superscript>-1</superscript>.</para>
            <para>Il est composé de substances minérales ionisées parmi lesquelles figurent les ions
            :</para>
            <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para>Na<superscript>+</superscript> à la concentration de 75,6
                        mmol.l<superscript>-1</superscript> ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>K<superscript>+</superscript> à la concentration de 4,0
                        mmol.l<superscript>-1</superscript> ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>Ca<superscript>2+</superscript> à la concentration de 2,9
                        mmol.l<superscript>-1</superscript> ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>Cl<superscript>-</superscript> à la concentration de 42,8
                        mmol.l<superscript>-1</superscript> ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>NH<subscript>4</subscript>
                        <superscript>+</superscript> à la concentration de
                        1,2.10<superscript>-3</superscript>
                    mmol.l<superscript>-1</superscript>.</para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
            <para>Il contient également des molécules organiques comme :</para>
            <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para>des protéines à la concentration de 0,2 g.l<superscript>-1</superscript>
                    ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>de l'urée à la concentration de
                            0,99.10<superscript>-3</superscript>mmol.l<superscript>-1</superscript>.</para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
            <para>Des cellules y circulent librement, appelées cœlomocytes. </para>
            <para>Les cavités cœlomiques des métamères successifs sont traversées par des organes
            longitudinaux comme le tube digestif et la chaîne nerveuse ventrale. Elles contiennent
            également des organes se répétant dans les différents métamères, comme les néphridies,
            organes excréteurs. </para>
            <para>En relation avec son organisation et les caractéristiques du liquide qu'il contient,
            quelles sont fonctions du cœlome chez les Annélides ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le cœlome : un hydrosquelette impliqué dans la mobilité</title>
            <sect2>
                <title>Le cœlome, un acteur de la locomotion</title>
                <figure>
                    <title>Voir la vidéo "Déplacement du Lombric"</title>
                    <mediaobject>
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                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Valentin Fyon</holder>
                                        <holder>Quorentin Goigou</holder>
                                        <holder>Alexandre Guyennon</holder>
                                        <holder>Antoine Pollet</holder>
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                                </info>
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                                        <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la
                                        <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Valentin Fyon</holder>
                                        <holder>Quorentin Goigou</holder>
                                        <holder>Alexandre Guyennon</holder>
                                        <holder>Antoine Pollet</holder>
                                    </copyright>
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                    <caption>
                        <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/02_video_01.mp4">au
                            format .mp4</link>
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                        </simpara>
                    </caption>
                </figure>
                <para>Le déplacement du Lombric implique une alternance d'allongements et de
            raccourcissements des métamères, coordonnée avec l'ancrage des soies dans le
            substrat.</para>
                <figure>
                    <title>Lombric en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                        d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                        conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Valentin Fyon</holder>
                                        <holder>Quorentin Goigou</holder>
                                        <holder>Alexandre Guyennon</holder>
                                        <holder>Antoine Pollet</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Dans un métamère, la cavité cœlomique est délimitée par une somatopleure du côté de la
            paroi du corps et une splanchnopleure du côté du tube digestif, ainsi que par des
            dissépiments à l'avant et à l'arrière. Elle forme un espace clos rempli de liquide
            cœlomique, déformable mais incompressible.</para>
                <para>La musculature de la paroi du corps est organisée en une tunique circulaire externe et
            une tunique longitudinale interne, dont les contractions exercent des pressions sur les
            cavités cœlomiques, provoquant leur déformation.</para>
                <para>La contraction des muscles circulaires conduit ainsi à une réduction du diamètre du
            métamère et une augmentation de sa longueur. Inversement, la contraction des muscles
            longitudinaux provoque une augmentation du diamètre du métamère et une réduction de sa
            longueur. La contraction simultanée des muscles circulaires et longitudinaux est
            responsable d'une rigidification du métamère sans déformation, liée à la pression
            exercée sur le liquide cœlomique. </para>
                <para>Le cœlome, en association avec la musculature pariétale, joue ainsi le rôle de
            squelette hydrostatique ou hydrosquelette, assurant le soutien du corps et définissant
            sa forme.</para>
                <para>À l'instar d'un squelette rigide, il intervient également dans la mobilité. </para>
                <para>La contraction des muscles circulaires et le relâchement des muscles longitudinaux
            sont à l'origine d'une extension vers l'avant du métamère. Les soies sont ensuite
            ancrées dans le substrat, grâce à l'action de muscles spécifiques. Le relâchement des
            muscles circulaires et la contraction des muscles longitudinaux qui suivent provoquent
            la rétraction du métamère au niveau du point d'ancrage. Les soies sont alors libérées du
            substrat. La répétition de ces évènements permet le déplacement de l'animal.  </para>
                <para>Cœlome et musculature pariétale sont donc les acteurs de la locomotion des Annélides,
            par reptation mais aussi par nage ondulatoire.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le cœlome, un acteur de la mise en mouvement</title>
                <figure>
                    <title>Panache de Sabelle en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Valentin Fyon</holder>
                                        <holder>Quorentin Goigou</holder>
                                        <holder>Alexandre Guyennon</holder>
                                        <holder>Antoine Pollet</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    <para>Certaines Annélides possèdent des structures mobiles spécifiques, fréquemment
                liées à la prise alimantaire, comme des tentacules ou une trompe. </para>
                    <para>Ainsi la Sabelle, Polychète marine sédentaire vivant dans un tube depuis la zone
                intertidale jusqu'à 25 m de profondeur, possède un panache  antérieur  d'expansions
                appelées tentacules. Déployé par l'orifice du tube, il forme une couronne de
                tentacules capable de filtrer l'eau de mer et de retenir les organismes
                planctoniques dont se nourrit la Sabelle.  </para>
                    <para>L'axe de chaque tentacule contient un diverticule cœlomique. Son déploiement est
                        provoqué par l'application d'une pression sur le liquide cœlomique du
                        diverticule. </para>
                    <para>La mise en mouvement de ce dispositif de prise alimentaire implique donc, de même
                que la locomotion, le cœlome associé à la musculature.</para>
                    <para>Hydrosquelette contribuant au soutien, au déplacement et au mouvement de diverses
                structures corporelles, le cœlome de par le liquide qu'il contient, est susceptible
                de participer aux fonctions de relation au sein de l'organisme.</para>
                </figure>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le cœlome : un compartiment liquidien de distribution et de défense</title>
            <sect2>
                <title>Le cœlome, un support de distribution</title>
                <figure>
                    <title>Cœlomocytes de Lombric en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                        Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Valentin Fyon</holder>
                                        <holder>Quorentin Goigou</holder>
                                        <holder>Alexandre Guyennon</holder>
                                        <holder>Antoine Pollet</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le liquide cœlomique contient des cellules relevant de deux catégories : les
                cellules chloragogènes également appelées chloragocytes, et les leucocytes.</para>
                <para>Les cellules chloragogènes proviennent du tissu chloragogène, accolé à la paroi du
                    tube digestif et des vaisseaux sanguins. Elles collectent des nutriments à
                    travers l'épithélium digestif et sont impliquées dans leur stockage et leur
                    transport vers les organes. Elles jouent ainsi un rôle métabolique et de
                    distribution.</para>
                <para>Elles interviennent également dans la prise en charge des déchets et leur
                transport en direction des organes excréteurs, les métanéphridies, en particulier
                chez les Polychètes. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le cœlome, un support de drainage</title>
                <para>De manière générale chez les Annélides, les déchets du métabolisme sont transférés
                au sang par les cellules de l'organisme. Le sang est filtré à travers la paroi des
                vaisseaux sanguins et des cavités cœlomiques, les déchets notamment azotés passant
                ainsi dans le liquide cœlomique.</para>
                <para>L'appareil excréteur est constitué par des métanéphridies. Il en existe une paire
                par métamère, localisées dans la cavité cœlomique. </para>
                <para>Une métanéphridie est formée d'un néphrostome, d'un canal néphridien et d'un
                    néphridiopore. </para>
                <para>Le néphrostome est un pavillon cilié ouvert sur la cavité cœlomique par lequel un
                petit volume de liquide cœlomique pénètre dans le canal néphridien.</para>
                <para>Le canal néphridien modifie la composition du liquide qu'il contient, grâce à des
                réabsorptions et sécrétions, échanges réalisés avec les vaisseaux sanguins
                capillaires qui lui sont associés. Les substances utiles sont ainsi reprises alors
                que les déchets sont rejetés.</para>
                <para>L'urine obtenue est ensuite déversée hors de l'organisme par le
                    néphridiopore.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le cœlome, un support de défense</title>
                <para>Outre les cellules chloragogènes, le liquide cœlomique contient des cœlomocytes
                non pigmentés appelés leucocytes.</para>
                <para>Ils proviennent de l'épithélium cœlomique et possèdent des propriétés
                phagocytaires.</para>
                <para>Ils sont impliqués dans l'élimination de corps étrangers présents dans le liquide
                    cœlomique, jouant un rôle similaire à celui des globules blancs des Vertébrés. </para>
                <para>Chez certaines Oligochètes, les leucocytes peuvent être déversés hors de
                    l'organisme et former une couche protectrice autour de l'animal. </para>
                <para>Le cœlome, en qualité de compartiment liquidien, met en relation les organes
                corporels et joue un rôle de distribution et de drainage. Il est également le siège
                de réactions métaboliques et de défense. Il constitue ainsi un environnement
                favorable à la formation des cellules reproductrices.</para>
                <para> </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le cœlome : un environnement de la gamétogénèse</title>
            <figure>
                <title>Néréis en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
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                                    <holder>Antoine Pollet</holder>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
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            </figure>
            <para>Selon le groupe d'Annélides considéré, la production des gamètes implique des
            structures différentes.</para>
            <para>Les Polychètes sont gonochoriques et ne possèdent pas d'organes génitaux différenciés.
                La splanchnopleure, épithélium cœlomique interne, est à l'origine des cellules
                germinales. Elles sont libérées dans la cavité cœlomique et y réalisent leur
                maturation. Ce mécanisme est présent dans tous les métamères.</para>
            <para>Chez Néréis ou Errantia, les gamètes sont émis dans le milieu par étirement et
            éclatement du corps. </para>
            <para>Les Clitellates, correspondant aux Oligochètes et aux Achètes, sont hermaphrodites et
            possèdent des organes génitaux différenciés. </para>
            <para>Chez le Lombric, l'appareil génital mâle est constitué de deux paires de testicules
                situées dans les dixième et onzième métamères. Ils sont logés au sein de sacs
                testiculaires en continuité avec trois paires de vésicules séminales également
                situées dans les dixième et le onzième métamères. Sacs testiculaires et vésicules
                séminales sont des expansions des cavités cœlomiques. La spermatogenèse débute dans
                les testicules et se poursuit dans les vésicules séminales. L'ablation des vésicules
                séminales déplace la spermatogénèse dans la cavité cœlomique. Deux paires de
                pavillons ciliés captent les spermatozoïdes et les conduisent dans les spermiductes
                ouverts sur l'extérieur au niveau du quinzième métamère. </para>
            <para>L'appareil génital femelle est constitué d'une paire d'ovaires situés dans le
                treizième métamère, contre la paroi du dissépiment antérieur. Les ovules produits
                sont libérés dans la cavité cœlomique puis captés par des pavillons ciliés qui les
                conduisent dans le quatorzième métamère <emphasis>via</emphasis> un court oviducte. </para>
            <para>Ainsi chez les Polychètes, les cavités cœlomiques sont le site de production, de
            maturation et de stockage des gamètes. Chez les Clitellates, l'appreil génital est
            compartimenté mais comporte des expansions des cavités cœlomiques contribuant également
            à la maturation et au stockage des gamètes.</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Le cœlome des Annélides correspond à l'ensemble des cavités cœlomiques délimitées par
            des feuillets d'origine mésodermique, somatopleure, splanchnopleure et dissépiments, et
            remplies de liquide cœlomique. </para>
            <para>Le liquide cœlomique contenu dans les cavités, déformable et incompressible, constitue
            un hydrosquelette, en association avec la musculature pariétale. Il autorise les
            mouvements locomoteurs ou des organes. </para>
            <para>Mettant en relation les organes et contenant des cellules libres possédant en
            particulier des propriétés phagocytaires, le liquide cœlomique contribue à la
            distribution et au drainage au sein de l'organisme, ainsi qu'à sa défense. </para>
            <para>Contenant les organes reproducteurs et les cellules reproductrices, les cavités
            cœlomiques jouent également un rôle dans la fonction de reproduction.</para>
            <para>Chez les Annélides, les fonctions du cœlome sont multiples et relèvent principalement
            des fonctions de relation mais aussi des fonctions de reproduction et de
            nutrition.</para>
            <para>Présent chez les Bilatériens, le cœlome a des degrés de développements divers. Il est
            très important chez les Échinodermes, comblé chez les Plathelminthes, limité à trois
            cavités chez les Eumollusques. </para>
            <para>En relation avec cette diversité, ses fonctions sont également variées. </para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                                <firstname>Robert</firstname>
                                <surname>Manaranche</surname>
                            </personname>
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                    </authorgroup>
                    <title>Annélides. In Universalis éducation [en ligne]</title>
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                    <pubdate>[date de consultation : 28 février 2018]</pubdate>
                    <address>
                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/annelides/">http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/annelides/</link>
                        </uri>
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                <title> </title>
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                                <firstname>Michaël</firstname>
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                    </authorgroup>
                    <title>Phylogénie animale. In Universalis éducation [en ligne]</title>
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                    <pubdate>[date de consultation :28 février 2018]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://universalis-edu.com/encyclopedie/phylogenie-animale/">http://universalis-edu.com/encyclopedie/phylogenie-animale/</link>
                        </uri>
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        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>La métamérie dans la physiologie des animaux, à partir de l'exemple des
            Annélides</title>
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                    <email>maxime.bouvard@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
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                        <firstname>Camille</firstname>
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                    <email>camille.combe@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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                        <firstname>Evelia</firstname>
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            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les êtres vivants présentent une grande diversité de formes et d'aspects. Parmi eux
                figurent les Annélides. Ils forment un groupe incluant plus de 16 000 espèces
                réparties en trois grandes catégories, différant notamment par la présence et
                l'abondance de soies : les Polychètes à soies nombreuses, les Oligochètes à soies
                peu abondantes et les Achètes dépourvues de soies. Ce sont des animaux protostomiens
                métamérisés vermiformes.</para>
            <figure>
                <title>Le déplacement du Lombric</title>
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                                    <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les
                                       termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                           d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                           conditions 4.0 International.</link>
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                                    <holder>Camille Combe</holder>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                </copyright>
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                                           d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                           conditions 4.0 International.</link>
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                                    <holder>Camille Combe</holder>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                </copyright>
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                    <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/03_video_01.mp4">au
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                </caption>
            </figure>
            <para>Le corps du Lombric est formé d'une succession d'anneaux se répétant le long de
                l'axe antéro-postérieur. Ils sont déformables : ils peuvent s'allonger alors que
                leur diamètre diminue et inversement raccourcir alors que leur diamètre augmente. Le
                déplacement du Lombric implique une alternance coordonnée de telles déformations,
                combinée à des ancrages des soies dans le substrat. Les anneaux sont des métamères. </para>
            <para>La métamérie est une organisation corporelle qui consiste en une succession de
                segments, appelés métamères, situés le long de l'axe antéro-postérieur du corps. Ils
                sont organisés autour d'une paire de cavités cœlomiques. Elles sont creusées dans le
                mésoderme au cours du développement embryonnaire de nombreux animaux
                triploblastiques, qualifiés de cœlomates. </para>
            <para>Quelle est l'organisation d'un métamère, à partir de l'exemple des Annélides ? </para>
            <para>Quelles sont les fonctions des métamères ?</para>
            <para>Comment les fonctions des métamères sont-elles coordonnées ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La métamérie : des unités corporelles répétées le long de l'axe antéro-postérieur</title>
            <sect2>
                <title>Le métamère : une unité corporelle répétée</title>
                <figure>
                    <title>Anatomie de la Néréis en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
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                                    </copyright>
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                    <title>Anatomie de la Néréis en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon) </title>
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                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Evelia Plantier</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La Néréis, Annélide polychète marine, possède un corps formé d'unités corporelles
                    répétées le long de l'axe antéro-postérieur. Il s'agit de métamères, dont la
                    présence détermine une métamérie. Les métamères sont isolés antérieurement et
                    postérieurement par des cloisons, les dissépiments. </para>
                <para>Chaque métamère porte deux expansions latérales appelées parapodes, soutenus par
                des pièces squelettiques, les acicules.</para>
                <para>Il est délimité extérieurement par une couche de cellules continue constituant
                l'épiderme, surmonté d'une fine cuticule. </para>
                <para>La musculature, bien développée, est agencée en trois ensembles d'orientations
                distinctes. Sous l'épiderme, une fine tunique de muscles circulaires est présente.
                Quatre volumineuses masses musculaires longitudinales sont situées plus
                profondément. De fins muscles obliques sont également visibles. La disposition de
                certains muscles est répétée dans les métamères successifs, définssant une métamérie
                de la musculature appelée  myomérie. </para>
                <para>Deux vaisseaux sanguins longitudinaux principaux irriguent l'organisme, situés en
                positions dorsale et  ventrale. Ils sont reliés par des vaisseaux transverses
                présents dans chaque métamère. Ils déterminent une métamérie de l'appareil
                circulatoire, dite angiomérie.</para>
                <para>Le système nerveux est représenté par une chaîne nerveuse ventrale localisée sous
                le vaisseau sanguin ventral. Elle est formée d'une paire de ganglions dans chaque
                métamère, reliés par une commissure, tandis que les ganglions des métamères
                successifs sont reliés d'un même côté par des connectifs. La métamérie du système
                nerveux liée à la présence d'une paire de ganglions dans chaque métamère porte le
                nom de neuromérie. </para>
                <para>Chaque métamère est organisé autour d'une cavité remplie de liquide appelée cavité
                cœlomique, dont l'enveloppe correspond à la somatopleure côté musculature et la
                splanchnopleure côté viscères. Latéralement et ventralement, elle contient une paire
                de métanéphridies, organes excréteurs. Répétées dans chaque métamères, les
                métanéphridies sont métamérisées. Cet agencement définit la néphromérie, métamérie
                de l'appareil excréteur. </para>
                <para>Les métamères sont traversés par le tube digestif longitudinal, de la même manière
                que par les vaisseaux sanguins dorsal et ventral. </para>
                <para>Ainsi, un métamère d'Annélide est limité par un épiderme et par les dissépiments.
                Il contient une ou deux cavités cœlomiques. Il comporte des organes métamérisés tels
                que les muscles, les vaisseaux sanguins, les ganglions nerveux et les
                métanéphridies. Il est aussi parcouru par des organes non métamérisés tels que les
                vaisseaux sanguins longitudinaux et le tube digestif.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La métamérie : une répétition d'unités corporelles résultant du bourgeonnement du
                mésoderme</title>
                <para>Le développement de certaines Annélides polychètes comporte des stades larvaires.
                Plusieurs stades se succèdent, le stade précoce correspondant à la larve trochophore
                évoluant ensuite en larve métatrochophore. </para>
                <para>La larve trochophore ne possède ni métamère ni cœlome. </para>
                <para>Au cours de la croissance, la région moyenne de la larve s'allonge selon l'axe
                    antéro-postérieur. Les deux massifs mésodermiques initialement présents se
                    segmentent, donnant naissance à des paires de massifs mésodermiques successifs.
                    Chaque massif se creuse d'une cavité cœlomique. </para>
                <para>Les métamères des Annélides adultes se développent autour des paires de cavités
                    cœlomiques. Les deux cavités cœlomiques d'une même paire s'accolent dans le plan
                    médian de part et d'autre du tube digestif. La cloison formée est le mésentère.
                    Les limites antérieure et postérieure correspondent aux dissépiments. </para>
                <para>La métamérie est une organisation acquise lors du développement. Les métamères
                sont des unités corporelles répétées le long de l'axe antéro-postérieur comportant
                des organes métamérisés.</para>
                <para>Comment une telle organisation corporelle est-elle impliquée dans la réalisation
                des fonctions et l'influence-t-elle  ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La métamérie : des fonctions segmentaires réalisées dans les métamères</title>
            <sect2>
                <title>La néphromérie : une réalisation segmentaire de la fonction excrétrice</title>
                <figure>
                    <title>Anatomie du Lombric en vue dorsale</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Maxime Bouvard</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <figure>
                    <title>Anatomie du Lombric en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Maxime Bouvard</holder>
                                        <holder>Evelia Plantier</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'appareil excréteur des Annélides est représenté par une paire de petits tubes
                    sombres située dans chaque métamère de part et d'autre du tube digestif. Ce sont
                    les organes excréteurs ou métanéphridies. Elles produisent, modifient puis
                    évacuent l'urine. </para>
                <para>Chaque métanéphridie est formée de quatre régions : <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>le néphrostome, pavillon cilié ouvert dans la cavité coelomique du
                            métamère n ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>le canal néphridien traversant le dissépiment séparant les métamères n
                            et n+1 ; </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>la vessie ; </para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>le néphridiopore, orifice excréteur situé dans le métamère n+1.</para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <para>Chez les Annélides, les déchets du métabolisme cellulaire sont pris en charge par
                le sang. Certains, comme les déchets azotés, sont transférés au liquide contenu dans
                les cavités cœlomiques par filtration à travers la paroi des vaisseaux sanguins et
                des cavités cœlomiques. </para>
                <para>L'urine primitive est produite à partir du liquide cœlomique pénétrant par le
                    néphrostome dans la métanéphridie. Elle circule dans le canal néphridien, mise
                    en mouvement par les battements des cils de ses cellules. Sa composition est
                    modifiée lors de son trajet dans les trois segments qui le constituent :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>le segment grêle cilié est responsable de la sécrétion d'ions minéraux et
                        de déchets azotés (urée, acide urique, ions ammonium) ; </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le segment moyen contribue à la réabsorption d'eau ; </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le segment large est le siège de la réabsorption d'ions minéraux, d'eau et
                            d'acides aminés.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Les échanges sont réalisés entre l'urine et le sang circulant dans les capillaires
                associés au canal néphridien. Ils transforment l'urine primitive en urine
                définitive.</para>
                <para>Après avoir été retenue dans la vessie, l'urine définitive est évacuée par le
                néphridiopore.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'angiomérie : une réalisation segmentaire de la fonction de distribution</title>
                <figure>
                    <title>Anatomie du Lombric en coupe sagittale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        </simpara>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                        d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                        conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
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                                </info>
                            </imagedata>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'appareil circulatoire des Annélides comporte deux vaisseaux sanguins longitudinaux
                principaux, dorsal et ventral, dans lesquels le sang circule respectivement de
                l'arrière vers l'avant et de l'avant vers l'arrière.</para>
                <para>Chez le Lombric, dans les métamères 7 à 11, ils sont reliés par cinq paires de
                vaisseaux transverses à propriétés contractiles, jouant le rôle de cœurs latéraux et
                contribuant à la mise en mouvement du sang. La propulsion du liquide sanguin est
                ainsi partiellement segmentaire.</para>
                <para>Dans chaque métamère, des vaisseaux transverses acheminent le sang vers le
                tégument où il est hématosé, avant de le drainer. De même des vaisseaux métamérisés
                amènent le sang au tube digestif puis le conduisent aux vaisseaux
                longitudinaux.</para>
                <para>D'autres vaisseaux métamérisés irriguent les métanéphridies et la paroi
                corporelle.</para>
                <para>En relation avec l'agencement à la fois métamérisé et axial de l'appareil
                circulatoire, la fonction de circulation apparaît comme une combinaison de
                phénomènes segmentaires et généraux.   </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La neuromérie : un contrôle nerveux segmentaire des fonctions des
                métamères</title>
                <figure>
                    <title>Anatomie du Lombric en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le Annélides possèdent une paire de ganglions nerveux dorsaux dans la région
                antérieure, qualifiés de cérébroïdes, à laquelle fait suit une chaîne nerveuse
                ventrale, formée de ganglions nerveux situés sous le tube digestif. Ce sont des
                animaux hyponeuriens.</para>
                <para>Dans chaque métamère, les ganglions de la chaîne nerveuse ventrale sont reliés par
                une commissure parfois très courte. Ils donnent naissance à des nerfs segmentaires
                sensori-moteurs innervant le tégument et la paroi corporelle notamment.</para>
                <para>Au sein d'un métamère, les neurones afférents et efférents peuvent faire synapse
                entre eux ou avec des interneurones segmentaires. Une telle organisation rend
                possible une coordination segmentaire locale des activités. </para>
                <para>Toutefois, certaines fonctions comme la locomotion, la circulation générale ou la
                    reproduction sont réalisées à l'échelle de l'organisme et non des métamères. Les
                    ganglions nerveux d'un métamère étant également connectés aux ganglions nerveux
                    des métamères adjacents par des connectifs, comment ces fonctions sont-elles
                    contrôlées ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La métamérie : des fonctions globales coordonnées</title>
            <sect2>
                <title>Des muscles métamérisés et axiaux : une réalisation globale de la fonction de
                locomotion</title>
                <figure>
                    <title>Déplacement du Lombric</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
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                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Chez la plupart des Annélides, chaque métamère comporte une cavité cœlomique
                remplie de liquide cœlomique déformable et incompressible. Elle est entourée de la
                musculature pariétale, formée d'une tunique circulaire et d'une tunique
                longitudinale. La contraction simultanée des muscles circulaires et longitudinaux
                provoque une rigidification du métamère. L'association cavité cœlomique -
                musculature pariétale s'apparente à un squelette et constitue un hydrosquelette
                segmenté, structure de soutien assurant le maintien de la forme de
                l'organisme.</para>
                <para>Le déplacement du Lombric implique des contractions et relâchements coordonnés des
                muscles circulaires et longitudinaux des métamères successifs, constituant un
                péristaltisme.</para>
                <para>La contraction des muscles circulaires et le relâchement des muscles longitudinaux
                    induisent un allongement et un amincissement du métamère concerné et permettent
                    un déplacement vers l'avant de son extrémité antérieure. Les soies sont alors
                    ancrées dans le substrat. Inversement, la contraction des muscles longitudinaux
                    et le relâchement des muscles circulaires provoquent un raccourcissement et un
                    épaississement du métamère entraînant l'extrémité postérieure du ver vers
                    l'avant. Les soies sont ensuite détachées du substrat.</para>
                <para>Les déformations coordonnées des métamères dues à l'activité des muscles,
                associées au déplacement des soies, permettent ainsi la reptation du Lombric.</para>
                <para>La locomotion des Polychètes implique généralement des mouvements corporels
                ondulatoires ainsi que des battements des parapodes. Les parapodes sont des
                structures métamérisées spécialisées dans la locomotion. Chaque parapode comprend
                deux rames : une rame dorsale, le notopode, et une rame ventrale, le neuropode.
                Elles sont soutenues par des acicules,baguettes rigides insérées en profondeur
                jouant le rôle de squelette interne et maintenant leur forme. Des muscles
                aciculaires permettent la mise en mouvement des parapodes, alors que les muscles
                circulaires et longitudinaux sont responsables des ondulations corporelles.</para>
                <para>La locomotion, quelles que soient ses modalités, implique des structures
                métamérisées et d'autres non métamérisées. Cette fonction globale suggère
                l'existence d'un contrôle intersegmentaire des activités.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Des ganglions métamérisés et une chaîne nerveuse axiale : une coordination
                intersegmentaire des fonctions globales</title>
                <para>Le déplacement des Annélides implique des vagues coordonnées de contractions et de
                relâchements des muscles circulaires et longitudinaux. </para>
                <para>Chez le Lombric, la propulsion du sang est réalisée par la contraction coordonnée
                de la musculature du vaisseau dorsal et des cinq paires de cœurs latéraux. </para>
                <para>La réalisation de ces deux exemples de fonctions globales implique une
                coordination des activités des métamères et de leurs constituants, ainsi que des
                structures axiales.</para>
                <para>Les connectifs reliant les ganglions nerveux des métamères adjacents contiennent
                des fibres nerveuses mettant en relation les neurones des différents segments. Des
                fibres nerveuses géantes courent également sur toute la longueur de la chaîne
                nerveuse ventrale.</para>
                <para>Cet agencement autorise un contrôle intersegmentaire des activités et contribue à
                la coordination des fonctions globales.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>La métamérie est une organisation corporelle en segments appelés métamères, répétés le
            long de l'axe antéro-postérieur et contenant des organes également répétés.</para>
            <para>Chez les Annélides, les métamères réalisent des fonctions segmentaires et des
                fonctions intersegmentaires coordonnées. Parmi les fonctions segmentaires figurent
                l'excrétion et les contractions des muscles circulaires. À l'échelle de l'organisme,
                les fonctions globales sont par exemple la locomotion et la circulation. Dans tous
                les cas, une coordination nerveuse est impliquée, se déclinant à l'échelle
                segmentaire comme à l'échelle intersegmentaire, en relation avec l'organisation
                mixte, métamérisée et axiale, du système nerveux. </para>
            <para>Les vaisseaux dorsal et ventral traversent tous les métamères et irriguent l'ensemble
                de l'organisme. Il en va de même pour le tube digestif. Ces organes axiaux ne sont
                pas métamérisés. </para>
            <para>Chez les Annélides, les métamères sont des unités corporelles distinctes les unes des
            autres. Une altération de la métamérie est observée dans quelques cas, comme celui des
            Polychètes sédentaires. Les métamères fusionnent et les dissépiments disparaissent. </para>
            <para>La métamérie existe également dans d'autres groupes comme celui des  Chordés, mais
            elle demeure discrète, persistant principalement au niveau musculaire.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                    <pubdate>2018 [date de consultation : 18 mars 2018]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http:www.vdsciences.com/pages/sciences-biologiques/biologie-animale/zoologie-descriptive/biol-animale-14-annelides.html">http://www.vdsciences.com/pages/sciences-biologiques/biologie-animale/zoologie-descriptive/biol-animale-14-annelides.html</link>
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                    </address>
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                    </authorgroup>
                    <title>Licence 3 Biologie animale – Chapitre 4-1 : Métazoaires triploblastiques
                    cœlomates – les Annélides. In BioDeug [en ligne]</title>
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                    <pubdate>2012 [date de consultation : 18 mars 2018]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.biodeug.com/licence-3-biologie-animale-chapitre-4-1-metazoaires-triploblastiques-clomates-les-annelides/">http://www.biodeug.com/licence-3-biologie-animale-chapitre-4-1-metazoaires-triploblastiques-clomates-les-annelides/</link>
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                    <title>Diversité et évolution animale : les non vertébrés. In Open educational
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                    <pubdate>2014 [date de consultation : 18 mars 2018 ]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="https://oer.uclouvain.be/jspui/bitstream/123456789/322/2/syllabus_annelides_bir.pdf">https://oer.uclouvain.be/jspui/bitstream/123456789/322/2/syllabus_annelides_bir.pdf</link>
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                <biblioentry>
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                    <title>Cœlome et métamérie (plan détaillé ENV ENSA concours B). In Le site de Tanguy
                    Jean  [en ligne]</title>
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                    <pubdate>2011 [date de consultation : 18 mars 2018]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="                     http://tanguyjean.businesscatalyst.com/assets/coelome-et-m%C3%A9tam%C3%A9rie_plan-d%C3%A9taill%C3%A9.pdf">http://tanguyjean.businesscatalyst.com/assets/coelome-et-m%C3%A9tam%C3%A9rie_plan-d%C3%A9taill%C3%A9.pdf</link>
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                </biblioentry>
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                    <title>Le système locomoteur. In eLombric Ver de terre [en ligne]</title>
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                    <pubdate>2013 [date de consultation : 18 mars 2018]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://verdeterre.fr/index.php/plan-du-site/84-le-ver-de-terre/biologie/locomotion/9-locomotion">http://verdeterre.fr/index.php/plan-du-site/84-le-ver-de-terre/biologie/locomotion/9-locomotion</link>
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                </biblioentry>
            </bibliodiv>
        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>La distribution par les appareils circulatoires chez les Vertébrés </title>
            <authorgroup>
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                    <email>elodie.balandraud@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
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                        <firstname>Marine</firstname>
                        <surname>Chomette</surname>
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                    <email>marine.chomette@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
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                        <firstname>Justine</firstname>
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                    <email>justine.chouvier@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
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                        <firstname>Camilia</firstname>
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                    <email>camilia.setti@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Vertébrés sont des animaux caractérisés notamment par la possession de vertèbres,
            osseuses ou cartilagineuses. Ils incluent principalement les Chondrichthyens avec les
            Requins par exemple, les Téléostéens comme les Gardons, les Lissamphibiens tels les
            Grenouilles, les Mammifères avec les Souris et les Sauropsidés incluant les Oiseaux, les
            Crocodiliens, les Lépidosauriens et les Chéloniens.</para>
            <para>L'appareil circulatoire est un dispositif anatomique constitué d'un ensemble de
            conduits ramifiés dans l'ensemble de l'organisme appelés vaisseaux, dans lesquels
            circule un liquide. Il comporte généralement un organe contractile assurant la
            propulsion du liquide, le cœur.</para>
            <para>Chez les Vertébrés, en relation avec la nature du liquide circulant sont distingués
            l'appareil circulatoire sanguin et l'appareil circulatoire lymphatique. </para>
            <para>La distribution est une répartition. En l'occurrence dans un organisme animal, elle
            concerne de la matière, comme les nutriments, les gaz respiratoires, les hormones ou les
            anticorps, et de l'énergie en particulier de la chaleur. L'appareil circulatoire étant
            ramifié dans tout l'organisme, il est susceptible de contribuer à cette
            distribution.</para>
            <para>Quelle est l'organisation fonctionnelle des appareils circulatoires des Vertébrés ? </para>
            <para>Comment les appareils circulatoires réalisent-ils la fonction de distribition ? </para>
            <para>En quoi l'appareil circulatoire contribue-t-il à l'intégration fonctionnelle des
            organes dans l'organisme ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'appareil circulatoire : un réseau de vaisseaux et un dispositif de propulsion
            distribuant le sang et la lymphe</title>
            <para>L'appareil circulatoire sanguin des Vertébrés est formé de vaisseaux et d'un cœur. </para>
            <para>Comment sont-ils agencés ? </para>
            <para>Comment est réalisée la distribution du sang dans l'organisme ? </para>
            <sect2>
                <title>Un réseau de vaisseaux endiguant le sang sur tout son trajet</title>
                <para>Le sang est réparti dans tout l'organisme par un réseau de vaisseaux
                sanguins.</para>
                <figure>
                    <title>Muscle cardiaque de Rat en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                <info>
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                                        <simpara>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Élodie Balandraud</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser </holder>
                                        <holder>Camilia Setti</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La paroi des vaisseaux sanguins est constituée de trois tuniques. La tunique
                interne, appelée intima, tapisse la face interne des vaisseaux au contact du sang.
                Elle est formée d'une seule couche de cellules aplaties, l'endothélium, et de tissu
                conjonctif fibreux. La tunique moyenne, la média, est constituée de fibres
                musculaires lisses et de tissu conjonctif fibreux souvent riche en fibres
                élastiques. La tunique externe, appelée adventice, est formée de tissu conjonctif
                fibreux riche en fibres de collagène. </para>
                <para>Les artères sont des vaisseaux qui transportent le sang du cœur aux organes,
                    caractérisés par une paroi est épaisse au regard de leur diamètre. Les artères
                    émanant du cœur sont parfois qualifiées d'artères de distribution. De diamètre
                    important, elles possèdent une paroi épaisse riche en fibres élastiques. Les
                    artères plus éloignées du cœur, libres ou circulant dans les organes, sont dites
                    d'irrigation. Leur média contient de nombreuses fibres musculaires lisses. Les
                    artérioles, ramifications ultimes du réseau artériel, possèdent une paroi formée
                    d'une intima et d'une média peu épaisse. Leur adventice est confondue avec le
                    tissu conjonctif des organes dans lesquelles elles courent. </para>
                <para>Les veines sont des vaisseaux qui ramènent le sang des organes au cœur,
                caractérisés par une paroi fine au regard de leur diamètre. Elle comporte peu voire
                pas de fibres musculaires lisses.</para>
                <para>Les capillaires sont des vaisseaux généralement localisés entre les artérioles et
                    les veinules, dont le diamètre maximal est de d'une quinzaine de micromètres.
                    Leur paroi n'est constituée que de l'endothélium entouré d'une membrane basale.
                    Selon les caractéristiques de leur paroi, trois types de capillaires sont
                    distingués : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>les capillaires continus possédant une paroi continue ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les capillaires fenestrés, dont les cellules endothéliales présentent des
                        pores cytoplasmiques ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les capillaires discontinus, dont l'endothélium et la membrane basale
                        montrent des interruptions, parmi lesquels figurent les capillaires
                        sinusoïdes de grand diamètre. </para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Le réseau vasculaire comporte donc des artères qui se ramifient en artérioles puis
                en capillaires et des veines issues de la convergence de veinules provenant elles
                mêmes de la convergence de capillaires. Le sang étant endigué sur tout son parcours,
                l'appareil circulatoire des Vertébrés est qualifié de fermé ou clos.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Un cœur assurant la propulsion et la circulation du sang dans les
                vaisseaux</title>
                <para>Le sang est un liquide rouge composé de plasma dans lequel des cellules sont
                présentes, globules rouges, des globules blancs et plaquettes.</para>
                <para>Comment est-il mis en circulation dans les vaisseaux ?</para>
                <figure>
                    <title>Cœur de Rat en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Élodie Balandrau</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser </holder>
                                        <holder>Camilia Setti</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                <figure>
                    <title>Myocarde de Rat en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de Lyon) </title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                            de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                                Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                                International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Elodie Balandrau</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser </holder>
                                        <holder>Camilia Setti</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>Le cœur des Mammifères est constitué de deux oreillettes à parois musculaires
                fines et de deux ventricules à parois musculaires épaisses. Le sang amené au cœur
                par les veines est déversé dans les oreillettes puis passe dans les ventricules. Il
                est ensuite propulsé dans les artères. Les valvules auriculo-ventriculaires situées
                entre oreillettes et ventricules et les valvules sigmoïdes localisées entre
                ventricules et artères orientent le flux sanguin dans le cœur. </para>
                <para>Le cœur des Vertébrés est de manière générale un muscle creux, comportant
                plusieurs cavités. Leurs parois sont principalement formées par du tissu musculaire
                strié, appelé myocarde, constitué de cellules musculaires, les myocytes. </para>
                <para>Schématiquement, le relâchement de la musculature des oreillettes permet leur
                remplissage et sa contraction, l'expulsion du sang dans les ventricules. Le
                relâchement de la musculature des ventricules autorise leur remplissage alors que sa
                contraction provoque la propulsion du sang dans les artères.</para>
                <para>Le cœur est donc l'organe assurant la propulsion du sang dans les vaisseaux et
                    en conséquence sa répartition dans tout l'organisme. </para>
                <figure>
                    <title>Anatomie de l'appareil circulatoire de la Grenouille en vue ventrale, après
                    injection de colorant jaune</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Marine Chomette</holder>
                                        <holder>Justine Chouvier </holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'appareil circulatoire des Vertébrés aériens comme la Grenouille comporte
                deux circuits de circulation. </para>
                <para>Le sang pauvre en dioxygène est conduit par des artères pulmonaires du cœur
                jusqu'aux poumons où il est hématosé. Puis il revient au cœur
                    <emphasis>via</emphasis> des veines pulmonaires. Ce circuit est appelé petite
                circulation ou circulation pulmonaire. </para>
                <para>Le sang riche en dioxygène repart du cœur, par les troncs aortiques et les troncs
                carotidiens, et irrigue le reste du corps. Il revient au cœur par les veines caves,
                non hématosé. Ce circuit correspond à la grande circulation ou circulation
                systémique. </para>
                <para>Dans le cas des Mammifères, seul un tronc aortique est présent, duquel les artères
                carotides émanent.</para>
                <figure>
                    <title>Anatomie de l'appareil circulatoire du Gardon en vue ventrale, après injection de colorant jaune</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Marine Chomette</holder>
                                        <holder>Justine Chouvier </holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Chez les Vertébrés aquatiques comme les Chondrichtyens et les Téléostéens,
                l'appareil circulatoire est organisé en un circuit unique. Le sang pauvre en
                dioxygène quitte le cœur par une artère appelée aorte ventrale, se subdivisant en
                vaisseaux afférents qui le distribuent aux branchies. Le sang hématosé est pris en
                charge par des vaisseaux efférents convergeant en une aorte dorsale postérieure et
                des racines aortiques antérieures. Le retour du sang au cœur se fait par des veines
                cardinales, sus-hépatiques et latérales, ouvertes sur un sinus veineux.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Un réseau de vaisseaux drainant la lymphe</title>
                <para>Un second dispositif vasculaire est présent chez les Vertébrés, l'appareil
                lymphatique constitué de vaisseaux lymphatiques dans lesquels circule la lymphe. Il
                est inégalement développé, ainsi les Lissamhibiens possèdent une quantité de lymphe
                élevée alors que les Chondrichtyens et les Téléostéens sont quasiment dépourvus
                d'appareil lymphatique.</para>
                <para>La lymphe est un liquide transparent contenant de nombreux globules blancs, mais
                    pas de globules rouges. Elle est formée à partir du liquide interstitiel drainé
                    par des capillaires lymphatiques traversant l'ensemble des tissus de
                    l'organisme. Les capillaires lymphatiques se réunissent et forment des vaisseaux
                    lymphatiques principaux. Ils se déversent dans le système veineux par le biais
                    du canal thoracique. À ce niveau du système veineux, la pression est faible. </para>
                <para>Une unique couche de cellules endothéliales aux larges ouvertures forme la paroi
                des capillaires lymphatiques. Une couche de cellules musculaires lisses est présente
                dans la paroi des plus gros vaisseaux lymphatiques. Il existe également des valvules
                qui orientent la circulation de la lymphe. Des cœurs lymphatiques existent chez les
                Sauropsidés et certains Lissamphibiens, facilitant l'écoulement de la lymphe. </para>
                <para>Les appareils circulatoires sanguin et lymphatique sont ainsi deux dispositifs
                anatomiques formés de vaisseaux dans lesquels circule un liquide, et  communiquant
                l'un avec l'autre. Ils sont présents dans l'ensemble des organes qu'ils contribuent
                à mettre en relation.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'appareil circulatoire : un dispositif anatomique distribuant matière et énergie
            dans l'organisme</title>
            <para>Les Vertébrés prélèvent dans leur environnement la matière et l'énergie nécessaires à
            leur vie, et y rejettent leurs déchets. Prélèvement et émission sont réalisés par des
            organes spécialisés, distincts les uns des autres.</para>
            <para>Comment matière et énergie sont-elles distribuées et drainées dans l'organisme ? </para>
            <para>Comment sont-elles échangées avec les cellules ?</para>
            <para>Quelles relations existe-t-il entre la structure et les fonctions des vaisseaux de
            l'appareil circulatoire ?</para>
            <sect2>
                <title> Des substances métaboliques et de l'énergie échangées avec le milieu et
                transportées par le sang</title>
                <para>Une part importante du métabolisme des Vertébrés est basé sur la respiration
                cellulaire, voie consommant du dioxygène et produisant du dioxyde de carbone.</para>
                <para>L'appareil respiratoire réalise les échanges des gaz respiratoires avec le milieu.
                    Ils consistent en l'absorption de dioxygène, permettant l'approvisionnement des
                    cellules en ce gaz, et le rejet de dioxyde de carbone, assurant l'élimination de
                    ce déchet. Le sang circulant dans les capillaires se charge en dioxygène et se
                    décharge de son dioxyde de carbone au niveau des poumons dans le cas des
                    Vertébrés aériens et des branchies pour les Vertébrés aquatiques, voire du
                    tégument chez les Lissamphibiens. </para>
                <para>Les échanges des gaz respiratoires sont réalisés par diffusion simple : un gaz
                traverse un échangeur depuis le milieu dans lequel sa pression partielle est la plus
                élevée vers le milieu dans lequel elle est la plus faible, selon le gradient de
                pression partielle. La faible épaisseur de l'échangeur et sa grande surface
                favorisent les échanges. Chez les Mammifères, le renouvellement de l'air des
                alvéoles d'une part, et du sang des capillaires alvéolaires d'autre part, contribue
                au maintien des gradients de pressions partielles au niveau de l'échangeur, moteur
                de la diffusion. Le sang hématosé est en permanence évacué en direction des veines
                pulmonaires, remplacé par du sang non hématosé apporté par les artères pulmonaires. </para>
                <para>Dans le sang, une faible fraction des molécules de dioxygène est transportée sous
                    forme dissoute. Elles sont majoritairement associées à l'hémoglobine,
                    transporteur présent dans les globules rouges. Une molécule d'hémoglobine est
                    généralement composée de quatre sous-unités. La fixation d'une molécule de
                    dioxygène sur une sous-unité entraîne une augmentation de l'affinité des autres
                    sous-unités pour le dioxygène (et inversement), il s'agit d'un mécanisme
                    d'allostérie. La capacité de transport du dioxygène par le sang est de cette
                    façon augmentée. </para>
                <para>La matière organique, l'eau et les substances minérales sont apportées par
                l'alimentation. </para>
                <para>L'appareil digestif est responsable de l'ingestion des aliments et de leur
                    digestion. Les substances issues de la digestion sont absorbées à travers
                    l'épithélium de l'intestin et transférées aux capillaires sanguins et
                    lymphatiques présents dans le tissu conjonctif sous-épithélial. Les molécules et
                    éléments solubles dans l'eau comme les oses, les acides aminés et certaines
                    substances minérales, gagnent le sang et sont transportés directement en
                    solution. Les molécules peu ou pas solubles dans l'eau sont transportées dans le
                    sang par des protéines spécifiques, comme la transferrine prenant en charge le
                    fer, ou non spécifiques, comme l'albumine assurant le transport de nombreuses
                    substances. Dans les cellules de l'épithélium intestinal, les acides gras sont
                    associés à des apoprotéines et forment des lipoprotéines, les chylomicrons. Ils
                    sont déversés dans les capillaires lymphatiques appelés chylifères puis gagnent
                    le sang au niveau de la veine sous-clavière. Les lipides, peu solubles dans
                    l'eau, circulent ainsi dans le sang. </para>
                <para>Le métabolisme cellulaire conduit à la formation de déchets. Ainsi, la dégradation
                    des protéines et des acides nucléiques est à l'origine de déchets azotés,
                    principalement de l'urée, de l'acide urique et de l'ammoniaque, dont les
                    proportions varient selon les espèces. Directement dissous dans le sang ou
                    combinés à des acides aminés, ils sont transportés jusqu'aux appareils
                    excréteurs qui en assurent l'élimination.</para>
                <para>La chaleur corporelle correspond à la chaleur produite par les voies métaboliques
                    ajoutée à la chaleur transférée, résultant des échanges de chaleur avec
                    l'environnement, qu'il s'agisse de gains ou de pertes. Les échanges de chaleur
                    avec l'environnement sont réalisés au niveau du tégument par conduction
                    impliquant un fluide, convection effectuée par contact, ou radiation avec
                    rayonnement électromagnétique, selon le gradient thermique. Il est par exemple
                    le siège de la dissipation de la chaleur excédentaire, la chaleur y étant
                    apportée par le sang circulant dans réseau artériel. La capacité à conduire la
                    chaleur, ou conductance, du tégument est liée à son irrigation. Le contrôle du
                    débit sanguin tégumentaire permet de la moduler. La chaleur est distribuée par
                    le sang de l'appareil circulatoire dans tout l'organisme par convection.</para>
                <para>L'appareil circulatoire permet le transport de la matière et de l'énergie dans
                    tout l'organisme. Ils sont alors distribués aux cellules par des échanges entre
                    le sang et les tissus.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Des substances métaboliques et de l'énergie échangées entre le sang et les
                tissus</title>
                <para>Le sang hématosé est distribué aux organes par l'artère aorte et ses
                ramifications. Dans les tissus, le dioxygène diffuse selon son gradient de pression
                partielle, du sang vers le liquide interstitiel puis les cellules. Le dioxyde de
                carbone suit le chemin inverse. De même qu'au niveau des organes respiratoires, le
                renouvellement du sang dans les capillaires permet le maintien des gradients de
                pressions partielles et la distance de diffusion est faible, en raison de la
                proximité des capillaires avec les cellules. </para>
                <para>Les échanges de nutriments et de substances minérales entre les compartiments
                sanguin et interstitiel sont également réalisés par diffusion simple. L'entrée de
                ces substances dans les cellules implique généralement des dispositifs de transfert.
                Ils sont représentés par des molécules protéiques enchâssées dans la membrane
                plasmique, et classés en trois catégories :<itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>les canaux forment des pores transmembranaires permettant le transport
                            passif de petites molécules ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>les transporteurs passifs assurant une traversée de la membrane
                            plasmique selon le gradient de concentration ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>les transporteurs actifs transférant les molécules et éléments contre
                            leurs gradients de concentration, et consommant de l'énergie.</para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <para>Les transferts de déchets sont réalisés principalement par diffusion.</para>
                <para>Les échanges de chaleur dans l'organisme animal déterminent la température
                corporelle. Dans le groupe des Vertébrés, Mammifères et Oiseaux sont homéothermes,
                capables de maintenir leur température corporelle à une valeur indépendante de celle
                de la température du milieu. À l'inverse, les Chondrichthyens, Téléostéens,
                Lissamphibiens et Sauropsidés non avaires sont poïkilothermes, leur température
                corporelle variant comme celle de leur environnement. Certains produisent de la
                chaleur, et sont qualifiés d'endothermes, alors que d'autres en sont moins capables,
                utilisent la chaleur de l'environnement, et sont dits ectothermes. L'appareil
                cirulatoire permet la distribution de la chaleur dans l'organisme par convection.
                Les échanges entre le sang et les cellules des tissus est réalisée par convection et
                conduction.</para>
                <para>Les vaisseaux de l'appareil circulatoire répartissent la matière et l'énergie dans
                l'organisme mais sont aussi le siège d'échanges avec le milieu extérieur ou le
                milieu interstitiel. </para>
                <para>En quoi sont-ils adaptés aux fonctions de distribution et d'échanges ?</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Des adaptations des vaisseaux à la réalisation de la distribution et des
                échanges</title>
                <para>Les artères en relation avec le cœur possèdent une média épaisse, comprenant de
                nombreuses fibres élastiques. Elles confèrent à la paroi de ces vaisseaux une
                élasticité qui leur permet de résister à la forte pression de l'important volume
                sanguin propulsé par le ventricule lors de sa contraction, et de régulariser le flux
                sanguin. En relation avec leur diamètre élevé, la vitesse de circulation du sang
                dans ces vaisseaux est importante. La distribution du sang dans l'organisme est
                ainsi rapide. Ces artères sont appelées artères de distribution.</para>
                <para>Les ramifications des artères de distribution sont des vaisseaux artériels dont la
                média comporte de nombreuses fibres musculaires. Leur contraction des provoque une
                diminution du diamètre du vaisseau et autorise un contrôle du débit sanguin dans les
                organes. Ces artères sont appelées artères d'irrigation.</para>
                <figure>
                    <title>Pancréas de Souris en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
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                                        </simpara>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>année</year>
                                        <holder>Élodie Balandraud</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Camilia Setti</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les capillaires irriguent tous les organes comme le pancréas. Leur paroi est fine
                et réduite à l'intima. Le débit et la vitesse du sang y sont faibles, en relation
                avec leur diamètre réduit. Les échanges entre le sang et le liquide interstitiel
                sont ainsi favorisés. Les capillaires sont le site des échanges qu'ils soient
                localisés au niveau des surfaces d'échange avec le milieu ou dans les organes
                profonds. Les capillaires fenestrés sont très perméables aux liquides, ils sont
                présents dans les organes où les échanges sont particulièrement nombreux comme
                l'intestin grêle, les glandes endocrines et les glomérules rénaux. Les capillaires
                discontinus sont localisés dans les organes où des échanges de cellules
                interviennent comme la rate.</para>
                <para>L'appareil circulatoire assure la distribution et les échanges de matière et
                d'énergie dans l'organisme, en relation avec la circulation du liquide qu'il
                contient.</para>
                <para>Comment son fonctionnement est-il intégré à celui de l'organisme ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'appareil circulatoire : un acteur de l'intégration fonctionnelle</title>
            <para>La circulation des liquides dans les vaisseaux des appareils circulatoires est
            réalisée avec des vitesses différentes selon leurs caractéristiques physiques, notamment
            leurs diamètres et leurs longueurs. </para>
            <para>Les organismes étant confrontés à des conditions extérieures variables et des
            activités irrégulières, existe-t-il des adaptations circulatoires ?</para>
            <sect2>
                <title>Le débit sanguin dans les organes : un paramètre modulant la distribution</title>
                <para>Le débit est par définition un volume de fluide écoulé par unité de temps. Le
                    débit sanguin détermine l'irrigation des organes. Il dépend notamment du débit
                    cardiaque, volume de sang propulsé par le cœur par unité de temps, variant
                    pendant un effort physique ou suite à une hémorragie par exemple.</para>
                <para>Le débit cardiaque est modifié par des variations de la fréquence cardiaque ou du
                    volume de sang éjecté. Le cycle cardiaque comporte trois temps principaux. Il
                    débute par une contraction des oreillettes appelée systole auriculaire, suivie
                    d'une contraction des ventricules, la systole ventriculaire, accompagnée du
                    relâchement des oreillettes ou diastole auriculaire, et se termine par un
                    relâchement général ou diastole générale. Les variations de la fréquence
                    cardiaque, ou chronotropies, reposent sur les modifications de l'intervalle
                    entre deux contractions ou de la durée de contraction. Les variations du volume
                    d'éjection systolique, ou inotropies, dépendent de la puissance de contraction
                    du muscle cardiaque. Ces variations sont contrôlées par voie nerveuse, notamment
                    par des réflexes impliquant le système nerveux sympathique, et par voie
                    hormonale. Elles conduisent à des ajustements du débit sanguin.</para>
                <para>Ainsi, chez la Truite lors du passage de l'état de repos à une nage à vitesse
                    moyenne, la fréquence cardiaque est multipliée par 1,4 et le volume d'éjection
                    systolique par 2,25. Chez le Pigeon, le passage de l'état de repos au vol
                    entraîne la multiplication par 5,8 de la fréquence cardiaque et par 0,9 du
                    volume d'éjection systolique. Selon les espèces, les ajustements du débit
                    sanguin diffèrent. </para>
                <para>Le contrôle de la résistance vasculaire permet également de faire varier le débit
                    dans les organes. Les artères musculaires et les artérioles sont responsables de
                    la répartition sélective du flux sanguin, par modification de leur diamètre en
                    relation avec l'état de relâchement ou de contraction des fibres musculaires
                    lisses de leur paroi. Le contrôle de la contraction et du relâchement peut être
                    hormonal ou nerveux. Des facteurs locaux interviennent également, la variation
                    de la pression artérielle influençant la vasodilatationde même que la quantité
                    d'oxygène et de produits de l'activité métabolique tels le dioxyde de
                    carbone.</para>
                <para>Ainsi, les variations du débit sanguin contribuent à moduler la distribution
                réalisée par l'appareil circulatoire. Permettant une adaptation aux besoins de
                l'organisme, eux-mêmes variables, elles sont un facteur de l'intégration
                fonctionnelle de l'appareil circulatoire dans l'organisme. </para>
                <para>Outre la distribution de matière et d'énergie, l'appareil circulatoire prend en
                charge des molécules informatives. Comment réalise-t-il cette fonction contribuant à
                la coordination fonctionnelle des organes ?</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le transfert des hormones : une distribution de molécules informatives</title>
                <para>Les hormones sont des molécules informatives produites par des tissus sécréteurs
                    endocrines, glandulaires ou nerveux. Elles sont transportées par voie sanguine
                    jusqu'aux cellules cibles.</para>
                <para>Il existe plusieurs types d'hormones, distinctes notamment par leur solubulité
                dans l'eau. </para>
                <para>Certaines hormones sont hydrophiles. Parmi elles figurent les catécholamines et
                les hormones peptidiques. Elles sont transportées sous forme libre dans le plasma
                sanguin ou par l'intermédiaire de transporteurs pour les plus grandes d'entre elles.
                Incapables de traverser la membrane plasmique, elles agissent par fixation sur des
                récepteurs membranaires spécifiques. </para>
                <para>D'autres hormones sont lipophiles, comme les hormones thyroïdiennes et stéroïdes.
                    Elles sont transportées dans le plasma jusqu'aux tissus cibles, sous forme de
                    complexes avec des protéines de transport. Elles traversent la membrane
                    plasmique par simple diffusion et agissent par fixation sur des récepteurs
                    intracellulaires spécifiques. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Grâce au réseau vasculaire des appareils  circulatoires sanguin et lymphatique et à
            l'organe de propulsion représenté par le cœur, l'organisme des Vertébrés est irrigué par
            des liquides corporels extracellulaires circulants, le sang et la lymphe. Ils
            distribuent et drainent de la matière comme des nutriments et des gaz respiratoires, et
            de l'énergie comme la chaleur. </para>
            <para>Matière et énergie sont échangés entre liquides circulants et environnement d'une
                part, liquides circulants et tissus d'autre part. Les échanges dépendent de divers
                facteurs comme les gradients de concentration, de pression ou de température,
                l'épaisseur et la surface des échangeurs. Les échanges dépendent également des
                conditions de circulation contrôlées par de multiples voies, nerveuse, hormonale, et
                locale. </para>
            <para>Finalement l'appareil circulatoire des Vertébrés occupe une place majeure dans
                l'intégration fonctionnelle des organes dans l'organisme.</para>
            <para>L'organisme des Vertébrés comporte d'autres compartiments liquidiens extracellulaires
                tels que le compartiment interstitiel représenté par les lacunes entourant les
                cellules notamment dans le tissu conjonctif, et contenant un liquide appelé lymphe
                interstitelle. Le secteur interstitiel a de multiples rôles. Il constitue un
                intermédiaire entre cellules et secteur vasculaire, apportant les substances
                nécessaires au fonctionnement cellulaire, recevant les déchets, servant de tampon
                vis-à-vis des variations du milieu extérieur, adaptant leurs caractéristiques aux
                besoins des cellules. </para>
        </sect1>
        <bibliography>
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            <title>L'économie de l'eau et les appareils excréteurs des animaux</title>
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            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>L'organisme animal est composé d'une importante quantité d'eau, variant selon les
            espèces. Elle représente par exemple 65% de la masse corporelle dans l'espèce humaine.
            Elle est répartie entre les compartiments intracellulaire et extracellulaires, ces
            derniers constituant le milieu intérieur, environnement de vie des cellules.</para>
            <para>L'eau est une molécule indispensable à la vie des animaux et plus généralement de tous
                les organismes. Elle joue le rôle de solvant et est un acteur du métabolisme. </para>
            <figure>
                <title>Milieux extérieur, intérieur et équilibre hydrique</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
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                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>La comparaison des caractéristiques des milieux de vie et des milieux intérieurs des
            animaux révèle des différences de concentrations osmotiques à l'origine de contraintes
            hydriques. Elles varient avec les milieux de vie, le milieu aérien comme le milieu marin
            apparaissent de ce point de vue relativement pauvres en eau alors que le milieu d'eau
            douce est très riche en eau. </para>
            <para>Le maintien des caractéristiques du milieu intérieur est appelé homéostasie. La
            stabilité de la quantité d'eau corporelle et de la concentration osmotique du milieu
            intérieur en dépit des contraintes hydriques du milieu de vie montre qu'elles font
            l'objet de régulations relevant de l'homéostasie.</para>
            <para>Les appareils excréteurs des animaux permettent d'éliminer les déchets du métabolisme,
                sous forme d'une solution aqueuse appelée urine. Parmi eux figurent les déchets
                azotés, principalement représentés par l'ammoniaque, l'urée et l'acide urique
                possédant des solubilités dans l'eau et des toxicités décroissantes. L'eau est ainsi
                impliquée dans la solubilisation et la dilution des déchets azotés, et utilisée par
                les appareils excréteurs qui se présentent comme d'éventuels acteurs de l'équilibre
                hydrique. </para>
            <para>L'économie de l'eau concerne l'ensemble des dépenses et gains en eau réalisés par un
                organisme dans son environnement.</para>
            <para>Comment les appareils excréteurs contribuent-ils à l'économie de l'eau des animaux
                ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Des appareils excréteurs économes en eau dans un  milieu pauvre en eau</title>
            <sect2>
                <title>Le rein, un organe éliminant de l'urée avec production d'une abondante urine primitive et
                réabsorption d'eau</title>
                <para>Chez les Vertébrés et plus particulièrement les Mammifères, les organes excréteurs
                sont des reins dont les unités structurales et fonctionnelles sont les
                néphrons.</para>
                <figure>
                    <title>Cortex de rein de Souris en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Solène Cognet</holder>
                                        <holder>Louise Coulomb</holder>
                                        <holder>Diane Flety</holder>
                                        <holder>Manon Grivot</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'urine primitive est produite par ultrafiltration du sang circulant dans le
                    glomérule à travers la paroi des vaisseaux sanguins capillaires et le feuillet
                    viscéral de la capsule de Bowman. Elle est recueillie dans l'espace de Bowman
                    puis circule dans le tubule urinaire du néphron, formé successivement du tubule
                    contourné proximal, de l'anse de Henlé, et du tubule contourné distal.</para>
                <para>Le tubule contourné proximal réabsorbe des ions chlorures et sodium mais
                    également le glucose, les acides aminés et d'autres molécules utiles à
                    l'organisme. Cette réabsorption active des ions est réalisée par transport actif
                    secondaire et accompagnée d'une réabsorption d'eau selon le gradient de
                    concentration osmotique. Les cellules de l'épithélium du tubule contourné
                    proximal portent une bordure en brosse ainsi que des replis membranaires basaux
                    qui contribuent à augmenter la surface d'échange entre la lumière du tubule
                    urinaire et le milieu intérieur.</para>
                <para>L'urine emprunte ensuite l'anse de Henlé. Elle comporte une branche
                    descendante qui réabsorbe passivement l'eau, et une branche ascendante qui
                    réabsorbe principalement les ions sodium et chlorures par transport actif. Ces
                    deux branches permettent d'établir un gradient osmotique cortico-médullaire
                    autorisant une réabsorption d'eau hormono-dépendante dans le canal
                    collecteur.</para>
                <para>L'urine circule alors dans le tubule contourné distal, où sont effectuées une
                    réabsorption des ions sodium et une sécrétion des ions potassium sous le
                    contrôle d'une hormone, l'aldostérone.</para>
                <para>Finalement, l'urine arrive au niveau du tubule et du canal collecteur. Ils
                    permettent la formation de l'urine définitive, concentrée par réabsorption
                    passive d'eau. Le canal collecteur possède un épithélium perméable à l'eau en
                    présence d'une hormone, l' ADH ou hormone antidiurétique, et il chemine vers la
                    profondeur du rein dont la concentration osmotique augmente. Un gradient
                    trans-épithélial de concentration osmotique en résulte, moteur de la
                    réabsorption de l'eau.</para>
                <para>Chez les Téléostéens marins, le néphron a une structure voisine de celle du
                néphron des Mammifères mais il ne comporte pas d'anse de Henlé. Il fonctionne de
                façon semblable à celui des Vertébrés terrestres, avec des contraintes osmotiques
                similaires. La principale différence concerne le débit de filtration glomérulaire.
                Élevé chez les Mammifères il est faible chez les Téléostéens marins et en
                conséquence, la production d'urine primitive est importante chez les premiers et
                réduite chez les seconds. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le tube de Malpighi, un organe éliminant de l'acide urique avec production d'une
                urine primitive peu abondante et réabsorption d'eau en association avec le
                proctodeum</title>
                <para>L'appareil excréteur des Insectes consiste en un ensemble de canaux appelés tubes
                    de Malpighi, dont le nombre varie entre 2 et 200 selon les espèces. Ils sont
                    fermés à une de leurs extrémités et reliés au tube digestif.</para>
                <figure>
                    <title>Tube digestif et tubes de Malpighi de Criquet en coupe longitudinale
                    (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Solène Cognet</holder>
                                        <holder>Louise Coulomb</holder>
                                        <holder>Diane Flety</holder>
                                        <holder>Manon Grivot</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La formation de l'urine primitive implique un transport actif d'ions, potassium
                    principalement, de l'hémolymphe vers la lumière des tubes de Malpighi, grâce aux
                    cellules épithéliales possédant une bordure en brosse et des replis membranaires
                    basaux. Il en résulte un gradient de concentration osmotique trans-épithélial,
                    qui entraîne une sortie d'eau, de glucose, de certains acides aminés et de
                    divers composés azotés de l'hémolymphe vers la lumière des tubes de Malpighi.
                    Ainsi, la formation de l'urine primitive implique l'utilisation d'une quantité
                    d'eau contrôlée et faible.</para>
                <para>Dans la partie distale des tubes de Malpighi intervient une réabsorption sélective
                d'eau et de solutés.</para>
                <para>Au niveau du proctodeum, les cellules épithéliales à bordure en brosse et replis
                    membranaires basaux ménagent entre elles des lacunes, isolées de l'hémolymphe
                    par une tunique de fibres musculaires. Sous l'effet d'un transport actif, les
                    ions potassium s'accumulent dans les lacunes, générant un gradient de
                    concentration osmotique entre la lumière protodéale et les lacunes. Il est le
                    moteur d'un transfert d'eau depuis l'urine vers le liquide des lacunes. Il en
                    résulte une augmentation de la pression hydrostatique dans ces interstices, à
                    l'origine d'un gradient de pression hydrostatique entre les lacunes et
                    l'hémocœle. Il entraîne un transfert de l'eau vers l'hémolymphe. </para>
                <para>Un tel appareil excréteur permet donc une économie de l'eau du fait du mécanisme
                    de formation de l'urine primitive et de la réabsorption d'eau finale.</para>
                <para>Les néphrons de certaines espèces de Téléostéens marins comme le Poisson-crapaud
                sont aglomérulés : la production de l'urine primitive n'implique pas une
                ultrafiltration mais un mécanisme similaire à celui décrit pour les tubes de
                Malpighi des Insectes. Par ailleurs, ils ne possèdent pas de tubule contourné distal
                et ne réabsorbent pas les ions sodium. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'organe de Bojanus, un organe élaborant des concrétions d'acide urique avec
                    production d'urine primitive et réabsorption d'eau</title>
                <para>Les Gastéropodes pulmonés possèdent un rein appelé organe de Bojanus. En forme
                    d'un sac oblong, l'organe de Bojanus s'abouche à une poche néphridienne ouverte
                    sur un uretère.</para>
                <figure>
                    <title>Organe de Bojanus d'Escargot en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Solène Cognet</holder>
                                        <holder>Louise Coulomb</holder>
                                        <holder>Diane Flety</holder>
                                        <holder>Manon Grivot</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La paroi du rein est formée d'un épithélium prismatique constitué de cellules
                    appelées néphrocytes, possédant une bordure en brosse apicale et des replis
                    membranaires basaux. L'ultrafiltration de l'hémolymphe est réalisée par les
                    néphrocytes, produisant l'urine primitive. Par ailleurs, ces cellules élaborent
                    des concrétions d'acide urique à partir de substances prélevées dans
                    l'hémolymphe. Elles sont éliminées dans la lumière rénale. Oses, acides aminés,
                    eau et ions sont ensuite réabsorbés au niveau de la poche néphridienne.</para>
                <para>Ainsi, les animaux évoluant en milieu aérien ou marin, pauvres en eau, réduisent
                les pertes urinaires d'eau en éliminant une urine peu abondante, soit en raison
                d'une faible  production d'urine primitive, soit du fait d'une réabsorption
                importante d'eau à partir de l'urine primitive. Ils évacuent généralement leurs
                déchets azotés sous une forme nécessitant peu d'eau, urée ou acide urique.</para>
                <para>À l'inverse, le milieu dulcicole génère des contraintes impliquant un excès d'eau.
                    Le problème hydrique est alors l'élimination des excédents d'eau.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Des appareils excréteurs évacuant une grande quantité d'eau dans un milieu riche en eau </title>
            <sect2>
                <title>Le rein, un organe excréteur produisant une urine primitive abondante et
                    réabsorbant peu d'eau</title>
                <para>Le Gardon est un Téléostéen dulcicole confronté à une forte entrée d'eau,
                    principalement branchiale et alimentaire, en raison d'une concentration
                    osmotique interne élevée au regard de la concentration osmotique du milieu de
                    vie. Il est qualifié d'hyperosmotique par rapport à son milieu de vie.</para>
                <para>Le Gardon possède des reins qui produisent un grand volume d'urine diluée.</para>
                <figure>
                    <title>Rein de Gardon en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Solène Cognet</holder>
                                        <holder>Louise Coulomb</holder>
                                        <holder>Diane Flety</holder>
                                        <holder>Manon Grivot</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La structure et le fonctionnement des néphrons du Gardon sont relativement
                semblables à ceux des néphrons de Souris. Cependant, les glomérules sont de plus
                grande taille.</para>
                <para>Ces néphrons sont constitués d'un tubule contourné proximal, d'un tubule contourné
                    distal et d'un tubule collecteur, mais ils ne possèdent pas d'anse de Henlé.
                    L'urine primitive est produite en grande quantité par les corpuscules de
                    Malpighi. Sa composition est modifiée tout au long du tubule urinaire avec une
                    réabsorption des solutés. Les ions monovalents, chlorures et sodium, sont
                    réabsorbés en particulier par le tubule collecteur, ce qui conduit à sa
                    dilution. Finalement, l'urine émise dans le milieu est hypoosmotique par rapport
                    au sang. </para>
                <para>Les branchies jouent également un rôle dans la réabsorption des ions. Elles
                    présentent des ionocytes, cellules effectuant un transport actif permettant de
                    réabsorber des ions chlorures et sodium. Les pertes urinaires d'ions sont ainsi
                    partiellement compensées. Les branchies sont par ailleurs le principal siège de
                    l'élimination des déchets azotés sous forme d'ammoniaque.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La glande verte, un organe excréteur produisant une urine primitive abondante et
                    réabsorbant peu d'eau</title>
                <para>Les organes excréteurs de l'Écrevisse sont représentés par deux glandes vertes, ou
                    glandes antennaires, baignant dans l'hémolymphe. Elles se situent entre
                    l'estomac et la base de la seconde paire d'antennes.</para>
                <figure>
                    <title>Labyrinthe de glande verte d'Écrevisse en coupe transversale (Collection de
                    l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Solène Cognet</holder>
                                        <holder>Louise Coulomb</holder>
                                        <holder>Diane Flety</holder>
                                        <holder>Manon Grivot</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Chaque glande verte est constituée d'un petit sac, appelé saccule, où se produit
                    l'ultrafiltration de l'hémolymphe. Il est relié à un labyrinthe débouchant dans
                    un canal néphridien bordé d'un épithélium prismatique muni d'une bordure en
                    brosse et de replis membranaires basaux. Il réalise la réabsorption active
                    d'ions et de glucose. L'urine ainsi formée est ensuite stockée dans la vessie et
                    évacuée par un pore excréteur localisé sous chaque antenne. La glande verte
                    contribue au maintien de l'équilibre hydrominéral, éliminant l'eau excédentaire
                    et réabsorbant les ions.</para>
                <para>Ainsi en eau douce, les animaux éliminent l'eau en excès grâce à la production
                    d'une urine abondante et diluée, à la différence des animaux marins limitant les
                    pertes d'eau par l'évacuation d'une urine peu abondante et relativement
                    concentrée.</para>
                <para>À cet égard, le groupe des Sélaciens est original : vivant majoritairement en
                milieu marin, ces animaux sont en équilibre osmotique avec leur milieu de vie et ne
                connaissent pas de problème hydrique. </para>
                <para>Quels sont les mécanismes sous-tendant cet équilibre ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Des appareils excréteurs contribuant au développement d'une concentration osmotique élevée
            dans un milieu pauvre en eau</title>
            <para>Les Sélaciens sont isoomotiques par rapport à leur milieu de vie, la concentration
                osmotique de leur milieu intérieur étant égale à celle de leur milieu de vie.
                L'équilibre entre les deux milieux est dû à la présence d'urée, d'ions sodium et
                d'ions chlorures dans le milieu intérieur.</para>
            <sect2>
                <title>Le rein des Sélaciens, un organe excréteur assurant des réabsorptions d'eau et
                d'ions</title>
                <figure>
                    <title>Rein de Roussette en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Solène Cognet</holder>
                                        <holder>Louise Coulomb</holder>
                                        <holder>Diane Flety</holder>
                                        <holder>Manon Grivot</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le rein des Sélaciens a une structure voisine de celui des Vertébrés terrestres tels
                    que la Souris. Les néphrons en sont les unités structurales et fonctionnelles.
                    Un néphron comprend une capsule de Bowman et un tubule urinaire formé d'un
                    tubule proximal et d'un tubule distal, mais dépourvu d'anse de Henlé.</para>
                <para>L'urine primitive est produite dans le corpuscule de Malpighi par ultrafiltration
                du sang à travers la paroi des vaisseaux sanguins capillaires et du feuillet
                viscéral de la capsule de Bowman. Elle est recueillie dans le tubule
                urinaire.</para>
                <para>L'épithélium de la partie proximale du tubule urinaire est constitué de cellules
                    possédant une bordure en brosse apicale. Il réalise la réabsorption de petites
                    molécules organiques comme le glucose et les acides aminés, d'ions sodium et
                    chlorures, ainsi que des échanges d'eau et la sécrétion d'ions divalents. Le
                    segment distal réalise la réabsorption de l'urée grâce à son organisation en
                    boucle, formant un système à contre-courant. L'urine est ensuite diluée dans le
                    canal collecteur.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le rein des Sélaciens, un organe réabsorbant l'urée</title>
                <para>Les Sélaciens sont des animaux uréotéliques, c'est-à-dire dont l'essentiel des
                    déchets azotés sous convertis en urée. </para>
                <para>Leur milieu intérieur contient une importante quantité d'urée, ce qui assure son
                    isoosmolarité par rapport à leur milieu de vie.</para>
                <para>L'urée produite par le métabolisme est filtrée avec le sang au niveau des
                    corpuscules de Malpighi puis presque réabsorbée en totalité grâce aux propriétés
                    et à l'organisation du tubule urinaire du néphron. L'oxyde de triméthylamine ou
                    TMAO est de même réabsorbé. Il contribue à la concentration osmotique élevée du
                    milieu intérieur, mais il s'agit d'un osmolyte original qui a la propriété
                    d'empêcher l'action dénaturante de l'urée envers les protéines.</para>
                <para>Les Sélaciens réabsorbent l'urée ce qui conduit à une concentration osmotique
                    interne élevée, équivalente à celle du milieu de vie. En conséquence, les flux
                    spontanés d'eau induits par la différence d'osmolarité entre les deux milieux
                    sont réduits.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Bien qu'occupant des milieux de vie différents, de nombreux animaux maintiennent la
                concentration osmotique de leur milieu intérieur. Ils ne rencontrent pas les mêmes
                problèmes concernant l'économie de l'eau et développent des adaptations différentes
                leur permettant de contrôler ou compenser les flux hydriques, notamment
                    <emphasis>via</emphasis> leurs appareils excréteurs.</para>
            <para>Les animaux aériens subissent de fortes pertes d'eau et réalisent une réabsorption de
                l'eau urinaire limitant les pertes. Les animaux marins hypoosmotiques par rapport à
                leur milieu réduisent également les pertes d'eau urinaires. Ces adaptations
                permettent de maintenir la grande différence de concentration osmotique entre le
                milieu de vie et le milieu intérieur.</para>
            <para>À l'inverse, les animaux d'eau douce éliminent l'eau excédentaire grâce à une
                abondante production d'urine diluée.</para>
            <para>Enfin, les Sélaciens, isoosmotiques par rapport à leur milieu, maintiennent leur
                équilibre hydrique grâce à une réabsorption importante d'urée et de TMAO.</para>
            <para>Certaines espèces sont euryhalines, comme l'Anguilles ou le Saumon. Leurs
                représentants peuvent changer de milieu de vie. Leur concentration osmotique interne
                est modifiée lors du changement de milieu, compensant les variations d'osmolarité
                liées aux caractéristiques des divers habitats.</para>
        </sect1>
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                                <firstname>René</firstname>
                                <surname>Lafont</surname>
                            </personname>
                        </author>
                    </authorgroup>
                    <title>Excrétion in Universalis éducation [en ligne]</title>
                    <publisher>
                        <publishername>Encyclopaedia Universalis</publishername>
                    </publisher>
                    <pubdate>2018 [date de consultation : 27 avril 2018]</pubdate>
                    <address>
                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/excretion/">http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/excretion/</link>
                        </uri>
                    </address>
                </biblioentry>
            </bibliodiv>
        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>Poumons et échanges gazeux respiratoires des animaux</title>
            <authorgroup>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Amanda</firstname>
                        <surname>Issartial</surname>
                    </personname>
                    <email>amanda.issartial@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Ze</firstname>
                        <surname>Yuan</surname>
                    </personname>
                    <email>ze.yuan@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les animaux réalisent des échanges gazeux avec leur milieu de vie, consistant en
            une absorption de dioxygène (O<subscript>2</subscript>) et un rejet de dioxyde de
            carbone (CO<subscript>2</subscript>). Ils sont le reflet, à l'échelle de l'organisme,
            d'une voie métabolique essentielle des cellules animales, la respiration. Elle consomme
            un substrat, le O<subscript>2</subscript>, et produit un déchet, le
                CO<subscript>2</subscript>. En conséquence, les échanges gazeux de l'organisme sont
            qualifiés de respiratoires et les appareils qui les effectuent sont des appareils
            respiratoires. </para>
            <para>En milieu aérien, les organes permettant les échanges gazeux respiratoires sont
            généralement des poumons. Ils comportent un échangeur au niveau duquel le
                O<subscript>2</subscript> est transféré du milieu extérieur au milieu intérieur
            alors que le CO<subscript>2</subscript> suit le chemin inverse.</para>
            <para>Le mécanisme d'échange des gaz respiratoires est la diffusion passive, réalisée
                selon le gradient de pression partielle et n'impliquant pas de dépense d'énergie.
                Les gaz diffusent ainsi du milieu le plus riche vers le milieu le plus
                pauvre.</para>
            <para>Comment sont organisés les poumons des animaux ?</para>
            <para>Comment réalisent-ils les échanges gazeux respiratoires ?</para>
            <para>En quoi sont-ils adaptés aux échanges gazeux en milieu aérien ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les poumons, des organes d'échange des gaz respiratoires en milieu aérien</title>
            <sect2>
                <title>Les poumons alvéolés et septés, des échangeurs d'origine pharyngienne invaginés
                et cloisonnés</title>
                <sect3>
                    <title>Les poumons alvéolés</title>
                    <figure>
                        <title>Appareil respiratoire de la Souris en vue ventrale</title>
                        <mediaobject>
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                                    <info>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                            <holder>Amanda Issartial</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
                                </imagedata>
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                    </figure>
                    <para>Chez les Mammifères comme la Souris, l'appareil respiratoire comporte des
                    voies respiratoires et des organes respiratoires.</para>
                    <para>Les voies respiratoires sont constituées des cavités nasales, du pharynx, du
                    larynx, de la trachée, des bronches libres ainsi que des ramifications des
                    bronches et des bronchioles intrapulmonaires.</para>
                    <para>Les organes respiratoires sont les poumons, situés dans la cage thoracique.
                    Ils contiennent les voies respiratoires intrapulmonaires débouchant sur les sacs
                    alvéolaires qui regroupent les alvéoles, structures d'échange des gaz
                    respiratoires. </para>
                    <para>Le sang, riche en CO<subscript>2</subscript> et pauvre en
                        O<subscript>2</subscript>, est acheminé vers les poumons par des artères
                    pulmonaires. Appauvri en CO<subscript>2</subscript> et enrichi en
                        O<subscript>2</subscript>, il est drainé par des veines pulmonaires.</para>
                    <figure>
                        <title>Poumon de Rat en coupe transversale (Collection ENS de Lyon)</title>
                        <mediaobject>
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                                    <info>
                                        <legalnotice>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Amanda Issartial</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
                                </imagedata>
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                        </mediaobject>
                    </figure>
                    <para>L'échangeur est représenté par les nombreuses alvéoles. Les alvéoles possèdent
                        une paroi très fine constituée d'un épithélium simple pavimenteux formé de
                        cellules appelées pneumocytes, reposant sur une membrane basale et une fine
                        couche de tissu conjonctif fibreux. Elles contiennent de l'air. De nombreux
                        vaisseaux capillaires sanguins courent à leur surface, délimités par un
                        endothélium, épithélium simple et pavimenteux reposant sur une membrane
                        basale.</para>
                    <para>Les gaz diffusent passivement entre l'air des alvéoles et le sang des
                    vaisseaux sanguins capillaires, à travers leurs épithéliums et membranes
                    basales. </para>
                    <para>La première loi de Fick décrit la diffusion d'une substance entre deux
                    compartiments. Dans le cas de gaz, elle est formulée comme ci-dessous :</para>
                    <para>J<subscript>x</subscript> = K<subscript>x</subscript> x
                        ΔP<subscript>x</subscript> x S / E </para>
                    <para>avec <itemizedlist>
                            <listitem>
                                <para>J<subscript>x</subscript>, flux de diffusion du gaz en
                                    mol.s<superscript>-1</superscript> ;</para>
                            </listitem>
                            <listitem>
                                <para>K<subscript>x</subscript>, constante de diffusion du gaz en
                                    mol.s<superscript>-1</superscript>.m<superscript>-1</superscript>.Pa<superscript>-1</superscript>
                                ;</para>
                            </listitem>
                            <listitem>
                                <para>ΔP<subscript>x</subscript>, différence de pression partielle entre
                                milieu extérieur et milieu intérieur en Pa ;</para>
                            </listitem>
                            <listitem>
                                <para>S, aire de la surface d'échanges en m
                                        ;<superscript>2</superscript>
                                </para>
                            </listitem>
                            <listitem>
                                <para>E, épaisseur de la surface d'échanges en m.</para>
                            </listitem>
                        </itemizedlist>
                    </para>
                    <para>Le flux est d'autant plus important que la surface de l'échangeur est élevée
                    et son épaisseur faible. En l'occurrence, l'épaisseur de l'échangeur est de
                    l'ordre de 10 à 20 micromètres.</para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>Les poumons septés</title>
                    <figure>
                        <title>Appareil respiratoire de la Grenouille en vue ventrale</title>
                        <mediaobject>
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                                    <info>
                                        <legalnotice>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                            <holder>Amanda Issartial</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>L'appareil respiratoire des Lissamphibiens comme la Grenouille est formé d'une
                        paire de poumons non lobés situés dans la région corporelle antérieure et
                        directement ouverts sur la cavité buccale.</para>
                    <figure>
                        <title>Poumon de Grenouille en coupe transversale (Collection ENS de
                        Lyon)</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
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                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Amanda Issartial</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>Ces poumons présentent une cavité centrale. Leur paroi forme des cloisons
                    appelées septums, en direction de cette cavité, délimitant de petits sacs, les
                    favéoles.</para>
                    <para>L'échangeur des gaz respiratoires correspond à la paroi des favéoles et
                    notamment aux cloisons. Elles sont constituées de deux épithéliums simples et
                    pavimenteux, reposant sur des membranes basales, situés de part et d'autre d'une
                    fine couche de tissu conjonctif fibreux dans laquelle courent de nombreux
                    vaisseaux sanguins capillaires. </para>
                    <para>Chez les Lissamphibiens, les replis de la paroi pulmonaire sont moins
                        développés que chez les Mammifères, et en conséquence la surface de
                        l'échangeur est plus réduite. L'épaisseur de l'échangeur est de l'ordre de
                        30 micromètres. </para>
                </sect3>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Les poumons tubulaires, des échangeurs d'origine pharyngienne invaginés et
                ramifiés</title>
                <para>Les Oiseaux possèdent un appareil respiratoire formé de voies aériennes, représentées notamment par la trachée et les bronches, et d'organes respiratoires correspondant à une paire de poumons situés dans la cage thoracique.</para>
                <figure>
                    <title>Poumon de Martinet en coupe transversale (Collection ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Amanda Issartial</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les poumons sont formés de multiples tubes et sont qualifiés de tubulaires.</para>
                <para>Dans les poumons, les bronches se ramifient en bronches secondaires dorsales et
                ventrales. Elles sont reliées par des bronches tertiaires, ou parabronches,
                parallèles les unes aux autres. Les parabronches portent des chambres appelées
                atriums, entre lesquels un réseau de capillaires aériens est présent. De nombreux
                capillaires sanguins les croisent.  </para>
                <para>La diffusion des gaz respiratoires entre l'air contenu dans les capillaires
                aériens et le sang circulant dans les capillaires sanguins est importante en raison
                de la grande surface de l'échangeur, de la proximité des deux types de capillaires
                et de la faible épaisseur de leurs parois. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Les poumons lisses et lamellaires, des échangeurs invaginés d'origine
                tégumentaire</title>
                <sect3>
                    <title>Les poumons lisses</title>
                    <figure>
                        <title>Appareil respiratoire de l'Escargot en vue dorsale</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
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                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                            <holder>Amanda Issartial</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>Les Gastéropodes pulmonés comme l'Escargot possèdent un appareil respiratoire
                    formé d'un poumon unique, situé en position dorsale sous de la coquille. Son
                    toit est formé d'un repli tégumentaire et son plancher de l'enveloppe de la
                    masse viscérale. Il est ouvert sur le milieu extérieur par un orifice appelé
                    pneumostome.</para>
                    <figure>
                        <title>Poumon d'Escargot en coupe transversale (Collection ENS de Lyon)</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
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                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2011</year>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                            <holder>Amanda Issartial</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>La cavité pulmonaire est délimitée dorsalement par un épithélium simple
                    pavimenteux soutenu par du tissu conjonctif dans lequel quelques fibres
                    musculaires lisses sont présentes ainsi que de nombreux vaisseaux
                    hémolymphatiques. L'ensemble est surmonté du tégument et de la musculature
                    associée. </para>
                    <para>Les échanges des gaz respiratoires sont réalisés entre l'air de la cavité
                        pulmonaire et l'hémolymphe des vaisseaux de la paroi pulmonaire. L'échangeur
                        correspond à l'épithélium de la cavité pulmonaire, une fine couche de tissu
                        conjonctif fibreux et la paroi des vaisseaux hémolymphatiques. L'épaisseur
                        de l'échangeur est de l'ordre de 7 micromètres et sa surface augmentée par
                        quelques replis.</para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>Les poumons lamellaires</title>
                    <figure>
                        <title>Morphologie de l'Épeire fasciée en vue dorsale </title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
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                                        <copyright>
                                            <year>2009</year>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                            <holder>Amanda Issartial</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    <para>Les Araignées possèdent un appareil respiratoire généralement formé d'une
                        paire de poumons. Les poumons sont situés dans l'opisthosome en position
                        ventrale. Ils sont en relation avec le milieu extérieur par un orifice
                        respiratoire appelé stigmate, par l'intermédiaire d'un atrium.</para>
                    <figure>
                        <title>Poumon d'Araignée en coupe longitudinale (Collection ENS de Lyon)</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
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                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Julie Taseski</holder>
                                            <holder>Amanda Issartial</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    <figure>
                        <title>Poumon d'Araignée en coupe longitudinale (Collection ENS de Lyon)</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
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                                        </legalnotice>
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                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Amanda Issartial</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>Les poumons des Araignées sont formés de multiples lamelles ou feuillets. Il
                        s'agit de replis du tégument délimités par un épithélium unistratifié et
                        pavimenteux recouvert d'une fine cuticule. L'hémolymphe circule à
                        l'intérieur des lamelles et l'air à l'extérieur. Les gaz respiratoires sont
                        échangés entre l'air et l'hémolymphe, à travers la paroi des lamelles. </para>
                    <para>La grande surface de l'échangeur, liée aux nombreux replis, et sa faible
                    épaisseur sont des facteurs favorisant les échanges des gaz.</para>
                    <para>Les poumons apparaissent comme des organes respiratoires diversifiés en termes
                    d'organisation et d'origine. Ils partagent toutefois plusieurs caractéristiques
                    fonctionnelles, notamment l'existence d'une surface vaste au contact de l'air et
                    d'une distance réduite entre le milieu extérieur et le milieu intérieur,
                    facteurs favorisant la diffusion des gaz respiratoires comme l'exprime la loi de
                    Fick.</para>
                    <para>Ce sont par ailleurs des organes internalisés, ce qui pose un problème de
                    confinement de l'air avec lequel les échanges de gaz sont réalisés. </para>
                    <para>Comment les gradients de pressions partielles des gaz respiratoires sont-ils
                    maintenus ?</para>
                </sect3>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La ventilation et la circulation, renouvellements des milieux extérieur et intérieur des poumons favorisant les échanges gazeux</title>
            <sect2>
                <title>La ventilation, renouvellement du milieu extérieur, et le maintien des gradients
                de pressions partielles</title>
                <para>Le renouvellement de l'air contenu dans les poumons porte le nom de
                ventilation.</para>
                <para>Chez les Mammifères, la ventilation consiste en une alternance d'inspirations,
                    augmentations du volume pulmonaire à l'origine d'une dépression intrapulmonaire
                    provoquant l'entrée d'air, et d'expirations, diminutions du volume pulmonaire
                    responsables d'une surpression pulmonaire provoquant une sortie d'air.
                    Inspirations et expirations résultent respectivement de contractions et de
                    relâchements des muscles intercostaux de la cage thoracique et du diaphragme.
                    Lors de l'inspiration, l'air entre dans les cavités nasales par les narines, est
                    conduit au pharynx puis au larynx avant de transiter dans la trachée. Il
                    emprunte ensuite les bronches pénètrant dans les poumons et se ramifiant
                    jusqu'aux bronchioles qui alimentent les sacs alvéolaires et alvéoles. Lors de
                    l'expiration, l'air emprunte le même chemin en sens inverse.</para>
                <para>Chez les Lissamphibiens, en absence de cage thoracique, la ventilation consiste en
                une succession d'inspirations et d'expirations buccales et pulmonaires liées aux
                mouvements d'abaissement et de relèvement du plancher buccal, résultant de
                l'activité de la musculature buccale. L'air entre par les narines et la bouche, est
                conduit dans la cavité buccale puis aux poumons et inversement. L'air des favéoles
                est ainsi renouvelé.</para>
                <para>Chez les Oiseaux, la ventilation met en jeu des sacs aériens extrapulmonaires
                    fonctionnant comme des soufflets et assurant une circulation continue de l'air
                    dans les capillaires aériens pulmonaires. L'air inspiré circule dans les
                    bronches jusqu'aux sacs aériens postérieurs qui se remplissent. La circulation
                    de l'air dans les parabronches et les capillaires aériens est due : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>d'une part aux sacs aériens postérieurs qui se vident dans les poumons ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>d'autre part à la dilatation des sacs aériens antérieurs entraînant une dépression et aspirent
                            l'air des poumons.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Les diminutions et des augmentations de pression dans les sacs aériens,
                responsables de la mise en mouvement de l'air, sont liées aux mouvements d'expansion
                et de compression de la cage thoracique.</para>
                <para>Dans le cas des Gastéropodes pulmonés, la ventilation est liée à un abaissement du
                plancher du poumon en raison de la contraction de la musculature associée. Cela
                génère une dépression dans la cavité pulmonaire et l'entrée d'air lorsque le
                pneumostome est ouvert. Inversement, le soulèvement du placher buccal provoque une
                surpression responsable d'une sortie de l'air de la cavité pulmonaire.</para>
                <para>Dans le cas des Araignées par contre, le plus souvent il n'existe pas de
                ventilation des poumons. Les gaz respiratoires diffusent du milieu environnant vers
                l'air des poumons pour le O<subscript>2</subscript> et de l'air des poumons au
                milieu environnant pour le CO<subscript>2</subscript>. La circulation de l'air entre
                les lamelles pulmonaires pourrait toutefois être favorisée par des mouvements
                d'organes comme le cœur.</para>
                <para>Des gradients de pressions partielles existent entre l'air des poumons, que
                l'échangeur soit localisé au niveau d'alvéoles, de favéoles, de capillaires aériens
                ou de lamelles, et le liquide circulant, qu'il s'agisse de sang ou d'hémolymphe. </para>
                <para>Dans l'air la pression partielle de O<subscript>2</subscript> est plus élevée que
                dans le liquide circulant alors que celle du CO<subscript>2</subscript> est plus
                faible dans l'air que dans le liquide circulant. En conséquence, le
                    O<subscript>2</subscript> diffuse de l'air vers le liquide circulant et le
                    CO<subscript>2</subscript> diffuse en sens inverse. Les pressions partielles des
                gaz respiratoires tendent ainsi à s'égaliser de part et d'autre de l'échangeur, et
                les gradients de pressions partielles à s'annuler.</para>
                <para>La ventilation, renouvelant l'air au contact de l'échangeur contribue à maintenir
                les gradients. Elle a la particularité d'être bidirectionnelle, l'air empruntant les
                mêmes voies lors de son entrée et de sa sortie, en sens inverses. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La circulation, renouvellement du milieu intérieur, et le maintien des gradients
                de pressions partielles</title>
                <para>Les poumons sont de manières générale richement irrigués. </para>
                <para>Chez les Vertébrés, le sang y est amené par des artères pulmonaires et est repris
                par des veines pulmonaires. Au niveau de l'échangeur, de nombreux vaisseaux
                capillaires sanguins sont présents, faisant la relation entre le versant artériel et
                le versant veineux de la circulation pulmonaire.</para>
                <para>Chez les Gastéropodes pulmonés, l'hémolymphe présente dans les sinus des organes
                est drainée et amenée au poumon par une veine pulmonaire qui la conduit ensuite à
                l'oreillette du cœur. Il en va de même chez les Araignées dont l'hémolymphe, après
                avoir baigné les organes, est amenée aux poumons par des sinus, puis est conduite au
                cœur par des veines pulmonaires.</para>
                <para>Au niveau de l'échangeur des gaz respiratoires, en relation avec les gradients de
                pressions partielles, le O<subscript>2</subscript> diffuse de l'air vers le sang ou
                l'hémolymphe et le CO<subscript>2</subscript> en sens inverse.  Le milieu intérieur
                est localement enrichi en O<subscript>2</subscript> et appauvri en
                    CO<subscript>2</subscript>, ce qui tend à égaliser les pressions partielles de
                part et d'autre de l'échangeur et à annuler les gradients.</para>
                <para>Cependant, la circulation du milieu intérieur remplace le liquide enrichi en
                    O<subscript>2</subscript> et appauvri en CO<subscript>2</subscript>, qui
                retourne au cœur, par du liquide appauvri en O<subscript>2</subscript> et enrichi en
                    CO<subscript>2</subscript>. Cette convection du milieu intérieur assure le
                maitien des gradients de pressions partielles, moteurs de la diffusion des gaz
                respiratoires.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'efficacité des échanges des gaz respiratoires, une relation entre les sens des
                convections des milieux extérieur et intérieur </title>
                <para>Le plus souvent en relation avec l'organisation des échangeurs des gaz
                respiratoires au sein des poumons, les convections des milieux extérieur et
                intérieur ne présentent pas d'orientations relatives particulières. Avec un tel
                dispositif, l'extraction du O<subscript>2</subscript> est de 15 à 20% dans le cas
                des Mammifères par exemple.</para>
                <para>À cet égard, le cas des Oiseaux est original. Les parabronches et les vaisseaux
                sanguins courent parallèlement dans les poumons et l'air et le sang circulent dans
                le même sens. Cependant, les vaisseaux sanguins forment des boucles capillaires
                perpendiculaires aux parabronches, déterminant une disposition à courant croisé.
                L'air circulant dans les parabronches est progressivement appauvri en
                    O<subscript>2</subscript> alors que le sang des capillaires est enrichi en
                    O<subscript>2</subscript>. Le sang des différents capillaires rejoint la veine
                efférente. La pression partielle du O<subscript>2</subscript> dans le sang de la
                veine efférente peut être supérieure à la pression partielle du
                    O<subscript>2</subscript> dans l'air sortant des parabronches. L'extraction du
                    O<subscript>2</subscript> peut atteindre 25 à 30% dans ce dispositif. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les poumons sont des organes permettant les échanges gazeux respiratoires entre les
            milieux extérieur et intérieur. Ces organes respiratoires sont présents chez les
            Mammifères, les Lissamphibiens, les Oiseaux, les Gastéropodes pulmonés et les Araignées
            notamment. Ils sont adaptés à la vie en milieu aérien mais leurs structures diffèrent
            selon les groupes.</para>
            <para>Les poumons comportent des échangeurs, sièges des échanges gazeux respiratoires. De
                part et d'autre de ces échangeurs l'air du milieu extérieur et le liquide circulant
                du milieu intérieur sont présents. À leur niveau, le dioxygène de l'air nécessaire
                au métabolisme est capté et le dioxyde de carbone déchet toxique du métabolisme est
                relâché. En relation avec le mécanisme d'échanges, la diffusion passive, les
                échangeurs possèdent une surface importante et une faible épaisseur. La formation de
                replis de la paroi des poumons, de formes diverses selon les groupes, est à
                l'origine de ces caractéristiques tout en conservant des organes peu volumineux. </para>
            <para>La convection des milieux extérieur et intérieur de part et d'autre de l'échangeur
            favorise les échanges gazeux respiratoires, en renouvelant les fluides en présence, ce
            qui contribue au maintien des gradients de pressions partielles, moteurs des
            échanges.</para>
            <para>L'échangeur des gaz respiratoires, avec sa surface importante et sa faible épaisseur,
            est propice aux échanges d'eau. L'air étant généralement pauvre en eau, ces échanges
            consistent en une évaporation de l'eau du milieu intérieur vers le milieu extérieur. Ils
            conduisent à des pertes d'eau non négligeables. L'internalisation des échangeurs de gaz
            respiratoires pulmonaires contribue à réduire les pertes d'eau. L'air parvient au
            contact de l'échangeur après avoir transité par les voies respiratoires qui modifient sa
            composition, et en particulier assurent son enrichissement en eau. </para>
            <para>De rares animaux aquatiques possèdent des poumons. Parmi eux figurent les Échinodermes
            holothurides ou Concombres de mer. La plupart des animaux aquatiques possèdent des
            branchies. Il s'agit d'évaginations corporelles adaptées à la réalisation des échanges
            gazeux respiratoires en milieu aquatique, dont les caractéristiques diffèrent de celles
            du milieu aérien.</para>
        </sect1>
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            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                    </authorgroup>
                    <title>De la structure tissulaire à la réalisation des fonctions chez les
                        Gastéropodes Pulmonés (I). Éléments d'histologie et de physiologie des
                        espèces Helix aspersa et Helix pomatia </title>
                    <title>Folia conchyliologica</title>
                    <pubdate>2011</pubdate>
                    <volumenum>10</volumenum>
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                    <title>Les Gastéropodes. In Imago Mundi, l'encyclopédie gratuite en ligne [en ligne]</title>
                    <publisher>
                        <publishername>Serge Jodra</publishername>
                    </publisher>
                    <pubdate>2008 [date de consultation : 07 mai 2018]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.cosmovisions.com/gasteropodes.htm"> http://www.cosmovisions.com/gasteropodes.htm</link>
                        </uri>
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            <title>Les échanges gazeux respiratoires des Eumollusques</title>
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                    <email>laurie.brivet@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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                    <email>pauline.denaud@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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                        <firstname>Coralie</firstname>
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                    <email>coralie.fauchier@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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                        <firstname>Ophélie</firstname>
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                    <email>ophelie.gougeon@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Eumollusques, ou Mollusques vrais, sont des animaux à corps mou, possédant une
            tête antérieure, un pied généralement ventral et une masse viscérale dorsale. Leur
            tégument forme un repli, le manteau, sécrétant une coquille et délimitant une cavité
            palléale. Leur bouche est fréquemment associée à un organe de préhension appelé radula.
            Non segmentés et présentant une symétrie bilatérale, ils sont des Triploblastiques
            protostomiens et appartiennent au groupe des Lophotrochozoaires. </para>
            <para>Certains Eumollusques vivent en milieu aquatique, comme la Moule et le Calmar, et
                d'autres en milieu aérien comme l'Escargot. </para>
            <para>Comme tous les animaux, les Eumollusques réalisent des échanges gazeux avec leur
            milieu de vie, consistant en un prélèvement de dioxygène (O<subscript>2</subscript>) et
            un rejet de dioxyde de carbone (CO<subscript>2</subscript>). Ils reflètent à l'échelle
            de l'organisme une voie métabolique fondamentale des cellules animales, la respiration.
            Elle consomme du dioxygène et produit du dioxyde de carbone.</para>
            <para>Les milieux aquatique et aérien ont des caractéristiques différentes du point de vue
                des gaz respiratoires. Les coefficents de capacitance du dioxygène et du dioxyde de
                carbone dans l'eau et dans l'air diffèrent et en conséquence, leurs concentrations
                également. Ainsi, le dioxygène est trente fois moins concentré dans l'eau que dans
                l'air. Par ailleurs, les milieux aquatique et aérien ont des propriétés différentes.
                La densité de l'eau est par exemple huit cent douze fois plus importante que celle
                de l'air, et la poussée d'Archimède est plus élevée dans l'eau que dans
                l'air.</para>
            <para>Comment les échanges de gaz respiratoires sont-ils réalisés chez les Eumollusques
            ?</para>
            <para>En relation avec les caractéristiques des milieux, quels structures et mécanismes
            entrent en jeu ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les échanges gazeux respiratoires des Eumollusques avec l'eau</title>
            <figure>
                <title>Anatomie de la Moule en vue ventrale</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
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                                <copyright>
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                                    <holder>Laurie Brivet</holder>
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                                    <holder>Ophélie Gougeon</holder>
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                                </copyright>
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            </figure>
            <para>L'appareil respiratoire de la Moule, Eumollusque aquatique appartenant au sous-groupe
                des Lamellibranches, est représenté par une paire de branchies lamelleuses situées
                dans la cavité palléale de part et d'autre de la masse viscérale. La cavité palléale
                est parcourue par un courant d'eau : l'eau y entre par la face ventrale et en sort
                par la face dorsale. </para>
            <figure>
                <title>Lame branchiale de Moule en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                Lyon)</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Laurie Brivet</holder>
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                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Chaque branchie est formée de deux lames constituées de deux feuillets. Les feuillets
                sont formés d'unités répétées et repliées appelées filaments branchiaux. </para>
            <figure>
                <title>Filaments branchiaux de Moule en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                Lyon)</title>
                <mediaobject>
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                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
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                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Laurie Brivet</holder>
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                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
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                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les filaments branchiaux sont délimités par un épithélium simple, cubique ou
                prismatique selon les régions. Leur cœur est occupé par une lacune dans laquelle
                circule l'hémolymphe. Le dioxygène dissous dans l'eau diffuse vers la lacune
                hémolymphatique, à travers l'épithélium. Inversement, le dioxyde de carbone dissous
                dans l'hémolymphe diffuse vers le milieu extérieur. Cette structure au niveau de
                laquelle ont lieu les échanges de gaz respiratoires est appelée échangeur. Les
                échanges sont réalisés par diffusion simple, selon les gradients de pressions
                partielles, sans intervention de transporteurs ou consommation d'énergie. </para>
            <figure>
                <title>Anatomie du Calmar en vue ventrale</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                        d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                        conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Coralie Fauchier</holder>
                                    <holder>Ophélie Gougeon</holder>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>De même que la Moule, le Calmar est un Eumollusque aquatique. Il appartient au
                sous-groupe des Céphalopodes. Son appareil respiratoire est représenté par une paire
                de branchies situées dans la cavité palléale délimitée par le manteau. Leur forme
                rappelle celle des plumes, elles sont constituées d'un axe portant des lamelles et
                présentant à sa base un cœur accessoire. L'eau entre dans la cavité palléale par son
                ouverture libre et en sort par l'entonnoir. </para>
            <figure>
                <title>Branchie de Seiche en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                        d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                        conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Laurie Brivet</holder>
                                    <holder>Pauline Denaud</holder>
                                </copyright>
                            </info>
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                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les branchies sont bordées par un épithélium simple non cilié délimitant un espace
                appelé sinus sanguin. Il forme des replis de trois ordres, primaire, secondaire et
                tertiaire. Le dioxygène de l'eau environnante diffuse vers le sinus sanguin et le
                dioxyde de carbone diffuse en sens inverse. L'échangeur correspond à l'épithélium
                simple, de faible épaisseur et dont la surface est importante en raison des replis
                qu'il forme.</para>
            <para>Chez les Eumollusques les branchies, également appelées cténidies, sont les organes
                spécialisés dans la réalisation des échanges gazeux respiratoires en milieu
                aquatique. Elles assurent l'apport de dioxygène et le rejet de dioxyde de carbone.
                Elles présentent cependant une relative diversité, certaines étant filamenteuses et
                ciliées, d'autres étant hérissées de replis et dépourvues de cils. De manière
                générale, l'échangeur des gaz respiratoires possède une vaste surface et une
                épaisseur réduite. Les branchies résultent d'une évagination du tégument et sont
                soutenues par la poussée d'Archimède développée par le milieu. </para>
            <para>Qu'en est-il des échanges gazeux respiratoires en milieu aérien ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les échanges gazeux respiratoires des Eumollusques avec l'air</title>
            <para>La majorité des Eumollusques vivant en milieu aérien appartient au sous-groue des
            Gastéropodes. </para>
            <figure>
                <title>Anatomie de l'Escargot en vue dorsale</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Laurie Brivet</holder>
                                    <holder>Pauline Denaud</holder>
                                    <holder>Coralie Fauchier</holder>
                                    <holder>Ophélie Gougeon</holder>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                </copyright>
                            </info>
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                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>L'organe respiratoire des Gastéropodes vivant en milieu aérien comme l'Escargot
                est le plus souvent un poumon. Il est formé par invagination du manteau et est
                ouvert sur l'extérieur par un orifice situé sur le côté droit de l'animal, appelé
                pneumostome. L'entrée et la sortie de l'air du poumon sont effectuées par le
                pneumostome. La paroi dorsale du poumon porte des reliefs au contact de la cavité
                pulmonaire. Ils correspondent à des vaisseaux hémolymphatiques.</para>
            <figure>
                <title>Poumon d'Escargot en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                Lyon)</title>
                <mediaobject>
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                            <info>
                                <legalnotice>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Laurie Brivet</holder>
                                    <holder>Pauline Denaud</holder>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                </copyright>
                            </info>
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            </figure>
            <figure>
                <title>Poumon d'un escargot en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Laurie Brivet</holder>
                                    <holder>Pauline Denaud</holder>
                                    <holder>Coralie Fauchier</holder>
                                    <holder>Ophélie Gougeon</holder>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                </copyright>
                            </info>
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                </mediaobject>
            </figure>
            <para>La paroi dorsale du poumon est délimitée par un épithélium simple et pavimenteux.
                Il repose sur du tissu conjonctif fibreux lâche dans lequel courent quelques fibres
                musculaires lisses ainsi que les vaisseaux hémolymphatiques. Le dioxygène présent
                dans l'air de la cavité pulmonaire diffuse vers l'hémolymphe, traversant
                l'épithélium, le tissu conjonctif fibreux et la paroi des vaisseaux, l'ensemble
                constituant l'échangeur. Le dioxyde de carbone contenu dans l'hémolymphe diffuse en
                sens inverse et gagne l'air de la cavité pulmonaire. L'échangeur est caractérisé par
                une faible épaisseur, de l'ordre de 5 µm, et une surface relativement élevée en
                raison des replis de la surface pulmonaire.</para>
            <para>À l'instar des branchies en milieu aquatique, le poumon est l'organe respiratoire
            généralement rencontré chez les Gastéropodes vivant en milieu aérien. Il permet la
            réalisation des échanges gazeux respiratoires et est adapté aux caractéristiques du
            milieu, notamment à la richesse en dioxygène et la pauvreté en eau.</para>
            <para>Finalement, que les échanges gazeux respiratoires soient réalisés avec un milieu
            aquatique ou un milieu aérien, ils impliquent le même mécanisme, la diffusion
            simple.</para>
            <para>La diffusion simple est régie par la loi de Fick exprimée comme suit :</para>
            <para>J<subscript>x</subscript> = K<subscript>x</subscript> x ΔP<subscript>x</subscript>
                x S / E </para>
            <para>avec <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>J<subscript>x</subscript>, flux de diffusion du gaz en
                        mol.s<superscript>-1</superscript> ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>K<subscript>x</subscript>, constante de diffusion du gaz en
                        mol.s<superscript>-1</superscript>.m<superscript>-1</superscript>.Pa<superscript>-1</superscript>
                        ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>ΔP<subscript>x</subscript>, différence de pression partielle entre
                        milieu extérieur et milieu intérieur en Pa ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>S, aire de la surface d'échanges en m ;<superscript>2</superscript>
                        </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>E, épaisseur de la surface d'échanges en m.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
            </para>
            <para>Les gaz se déplacent du milieu où la pression partielle est la plus forte vers le
            milieu où elle est la plus faible.</para>
            <para>Si un échangeur de vaste surface et de faible épaisseur est favorable à la diffusion
            des gaz respiratoires, d'autres paramètres l'influencent. </para>
            <para>Comment les échanges gazeux respiratoires sont-ils optimisés chez les Eumollusques
            ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les échanges gazeux respiratoires des Eumollusques, optimisés par les convections des
            milieux extérieur et intérieur</title>
            <sect2>
                <title>La convection du milieu extérieur et le maintien des gradients de pressions
                partielles</title>
                <figure>
                    <title>Filaments branchiaux de Moule en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/09_figure_09.jpg" width="800" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Laurie Brivet</holder>
                                        <holder>Pauline Denaud</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les branchies de la Moule sont formées de filaments délimités par des cellules
                    épithéliales portant de nombreux cils. Leurs battements sont à l'origine du
                    courant d'eau traversant la cavité palléale de la face ventrale vers la région
                    dorsale. L'eau de la cavité palléale baignant les branchies est ainsi renouvelée
                    en circulant à travers les lames branchiales. Les échanges des gaz respiratoires
                    consistent en un prélèvement de dioxygène et un rejet de dioxyde de carbone.
                    Localement, le milieu extérieur est appauvri en dioxygène et enrichi en dioxyde
                    de carbone, ce qui conduit à l'annulation des gradients de pressions partielles
                    qui sont les moteurs des échanges. Le renouvellement de l'eau de la cavité
                    palléale permet de renouveler le dioxygène et d'évacuer le dioxyde de carbone au
                    contact de l'échangeur. La convection du milieu extérieur ainsi décrite porte le
                    nom de ventilation.</para>
                <para>Chez le Calmar, l'eau de la cavité palléale baignant les branchies est de même
                renouvelée. Elle pénètre dans la cavité palléale par son ouverture et en est
                expulsée par l'entonnoir. Sa mise en mouvement est assurée par la contraction et le
                relâchement musculature associée au manteau. </para>
                <para>Chez les Eumollusques aquatiques, le circuit de l'eau dans la cavité palléale est
                    réalisé dans un seul sens. La ventilation est qualifiée d'unidirectionnelle.
                    L'eau étant un fluide dense et visqueux, la ventilation unidirectionnelle permet
                    de réduire la dépense énergétique liée à la mise en mouvement du milieu
                    extérieur.</para>
                <figure>
                    <title>Poumon d'Escargot en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        </simpara>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Laurie Brivet</holder>
                                        <holder>Pauline Denaud</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Dans le cas des Gastéropodes aériens, l'air entre dans la cavité pulmonaire et en
                    sort par un même orifice, le pneumostome. Il est mis en mouvement par les
                    contractions et relâchements des fibres musculaires de la paroi pulmonaire.
                    L'air circule dans la cavité pulmonaire dans les deux sens et la ventilation est
                    bidirectionnelle. L'air étant un fluide de faible densité et de faible
                    viscosité, son déplacement est peu coûteux en énergie. La ventilation
                    bidirectionnelle du poumon des Gastéropodes aériens ne permet toutefois qu'un
                    renouvellement partiel de l'air de la cavité pulmonaire, qui est compensé par la
                    richesse de l'air en dioxygène. Elle contribue également à la réduction des
                    pertes d'eau par évaporation au niveau de l'échangeur des gaz respiratoires, en
                    association avec le contrôle de l'ouverture et la fermeture du
                    pneumostome.</para>
                <para>Les Eumollusques renouvellent le milieu extérieur présent au contact de
                    l'échangeur respiratoire grâce à la ventilation. Elle permet le maintien des
                    gradients de pressions partielles des gaz respiratoires entre les milieux
                    extérieur et intérieur, qui constituent le moteur de la diffusion. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La convection du milieu intérieur et le maintien des gradients de pressions
                partielles</title>
                <para>Les échanges de gaz respiratoires sont réalisés entre le milieu extérieur, eau ou
                air, et le milieu intérieur généralement représenté par de l'hémolymphe chez les
                Eumollusques. Au niveau de l'échangeur, l'hémolymphe s'enrichit en dioxygène et
                s'appauvrit en dioxyde de carbone. Les pressions partielles des deux gaz tendent
                localement à s'égaliser et les gradients à s'annuler.</para>
                <para>Cependant, l'hémolymphe circule au niveau de l'échangeur, évacuant le dioxygène
                prélevé et renouvelant le dioxyde de carbone éliminé. Il s'agit d'une convection du
                milieu intérieur, qui de même que la convection du milieu extérieur, contribue au
                maintien des gradients de pressions partielles au niveau de l'échangeur.</para>
                <figure>
                    <title>Convections à contre-courant des milieux extérieur et intérieur de part et
                    d'autre de l'échangeur des gaz respiratoires</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>D'après André Beaumont, Jean-Paul Truchot, Louis Du Pasquier</holder>
                                        <holder>Coralie Fauchier</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Chez les Lamellibranches, les convections du milieu extérieur et du milieu
                    intérieur de part et d'autre de l'échangeur sont réalisées en sens inverses. Il
                    s'agit d'un système dit à contre-courant. Le dioxygène est pris en charge par
                    des transporteurs présents dans le liquide circulant au niveau de l'échangeur
                    respiratoire. L'association du dioxygène avec les transporteurs et la
                    circulation de l'hémolymphe provoquent une diminution locale de la pression
                    partielle du gaz du milieu intérieur. Le gradient de pression partielle du
                    dioxygène conserve ainsi une valeur constante sur la longueur de l'échangeur,
                    augmentant l'efficacité d'extraction du dioxygène du milieu extérieur qui peut
                    atteindre 70 à 90%.</para>
                <para>Les modalités de renouvellement du milieu extérieur sont adaptées aux contraintes
                liées à ses caractéristiques physiques. La convection mise en œuvre permet de
                maintenir une pression partielle de dioxygène relativement élevée du côté externe de
                l'échangeur et une pression partielle de dioxyde de carbone relativement faible.
                Inversement, la ciculation de l'hémolymphe permet de maintenir une pression
                partielle de dioxygène relativement faible du côté interne de l'échangeur et une
                pression partielle de dioxyde de carbone relativement élevée. Les gradients
                trans-échangeur qui en résultent sont à l'origine d'une diffusion permanente de ces
                deux gaz. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Chez les Eumollusques, les échanges gazeux respiratoires sont réalisés au niveau d'un
                échangeur par diffusion simple. </para>
            <para>L'organe respiratoire diffère selon les milieux de vie mais possède de manière
                générale une importante surface et une épaisseur réduite favorables à la
                diffusion.</para>
            <para>Les convections des milieux extérieur  et intérieur, respectivement ventilation et
            circulation, favorisent également la diffusion. Elles présentent des variations liées
            aux contraintes physiques exercées par le milieu.</para>
            <para>Une fois le dioxygène pris en charge par le liquide circulant, il est distribué à
                toutes les cellules de l'organisme. Comment ce processus est-il réalisé ? </para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
            <bibliodiv>
                <title>Livres</title>
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        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>La diversité de la prise alimentaire des Eumollusques</title>
            <authorgroup>
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                    <email>celia.cebelieu@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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                        <firstname>Clara</firstname>
                        <surname>Chambat</surname>
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                    <email>clara.chambat@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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                        <firstname>Laëticia</firstname>
                        <surname>Chanut</surname>
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                    <email>laeticia.chanut@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Agathe</firstname>
                        <surname>Chomarat</surname>
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                    <email>agathe.chomarat@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Eumollusques, ou Mollusques vrais, sont caractérisés par un corps mou formé
            d'une tête antérieure, d'une masse viscérale dorsale et d'un pied généralement ventral.
            Leur tégument forme un repli appelé manteau, qui délimite une cavité palléale et sécrète
            une coquille. La tête porte la bouche associée à une structure spécifique, la radula. Ce
            groupe comprend notamment les Gastéropodes comme les Escargots, les Céphalopodes comme
            le Calmar et les Lamellibranches (ou Bivalves) comme la Moule. Il est inclus dans le
            groupe des Protostomiens, animaux dont la bouche dérive du premier orifice du tube
            digestif embryonnaire.</para>
            <para>Le sous-groupe des Gastéropodes est le plus important en termes d'espèces. Les
            Gastéropodes ont une masse viscérale très développée dorsalement et enroulée en spirale.
            La coquille est de même spiralée. Le pied forme une sole de reptation.</para>
            <para>Les Céphalopodes possèdent des tentacules, correspondant au pied modifié, portés par
            la tête. La coquille est réduite et internalisée suite au développement d'un repli du
            tégument.  Certains individus de ce groupe peuvent atteindre des dimensions très
            importantes. </para>
            <para>Les Lamellibranches sont caractérisés par la possession d'une coquille formée de deux
            valves, droite et gauche, les entourant totalement. Le manteau abrite une cavité
            palléale dans laquelle des branchies en lames sont présentes. Généralement, ils ne
            possèdent pas de tête. </para>
            <para>Les Eumollusques sont des organismes hétérotrophes pour le carbone, obtenant le
            carbone nécessaire à leur métabolisme à partir de matière organique. De même, ils sont
            chimiotrophes, extrayant l'énergie dont ils ont besoin de liaisons chimiques. Ils
            prélèvent dans le milieu les molécules organiques et les substances minérales qui leur
            sont indispensables et constituent leurs sources de matière et d'énergie. La fonction
            d'alimentation permet de satisfaire leurs besoins nutritionnels. Elle débute par la
            prise alimentaire, prélèvement dans le milieu et ingestion des aliments . </para>
            <para>Quelles sont les modalités de la prise alimentaire chez les Eumollusques ?</para>
            <para>Comment est-elle réalisée ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'ingestion d'aliments de grandes dimensions et peu mobiles, une forme de
            macrophagie</title>
            <sect2>
                <title>Un prélèvement avec réduction des dimensions des aliments par abrasion et
                déchiquetage</title>
                <figure>
                    <title>La prise alimentaire chez l'Escargot</title>
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                                        <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
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                                    </copyright>
                                </info>
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                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
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                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Célia Cébélieu</holder>
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                                    </copyright>
                                </info>
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                    <caption>
                        <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/11_video_01.mp4">au format .mp4</link>
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                        </simpara>
                    </caption>
                </figure>
                <para>L'Escargot se nourrit de feuilles de plantes, de salade ou d'ortie par exemple. La
                prise alimentaire débute avec la saisie de la nourriture par les lèvres associées à
                la bouche. Les aliments sont alors sectionnés en fragments qui sont ingérés. </para>
                <para>L'Escargot se nourrit de particules de taille plus importante que celle de sa
                    bouche, qu'il fragmente. Il pratique la macrophagie, modalité de prise
                    alimentaire dans laquelle la dimension des particules ingérées est importante au
                    regard de la taille de l'animal les ingérant.</para>
                <para>Quelles sont les structures anatomiques impliquées dans ce type de prise
                alimentaire ?</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La radula, dispositif anatomique d'abrasion des aliments</title>
                <sect3>
                    <title>Un ruban localisé dans la cavité buccale et portant des dents...</title>
                    <figure>
                        <title>Anatomie de l'Escargot en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Laëticia Chanut</holder>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>L'Escargot possède un bulbe buccal associé à la bouche, situé postérieurement.
                    Outre une mâchoire dorsale, il comporte en position ventrale un long ruban
                    recouvert de dents correspondant à la radula. </para>
                    <figure>
                        <title>Bulbe buccal d'Escargot en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                        <mediaobject>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Laëticia Chanut</holder>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                        </mediaobject>
                    </figure>
                    <para>La radula est formée dans une gaine radulaire constituée d'un épithélium supérieur
                    et d'un épithélium inférieur et prolongeant l'épithélium buccal. Des cellules
                    épithéliales appelées odontoblastes sont responsables de sa production.</para>
                    <para>La radula repose sur un support, l'odontophore, associé à un tissu de soutien
                    appelé cartilage. Mis en mouvement par des muscles protracteurs et rétracteurs,
                    il permet de positionner la radula au contact des aliments et de la déplacer. </para>
                    <figure>
                        <title>Radula d'Escargot en montage <emphasis>in toto</emphasis> (Collection de
                        l'ENS de Lyon)</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Laëticia Chanut</holder>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                        </mediaobject>
                    </figure>
                    <para>La radula est un ruban portant des dents en forme de U, orientées vers l'arrière
                        et de nature chitineuse. La chitine est un polysaccharide azoté dont la
                        formule est
                            C<subscript>8</subscript>H<subscript>13</subscript>NO<subscript>5</subscript>.
                        Elle est synthétisée par la chitine synthétase des odontoblastes à partir du
                        glucose. Les dents peuvent subir un tannage et une minéralisation qui
                        permettent de les durcir. </para>
                    <para>Les dents sont disposées sur plusieurs rangées, constituées d'une dent
                    médiane, centrale, de dents latérales sur les côtés et de dents marginales sur
                    les bords externes. L'Escargot est caractérisé par une radula longue munie de
                    dents nombreuses.</para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>... animé de mouvements de va-et-vient et râpant les aliments</title>
                    <para>Au contact de la nourriture, la radula est animée de mouvements de va-et-vient,
                        dans le sens antéro-postérieur. Elle râpe les aliments et est responsable de
                        leur réduction en particules alimentaires de faibles dimensions. Détachées
                        des aliments, les particules sont accumulées dans le creux des dents. La
                        salive, produite par des glandes situées le long du tube digestif et
                        déversée dans la cavité buccale par un canal, les lubrifie. Le bol
                        alimentaire est ainsi formé puis transféré à l'œsophage. </para>
                    <para>Les dents portées par la radula sont abîmées par leur action abrasive sur les
                        aliments. Elles sont renouvelées par les odontoblastes. Les nouvelles dents
                        produites au niveau de la région postérieure de la radula poussent les dents
                        antérieures vers l'extérieur. Il y a un renouvellement constant qui
                        s'apparente à un mouvement de tapis roulant.</para>
                    <para>Animée de mouvements de va-et-vient, la radula râpe la nourriture au moment de
                    l'ingestion et permet ainsi la macrophagie. </para>
                </sect3>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La mâchoire, dispositif anatomique de déchiquetage</title>
                <figure>
                    <title>Mâchoire d'Escargot en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Laëticia Chanut</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La radula est généralement accompagnée d'une (ou deux) mâchoire(s), située(s) en
                position dorsale et antérieure, formée(s) de dents chitineuses. Mise en mouvement
                par le tissu musculaire lisse associé, elle sectionne les aliments, la radula
                réalisant leur abrasion.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Un mode de prélèvement similaire pour des régimes alimentaires divers</title>
                <para>De nombreux Eumollusques possèdent un bulbe buccal comportant des mâchoires et une
                radula, alors que leurs régimes alimentaires diffèrent. </para>
                <para>Ainsi les Natices et les Murex sont des Gastéropodes carnivores se nourrissant
                    d'autres Eumollusques, Lamellibranches et Gastéropodes. Leurs proies possèdent
                    une coquille. À l'aide d'un organe secréteur dit de perforation responsable
                    d'une dissolution partielle et de la radula abrasive, ils en réalisent le
                    percement. Ils accèdent alors aux tissus de leurs proies. La radula en détache
                    de petites particules qui peuvent être ingérées. </para>
                <para>Les radulas présentent des variations liées aux régimes alimentaires notamment
                chez les Gastéropodes. Le nombre de dents et leur forme sont en particulier
                concernés. De manière générale, les Gastéropodes herbivores possèdent une radula
                longue portant de nombreuses dents alors que les Gastéropodes carnivores présentent
                une radula portant peu de dents mais acérées. Certaines radulas sont piqueuses,
                voire venimeuses, la dent médiane étant parfois associée à une glande à venin
                neurotoxique, elles sont qualifiées de toxoglosses.</para>
                <para>Les Eumollusques carnivores se nourrissant de chair présentent par ailleurs des
                adaptations physiques, chimiques et  anatomiques leur permettant de détecter et
                capturer leurs proies.</para>
                <para>Les Eumollusques détritivores se nourrissant de débris animaux ou végétaux
                possèdent également des dispositifs de détection.</para>
                <para>Les Eumollusques herbivores se nourrissent de plantes et à l'instar de l'Escargot,
                ils ne développent pas de mécanismes de prédation particuliers.</para>
                <para>Dans le cas d'aliments peu mobiles, radula et mâchoire sont les principaux
                dispositifs anatomiques impliquées dans la prise alimentaire macrophage.</para>
                <para>Qu'en est-il lorsque les proies sont volumineuses et mobiles ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'ingestion d'aliments de grandes dimensions et mobiles, une forme de
            macrophagie</title>
            <sect2>
                <title>Un prélèvement avec réduction des dimensions des aliments par
                déchiquetage</title>
                <para>Le Calmar est un Céphalopode marin carnivore et prédateur. Comme la plupart des
                    Céphalopodes, il chasse de petits Téléostéens et Crustacés. Quelques espèces
                    cependant ne se nourrissent ni de Téléostéens, ni d'Eumollusques mais d'autres
                    Céphalopodes de petite taille.</para>
                <para>Quelles sont les structures anatomiques permettant de réaliser la capture et le
                traitement des ces aliments volumineux et  mobiles ?</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Les tentacules, dispositifs de capture des proies</title>
                <figure>
                    <title>Tête de Calmar en vue ventrale</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Laëticia Chanut</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les Calmars possèdent dix tentacules. Portant des ventouses, ils permettent la
                    saisie des proies et empêchent qu'elles ne s'échappent. Chez certaines espèces
                    comme <emphasis>Mastigoteuthis magna</emphasis>, les tentacules portent des
                    crochets. </para>
                <para>Selon les sous-groupes de Céphalopodes, le nombre de tentacules varie. Il est de
                    huit chez les Poulpes, dix chez la Seiche et jusqu'à quatre-vingt-quatorze chez
                    les Nautiles.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le bec corné, dispositif de déchiquetage des proies</title>
                <figure>
                    <title>Bec corné de Calmar en vue latérale</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Laëticia Chanut</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le Calmar possède un bulbe buccal muni d'un puissant bec corné, aussi appelé
                rostre, situé au niveau de l'ouverture buccale et entouré des lèvres. Il comporte
                également une radula, beaucoup plus simple que celle décrite chez les Gastéropodes. </para>
                <para>Le bec corné est constitué de deux mandibules, la mandibule supérieure chevauchant
                la mandibule inférieure lorsqu'il est fermé.</para>
                <para>Il est composé essentiellement de chitine, d'eau et d'histidine. Ses bords
                    tranchants contiennent également du carbonate de calcium, qui lui confère sa
                    rigidité. </para>
                <para>Une paire de glandes salivaires est logée en arrière du bec corné. Elles
                produisent une salive déversée dans la cavité buccale et imprégnant les aliments
                ingérés.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Un mode de prélèvement impliquant de multiples structures corporelles</title>
                <para>La plupart des Céphalopodes sont des chasseurs nomades, les Pieuvres ayant
                tendance à être plutôt sédentaires. Ils chassent de petits animaux, souvent de
                nuit.</para>
                <para>Les Pieuvres effectuent des sauts de prospection, puis se propulsent à grande
                    vitesse sur plusieurs mètres. Elles ont ainsi l'avantage de surprendre leurs
                    proies.</para>
                <para>Les Seiches et les Calmars projettent leurs tentacules et capturent ainsi leurs
                    proies sans jamais les lâcher jusqu'à la fin de leur repas. </para>
                <para>Outre les organes sensoriels et le système nerveux, la musculature corporelle
                associée à la cavité palléale ou aux tentacules est largement impliquée dans la
                prise alimentaire des carnivores prédateurs.</para>
                <para>Par ailleurs, chez les Poulpes, les glandes salivaires sécrètent un venin
                paralysant. </para>
                <para>Certains Eumollusques pratiquent donc la macrophagie, qui est exprimée diversement
                selon les régimes alimentaires notamment.</para>
                <para>Existe-t-il d'autres modalités de prise alimentaire chez les Eumollusques ?</para>
                <para>Quels sont les structures et mécanismes impliqués ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'ingestion de particules de petites dimensions et en suspension, une forme de
            microphagie</title>
            <sect2>
                <title>Une circulation d'eau dans la cavité palléale</title>
                <figure>
                    <title>Coques en vue externe</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Laëticia Chanut</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La Coque est un Eumollusque Lamellibranche aquatique. Elle possède deux siphons,
                ventral et dorsal, par lesquels l'eau du milieu environnant entre et sort de la
                coquille.</para>
                <para>Le siphon ventral permet l'entrée de l'eau et est qualifié d'inhalant alors que le
                siphon dorsal assure sa sortie et est dit exhalant.</para>
                <para>Les siphons sont des expansions du manteau et leur lumière communique avec la
                cavité palléale délimitée par le manteau. </para>
                <para>De cette manière, une circulation d'eau est réalisée dans la cavité palléale, de
                    la face ventrale vers la face dorsale. Elle permet le renouvellement des gaz
                    respiratoires et favorise les échanges gazeux respiratoires branchiaux, mais
                    elle apporte également des particules en suspension. </para>
                <para>À la différence de la Coque, la Moule ne possède pas de siphon. Pour autant, sa
                cavité palléale est de même parcourue par un courant d'eau ventro-dorsal, l'eau y
                pénétrant par le large espace ventral séparant les deux lobes du manteau et en
                sortant par une étroite boutonnière dorsale.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Les branchies, dispositif de filtration de l'eau et de rétention des particules
                alimentaires</title>
                <figure>
                    <title>Anatomie de la Moule en vue ventrale</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Laëticia Chanut</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La Moule, et de manière générale les Lamellibranches, possèdent une paire de
                branchies situées dans la cavité palléale de chaque côté de la masse viscérale. </para>
                <para>Elles sont formées de deux lames, constituées chacune d'un feuillet replié sur
                lui-même. Les feuillets sont quant à eux formés d'une juxtaposition de filaments
                solidarisés par des jonctions ciliaires et tissulaires.  </para>
                <figure>
                    <title>Lame branchiale de Moule en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Laëticia Chanut</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les branchies sont traversées par l'eau circulant dans la cavité palléale, dans
                laquelle des particules sont en suspension.</para>
                <para>En relation avec leur organisation, les branchies se comportent comme un filtre
                retenant ces particules, d'autant plus que leur surface est recouverte de mucus. </para>
                <para>Les particules retenues constituent les aliments des Lamellibranches, qui se
                nourrissent donc de particules de faibles dimensions au regard de leur taille et
                sont qualifiés de microphages.</para>
                <para>La prise de nourriture des Eumollusques lamellibranches est réalisée par
                filtration de l'eau environnante, en l'occurrence à travers un filtre branchial qui
                capte les particules alimentaires. Ce sont des animaux microphages filtreurs, ou
                suspensivores. En relation avec cette modalité de prise alimentaire, ils ne
                possèdent ni bulbe buccal ni radula.</para>
                <para>Comment le courant d'eau alimentaire est-il généré ?</para>
                <para>Comment les particules filtrées sont-elles triées et amenées à la bouche ?</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La ciliature, un dispositif de mise en mouvement de l'eau et d'acheminement des
                    particules alimentaires</title>
                <figure>
                    <title>Filaments branchiaux de Moule en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Laëticia Chanut</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'épithélium délimitant les filaments branchiaux est simple, prismatique ou
                    cubique. Il comporte quelques cellules à mucus, responsables de la synthèse et
                    de la libération du mucus tapissant les branchies, mais principalement des
                    cellules portant de nombreux cils vibratiles.</para>
                <para>Selon leurs localisations sont distingués : <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>les cils frontaux, sur le bord externe des feuillets ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>les cils latérofrontaux sur les côtés externes des filaments ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>les cils abfrontaux du côté interne des feuillets. </para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <figure>
                    <title>Mouvement des cils vibratiles des filaments branchiaux de Moule</title>
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                                        <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Laeticia Chanut</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
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                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Leaticia Chanut</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    <caption>
                        <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/11_video_02.mp4">au format .mp4</link>
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                        </simpara>
                    </caption>
                </figure>
                <para>Les battements des cils latéro-frontaux sont à l'origine de la circulation de l'eau
                dans la cavité palléale. </para>
                <para>Les cils frontaux et abfrontaux  captent les particules en suspension qui sont
                alors engluées dans le mucus. Leurs battements provoquent le déplacement des
                particules le long des filaments en direction du bord libre de la lame branchiale.
                Il correspond au pli des filaments, et est creusé d'un sillon nourricier cilié. Les
                particules les plus volumineuses sont rejetées et les particules les plus fines
                empruntent le sillon nourricier, qui les achemine jusqu'à la bouche grâce aux
                battements de ses cils. Elles sont alors ingérées.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les Eumollusques présentent deux types majeurs de prises alimentaires : la macrophagie
            et la microphagie.</para>
            <para>Chez les espèces macrophages, la radula réalise l'abrasion des aliments bien que son
                rôle est parfois limité comme chez les Céphalopodes. Elle peut être associée à une
                mâchoire ou un bec corné, qui permettent de dilacérer les aliments en arrachant des
                morceaux. À ces structures buccales s'ajoutent des dispositifs de préhension comme
                les tentacules portant des ventouses des Céphalopodes, impliqués dans la capture de
                proies mobiles. </para>
            <para>Chez les espèces microphages, appartenant souvent au sous-groupe des Lamellibranches,
                la prise de nourriture est réalisée par filtration de l'eau et rétention des
                particules en suspension. Le filtre est représenté par les branchies et un courant
                d'eau est généré dans la cavité palléale par les cils vibratiles qu'elles
                portent.</para>
            <para>La fonction d'alimentation comporte, outre la prise alimentaire, la digestion et
            l'absorption. La prise alimentaire est la première phse de l'alimentation mais la
            digestion est parfois concomitante. Ainsi, la salive a pour fonction de lubrifier les
            particules ce qui facilite l'ingestion, mais elle réalise également un début de
            dégradation des molécules alimentaires grâce aux enzymes qu'elle contient, processus
            relevant de la digestion. Le bol alimentaire est formé de particules imprégnées de
            salive. </para>
            <para>De même que la prise alimentaire est diversifiée chez les Eumollusques, la digestion
            présente des modalités variées. Certaines espèces comme les Scaphanders possèdent un
            estomac muni de plaques calcaires permettant la digestion mécanique des proies vivantes,
            d'autres ont un stylet cristallin par exemple.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Parmi les groupes animaux, celui des Euarthropodes est le plus nombreux et le plus
                diversifié. Le corps des Euarthropodes est de manière caratéristique enveloppé d'une
                cuticule, de nature chitineuse et constituée de pièces articulées. Il est formé de
                segments portant généralement une paire d'appendices articulés ventraux.</para>
            <para>Les Euarthropodes sont des organismes hétérotrophes pour le carbone et chimiotrophes.
                Ils prélèvent de la matière organique dans leur milieu, source de matière notamment
                de carbone et d'énergie chimique. La plupart d'entre eux ingèrent des particules
                organiques de grande dimension par rapport à leur taille, ou d'importants volumes de
                liquide. Ils pratiquent la macrophagie. </para>
            <para>La bouche, orifice d'ingestion de la nourriture, est portée par la région corporelle
            antérieure, en position ventrale. Elle est associée à des appendices impliqués dans la
            fonction d'alimentation et notamment la prise alimentaire, appelés pièces
            buccales.</para>
            <figure>
                <title>Classification des Euarthropodes</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                       termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                           d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                           conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder> Aurélia Barriol</holder>
                                    <holder> Lou Ferrapie</holder>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Julien Loulier</holder>
                                    <holder>Solène Viallon</holder>
                                </copyright>
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            </figure>
            <para>Le groupe des Euarthropodes est constitué de deux sous-groupes : les Mandibulates
                et les Chélicériformes. Ils sont notamment distingués par la nature des appendices
                associés la bouche. Les Mandibulates possèdent trois paires d'appendices buccaux :
                les mandibules, les maxilles et les maxilles secondaires ou maxillules. Les
                Chélicérates présentent seulement deux paires d'appendices buccaux : les chélicères
                et les pédipalpes. </para>
            <para>La prise alimentaire est la première phase de l'alimentation. Elle consiste en la
                saisie et l'ingestion de la nourriture.</para>
            <para>Comment les pièces buccales participent-elles à la prise alimentaire chez les
            Euarthropodes ? </para>
            <para>Existe-t-il une diversité des pièces buccales liée aux modalités de la prise
            alimentaire ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Prélever et traiter des aliments solides</title>
            <para>Certains Euarthropodes comme le Criquet se nourrissent de feuilles, et d'autres comme
            le Crabe vert de chair, vivante ou morte, ainsi que d'algues. Bien que de natures et
            d'origines différentes, ces aliments ont en commun une consistance solide.</para>
            <para>Comment les pièces buccales contribuent-elles à leur prélèvement et leur traitement ? </para>
            <sect2>
                <title>Saisir, trancher et broyer des aliments par des pièces buccales uniramées
                de type broyeur</title>
                <para>Le Criquet est un Hexapode du groupe des Insectes. Phytophage, il se nourrit
                principalement de feuilles de végétaux.</para>
                <figure>
                    <title>Prise alimentaire du Criquet</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Aurélia Barriol</holder>
                                        <holder>Lou Ferrapie</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Julien Loulier</holder>
                                        <holder>Solène Viallon</holder>
                                    </copyright>
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                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Aurélia Barriol</holder>
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                                    </copyright>
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                    <caption>
                        <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/12_video_01.mp4">au format .mp4</link>
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                        </simpara>
                    </caption>
                </figure>
                <para>Le Criquet saisit sa nourriture, la feuille, grâce à ses pattes antérieures qui
                    l'amènent à la bouche. Des récepteurs sensoriels tactiles et gustatifs portés
                    par des palpes sensoriels permettent d'identifier les caractéristiques de la
                    nourriture. Les aliments sont poussés dans la bouche par les pièces buccales
                    antérieure et postérieure animées de mouvements antéro-postérieurs. Les pièces
                    buccales intermédiaires les broient et les découpent, grâce à des mouvement
                    latéraux, d'adduction et d'abduction.</para>
                <figure>
                    <title>Pièces buccales de type broyeur du Criquet en vue latérale</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Aurélia Barriol</holder>
                                        <holder>Lou Ferrapie</holder>
                                        <holder>Julien Loulier</holder>
                                        <holder>Solène Viallon</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le Criquet possède, en association avec la bouche, quatre types d'appendices
                uniramés qui sont de l'avant vers l'arrière : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>le labre impair ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les mandibules paires ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les maxilles paires ; </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le labium impair.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Ils sont composés de chitine et de protéines tannées qui leur confèrent la
                rigidité et la solidité leur permettant de saisir, trancher et broyer les
                aliments.</para>
                <figure>
                    <title>Pièces buccales de type broyeur du Criquet isolées en vues
                    antérieures</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder> Aurélia Barriol</holder>
                                        <holder> Lou Ferrapie</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Julien Loulier</holder>
                                        <holder>Solène Viallon</holder>
                                    </copyright>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le labre, situé à l'avant de la bouche, saisit et dirige les aliments vers la
                cavité buccale en association avec le labium, localisé en arrière de la bouche. Ce
                dernier est issu de la fusion de deux maxillules et est formé de glosses et de
                paraglosses. Il porte deux palpes labiaux à rôle sensoriel.</para>
                <para>Les mandibules et maxilles situées sur les côtés de la bouche broient et découpent
                les aliments en morceaux. Les mandibules sont puissantes et comportent une région
                incisive coupante, et une région molaire broyeuse. Les maxilles sont constituées de
                deux pièces, appelées lacinia et galéa, à rôle masticateur. À l'instar du labium,
                elles portent en outre un palpe maxillaire sensoriel.</para>
                <para>En relation avec le traitement de la nourriture qu'elles réalisent, les pièces
                buccales du Criquet sont dites de type broyeur.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title> Saisir, trancher et broyer des aliments solides par des pièces buccales
                biramées</title>
                <para>Le Crabe vert appartient au groupe des Malacostracés. Il se nourrit de divers
                    animaux comme des Annélides, des Eumollusques, des Cnidaires, d'autres
                    Malacostracés, morts ou vivants mais également d'algues. Il s'agit d'un animal
                    omnivore, nécrophage et prédateur.</para>
                <figure>
                    <title>Morphologie du Crabe vert en vue ventrale</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Aurélia Barriol</holder>
                                        <holder>Lou Ferrapie</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Julien Loulier</holder>
                                        <holder>Solène Viallon</holder>
                                    </copyright>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La première paire de pattes thoraciques est terminée par une pince, qui saisit les
                    aliments et les dirige vers la bouche. Robustes, elles sont capables de briser
                    la coquille d'un Eumollusque. </para>
                <para>Le Crabe vert possède, en association avec la bouche, trois paires d'appendices
                thoraciques céphalisés et trois paires d'appendices céphaliques. Tous sont biramés.
                Les premiers arrachent des fragments aux aliments. Ils sont ensuite coupés et broyés
                par les seconds.</para>
                <figure>
                    <title>Pièces buccales du Crabe vert en vues postérieures</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder> Aurélia Barriol</holder>
                                        <holder> Lou Ferrapie</holder>
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                                        <holder>Julien Loulier</holder>
                                        <holder>Solène Viallon</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les pièces buccales postérieures d'origine thoracique, au nombre de trois paires,
                    sont appelées pattes mâchoires ou maxillipèdes, et numérotées de trois à un de
                    l'arrière vers l'avant. Les maxillipèdes postérieurs ont un caractère pédiforme
                    alors que les maxillipèdes antérieurs ont un caractère masticateur. Ils ont pour
                    rôle d'arracher des morceaux de nourriture.</para>
                <para>Les pièces buccales antérieures, céphaliques, sont représentées de l'arrière vers
                l'avant par les maxilles, les maxillules et les mandibules. Les maxilles et
                maxillules tranchent les aliments alors que  les mandibules, robustes et coupantes,
                les broient et les sectionnent. </para>
                <para>Ces deux exemples illustrent l'alimentation à partir de particules solides. La
                prise alimentaires est alors réalisée grâce à des pièces buccales préhensiles,
                tranchantes et broyeuses, puissantes.</para>
                <para>D'autres Euarthropodes se nourrissent de liquide.</para>
                <para>Comment les pièces buccales contribuent-elles à son prélèvement et son traitement
                ? </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Prélever et traiter des aliments liquides</title>
            <para>Les aliments liquides dont se nourrissent les Euarthropodes sont parfois accessibles
            comme le liquide suintant d'un animal mort ou d'un fruit mais ils peuvent également être
            inaccessibles, courant dans des conduits à l'intérieur des organismes comme la sève ou
            le sang.</para>
            <sect2>
                <title>Aspirer des aliments liquides accessibles avec une trompe </title>
                <para>La Mouche est un exemple d'Insecte se nourrissant de liquide qu'elle prélève dans
                    son milieu. Elle se pose sur l'aliment et aspire le liquide à sa surface grâce à
                    une expansion ventrale appelée trompe. </para>
                <figure>
                    <title>Tête de Mouche avec pièces buccales de type suceur en montage <emphasis>in
                            toto</emphasis> (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder> Aurélia Barriol</holder>
                                        <holder> Lou Ferrapie</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Julien Loulier</holder>
                                        <holder>Solène Viallon</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La trompe de la Mouche, repliée au repos et étendue en action, est constituée du
                labre  antérieur et du labium postérieur. Le labium forme une gouttière fermée par
                le labre. Son extrémité est élargie en deux labelles portant des canalicules ouverts
                sur l'extérieur appelés pseudotrachées. Ils communiquent avec la cavité de la
                trompe, le canal alimentaire. Les maxilles et les mandibules sont peu développées,
                mais les palpes maxillaires sont bien présents.</para>
                <para>Les labelles situés à l'extrémité de la trompe sont  appliqués sur le liquide, qui
                entre par capillarité dans les pseudotrachées. Une aspiration en provoque la montée
                dans la trompe, jusqu'à à bouche où il est avalé.</para>
                <para>En relation avec son organisation et son fonctionnement, l'appareil buccal de la
                    Mouche est dit de type suceur. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Aspirer des aliments liquides endigués avec une trompe et des stylets </title>
                <para>À la différence de la Mouche, certains Insectes se nourrissent de liquides situés
                dans les tissus végétaux ou animaux, comme la sève ou le sang.</para>
                <para>Ainsi, de nombreuses espèces de Punaises se nourrissent de la sève circulant dans
                les tiges des plantes. Le prélèvement du liquide alimentaire est alors précédé du
                percement des tissus des tiges.</para>
                <figure>
                    <title>Tête et pièces buccales de type piqueur-suceur de Punaise en montage
                            <emphasis>in toto</emphasis> (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Aurélia Barriol</holder>
                                        <holder>Lou Ferrapie</holder>
                                        <holder>Julien Loulier</holder>
                                        <holder>Solène Viallon</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'appareil buccal des Punaises se présente comme une expansion allongée appelée
                    rostre, qui peut être repliée sous le corps ou déployée. Il est formé d'un long
                    labium dont les bords sont incurvés en gouttière et fermé à l'avant par le
                    labre. Dans le rostre sont logés quatre stylets fins et rigides, portant à leur
                    extrémité des denticules. Ils proviennent de l'évolution des mandibules et des
                    maxilles. Les stylets mandibulaires sont externes et les stylets maxillaires
                    internes. Ces derniers ménagent entre eux un canal ventral acheminant la salive
                    et un canal dorsal transportant la sève. </para>
                <para>Les mouvements de va-et-vient des stylets permettent de percer la tige et de les
                mettre en place dans les tissus profonds. La salive peut alors être amenée à la
                plaie et la sève aspirée.</para>
                <para>La prise d'aliments liquides non accessibles est réalisée grâce à des pièces
                    buccales piqueuses et aspirantes. L'appareil buccal des Punaises est en
                    conséquence de type piqueur-suceur.</para>
                <para>Le Moustique femelle se nourrit du sang endigué dans les vaisseaux sanguins des
                animaux. Il est hématophage.</para>
                <figure>
                    <title>Tête et pièces buccales de type piqueur-suceur de Moustique femelle en
                        montage <emphasis>in toto</emphasis> (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Aurélia Barriol</holder>
                                        <holder>Lou Ferrapie</holder>
                                        <holder>Julien Loulier</holder>
                                        <holder>Solène Viallon</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'appareil buccal du Moustique femelle est une expansion allongée et rigide,
                appelée  rostre. Il est constitué d'une gaine formée par le labium terminé par deux
                labelles réduits, recouvert du labre. Tous deux présentent des bords incurvés. La
                gaine abrite deux paires de stylets correspondant aux mandibules et aux maxilles
                fines et acérées. Le labre délimite un canal alimentaire et contient un hypopharynx
                allongé au cœur duquel court un canal salivaire.</para>
                <para>Une fois les labelles appliqués sur le tégument, les stylets le perforent et sont
                enfoncés  dans les tissus jusqu'à atteindre un vaisseau sanguin.  La salive aux
                propriétés anticoagulantes est alors injectée, les stylets sont retirés et le sang
                est aspiré dans le canal alimentaire du fait de l'action d'une pompe buccale et
                pharyngienne. </para>
                <para>De même que les Punaises, le Moustique femelle possède des pièces buccales de type
                piqueur-suceur.</para>
                <para>Ces deux Insectes ont développé le même type de structure, un rostre comprenant
                des stylets perforants et un dispositif d'aspiration. </para>
                <para>D'autres Euarthropodes se nourrissent de particules solides et de liquide.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Prélever et traiter des aliments solides et liquides</title>
            <sect2>
                <title>Saisir et traiter des aliments solides et lécher des aliments liquides</title>
                <para>L'Abeille ouvrière est un Insecte qui se nourrit à la fois d'aliments liquides
                    comme le nectar qu'elle lèche, et d'aliments solides comme le pollen qu'elle
                    saisit.</para>
                <figure>
                    <title>Tête et pièces buccales de type broyeur-lécheur d'Abeille ouvrière en montage
                            <emphasis>in toto</emphasis> (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Aurélia Barriol</holder>
                                        <holder>Lou Ferrapie</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Julien Loulier</holder>
                                        <holder>Solène Viallon</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'Abeille possède des mandibules lui permettant de broyer et mastiquer des
                    aliments solides, tels que les étamines et le pollen. </para>
                <para>Par ailleurs, elle présente une trompe formée principalement des glosses du labium
                et creusée d'une gouttière. Comparable à une langue, elle lui donne la possibilité
                de lécher le nectar. Les galéas et les palpes labiaux peuvent s'accoler à la trompe
                et constituer une gaine. </para>
                <para>Un tel appareil buccal est dit de type broyeur-lécheur. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Transformer des aliments solides en aliments liquides puis les aspirer</title>
                <para>Les Araignées sont des Euarthropodes du groupe des Arachnides. </para>
                <para>Se nourrissant principalement d'Euarthropodes, elles sont carnivores. Bien que
                leur aliments sont de consistance solide, elles ne peuvent ingérer que du
                liquide.</para>
                <para>Comment réalisent-elles leur prise alimentaire ? </para>
                <figure>
                    <title>Région antérieure et pièces buccales de l'Araignée (<emphasis>Argiope
                            brunnichi</emphasis>) en vue ventrale (Collection de l'université Jean
                        Monnet)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Aurélia Barriol</holder>
                                        <holder>Lou Ferrapie</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Julien Loulier</holder>
                                        <holder>Solène Viallon</holder>
                                    </copyright>
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                <para>Le corps des Araignées est constituée de deux régions, un prosome antérieur et un
                opisthosome postérieur. Le prosome porte à l'avant la bouche, ventrale. Elle est
                associée à des appendices appelés chélicères, constitués d'une base et d'un crochet,
                et à deux lèvres correspondant à un rostre dorsal et un labium ventral. Légèrement
                postérieure, une paire de pédipalpes est présente dont la base peut porter des lames
                maxillaires tranchantes. </para>
                <para>Les pédipalpes détectent et attrapent les proies, ils sont responsables de la
                saisie de la nourriture. Ils les amènent à proximité des chélicères. Par morsure,
                les chélicères injectent du venin à la proie conduisant à son immobilisation. Ils
                inoculent également la salive contenant des enzymes, qui assurent une digestion
                chimique des molécules alimentaires. La digestion est dans ce cas extracorporelle et
                conduit à la liquéfaction des aliments solides. Le liquide qui en résulte est alors
                aspiré du fait de l'action d'une pompe représentée par le jabot musculeux, et filtré
                par des soies portées par les pédipalpes et situées devant l'ouverture buccale. Chez
                certaines espèces les lames maxillaires effectuent une mastication des aliments
                solides, réduisant leurs dimensions et préparant la liquéfaction. </para>
                <para>La prise alimentaire des Araignées implique donc la capture de proies, leur
                immobilisation et leur liquéfaction, transformation d'aliments solides en nourriture
                liquide ingérée par aspiration.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Chez les Euarthropodes, les pièces buccales et leurs fonctions sont très diversifiées.
            Selon la consistance solide ou liquide des aliments, les pièces buccales présentent des
            adaptations. Ainsi, les pièces buccales traitant une nourriture solide sont généralement
            robustes, broyeuses et tranchantes, alors que les pièces buccales traitant une
            nourriture liquide sont le plus souvent allongées, aspirantes voire perforantes. Il est
            possible d'identifier les mêmes pièces buccales à l'intérieur d'un groupe
            d'Euarthropodes comme les Insectes, mais leur différenciation est souvent très
            importante et elles sont très modifiées d'une espèce à l'autre. Le labre et le labium
            constituent par exemple la trompe allongée chez la Mouche et les  lèvres antérieure et
            postérieure plates chez le Criquet. </para>
            <para>La forme de prise alimentaire la plus répandue chez les Euarthropodes est la
            macrophagie, consistant en l'ingestion d'aliments de dimensions importantes par rapport
            à la taille de l'animal, ou de gros volumes de liquides. </para>
            <para>Cependant, certains Euarthropodes pratiquent un autre type de prise alimentaire : la
            microphagie. Les animaux microphages se nourrissent d'aliments de faibles dimensions par
            rapport à leur taille. Ainsi parmi les Cirripèdes, Pancrustacés maxillopodes, figurent
            des genres microphages comme les Balanes. Ils réalisent la filtration de l'eau de mer à
            travers leurs appendices, retenant les particules en suspension. D'autres, comme la
            Sacculine, parasite du Crabe vert, sont osmotrophes. Ils se nourrissent par absorption
            directe de susbtances dissoutes dans l'hémolymphe de leurs hôtes. </para>
        </sect1>
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        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Le fonctionnement des cellules animales implique une voie métabolique majeure
            appelée respiration. Elle relève de l'hétérotrophie pour le carbone, l'organotrophie, la
            chimiotrophie et l'aérobiose. Le carbone utilisé provient de molécules organiques de
            même que les électrons, l'énergie est issue de liaisons chimiques et l'accepteur final
            des électrons est le dioxygène.</para>
            <para>En relation avec la respiration cellulaire, les animaux prélèvent dans leur milieu de
                vie des molécules organiques, sources de matière et d'énergie. À l'échelle de
                l'organisme, la fonction de nutrition assurant l'apport de molécules organiques
                comme les glucides, les lipides, les protéines, mais aussi d'eau, de sels minéraux
                et de vitamines, est l'alimentation. Elle consiste en le prélèvement des aliments
                dans l'environnement et leur ingestion, leur transformation en molécules simples et
                l'assimilation de ces molécules. Le dispositif anatomique assurant l'alimentation
                est l'appareil digestif, généralement formé d'un tube digestif et comprenant parfois
                des glandes digestives.</para>
            <para>La transformation des aliments en molécules simples est réalisée tout au long du tube
            digestif. Elle implique des processus mécaniques réduisant les dimensions des particules
            alimentaires ingérées et des mécanismes enzymatiques simplifiant les molécules
            constituant ces particules. L'ensemble des traitements physiques et chimiques des
            aliments porte le nom de digestion. La digestion réalisée, les molécules simples qui en
            sont issues sont absorbées, et passent dans le milie intérieur. </para>
            <para>Comment la digestion est-elle réalisée chez les animaux, qu'elle soit physique ou
            chimique ?</para>
            <para>Quels sont les mécanismes physiques et chimiques qui la sous-tendent ? </para>
            <para>Quels sont les organes impliqués, quelles adaptations présentent-ils et comment leur
            fonctionnement est-il coordonné ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La digestion mécanique, une réduction des dimensions de particules alimentaires</title>
            <sect2>
                <title>Lors de l'ingestion</title>
                <para>Le tube digestif possède un orifice antérieur appelée la bouche. Elle est ouverte
                sur la cavité buccale, région antérieure du tube digestif. </para>
                <para>La préhension et l'ingestion des aliments interviennent au niveau de la bouche et
                de la cavité buccale.</para>
                <figure>
                    <title>Crâne de Singe en vue latérale</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Léa Bedja--Iacona</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La cavité buccale des Vertébrés comme le Singe comporte des dents, organes durs et
                minéralisés, portés par des mâchoires reliées au crâne. Selon leurs localisations et
                leurs formes, plusieurs types de dents sont distingués chez les Mammifères :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>les incisives sont situées à l'avant de la bouche, en arrière des
                        lèvres, et possèdent une couronne plate ; </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les canines sont latérales par rapport aux incisives, également localisées
                        en arrière des lèvres, et leur couronne est fréquemment conique ; </para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les prémolaires sont situées en arrière des joues et sont munies d'une
                        couronne à plusieurs tubercules ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les molaires sont localisées en profondeur, en arrière des joues, et
                        possèdent également une couronne à plusieurs tubercules.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>En relation avec la forme de leur couronne, les fonctions des dents varient. Ainsi
                les incisives jouent un rôle dans la préhension et la section des aliments, alors
                que les canines les percent et les déchirent. Les prémolaires et les molaires
                réalisent fréquemment le broyage des aliments. De manière générale, les dents ont
                une fonction de mastication et contribuent à réduire les dimensions des aliments
                ingérés.</para>
                <para>Les groupes animaux présentent des dispositifs de préhension et de traitement de
                la nourriture associés à la cavité buccale différents. Outre les dents des Vertébrés
                peuvent être cités le appendices buccaux des Euarthropodes ainsi que la radula et la
                mâchoire de la plupart des Eumollusques. </para>
                <para>Les structures permettant l'ingestion des aliments sont ainsi les premiers acteurs
                    de la digestion mécanique. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Lors du transit dans le tube digestif
            </title>
                <para>Le tube digestif débute par la bouche, orifice antérieur, et prend fin avec
                    l'anus, orifice postérieur. Il est constitué de différents organes creux
                    responsables de la transformation des aliments en molécules assimilables et de
                    l'absorption de ces dernières. </para>
                <figure>
                    <title>Anatomie de l'appareil digestif de la Souris en vue ventrale</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Léa Bedja--Iacona</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Chez les Vertébrés comme la Souris, la nourriture ingérée est transformée en bol
                alimentaire dans la cavité buccale puis transite successivement dans l'œsophage,
                l'estomac, l'intestin grêle et le gros intestin.</para>
                <para>La progression dans la lumière du tube digestif est due aux mouvements animant sa
                paroi, correspondant à un péristaltisme. Alternativement et de proche en proche, le
                diamètre du tube est augmenté ce qui permet de recevoir un contenu de la région
                antérieure puis réduit ce qui propulse le contenu vers la région postérieure. Les
                mouvements péristaltiques résultent des contractions et relâchements coordonnés des
                tuniques de muscles lisses circulaires et longitudinales présentes dans la paroi du
                tube digestif.</para>
                <para>L'œsophage est le plus souvent un conduit acheminant le bol alimentaire vers une
                poche renflée. Selon les groupes, il s'agit d'un gésier comme chez de nombreux
                Insectes ou d'un estomac comme chez les Vertébrés.</para>
                <figure>
                    <title>Gésier de Grillon en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Leslie Andromaque</holder>
                                        <holder>Léa Bedja--Iacona</holder>
                                        <holder>Cloé Petetin</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le gésier du Grillon est une poche renflée dont la paroi est hérissée de replis
                recouverts d'une cuticule relativement épaisse et dure, au contact de la lumière. En
                périphérie, une musculature relativement développée est présente. Les contractions
                de la musculature assure un malaxage du bol alimentaire tandis que la cuticule en
                réalise le broyage. Les dimensions des particules formant le bol alimentaire sont
                ainsi réduites. </para>
                <para>La plupart des Vertébrés et notamment les Mammifères possèdent un estomac. Il
                assure le malaxage du bol alimentaire grâce aux contractions de ses épaisses
                tuniques musculaires. Le bol alimentaire se trouve ainsi transformé en une pâte
                appelée chyme qui est déversée dans l'organe suivant du tube digestif, le duodénum.
                Parmi les Vertébrés, les Oiseaux ont la particularité de présenter un estomac formé
                de deux poches, le ventricule succenturié et le gésier à paroi musculeuse. Le gésier
                effectue le malaxage du bol alimentaire par ses mouvements musculaires. Il en
                réalise aussi le broyage, car il contient de petits cailloux ingérés avec les
                aliments . </para>
                <para>Ainsi, les aliments ingérés subissent une section et un broyage, impliquant des
                structures dures, et un malaxage dû à des mouvements musculaires. Ils correspondent
                à une digestion physique, en l'occurrence mécanique, réduisant les dimensions des
                particules alimentaires et intervenant  généralement dans la région antérieure du
                tube digestif.</para>
                <para>Qu'en est-il de la digestion chimique ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La digestion chimique, une simplification des molécules alimentaires</title>
            <para>Parallèlement à la digestion physique, une digestion chimique des particules
                alimentaires a lieu au sein de l'appareil digestif.</para>
            <sect2>
                <title>À l'extérieur des cellules </title>
                <figure>
                    <title>Glande salivaire de Rat en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Leslie Andromaque</holder>
                                        <holder>Léa Bedja--Iacona</holder>
                                        <holder>Cloé Petetin</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les Mammifères comme le Rat possèdent dans la région du cou des glandes salivaires
                paires reliées par des canaux salivaires à la cavité buccale. Selon leurs
                localisations sont distinguées les glandes sublinguales, sous-maxillaires et
                parotides.</para>
                <para>En termes d'organisation tissulaire, les glandes salivaires sont constituées de
                    cellules exocrines regroupées en unités sécrétrices appelées acinus, ayant une
                    forme de goutte. Certains, dits acinus muqueux, produisent du mucus composé
                    d'eau, d'ions et de mucine, une protéine glycosylée. D'autres, dits acinus
                    séreux, synthétisent des protéines enzymatiques stockées temporairement dans des
                    grains de sécrétion. </para>
                <para>La salive est formée par le mélange des produits de sécrétion des acinus muqueux
                    et des acinus séreux. Elle est principalement composée d'eau, de mucine et
                    d'enzymes. Les canaux salivaires acheminent la salive jusqu'à la cavité buccale,
                    où elle agit. La salive imprègne et lubrifie les aliments, dissout et hydrolyse
                    les molécules qui les constituent. Le bol alimentaire est constitué des aliments
                    traités et de salive.</para>
                <figure>
                    <title>Estomac de Rat en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Léa Bedja--Iacona</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La digestion chimique se poursuit dans l'estomac, dont la paroi comporte un
                épithélium simple au contact de la lumière, formant des invaginations tubuleuses
                riches en cellules sécrétrices, appelées glandes gastriques. Elles produisent une
                solution nommée suc gastrique.</para>
                <para>Les glandes gastriques comprennent :<itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>des cellules pariétales produisant et libérant de l'acide
                            chlorhydrique (HCl) responsable du pH acide du contenu de la lumière
                            ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>des cellules principales élaborant du pepsinogène, précurseur d'une
                            enzyme appelée pepsine, appartenant à la catégorie des
                            endopeptidases.</para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <para>En milieu acide, le pepsinogène est transformé en pepsine, qui réalise une
                digestion partielle des protéines en peptides. L'épithélium gastrique est protégé du
                pH acide et de l'action de la pepsine par un mucus produit par les cellules
                épithéliales situées directement au contact de la lumière gastrique.</para>
                <para>Le chyme résulte du mélange du bol alimentaire et du suc gastrique dans l'estomac.
                    Il passe dans l'intestin grêle. </para>
                <figure>
                    <title>Région gastro-duodénale de la Souris en vue ventrale</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Léa Bedja--Iacona</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La région de l'intestin grêle recevant le chyme de l'estomac correspond au
                duodénum. Elle reçoit également la bile, acheminée depuis la vésicule biliaire où
                elle est stockée par les canaux cystique et cholédoque, et le suc pancréatique
                produit par le pancréas et amené par le canal pancréatique.</para>
                <para>La bile est produite par les cellules hépatiques des différents lobes du foie.
                    Chaque lobe est drainé par un canal hépatique rejoignant le canal cystique par
                    lequel la bile est amenée à la vésicule biliaire où elle est stockée. La bile
                    est composée d'eau et de sels biliaires mais également de substances minérales,
                    de cholestérol et de déchets métaboliques. Dans la lumière de l'intestin grêle,
                    les sels bilaires permettent l'émulsification des lipides et la formation d'une
                    émulsion, favorisant ainsi l'action des lipases, dégradation des lipides
                    d'origine alimentaire.</para>
                <para>Le suc pancréatique est produit par les acinus exocrines constituant l'essentiel
                    de l'organe. Il est composé de nombreuses enzymes dégradant les glucides, les
                    lipides, les protéines ou les acides nucléiques. Certaines enzymes sont
                    synthétisées sous forme de précurseurs inactifs comme le trypsinogène à
                    l'origine d'une peptidase, la trypsine, contribuant à la digestion des
                    protéines. D'autres sont sécrétées sous forme active comme l'amylase, une
                    glucosidase, les lipases et les nucléases. Libéré dans le duodénum, le suc
                    pancréatique prend une part importante à la digestion des glucides, des lipides
                    et des protéines.</para>
                <para>Une fois la digestion enzymatique réalisée, les petites molécules qui en sont
                issues sont absorbées, majoritairement dans l'intestin grêle.</para>
                <figure>
                    <title>Hépatopancréas de Crabe en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Leslie Andromaque</holder>
                                        <holder>Léa Bedja--Iacona</holder>
                                        <holder>Cloé Petetin</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'hépatopancréas est un organe présent chez les Eumollusques et les Euarthropodes.
                    Il est relié au mésentéron dont il est en fait une expansions diverticulée, par
                    un canal hépatopancréatique.</para>
                <para>Les tubules de cet organe sont bordés d'un épithélium sécréteur, dont les cellules
                    libèrent dans la lumière des enzymes digestives permettant l'hydrolyse des
                    molécules d'origine alimentaire. Il s'agit de lipases, de protéases comme la
                    trypsine et les carboxypeptidases A et B, ainsi que d'amylases. Elles sont
                    respectivement responsables de la dégradation des lipides, des protéines et de
                    l'amidon. </para>
                <figure>
                    <title>Anatomie de l'appareil digestif de la Souris en vue ventrale</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Léa Bedja--Iacona</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>L'intestin grêle recevant le chyme de l'estomac, la bile du foie et le suc
                    pancréatique est le siège principal de la digestion des molécules d'origine
                    alimentaire.</para>
                <para>Il produit lui-même des enzymes digestives telles que la maltase, la sucrase et la
                lactase participant à la digestion des glucides. </para>
                <para>Que ce soit dans la cavité buccale, l'estomac, l'intestin grêle ou
                l'hépatopancréas, la digestion chimique des molécules d'origine alimentaire se
                déroule dans la lumière, à l'aide d'enzymes sécrétées par des cellules exocrines,
                situées dans l'épithélium ou organisées en glandes individualisées. Il s'agit d'une
                digestion extracellulaire.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>À l'intérieur des cellules </title>
                <para>Le groupe des Porifères comporte les animaux communément appelés Éponges.
                Aquatiques, ils se nourrissent de particules en suspension dans l'eau, qu'ils
                obtiennent en la filtrant. Ils possèdent des cellules spécifiques appelées
                choanocytes, agencées en une nappe cellulaire tapissant la cavité corporelle
                interne, ou parfois des corbeilles voire des chambres situées dans la paroi du
                corps. Les choanocytes présentent une collerette de microvillosités au cœur de
                laquelle un flagelle émerge.</para>
                <para>Les battements des flagelles des choanocytes génèrent un courant d'eau qui
                traverse la paroi corporelle, apportant des particules en suspension. Elles sont
                retenues par les collerettes de microvillosités des choanocytes et sont phagocytées
                par ces cellules. Les molécules qui les constituent sont digérées dans les vacuoles
                de phagocytose. Les produits de la digestion sont ensuite transférées à d'autres
                cellules qui les distribuent.</para>
                <para>Ainsi, la digestion des molécules d'origine alimentaire peut également être
                intracellulaire. S'il s'agit du seul processus présent chez les Porifères, il exsite
                également chez les Cnidaires comme les Anémones de mer ou les Méduses, ainsi que
                chez les Platheminthes comme les Planaires, où il coexiste avec la digestion
                extracellulaire.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Par des organismes symbiotiques
            </title>
                <para>Les Mammifères ruminants comme la Vache se nourrissent de végétaux riches en
                cellulose, molécule glucidique fibreuse présente dans la paroi des cellules
                végétales, pour laquelle ils ne disposent pas d'enzyme digestive. Ils possèdent une
                volumineuse panse, dilatation de l'œsophage, contenant une abondante flore
                bactérienne ainsi que des eucaryotes unicellulaires. Les bactéries réalisent une
                digestion anaérobie de la cellulose ainsi que l'hydrolyse des protéines d'origine
                alimentaire.</para>
                <para>Certains Mammifères non ruminants comme la Souris ou le Lapin possèdent, à la
                jonction entre intestin grêle et gros intestin, un volumineux diverticule appelé
                cæcum. Il abrite une abondant flore de microorganismes, réalisant la digestion des
                molécules présentes dans le chyle par fermentation. Ils émettent des crottes molles
                appelées cæcotrophes, contenant des particules et molécules incomplètement digérées.
                Elles sont ingérées et la fermentation de leurs constituants peut se
                poursuivre.</para>
                <para>La digestion peut ainsi être réalisée par des microorganismes hébergés dans le
                tube digestif. Ils dégradent les molécules d'origine alimentaire et les produits
                issus de la digestion sont partiellement utilisés par l'hôte. Microorganismes et
                hôté établissement une relation à bénéfice réciproque appelée symbiose. Selon les
                espèces animales, les microorganismes hébergés sont des bactéries, des eucaryotes
                unicellulaires ou des levures. Ils effectuent généralement une fermentation des
                molécules alimentaires, consistant en une dégradation incomplète de la matière
                organique en absence de dioxygène.</para>
                <para>Divers types de digestions existent donc et elles sont réalisées par différents
                organes de l'appareil digestif. </para>
                <para>Il est vraisemblable qu'une coordination existe, assurant la mise en œuvre
                cohérente de ce processus.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La digestion, un processus coordonné à l'échelle de l'appareil digestif</title>
            <para>Le contrôle de la digestion est bien connu chez les Mammifères, où il emprunte deux
            voies : la voie nerveuse et la voie hormonale. </para>
            <sect2>
                <title>Le contrôle nerveux des activités sécrétrices et motrices</title>
                <figure>
                    <title>Jéjunum de Rat en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Léa Bedja--Iacona</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Des plexus nerveux sont présents sur toute la longueur du tube digestif. Il s'agit
                de ganglions nerveux inclus dans les organes, constitués de corps cellulaires de
                neurones, de fibres nerveuses et de cellules gliales. Les neurones du système
                nerveux parasympathique y font synapse.</para>
                <para>Deux plexus sont distingués :<itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>le plexus de Meissner situé dans la sous muqueuse et contrôlant les
                            activités sécrétoires ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>le plexus d'Auerbach localisé entre la tunique musculaire circulaire
                                et la tunique musculaire longitudinale, contrôlant l'activité
                                musculaire. </para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le contrôle hormonal des activités sécrétrices et motrices</title>
                <figure>
                    <title>Actions des hormones digestives des Mammifères</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                            de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                                Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                                International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Leslie Andromaque</holder>
                                        <holder>Léa Bedja--Iacona</holder>
                                        <holder>Cloé Petetin</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <sect3>
                    <title>La gastrine 
                </title>
                    <para>L'épithélium de l'estomac comporte des cellules endocrines G qui sécrètent une
                        hormone appelée gastrine. </para>
                    <para>La gastrine stimule :<itemizedlist>
                            <listitem>
                                <para>la sécrétion d'acide chlorhydrique par les cellules pariétales de
                                    l'épithélium gastrique, favorisant la digestion gastrique des
                                    protéines ;</para>
                            </listitem>
                            <listitem>
                                <para>les sécrétions pancréatiques ;</para>
                            </listitem>
                            <listitem>
                                <para>la motricité de l'estomac et de l'intestin, ainsi que du sphincter
                                    inférieur de l'œsophage.</para>
                            </listitem>
                        </itemizedlist>
                    </para>
                    <para>La sécrétion de gastrine par les cellules G est stimulée par le nerf vague ou
                    la présence d'aliments dans l'estomac. Inversement, elle est inhibée par
                    l'acidité gastrique, mais aussi par diverses hormones comme la sécrétine, le
                    peptide inhibiteur gastrique (GIP), le peptide intestinal vasoactif (VIP) et le
                    glucagon.</para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>La secrétine
                </title>
                    <para>L'épithélium du duodénum comporte des cellules endocrines S qui sécrètent une
                    hormone appelée sécrétine.</para>
                    <para>La sécrétine agit :<itemizedlist>
                            <listitem>
                                <para>en stimulant les sécrétions pancréatiques de bicarbonates et
                                    d'eau, mais aussi les sécrétions hépatiques et intestinales
                                    ;</para>
                            </listitem>
                            <listitem>
                                <para>en inhibant la sécrétion d'acide chlorhydrique par l'estomac et
                                ralentissant sa vidange.</para>
                            </listitem>
                        </itemizedlist>
                    </para>
                    <para>La sécrétine est antagoniste de la gastrine, dont la libération est inhibée en
                    présence de sécrétine.</para>
                    <para>La sécrétion de sécrétine est stimulée principalement par le nerf vague et par
                    la présence d'un chyme acide dans l'intestin grêle. Elle intervient environ une
                    heure après la prise alimentaire. </para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>La cholécystokinine </title>
                    <para>L'épithélium de l'intestin grêle comporte également des cellules I, localisées
                    dans le duodénum et le jéjunum, produisant une hormone appelée cholécystokinine
                    (CCK) ou pancréozymine.</para>
                    <para>La cholécystokinine est à l'origine :<itemizedlist>
                            <listitem>
                                <para>de la contraction et la vidange de la vésicule biliaire ;</para>
                            </listitem>
                            <listitem>
                                <para>de la libération d'enzymes pancréatiques ;</para>
                            </listitem>
                            <listitem>
                                <para>du ralentissement de la vidange gastrique ;</para>
                            </listitem>
                            <listitem>
                                <para>de la réduction de l'appétit.</para>
                            </listitem>
                        </itemizedlist>La sécrétion de cholécystokinine, comme celle de la sécrétine,
                    est stimulée par le nerf vague et la présence d'un chyme acide dans la lumière
                    intestinale. </para>
                </sect3>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>La digestion est une phase de la fonction d'alimentation des animaux, de même que la
            prise alimentaire, prélèvement et ingestion de nourriture, et l'absorption, passage des
            molécules d'origine alimentaire dans le milieu intérieur. </para>
            <para>La fonction d'alimentation procure aux animaux la matière et l'énergie essentielles au
                fonctionnement de leurs cellules. De manière générale, matière et énergie sont
                prélevés sous forme d'aliments particulaires composés de molécules organiques
                complexes. Ils subissent des traitements physiques et chimiques conduisant à la
                réduction de la taille des particules et la simplification des molécules. Ensemble,
                ces traitements constituent la digestion, réalisée à la fois par voie mécanique et
                par voie enzymatique. Ils constituent une étape fondamentale permettant de passer de
                la nourriture prélevée par l'organisme aux nutriments utilisables par les
                cellules.</para>
            <para>La digestion s'exprime différemment selon les espèces animales. Elle dépend du plan
            d'organisation et est adaptée en particulier au régime alimentaire. Elle implique
            fréquemment plusieurs organe de l'appareil digestif, qu'il s'agisse du tube digestif ou
            des glandes digestives. Leur fonctionnement est étroitement coordonné par voie nerveuse
            et par voie hormonale. Ainsi chez les Mammifères, outre les plexus nerveux, trois
            hormones gastro-intestinales essentielles interviennent, la gastrine, la sécrétine et la
            cholécystokinine.</para>
            <para>Il existe cependant des animaux dépourvus d'appareil digestif. Ce sont généralement des
            animaux parasites vivant dans un hôte. Leur environnement est riche en molécules simples
            directement assimilables. Il s'agit par exemple de la lumière intestinale pour le Ténia,
            Cestode viant fixé à la paroi intestinale des Mammifères grâce à des crochets, ou de
            l'hémolymphe pour la Sacculine, Cirripède vivant fixée au corps du Crabe vert par un
            réseau d'expansions appelées racines. Ils se nourrissent par absorption directe de
            molécules simples à travers leur tégument.  </para>
        </sect1>
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                            </personname>
                        </author>
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                    <title>La Digestion. In Biologie [en ligne]</title>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://biolojiesv.blogspot.fr/2014/05/la-digestion.html">http://biolojiesv.blogspot.fr/2014/05/la-digestion.html</link>
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                    </address>
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                    <title>Je mange, je bois… je grossis, je maigris, je rejette des déchets. In Sciences de la Vie et de la Terre - Points de vue et ouvertures
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                </biblioentry>
            </bibliodiv>
        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>Les glandes de l'appareil digestif des animaux</title>
            <authorgroup>
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                    <email>quentin.amnouche@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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                        <firstname>Amélie</firstname>
                        <surname>Duroux</surname>
                    </personname>
                    <email>amelie.duroux@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Victoria</firstname>
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                    <email>victoria.liotier@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
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                        <firstname>Charlotte</firstname>
                        <surname>Robillard</surname>
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                    <email>charlotte.robillard@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les êtres vivants sont des systèmes ouverts du point de vue thermodynamique. Ils
            réalisent des échanges de matière et d'énergie avec leur environnement.</para>
            <para>Les animaux sont des êtres vivants hétérotrophes pour le carbone, c'est-à-dire
                utilisant des molécules organiques comme source de carbone, et chimiotrophes, ce qui
                signifie qu'ils extraient l'énergie de liaisons chimiques. Les apports de matière et
                d'énergie sont réalisés par la fonction d'alimentation, l'une des fonctions de
                nutrition avec les fonctions d'échange des gaz respiratoires et d'excrétion.</para>
            <para>L'alimentation consiste en :<itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>la prise alimentaire, prélèvement de nourriture dans l'environnement
                            ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la digestion, traitements physique et chimique des aliments
                        aboutissant à la réduction des dimensions des particules alimentaires et à
                        une simplification moléculaire ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>l'absorption, transfert des molécules simples issues de la digestion du
                            milieu extérieur au milieu intérieur ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>l'élimination des particules et molécules non digestibles sous forme de
                            fecès.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
            </para>
            <figure>
                <title>Anatomie de l'appareil digestif de la Souris en vue ventrale</title>
                <mediaobject>
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                            <info>
                                <legalnotice>
                                    <simpara>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Quentin Amnouche</holder>
                                    <holder>Amélie Duroux</holder>
                                    <holder>Victoria Liotier</holder>
                                    <holder>Charlotte Robillard</holder>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>La fonction d'alimentation est réalisée par l'appareil digestif. Il est formé d'un
            tube digestif, ensemble d'organes creux, généralement ouvert à chaque extrémité par des
            orifices qui sont la bouche et l'anus, et fréquemment de glandes individualisées. </para>
            <para>Chez les Mammifères, le tube digestif comporte successivement la cavité buccale,
            l'œsophage, l'estomac, l'intestin grêle et le gros intestin. Il est associé à des
            glandes salivaires, au foie et au pancréas. Chez les Eurthropodes et les Eumollusques,
            le tube digestif est formé de trois régions appelées stomodeum, mésentéron et proctodeum
            et comporte fréquemment un ensemble de diverticules, l'hépatopancréas.</para>
            <para>Les glandes sont des structures anatomiques constituées de cellules sécrétrices,
                spécialisées dans la synthèse de molécules et leur libération. Les cellules
                sécrétrices peuvent être groupées en unités individualisées comme les glandes, mais
                aussi dispersées parmi d'autres cellules dans les organes. Selon le site où les
                produits élaborés par les cellules sécrétrices sont libérés, sont distinguées :<itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>les cellules exocrines, déversant les substances synthétisées dans un
                            canal évacuateur ouvert sur le milieu extérieur ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les cellules endocrines, déversant les molécules produites dans le
                            milieu intérieur.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
            </para>
            <para>Quelles sont les glandes de l'appareil digestif ?</para>
            <para>Quelle est leur structure et que produisent-elles ?</para>
            <para>Quels sont leurs rôles dans la fonction d'alimentation ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Des glandes sécrétant des substances muqueuses </title>
            <sect2>
                <title>... imprégnant les aliments</title>
                <para>Chez les Mammifères comme le Rat, les glandes digestives les plus antérieures sont
                les glandes salivaires, paires. Selon leurs localisations sont distinguées les
                glandes sublinguales, situées entre la mandibule et la base de la langue, les
                glandes sous-maxillaires localisées dans l'axe des mandibules et les glandes
                parotides positionnées en arrière, à l'avant des oreilles. Toutes sont en relation
                avec la cavité buccale par l'intermédiaire de canaux évacuateurs, ce sont donc des
                glandes exocrines.</para>
                <figure>
                    <title>Glande sublinguale de Rat en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/15_figure_02.jpg" width="600" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
                                            <inlinemediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Quentin Amnouche</holder>
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                                        <holder>Victoria Liotier</holder>
                                        <holder>Charlotte Robillard</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La glande sublinguale est constituée d'unités sécrétrices en forme de
                goutte, comprenant des cellules d'allure pyramidale. Elles correspondent à des
                acinus, dont la lumière communique avec de petits canaux. Ils sont entourés de tissu
                conjonctif fibreux dans lequel courent des vaisseaux sanguins. Les cellules des
                acinus possèdent un cytoplasme clair et leur apex semble vacuolisé. Des granules
                groupés en amas y sont en fait temporairement accumulés, contenant de la mucine,
                mélange de protéines glycosylées. Cette organisation est caractéristique des
                cellules sécrétrices de mucus, substance visqueuse résultant du mélange de mucine et
                d'eau. </para>
                <para>La glande sous-maxillaire est également formée d'unités sécrétrices
                acineuses. Certaines sont muqueuses, mais d'autres sont formées de cellules à
                cytoplasme fortement coloré et à apex finement granuleux. Il s'agit de cellules
                séreuses, réalisant la synthèse et la libération de protéines. D'autres encore
                comportent à la fois des cellules muqueuses et des cellules séreuses.</para>
                <para>La glande parotide est pour sa part principalement séreuse.</para>
                <para>Outre les glandes salivaires individualisées, la paroi de la cavité buccale
                comporte de petits groupes de cellules sécrétrices. Elles sont seules présentes chez
                les Téléostéens et les Lissamphibiens.</para>
                <para>Les glandes et les cellules décrites produisent la salive, un liquide imprégnant
                    les aliments. Elle est majoritairement composée d'eau, d'ions inorganiques, de
                    mucine et d'enzymes, notamment d'amylase, de lipase et de lysozyme
                    antibactérien, mais aussi d'anticorps. Le mélange des aliments fragmentés et de
                    la salive produit le bol alimentaire. La production de salive varie selon le
                    régime alimentaire, en particulier les animaux herbivores produisent
                    d'importantes quantités de salive en relation avec une mastication
                    longue.</para>
                <para>Le mucus salivaire humidifie et lubrifie également les muqueuses buccale et
                labiale. Ce type de liquide est également présent dans les autres organes du tube
                digestif. </para>
                <para>Quelles sont ses fonctions ?</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>... protégeant l'épithélium digestif </title>
                <para>Chez les Vertébrés, la paroi du tube digestif est constituée de tuniques
                concentriques, qui sont de la lumière vers la périphérie :<itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>la muqueuse, comportant un épithélium soutenu par un chorion
                            conjonctif et des fibres musculaires lisses formant la musculaire de la
                            muqueuse ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>la sous-muqueuse, conjonctive ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>la musculeuse représentée par deux tuniques de fibres musculaires
                            lisses, circulaire et longitudinale ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>la séreuse.</para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>La lumière de l'estomac contient une solution acide dans laquelles
                des enzymes sont présentes, agressive pour la muqueuse. Comment est-elle protégée
                ?</para>
                <figure>
                    <title>Estomac de Rat en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                            Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Quentin Amnouche</holder>
                                        <holder>Amélie Duroux</holder>
                                        <holder>Victoria Liotier</holder>
                                        <holder>Charlotte Robillard</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'épithélium de l'estomac développe des invaginations tubuleuses
                s'enfonçant dans le chorion. Il est essentiellement constitué de cellules
                sécrétrices, en surface comme dans la profondeur, les invaginations correspondant à
                des glandes gastriques. Parmi les cellules sécrétrices figurent de nombreuses
                cellules muqueuses. Elles sont présentes à la surface de la muqueuse dans tout
                l'estomac, ainsi que dans les glandes des régions du cardia et du pylore. </para>
                <para>Le mucus sécrété tapisse la surface de la muqueuse et la protège de l'acidité et
                des activités enzymatiques. </para>
                <para>Le duodénum recevant le chyme provenant de l'estomac, sa lumière contient
                également une solution aqueuse acide. Elle est par ailleurs riche en enzymes.</para>
                <figure>
                    <title>Duodénum de Souris en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                            Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Quentin Amnouche</holder>
                                        <holder>Amélie Duroux</holder>
                                        <holder>Victoria Liotier</holder>
                                        <holder>Charlotte Robillard</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>De même que l'épithélium de l'estomac, l'épithélium du duodénum forme des
                    invaginations. Il s'agit de glandes dites de Brünner, qui envahissent la
                    sous-muqueuse. Ce sont des glandes tubuleuses ramifiées et contournées qui
                    s'ouvrent entre deux cryptes de Lieberkühn. Leurs cellules sont étroites et
                    hautes, et possèdent un abondant cytoplasme peu coloré, renfermant des amas
                    granuleux apicaux. Les glandes de Brünner sécrètent un mucus abondant et
                    basique. Des cellules muqueuses isolées sont également présentes dans
                    l'épithélium des villosités et des cryptes de Lieberkühn.</para>
                <para>Le mucus produit, réparti à la surface de l'épithélium, contribue à la
                    neutralisation de l'acidité du chyme provenant de l'estomac et à la protection
                    vis-à-vis de la dégradation enzymatique.</para>
                <para>L'appareil digestif comporte donc des glandes individualisées, incluses dans les
                organes ou des cellules sécrétrices dispersées dans l'épithélium de revêtement du
                tube digestif, à fonction exocrine. Elles produisent et libèrent en particulier les
                constituants d'un mucus imprégnant et lubrifiant les particules alimentaires,
                facilitant ainsi leur déplacement dans la lumière digestive, ou jouant un rôle
                protecteur. </para>
                <para>Les glandes salivaires, mais également les glandes gastriques, comportent
                également des unités et des cellules sécrétrices séreuses. Quelles sont leurs
                fonctions ? </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Des glandes sécrétant des substances enzymatiques</title>
            <para>Les enzymes sont des catalyseurs protéiques spécifiques. Ce sont les acteurs
            principaux de la digestion chimique des macromolécules constitutives des aliments,
            réalisant leur hydrolyse en molécules simples et assimilables.</para>
            <sect2>
                <title>... et anatomiquement individualisées </title>
                <figure>
                    <title>Glande parotide de Lapin en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                            Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Quentin Amnouche</holder>
                                        <holder>Amélie Duroux</holder>
                                        <holder>Victoria Liotier</holder>
                                        <holder>Charlotte Robillard</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les glandes salivaires des Mammifères comportent des unités sécrétrices
                acineuses, en forme de goutte et dont les cellules sont pyramidales. Dans les
                glandes parotides et dans une moindre mesure dans les glandes sous-maxillaires,
                certaines cellules sécrétrices possèdent  un abondant cytoplasme très coloré et
                contenant de nombreux granules fins. Leur noyau est sphérique. Il s'agit de cellules
                séreuses, réalisant la synthèse et la libération de protéines, en l'occurrence
                d'enzymes impliquées dans la digestion comme l'amylase. Les enzymes viennent
                s'ajouter au mucus produit par les unités sécrétrices muqueuses pour former la
                salive.</para>
                <para>Les unités sécrétrices sont agencées en lobules délimités par des cloisons
                conjonctives dans lesquelles courent des canaux collecteurs de diamètre important,
                ainsi que des vaisseaux sanguins et des nerfs. Les canaux collecteurs convergent en
                canaux évacuateurs déversant la salive dans la cavité buccale.</para>
                <para>Dans la région abdominale des Mammifères, une autre glande digestive est présente,
                le pancréas.</para>
                <figure>
                    <title>Pancréas de Rat en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Quentin Amnouche</holder>
                                        <holder>Amélie Duroux</holder>
                                        <holder>Victoria Liotier</holder>
                                        <holder>Charlotte Robillard</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>Le pancréas est une glande lobulée et enveloppée d'une fine capsule de tissu
                    conjonctif fibreux. Elle est en continuité avec les cloisons délimitant les
                    lobules. L'essentiel de l'organe est représenté par des unités sécrétrices
                    acineuses et séreuses, drainées par des canaux convergeant pour former des
                    canaux de plus en plus importants. Finalement, cette glande exocrine déverse ses
                    sécrétions dans le duodénum par un canal pancréatique. Elles constituent le suc
                    pancréatique composé d'eau, d'électrolytes en particulier d'ions bicarbonates et
                    de multiples enzymes, protéases, glycosidases, lipases et nucléases. Les
                    granulations cytoplasmiques des cellules séreuses correspondent à des grains de
                    zymogène, vésicules de stockage temporaire des enzymes synthétisées. Leur
                    contenu est libéré par exocytose. Dans le cas de la trypsine et de la
                    chymotrypsine, deux protéases, l'exocytose libère des précurseurs inactifs,
                    respectivement le trypsinogène et le prochymotrypsinogène. Dans le duodénum, une
                    enzyme active la trypsine qui elle-même active la chymotrypsine. </para>
                <para>Si le pancréas des Mammifères est un organe individualisé, d'autres groupes de
                    Vertébrés comme les Téléostéens possèdent un pancréas diffus, formé de
                    sous-unités dispersées à la surface de l'intestin. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>… ou incluses dans le tube digestif </title>
                <para>Le contenu de la lumière de l'estomac des Mammifères est acide et contient des
                enzymes. Quelles sont leurs origines ?</para>
                <figure>
                    <title>Estomac de rat en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                        Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Quentin Amnouche</holder>
                                        <holder>Amélie Duroux</holder>
                                        <holder>Victoria Liotier</holder>
                                        <holder>Charlotte Robillard</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les glandes gastriques comportent, outre des cellules muqueuses, des cellules
                séreuses appelées cellules principales. Elles produisent le précurseur d'une enzyme
                protéolytique, le pepsinogène à l'origine de la pepsine. L'activation du précurseur
                est due à l'acidité du milieu. Elles élaborent également une lipase hydrolysant les
                triglycérides. Le liquide issu de l'activité des glandes gastriques est le suc
                gastrique. Acide, il est un mélange de mucus et d'enzymes dont la nature est liée au
                régime alimentaire. Ainsi, la pepsine est principalement présente chez les
                Mammifères carnivores dont le régime alimentaire est riche en protéines. </para>
                <para>Dans l'intestin grêle, l'épithélium forme des invaginations appelées cryptes
                de Lieberkühn, situées entre les villosités. Elles comportent des cellules
                sécrétrices dispersées, les cellules de Paneth. Elles produisent du lysozyme, enzyme
                antibactérienne. </para>
                <para>Ainsi, les unités sécrétrices de la muqueuse digestive, de même que les cellules
                    sécrétrices isolées contribuent à la digestion des molécules d'origine
                    alimentaire au même titre que les enzymes du suc pancréatique. Elles
                    interviennent aussi dans la protection vis-à-vis des bactéries. Par leur action,
                    le bol alimentaire de la cavité buccale est successivement transformé en chyme
                    dans l'estomac et chyle dans l'intestin.</para>
                <para>Les Euarthropodes et les Eumollusques ne possèdent pas de glandes digestives
                individualisées, exception faite de glandes salivaires. En revanche leur tube
                digestif moyen développe des diverticules parfois nombreux, constituant un
                hépatopancréas.</para>
                <figure>
                    <title>Hépatopancréas de Crabe en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Quentin Amnouche</holder>
                                        <holder>Amélie Duroux</holder>
                                        <holder>Victoria Liotier</holder>
                                        <holder>Charlotte Robillard</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>Chez le Crabe, l'hépatopancréas est formé de tubules ramifiés, dont la paroi est
                    constituée par un épithélium simple et prismatique. Il comporte des cellules à
                    cytoplasme fortement coloré et granuleux, intercalées entre des cellules à
                    cytoplasme clair. Toutes possèdent généralement une bordure en brosse. Les
                    premières sont des cellules sécrétrices et les secondes des cellules
                    absorbantes. Les cellules sécrétrices sont de type exocrine et séreux. Elles
                    synthétisent des enzymes digestives qu'elles libèrent dans la lumière des
                    tubules. Il s'agit de protéases, de glycosidases et de lipases, assurant
                    respectivement l'hydrolyse des protéines, des glucides et des lipides issus de
                    l'alimentation. Les cellules absorbantes sont parfois impliquées dans le
                    stockage de molécules énergétiques.</para>
                <para>Selon les espèces et les régimes alimentaires, la nature et la localisation des
                enzymes hépatopancréatiques varient. Ainsi, chez les Arachnides et les Gastéropodes
                herbivores, la digestion des molécules alimentaires est principalement
                intracellulaire, localisée dans les cellules absorbantes qui réalisent leur
                phagocytose. </para>
                <para>Finalement, que les enzymes digestives soient produites par des glandes
                individualisées, incluses dans la paroi du tube digestif ou par des cellules
                isolées, elles sont principalement déversées dans la lumière du tube digestif et
                déterminent une digestion chimique extracellulaire.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Des glandes sécrétant des substances conditionnant la digestion</title>
            <para>Si les enzymes sont les acteurs essentiels de la digestion chimique, leur activité est
            généralement dépendante des conditions dans lesquelles elle est exercée, en particulier
            du pH et de l'accessibilité de leurs substrats. Comment ces conditions sont-elles mises
            en place ?</para>
            <figure>
                <title>Estomac de rat en coupe en coupe transversale (Collection de L'ENS de Lyon)</title>
                <mediaobject>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Quentin Amnouche</holder>
                                    <holder>Amélie Duroux</holder>
                                    <holder>Victoria Liotier</holder>
                                    <holder>Charlotte Robillard</holder>
                                </copyright>
                            </info>
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                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les glandes gastriques, outre les enzymes et le mucus, produisent de l'acide
                chlorhydrique. Les cellules responsables sont de forme arrondie, ont un noyau
                central sphérique et un cytoplasme clair. Elles sont appelées cellules bordantes ou
                pariétales. L'acide chlorhydrique provoque l'acidification du contenu de la lumière
                de l'estomac. Il permet la conversion du pepsinogène libéré par les cellules
                principales en pepsine, et favorise son action. Elles produisent aussi un facteur
                intrinsèque nécessaire à l'absorption de la vitamine B12.</para>
            <para>Les glandes gastriques apparaissent régionalisées en relation avec la distribution des
            différentes cellules sécrétrices. Sous les cryptes muqueuses, elles comportent :<itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>un collet ou isthme, dans lequel des cellules muqueuses  sont présentes
                        ainsi que des cellules indifférenciées subissant des divisions mitotiques
                        ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>une base située en profondeur comportant essentiellement des cellules
                        principales et bordantes. </para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
            </para>
            <figure>
                <title>Foie de Porc en coupe transversale (Collection de L'ENS de Lyon)</title>
                <mediaobject>
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                                <legalnotice>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
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                                    <holder>Victoria Liotier</holder>
                                    <holder>Charlotte Robillard</holder>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
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                            </info>
                        </imagedata>
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            </figure>
            <para>Le foie est une glande digestive des Vertébrés localisée dans l'abdomen. Chez
            les Mammifères, il est formé de plusieurs lobes entourés d'une capsule de tissu
            conjonctif fibreux. Il est constitué de lobules délimités et solidarisés par des travées
            de tissu conjonctif fibreux. Les lobules sont les unités structurales et fonctionnelles
            du foie, au sein desquelles les hépatocytes sont agencés en lames, rayonnant autour
            d'une veine qualifiée de centrolobulaire. Le foie reçoit du sang provenant du cœur par
            l'intermédiaire d'une artère hépatique, et issu de l'intestin grâce à une veine porte
            hépatique. Les ramifications de ces artère et veine sont présentes dans les travées
            conjonctives situées entre les lobules, dans des espaces dits portes. Le sang de ces
            vaisseaux circule ensuite dans des capillaires discontinus situés entre les lames
            d'hépatocytes, jusqu'aux veines centrolobulaires, avant de rejoindre la veine
            sus-hépatique. Les hépatocytes produisent la bile, solution composée d'eau, d'ions
            inorganiques, de sels biliaires ainsi que de cholestérol et de déchets du métabolisme.
            Temporairement stockée dans la vésicule biliaire, elle est déversée dans le duodénum où
            elle provoque une émulsification les lipides, les rendant accessibles aux lipases
            pancréatiques agissant en solution aqueuse.</para>
            <para>Parmi les Euarthropodes figurent des Insectes se nourrissant de sang qualifiés
                d'hématophages, comme de nombreux Moustiques femelles. De manière générale, leurs
                glandes salivaires produisent des substances anticoagulantes, c'est-à-dire inhibant
                la capacité du sang à former des caillots obturant des plaies dans la paroi des
                vaisseaux sanguins. Le sang coagule plus lentement en conservant sa viscosité. De
                même les glandes salivaires des Sangsues hématophages produisent une substance
                anticoagulante, l'hirudine, ainsi qu'un anesthésiant.</para>
            <para>Les Mammifères ruminants pour leur part produisent une salive contenant de l'urée,
            favorisant la croissance des bactéries symbiotiques présentes dans leur panse.</para>
            <para>Ainsi, l'appareil digestif comporte des glandes, unités sécrétrices ou cellules
            sécrétrices isolées synthétisant et libérant des produits favorisant l'action des
            enzymes digestives. Certaines plus spécifiques sont à l'origine de substances ayant un
            rôle dans la prise alimentaire.</para>
            <para>Les structures sécrétrices exocrines sont nombreuses dans l'appareil digestif. Comment
            leurs fonctionnements sont-ils coorodonnés ?</para>
            <para>Existe-t-il des structures endocrines dans l'appareil digestif ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Des glandes sécrétant des substances coordonnant le fonctionnement des organes
            digestifs </title>
            <para>Parmi les glandes, unités sécrétrices et cellules sécrétrices de l'appareil digestif
            figurent des structures endocrines, bien connues chez les Vertébrés. À l'instar des
            cellules exocrines, les cellules endocrines possèdent un phénotype sécréteur avec un
            cytoplasme abondant, hétérogène en raison de la présence de granulations correspondant à
            des grains de sécrétion. Les produits libérés transitent dans le milieu intérieur, soit
            localement par l'intermédiaire du liquide interstitiel, soit sur de longues distances
            grâce au liquide circulant. </para>
            <para>Quelles sont les structures concernées et les rôles des substances produites ?</para>
            <sect2>
                <title>Des cellules endocrines isolées</title>
                <para>Les glandes gastriques de la région du pylore, outre des cellules
                    exocrines muqueuses et séreuses ou sécrétant de l'acide chlorhydrique,
                    comportent des cellules G peu nombreuses. Elles produisent une hormone, la
                    gastrine, stimulant la production d'acide chlorhydrique par les glandes
                    gastriques, d'enzymes par le pancréas ainsi que la motricité digestive.</para>
                <para>De la même manière, l'épithélium du duodénum comporte des cellules
                    endocrines dites cellules S, produisant et libérant une hormone appelée
                    sécrétine. Elle entraîne la libération d'ions bicarbonates par le pancréas
                    permettant la neutralisation de l'acidité du chyme provenant de l'estomac. Des
                    cellules I sont également présentes, sécrétant de la cholécystokinine (CCK).
                    Cette hormone est libérée avec l'ingestion alimentaire et en présence de lipides
                    et de peptides dans la lumière duodénale. Elle stimule la production des enzymes
                    par le pancréas et la libération de la bile par la vésicule biliaire. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Des cellules endocrine groupées</title>
                <para>Chez les Mammifères, le pancréas est une glande mixte, exocrine produisant le suc
                    pancréatique et endocrine. Les cellules endocrines sont groupées en îlots de
                    Langerhans richement irrigués par des capillaires sanguins. Elles possèdent un
                    cytoplasme pâle et un noyau rond. Selon les hormones qu'elles produisent,
                    plusieurs types de cellules endocrines sont distingués. Parmi eux figurent les
                    cellules alpha sécrétant le glucagon, hormone hyperglycémiante, et les cellules
                    bêta sécrétant l'insuline, hormone hypoglycémiante. Le réseau capillaire dense
                    des îlots de Langerhans assure la prise en charge des hormones.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les glandes sont formées de cellules sécrétrices responsables de la production et de
                la libération de composés muqueux, enzymatiques ou hormonaux. </para>
            <para>L'appareil digestif comporte des glandes individualisées, des unités sécrétrices et
            des cellules sécrétrices incluses dans les organes. Le mucus produit par ces structures
            imprègne les aliments, facilitant leur transit, humidifie la muqueuse digestive et joue
            un rôle protecteur. Les enzymes synthétisées assurent la digestion chimique des
            molécules d'origine alimentaire, les transformant en molécules plus petites. Quant aux
            hormones, elles sont impliquées dans le contrôle du fonctionnement de l'appareil
            digestif et plus généralement du métabolisme. </para>
            <para>Le système glandulaire digestif exocrine contribue principalement à la digestion,
            transformant les aliments ingérés en molécules assimilables par l'organisme. Il est à
            l'origine des divers sucs agissant sur les aliments, les convertissant en bol
            alimentaire puis en chyme et en chyle. Les produits synthétisés par les cellules
            sécrétrices varient avec le régime alimentaire, qu'il s'agisse d'enzymes ou d'autres
            substances comme les molécules anticoagulantes.</para>
            <para>L'activité glandulaire de l'appareil digestif est étroitement coordonnée avec ses
            autres activités comme le traitement mécanique réalisé par la bouche et l'estomac
            principalement, et la motricité assurant le transfert du contenu de la lumière d'un
            organe du tube digestif à l'autre.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                    <title>L'hépatoprancréas des Mollusques et Arthropodes</title>
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                    <title>Les glandes salivaires : exemple de glandes exocrines acineuses composées. in
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                    <title>Le système digestif : l'estomac / l'intestin grêle. in Université Catholique
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                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Mammifères sont des animaux du groupe des Vertébrés. Les Vertébrés possèdent
            notamment une colonne vertébrale constituée de vertèbres osseuses ou cartilagineuses, un
            système nerveux central dorsal et développé, un appareil circulatoire ventral et clos
            comportant un cœur assurant la propulsion du sang. Parmi les Vertébrés, les Mammifères
            sont représentés par une trentaine d'ordres, environ 150 familles, 1200 genres et 5000
            espèces. Ce sont des animaux dont les femelles portent des mamelles, qui réalisent leurs
            échanges gazeux respiratoires avec l'air par des poumons. Ils sont homéothermes, leur
            température corporelle est indépendante de celle du milieu extérieur. </para>
            <para>L'appareil digestif est le dispositif anatomique assurant la fonction d'alimentation
                par laquelle les animaux obtiennent la matière et l'énergie nécessaires à leur
                métabolisme. Chez les Mammifères, l'appareil digestif est formé d'un tube digestif
                comportant de l'avant vers l'arrière la bouche, l'œsophage, l'estomac, l'intestin
                grếle, le gros intestin, et de glandes digestives correspondant aux glandes
                salivaires, au foie et au pancréas. L'intestin grêle est situé dans la cavité
                abdominale dont il occupe une part importante du volume. </para>
            <para>Quelles sont les fonctions de l'intestin grêle chez les Mammifères ? </para>
            <para>En quoi la structure de l'intestin grêle est-elle adaptée à ses fonctions ? </para>
            <para>Quelles sont les interactions de l'intestin grêle avec les autres organes ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'intestin grêle des Mammifères : un organe de l'appareil digestif</title>
            <sect2>
                <title>L'intestin grêle : une région du tube digestif reliée au foie et au pancréas</title>
                <para>L'appareil digestif est le dispositif anatomique assurant :<itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para> la prise alimentaire et l'ingestion de la nourriture, entrée des
                                aliments dans le tube digestif ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>la digestion, traitement mécanique et enzymatique conduisant à la
                                réduction des dimensions des particules alimentaires et à la
                                simplification des molécules qui les constituent ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>l'absorption des molécules issues de la digestion, transfert de la
                                lumière du tube digestif vers le milieu intérieur ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>l'élimination des substances non digérées et non assimilées sous
                                forme de fecès. </para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>L'appareil digestif présente des variations selon les espèces. </para>
                <figure>
                    <title>Anatomie de l'appareil digestif de la Souris en vue
                    ventrale</title>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Tulay Kucuk</holder>
                                        <holder>Marine Sanchez</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le tube digestif de la Souris, et des Mammifères plus généralement, comporte de
                    l'avant vers l'arrière : <itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>la bouche munie de dents, constituant le site d'entrée des
                                aliments dans le tube digestif et du début de la digestion grâce à
                                la mastication et à l'action des enzymes salivaires ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>l'œsophage, tube creux transférant le bol alimentaire de la bouche
                                à l'estomac, courant dans le cou et le thorax entre la trachée
                                ventrale et la colonne vertébrale dorsale ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>l'estomac poursuivant la digestion par brassage du bol alimentaire
                                et action d'enzymes, et transformant le bol alimentaire en une
                                bouillie appelée chyme ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>l'intestin grêle terminant la digestion enzymatique des molécules
                                d'origine alimentaire et réalisant l'absorption des molécules
                                simples qui en résultent ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>le gros intestin, modelant et évacuant les substances non
                                digestibles, absorbant l'eau et quelques vitamines. </para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <figure>
                    <title>Anatomie de la région gastro-intestinale de la Souris en vue ventrale</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Tulay Kucuk</holder>
                                        <holder>Marine Sanchez</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'intestin grêle est la région du tube digestif comprise entre l'estomac et le
                    côlon, première partie du gros intestin. Il se présente comme un tube abdominal
                    contourné et enroulé dont la longueur varie selon les espèces.</para>
                <para>Dans sa partie antérieure, il est relié au foie par l'intermédiaire du canal
                cholédoque et au pancréas par un canal pancréatique.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'intestin grêle : un organe creux à paroi formée de quatre tuniques
                concentriques</title>
                <figure>
                    <title>Duodénum de Rat en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Ophélie Bouchut</holder>
                                        <holder>Auriane Torris</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>À l'instar de tous les organes du tube digestif des Vertébrés, la paroi de
                    l'intestin grêle des Mammifères est formée de quatre tuniques concentriques. De
                    la lumière vers la périphérie, il s'agit de :<itemizedlist>
                        <listitem>
                            <para>la muqueuse ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>la sous-muqueuse ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>la musculeuse ;</para>
                        </listitem>
                        <listitem>
                            <para>la séreuse.</para>
                        </listitem>
                    </itemizedlist>
                </para>
                <para>Au contact de la lumière, la muqueuse est constituée d'un épithélium de revêtement
                    simple et prismatique reposant sur un chorion de nature conjonctive. Elle forme
                    des replis en doigts de gant appelés villosités et des creux appelés cryptes de
                    Lieberkühn, dans lesquelles des cellules souches sont présentes.</para>
                <para>À l'interface avec la sous-muqueuse, la muqueuse comporte une tunique de cellules
                    musculaires lisses, la musculaire de la muqueuse ou muscularis mucosae.</para>
                <para>La sous-muqueuse est une couche de tissu conjonctif fibreux entourant la muqueuse.
                Elle contient des vaisseaux sanguins et lymphatiques ainsi que des nerfs.</para>
                <para>La musculeuse est située à la périphérie de la sous-muqueuse. Elle est formée de
                cellules musculaires lisses agencées en deux tuniques : une tunique circulaire
                interne et une tunique longitudinale externe. </para>
                <para>La séreuse correspond au feuillet viscéral du péritoine, elle est tapissée par un
                mésothélium.Tunique la plus externe, elle est parcourue par de nombreux vaisseaux
                sanguins, lymphatiques et nerfs. </para>
                <para>L'innervation de l'intestin grêle est réalisée par deux ganglions du système
                    nerveux autonome, appelés plexus. Inclus dans la paroi, ce sont le plexus de
                    Meissner situé dans la sous-muqueuse et le plexus d'Auerbach localisé entre les
                    muscles circulaires et les muscles longitudinaux de la musculeuse. Ils agissent
                    de manière coordonnée et contrôlent notamment la motilité, les sécrétions et le
                    débit sanguin intestinaux. </para>
                <figure>
                    <title>Muqueuse de duodénum de Rat en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Ophélie Bouchut</holder>
                                        <holder>Auriane Torris</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'épithélium comporte deux types cellulaires principaux, les entérocytes et les
                mucocytes, ainsi que des types cellulaires moins abondants comme les cellules
                argentaffines, les cellules de Paneth et diverses cellules endocrines. </para>
                <para>Les entérocytes sont les cellules les plus nombreuses. Hautes et cylindriques, à
                    noyau ovale et basal, ils possèdent des microvillosités apicales constituant un
                    plateau strié également appelé bordure en brosse. Leur membrane plasmique est
                    recouverte d'un glycocalyx riche en glycoprotéines. </para>
                <para>Les mucocytes, également appelés cellules caliciformes, sont des cellules
                sécrétrices dont l'apex comporte une poche de produits de sécrétion. Elles élaborent
                du mucus, liquide visqueux composé de mucine, déversé à la surface de l'épithélium. </para>
                <para>L'épithélium repose sur du tissu conjonctif fibreux lâche constituant le chorion,
                ou lamina propria. Il est parcouru par de nombreux vaisseaux sanguins capillaires et
                vaisseaux lymphatiques portant le nom de vaisseaux chylifères, ainsi que par des
                nerfs. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'intestin grêle : un organe comportant trois régions</title>
                <para>L'intestin grêle est constitué de trois régions anatomiquement semblables mais de
                    structures tissulaires différentes.</para>
                <para>Le duodénum en est la région antérieure, communicant avec l'estomac. Il est
                caractérisé par la présence d'abondantes glandes envahissant la sous-muqueuse,
                appelées glandes de Brünner. Il reçoit les canaux cholédoque et pancréatique qui y
                déversent respectivement la bile produite par le foie et le suc pancréatique produit
                par le pancréas exocrine.</para>
                <para>Le jéjunum fait suite au duodénum. Il résente de nombreuses villosités augmentant
                    la surface de contact avec le contenu de la lumière. Il est le principal siège
                    de l'absorption.</para>
                <para>L'iléon est la partie terminale de l'intestin grêle, situé en aval du jéjunum et
                    amont du côlon.</para>
                <para>Quelles sont les principales fonctions de l'intestin grêle en relation avec son
                organisation ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'intestin grêle : un organe spécialisé dans la digestion des molécules alimentaires
            et l'absorption des substances produites</title>
            <sect2>
                <title>La digestion intestinale des molécules alimentaires</title>
                <para>L'intestin grêle reçoit de l'estomac le chyme, une bouillie issue du malaxage du
                bol alimentaire et de l'action des enzymes gastriques sur ses constituants. </para>
                <para>Le suc pancréatique y est déversé. Il s'agit d'une solution aqueuse contenant des
                ions bicarbonates et de nombreuses enzymes hydrolysant les glucides, les protéines,
                les lipides et les acides nucléiques. </para>
                <para>Parmi les glycosidases, les amylases sont sécrétées sous forme active. L'α-amylase
                    coupe les liaisons α(1-4) des polymères glucidiques, les transformant en
                    disaccharides ou en oses. </para>
                <para>Les protéases sont quant à elles sécrétées sous forme inactive. Le trypsinogène
                est le précurseur de la trypsine, protéase prédominante, et le chymotrypsinogène
                celui de la chymotrypsine. Dans le duodénum, le trypsinogène est activé par une
                entérokinase et forme de la trypsine. La trypsine active alors le chymotrypsinogène
                en chymotrypsine, une endopeptidase. Les protéases rompent les liaisons peptidiques
                des polypeptides forment des tripeptides, des dipeptides et des acides aminés. </para>
                <para>Les lipases dégradent les lipides. La triglycéride lipase hydrolyse les
                triglycérides en glycérol, acides gras et monoglycérides. La colipase, activée par
                la trypsine, favorise les interactions entre la triglycéride lipase et les
                triglycérides. La phospholipase hydrolyse les phospholipides en acides gras libres
                et des lysophospholipides. </para>
                <para>Cependant, les lipases agissent en solution aqueuse et les lipides sont peu
                solubles dans l'eau.</para>
                <para>La bile est produite par les cellules hépatiques puis stockée temporairement dans
                    la vésicule biliaire à laquelle elle est amenée par les canaux hépatiques
                    convergant vers le canal cystique. Elle est déversée dans le duodénum au moment
                    du repas, par l'intermédiaire du canal cystique et du canal cholédoque. Elle est
                    composée d'eau, d'électrolytes, de cholestérol, de phospholipides, de bilirubine
                    et de sels biliaires, dérivés du cholestérol. Les sels biliaires solubilisent
                    les lipides dans la phase aqueuse du chyme, générant une émulsion permettant
                    l'action des lipases. Les produits de l'hydrolyse forment, avec les sels
                    biliaires, des micelles. Une micelle est un regroupement sphérique de molécules
                    avec une face hydrophile externe et une face hydrophobe interne.</para>
                <para>La membrane plasmique de la bordure en brosse des entérocytes comporte les
                dernières enzymes digestives. Ce sont principalement des disaccharidases
                transforment les disaccharides en monosaccharides. Les dipeptides et tripeptides
                peuvent quant à eux être absorbés directement puis hydrolysés dans
                l'entérocyte.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'absorption intestinale des substances issues de la digestion</title>
                <para>Les molécules issues de la digestion sont absorbées par les entérocytes. Elles y
                pénètrent au niveau de leur apex, traversent le cytoplasme en subissant
                éventuellement des modifications, puis sont transférées aux vaisseaux sanguins
                capillaires ou chylifères du chorion.</para>
                <para>Selon la nature des substances nutritives, les modalités de l'absorption varient
                    :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>la plupart des oses pénètrent dans les entérocytes par diffusion simple,
                            grâce à des symports ose / ion Na<superscript>+</superscript> ou par un
                            système de transfert couplé à l'activité d'une disaccharidase
                            membranaire ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para> les acides aminés entrent dans les entérocytes par transport actif
                            secondaire dont le moteur est un flux d'ions
                                Na<superscript>+</superscript>, impliquant quatre dispositifs
                            indépendants prenant chacun en charge l'une des classes d'acides aminés,
                            les dipeptides et les tripeptides empruntant un cinquième dispositif
                            ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>certains acides gras, le cholestérol et quelques triglycérides pénètrent
                        dans les entérocytes par pinocytose, les micelles entrent par
                        diffusion.</para>
                        <para>Dans les entérocytes la plupart des oses absorbés sont transformés en
                        glucose et les acides aminés non essentiels sont parfois métabolisés, avant
                        d'être transférés dans les vaisseaux sanguins. Les micelles subissent un
                        remaniement et une incorporation dans des complexes lipoprotéiques appelées
                        chylomicrons, expulsés par exocytose dans les vaisseaux chylifères.</para>
                        <para>La fonction d'absorption est favorisée par une surface de contact avec le
                        contenu de la lumière élevée. Elle est augmentée à l'échelle de la muqueuse
                        par les villosités et à l'échelle des cellules par les microvillosités, sans
                        que le volume de l'organe soit modifié.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <figure>
                    <title>Instestin grêle de grand Mammifère en coupe transversale (Collection
                    de l'Université Jean Monnet)</title>
                    <mediaobject>
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                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                        d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                        conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Ophélie Bouchut</holder>
                                        <holder>Auriane Torris</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Chez les grands Mammifères, la paroi de l'intestin grêle forme des valvules
                    conniventes supportant la muqueuse. Ce sont de profonds replis circulaires de la
                    sous-muqueuse qui contribuent à augmenter la surface d'échange à l'échelle de
                    l'organe. Elles sont particulièrement développées dans le jéjunum au niveau
                    duquel les villosités sont de grande taille et l'absorption importante. </para>
                <para>Les valvules conniventes permettent également de faire tourner le chyme dans la
                lumière et de ralentir ainsi sa progression, favorisant l'absorption des substances
                nutritives. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La sécrétion et la motilité, des fonctions de soutien à la digestion et
                l'absorption</title>
                <sect3>
                    <title>La sécrétion intestinale de mucus et la protection de l'épithélium</title>
                    <para>L'épithélium de l'intestin grêle comporte des mucocytes, cellules productrices de
                    mucus. Le mucus est une solution aqueuse de consistance visqueuse, contenant de
                    la mucine, une protéine glycosylée. </para>
                    <para>Le mucus est réparti à la surface de l'épithélium, qu'il protège de l'acidité du
                chyme provenant de l'estomac ainsi que de l'action des enzymes déversées dans sa
                lumière.</para>
                    <figure>
                        <title>Duodénum de Rat en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                        <mediaobject>
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                                    <info>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                        d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                        conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                            <holder>Ophélie Bouchut</holder>
                                            <holder>Auriane Torris</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
                                </imagedata>
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                    </figure>
                    <para>Dans le duodénum, la sous-muqueuse contient les glandes de Brünner, tubuleuses,
                    ramifiées et contournées. Elles débouchent dans la lumière entre les villosités.
                    Les glandes de Brünner sécrètent un abondant mucus basique, qui contribue à
                    neutraliser l'acidité du chyme et protège l'épithélium de l'action des
                    enzymes.</para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>La motilité intestinale et la progression du contenu de la lumière</title>
                    <para>Le péristaltisme est une succession de contractions et de relâchements locaux
                    des fibres musculaires de la paroi de l'intestin. Il permet la progression du
                    contenu du tube digestif de la bouche au rectum et en particulier dans
                    l'intestin grêle.</para>
                    <para>Dans la partie en amont du bol alimentaire ou du chyme, la tunique musculaire
                    longitudinale externe se relâche alors que les muscles circulaires internes se
                    contractent. La lumière du tube digestif est réduite et la pression augmente
                    dans cette zone. Dans la partie en aval, les actions sont inverses : les muscles
                    externes se contractent tandis que les muscles internes se relâchent, entraînant
                    une augmentation du diamètre de la section digestive et une diminution de la
                    pression. Deux zones sont distinguées : une zone propulsive en amont et une zone
                    réceptive en aval du bol alimentaire ou du chyme.</para>
                    <figure>
                        <title>Mouvements péristaltiques de l'intestin grêle</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Ophélie Bouchut</holder>
                                            <holder>Auriane Torris</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    <figure>
                        <title>Contractions et relâchements des muscles intestinaux</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Ophélie Bouchut</holder>
                                            <holder>Auriane Torris</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>La segmentation correspond également à un enchaînement de contractions et de
                        relâchements des muscles, se déroulant dans l'intestin grêle et contribuant
                        au brassage du chyme. </para>
                    <para>La motilité est contrôlée par des hormones comme la motiline : elle stimule
                        les mouvements péristaltiques au niveau de l'estomac et de l'intestin. </para>
                    <para>Les principales activités de l'intestin grêle, digestion et absorption,
                    participent à la fonction d'alimentation, qui implique d'autres activités
                    réalisées par d'autres organes. Comment les activités de l'intestin grêle
                    sont-elles coordonnées et intégrées au fonctionnement de l'organisme ?</para>
                </sect3>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>L'intestin grêle : un organe au fonctionnement intégré</title>
            <sect2>
                <title>L'intestin grêle : un acteur du contrôle de la fonction d'alimentation</title>
                <para>L'épithélium de l'intestin grêle contient des cellules endocrines libérant des
                hormones telles que la sécrétine et la cholécystokinine, qui contribuent au contrôle
                de la fonction d'alimentation.</para>
                <para>La sécrétine est sécrétée par des cellules dites S. Elle est libérée en présence
                    de chyme dans l'intestin grêle et stimule la production du suc
                    pancréatique.</para>
                <para>La cholécystokinine, produite par les cellules I, est libérée en présence de
                lipides dans la lumière du duodénum. Elle stimule la contraction de la vésicule
                biliaire ainsi que la sécrétion des enzymes pancréatiques. </para>
                <para>En parallèle, les cellules K libèrent le peptide inhibiteur gastrique (GIP) en
                    présence de glucose et de lipides. Il inhibe la production du suc gastrique,
                    diminue l'acidité du chyme et augmente la libération d'insuline lorsque la
                    glycémie est élevée. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Les fonctions de l'intestin grêle : des cibles du contrôle de
                    l'alimentation</title>
                <para>Le pancréas et le foie sont des glandes digestives associées au tube digestif. Le
                foie participe à la digestion lipides par la production de bile. La majeure partie
                du pancréas a une fonction exocrine, avec la production du suc pancréatique. Cet
                organe comporte aussi des unités sécrétrices endorines, les îlots de Langerhans,
                produisant des hormones impliquées dans la régulation de la glycémie, l'insuline et
                le glucagon.</para>
                <para>La satiété est la sensation ressentie lorsque les besoins en nourriture sont
                    satisfaits. Elle est contrôlée par deux hormones : la leptine et la ghréline. La
                    leptine est sécrétée par les cellules du tissu adipeux alors que la ghréline est
                    libérée par des cellules spécialisées de l'estomac et du pancréas. Ces hormones
                    agissent sur l'hypothalamus et ont un rôle antagoniste, la leptine déclenchant
                    la sensation de satiété et que la ghréline l'inhibant. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'intestin grêle : un organe de l'immunité</title>
                <para>Le tube digestif est en contact avec de nombreux antigènes apportés par
                    l'alimentation et présents dans la lumière.</para>
                <para>Dans l'intestin grêle, la muqueuse contient des plasmocytes ainsi que des
                lymphocytes de type T cytotoxiques impliqués dans l'immunité locale et la
                destruction des entérocytes infectés. Des immunoglobulines A élaborées par les
                plasmocytes sont présentes dans le chorion. </para>
                <figure>
                    <title>Intestin grêle de Lapin en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Ophélie Bouchut</holder>
                                        <holder>Auriane Torris</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les plaques de Peyer sont d'importants agrégats lymphoïdes particulièrement
                    développés dans l'iléon, situés dans la muqueuse et la sous-muqueuse, la
                    musculaire de la muqueuse étant interrompue à leur niveau. Elles sont formées de
                    follicules lymphoïdes contenant principalement des lymphocytes B et T. Elles
                    sont isolées de la lumière intestinale par l'épithélium qui, à dans cette
                    région, contient des cellules dites M (microfold) capables de transférer les
                    antigènes de la lumière vers le tissu lymphoïde sous-épithélial. </para>
                <para>Les plaques de Peyer sont des constituants du tissu lymphoïde associé au tube
                digestif (GALT, gut associated lymphoid tissue).</para>
                <para>Dans les cryptes de Lieberkühn se trouvent par ailleurs les cellules de Paneth
                sécrétant du lysozyme, enzyme antibactérienne, et des défensines, peptides
                antimicrobiens, qui contribuent à la défense de la muqueuse intestinale. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>L'intestin grêle est un organe du tube digesti qui participe activement à la
                digestion. Il effectue une grande partie de l'hydrolyse des molécules d'origine
                alimentaire en relation avec le foie et le pancréas, qui produisent respectivement
                la bile et le suc pancréatique.</para>
            <para>Il est également le site de l'absorption des molécules issues de la digestion. La
            surface de contact avec le contenu de la lumière y est particulièrement élevée, avec la
            présence des villosités et des microvillosités. Chez les grands Mammifères, un niveau de
            repli supplémentaire existe avec les valvules conniventes. </para>
            <para>L'acheminement du contenu dans sa lumière est réalisé grâce au péristaltisme. Il
                s'agit de contractions et de relâchements des muscles de sa paroi, se propageant à
                la manière d'une onde, sur toute sa longueur. D'autres mouvements alternés et
                coordonnés favorisent l'absorption.</para>
            <para>Au contact du milieu extérieur, l'intestin grêle comporte des cellules de défense,
            lymphocytes de la muqueuse, plaques de Peyer de l'iléon et cellules de Paneth de
            l'épithélium.</para>
            <para>Les fonctions de l'intestin grêle sont coordonnées entre elles et à l'échelle de
            l'appareil digestif, soumises à des contrôles hormonal et nerveux.</para>
            <para>La digestion, dont la dernière étape se déroule dans l'intestin grêle, débute dès
                l'ingestion des aliments avec la mastication dans la cavité buccale et l'action des
                enzymes salivaires. Les aliments sont broyés et mélangés à la salive, se
                transformant en bol alimentaire. La déglutition amène le bol alimentaire dans
                l'œsophage et des mouvements péristaltiques le font progresser jusqu'à l'estomac. Le
                brassage et le mélange avec le suc gastrique donne naissance au chyme. </para>
            <para>Le traitement du chyme par l'intestin grêle donne naissance à un chyle se déversant
                dans le gros intestin, qui en absorbe l'eau. Les résidus sont transformés en
                matières fécales évacuées par le rectum et l'anus, dernière phase de l'alimentation. </para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Mammifères sont des Vertébrés homéothermes à respiration pulmonaire. Ils sont
            notamment caractérisés par la présence de glandes mammaires chez les femelles. Leur
            groupe compte plus de 5000 espèces.</para>
            <para>À l'instar des autres animaux, l'organisme des Mammifères est formé d'un ensemble
                d'appareils tels que les appareils digestif, respiratoire, excréteur ou encore
                circulatoire et génital. Il s'agit de dispositifs anatomiques constitués d'organes,
                et réalisant des grandes fonctions à l'échelle de l'organisme.</para>
            <figure>
                <title>Anatomie de la Souris en vue ventrale</title>
                <mediaobject>
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                        <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/17_figure_01.jpg" width="600" format="jpg">
                            <info>
                                <legalnotice>
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                                    </simpara>
                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                    de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                        Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                        International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Hortense Gaudon</holder>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Victor Marine</holder>
                                    <holder>Justine Militello</holder>
                                    <holder>Clémence Pascalong</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>L'appareil digestif assure la fonction d'alimentation, l'une des fonctions de
                nutrition avec les échanges de gaz respiratoires et l'excrétion. Il est formé d'un
                tube digestif et de glandes digestives. De l'avant vers l'arrière, le tube digestif
                comporte :</para>
            <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para>la cavité buccale qui permet l'ingestion des aliments, leur broyage et
                        leur imprégnation de salive, les transformant en bol alimentaire ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>l'œsophage, qui achemine le bol alimentaire de la cavité buccale à
                        l'estomac ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>l'estomac, qui brasse le bol alimentaire et le mélange au suc gastrique,
                        le transformant en chyme ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>l'intestin grêle, qui effectue l'essentiel de la dégradation chimique des
                    molécules d'origine alimentaire et réalise l'absorption des molécules simples
                    qui en sont issues, transformant le chyme en chyle ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>le gros intestin, responsable de l'absorption d'eau et du traitement des
                    substances non digestibles, transformées en fecès évacués dans le milieu.</para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
            <para>Les glandes digestives sont représentées par :<itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>les glandes salivaires qui produisent la salive, déversée dans la
                            cavité buccale, imprégnant et lubrifiant la nourriture tout en débutant
                            la dégradation enzymatique des molécules qui la constituent ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le foie qui produit la bile, stockée temporairement dans la vésicule
                            biliaire, acheminée dans la région antérieure de l'intestin grêle
                            appelée duodénum où elle contribue au traitement du chyme ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le pancréas qui produit le suc pancréatique, également déversé dans le
                            duodénum où il réalise la dégradation des molécules d'origine
                            alimentaire grâce aux enzymes qu'il contient.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>L'appareil digestif est donc responsable de l'alimentation, qui
                consiste en :<itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>le prélèvement de la nourriture dans le milieu ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>son ingestion, entrée dans le tube digestif ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>sa digestion mécanique, fragmentation en particules de petites
                            dimensions ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>sa digestion enzymatique, simplification moléculaire ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>l'absorption les molécules issues de la digestion ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>l'évacuation des substances non digestibles. </para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
            </para>
            <para>Quelle est la place du foie dans l'appareil digestif ? </para>
            <para>Quelle est sa localisation et comment est-il organisé ?</para>
            <para>Quelles sont ses principales fonctions dans l'alimentation ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le foie, un organe glandulaire de l'appareil digestif</title>
            <sect2>
                <title>Le foie, un organe abdominal relié à l'intestin grêle par le canal
                cholédoque</title>
                <para>Dans l'espèce humaine, le foie est l'organe le plus volumineux du corps. Il pèse
                    environ 1,5 kg et représente 2% de la masse corporelle.</para>
                <figure>
                    <title>Appareil digestif de la Souris en vue ventrale</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Hortense Gaudon</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Victor Marine</holder>
                                        <holder>Justine Militello</holder>
                                        <holder>Clémence Pascalong</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le foie est situé dans la région abdominale, sous le diaphragme et les côtes
                    flottantes, sur le côté droit du corps. Très vascularisé, il est de couleur
                    rouge brique.</para>
                <figure>
                    <title>Anatomie de la région gastro-intestinale de la Souris en vue ventrale</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Hortense Gaudon</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Victor Marine</holder>
                                        <holder>Justine Militello</holder>
                                        <holder>Clémence Pascalong</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le foie est formé de quatre lobes de tailles différentes :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>le lobe médian, ventral, divisé en deux par une profonde échancrure
                        longitudinale dans laquelle est logée la vésicule biliaire ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le lobe latéral gauche ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le lobe latéral droit, divisé en deux par un sillon transversal ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le lobe caudé constitué de deux parties en forme de feuille, proche de
                        l'estomac.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Chaque lobe émet un canal hépatique.</para>
                <para>Les canaux hépatiques débouchant dans le canal cystique. Le canal cystique est
                relié à la vésicule biliaire à l'avant et au canal cholédoque à l'arrière. Ce
                dernier est en communication avec le duodénum.</para>
                <figure>
                    <title>Foie de Porc en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Hortense Gaudon</holder>
                                        <holder>Victor Marine</holder>
                                        <holder>Justine Militello</holder>
                                        <holder>Clémence Pascalong</holder>
                                    </copyright>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le foie est constitué de multiples lobules de forme hexagonale, délimités par des
                cloisons de tissu conjonctif fibreux. Ils constituent les unités structurales
                fonctionnelles de l'organe et sont formés de files de cellules hépatiques, ou
                hépatocytes, rayonnant autour d'une veine qualifiée de centrolobulaire. Dans les
                cloisons courent des vaisseaux sanguins et des canaux biliaires convergeant et
                donnant naissance aux canaux hépatiques.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le foie, un organe relié à l'intestin grêle par une veine porte-hépatique</title>
                <figure>
                    <title>Irrigation de foie de Mammifères, inspiré de Physiologie animale (L. Sherwood, H. Klandorf, P.H. Yancey)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Hortense Gaudon</holder>
                                        <holder>Victor Marine</holder>
                                        <holder>Justine Militello</holder>
                                        <holder>Clémence Pascalong</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le foie est irrigué par une artère hépatique, ramification de l'artère aorte dans
                    laquelle le sang circulant est hématosé. Il reçoit également le sang provenant
                    du tube digestif, en particulier de l'intestin grêle mais aussi de l'estomac, de
                    la rate et du pancréas. Dans la paroi du tube digestif, le sang des capillaires
                    est drainé par des veinules puis des veines convergeant en veines mésentériques
                    aboutissant à une veine porte hépatique. Celle-ci se ramifie en petites veines,
                    veinules et capillaires dans le foie. Un tel un ensemble de vaisseaux sanguins
                    intercalé entre deux réseaux de capillaires veineux constitue un système porte.
                    Pour finir, les sangs issus de l'artère hépatique comme de la veine porte sont
                    repris par les veines centrolobulaires convergeant en veines sus-hépatiques
                    rejoignant la veine cave postérieure.</para>
                <para>Le système porte est un réseau vasculaire permettant la circulation directe du
                sang entre l'intestin grêle et le foie. Les molécules absorbées transitent ainsi par
                le foie avant de gagner la circulation générale.</para>
                <figure>
                    <title>Foie de porc en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Hortense Gaudon</holder>
                                        <holder>Victor Marine</holder>
                                        <holder>Justine Militello</holder>
                                        <holder>Clémence Pascalong</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les vaisseaux sanguins présents dans les cloisons conjonctives délimitant les
                lobules hépatiques sont des ramifications de l'artère hépatique et des veinules du
                système porte hépatique. Ils donnent naissance à des capillaires sanguins rejoignant
                les veines centrolobulaires, courant entre les files d'hépatocytes. Des vaisseaux
                lymphatiques sont également présents.</para>
                <para>En relation avec la nature des structures présentes, les intersections des
                cloisons portent le nom d'espaces portes.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le foie, un organe glandulaire</title>
                <para>Si le foie comporte plusieurs types cellulaires, il est principalement constitué
                d'hépatocytes. </para>
                <figure>
                    <title>Lobule de foie de Porc en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Hortense Gaudon</holder>
                                        <holder>Victor Marine</holder>
                                        <holder>Justine Militello</holder>
                                        <holder>Clémence Pascalong</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>Les hépatocytes sont généralement de grande taille et de forme polygonale.
                Polarisés, ils possèdent un noyau circulaire et un volumineux cytoplasme hétérogène
                en raison de la présence de nombreuses granulations. Ce sont des cellules peu
                spécialisées, capables de réaliser de nombreuses activités métaboliques et
                excrétrices.</para>
                <para>Les hépatocytes produisent la bile, déversée dans les canalicules biliaires,
                espaces intercellulaires dépourvus de paroi propre, situés à leurs pôles
                canaliculaires. Les canalicules biliaires sont délimités par des jonctions serrées.
                Ils acheminent la bile aux canaux biliaires des espaces portes qui convergent en
                canaux hépatiques, se déversant dans le canal cystique.</para>
                <para>Le foie des Mammifères apparaît comme une glande digestive reliée au tube digestif
                non seulement par un canal évacuateur mais également par voie sanguine.</para>
                <para>En relation avec cet agencement, quelles fonctions réalise-t-il ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le foie, un organe impliqué dans la digestion, l'assimilation et la distribution</title>
            <sect2>
                <title>Le foie, un organe contribuant à la digestion des lipides</title>
                <para>La bile produite par les hépatocytes gagne le canal cystique par l'intermédiaire
                des canalicules et canaux biliaires ainsi que des canaux hépatiques. Le canal
                cystique l'achemine jusqu'à la vésicule biliaire où elle est temporairement
                stockée.</para>
                <para>Au moment des repas, la vésicule biliaire se contracte et expulse la bile dans le
                canal cystique. Elle rejoint le canal cholédoque qui s'ouvre dans le duodénum au
                niveau d'un renflement appelé ampoule hépatopancréatique, recevant également le suc
                pancréatique.</para>
                <para>Dans l'espèce humaine, le foie produit entre 0,5 et 1 litre de bile en
                vingt-quatre heures. </para>
                <para>Liquide jaunâtre, la bile est composée d'eau, d'électrolytes, de sels biliaires,
                de cholestérol, de phospholipides ainsi que de bilirubine, déchet du métabolisme de
                l'hémoglobine responsable de la couleur de la solution. Les sels biliaires sont des
                molécules dérivées du cholestérol par oxydation et combinaison avec un acide aminé,
                un sulfate ou un glucuronide. Finalement, les lipides biliaires sont représentés par
                10% de cholestérol, 70% de sels biliaires et 20% de phospholipides. </para>
                <para>Dans le duodénum, les sels biliaires interagissent avec les lipides d'origine
                alimentaire peu solubles dans une solution aqueuse, provoquant la formation d'une
                émulsion. Les gouttes de lipides sont fractionnées en gouttelettes. Ils contribuent
                ainsi à la solubilisation des lipides dans la phase aqueuse du chyme, et rendent
                possible l'action des lipases pancréatiques. Les produits issus de l'hydrolyse
                forment, avec les sels biliaires, des micelles, regroupements sphériques de
                molécules avec une face hydrophile externe et une face hydrophobe interne.
                L'absorption des micelles est ensuite réalisée par diffusion simple à travers la
                membrane plasmique des cellules de l'épithélium intestinal.</para>
                <para>Ainsi, le foie joue un rôle essentiel dans la digestion des lipides d'origine
                alimentaire et l'absorption des produits qui en résultent, grâce aux sels biliaires
                de la bile. Il intervient également dans la fonction excrétrice, la bile contenant
                des déchets du métabolisme. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le foie, un organe traitant les substances absorbées</title>
                <para>Le sang amené au foie par le système porte contient les molécules d'origine
                alimentaire absorbées, et le cas échéant transformées, par les cellules absorbantes
                de l'épithélium intestinal.</para>
                <para>Ainsi les oses parviennent au foie sous forme de glucose, ayant été transformés
                par les cellules de l'épithélium intestinal. Les hépatocytes sont capables de
                synthétiser du glycogène à partir de ce glucose par une voie métabolique appelée
                glycogénogénèse. Ils réalisent également la synthèse de lipides à partir du glucose,
                par lipogenèse. Finalement, ils stockent glycogène et lipides, qui constituent des
                réserves énergétiques. Inversement l'hydrolyse du glycogène, appelée glycogénolyse,
                libère le glucose stocké.</para>
                <para>Outre la mise en réserve du glucose, les hépatocytes sont capables de stocker des
                vitamines notamment les vitamines A, D, E et B9. Les vitamines A, D et E sont des
                molécules organiques liposolubles, incluses dans les chylomicrons après leur
                absorption. Les chylomicrons sont des complexes lipoprotéiques produits par les
                cellules absorbantes de l'intestin à partir des micelles. Ils sont pris en charge
                par les vaisseaux lymphatiques chylifères.</para>
                <para>Les hépatocytes stockent également des éléments comme le fer ou le cuivre. Le fer
                    est par exemple incorporé dans une protéine, la ferritine. Libérée dans le sang,
                    elle est captée par la moelle osseuse et permet la synthèse
                    d'hémoglobine.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le foie, acteur de la régulation de la glycémie</title>
                <para>Le foie traite les molécules issues de l'absorption intestinale, qu'elles soient
                de nature glucidique, protéique ou lipidique. Il est aussi capable de convertir des
                substances non-glucidiques comme les acides aminés et les acides gras en glucose par
                la voie de la néoglucogenèse. </para>
                <para>En relation avec les capacités de traitement du glucose des hépatocytes, le foie
                est un organe cible de la régulation de la glycémie.</para>
                <figure>
                    <title>Action du glucagon sur un hépatocyte</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                        de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                            Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                            International.</link>
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                                    <copyright>
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                <figure>
                    <title>Action de l'insuline sur un hépatocyte</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les termes
                                        de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                            Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                            International.</link>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le foie, par sa capacité à dégrader le glycogène et à libérer du glucose,
                contribue à augmenter la glycémie, concentration sanguine de glucose. Inversement,
                par sa capacité à capter et à stocker le glucose, il contribue à diminuer la
                glycémie.</para>
                <para>Parmi les facteurs régulant la glycémie figurent les hormones pancréatiques,
                glucagon et insuline. Le glucagon est libéré lorsque la glycémie est faible, et
                provoque son augmentation. Il est hyperglycémiant. L'insuline est sécrétée lorsque
                la glycémie est élevée, et conduit à sa diminution. Elle est hypoglycémiante.</para>
                <para>Les cellules hépatiques possèdent des récepteurs membranaires spécifiques de
                chacune de ces hormones. Elles sont des cellules cibles qui répondent à la présence
                de glucagon par la  mise en œuvre de la glycogénolyse et à celle de l'insuline par
                la mise en œuvre de la glycogénogenèse. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Le foie est un organe fondamental de l'appareil digestif des Mammifères. Il contribue
                à la digestion et à l'absorption intestinales. Il réalise également le traitement
                des molécules absorbées par l'intestin et contrôle leur transfert dans la
                circulation générale. Ces activités impliquent des capacités de synthèse, de
                stockage et d'épuration.</para>
            <para>Parmi les synthèses réalisées par les hépatocytes figurent la production des
            composants de la bile, essentiels au traitement intestinal des lipides, mais aussi celle
            du glucose et des molécules de stockage du glucose.</para>
            <para>Le stockage et le déstockage des nutriments provenant de l'intestin grêle ainsi que
            leurs éventuelles transformations, font du foie une plateforme de distribution répondant
            aux besoins de l'organisme.</para>
            <para>L'équipement enzymatique très complet des hépatocytes leur permet en outre de réaliser
            la détoxication de substances potentiellement nocives. Les cellules hépatiques captent
            ces substances présentes dans le sang, les métabolisent, puis libèrent les produits
            formés dans le sang. Ils sont ensuite généralement éliminés par les reins, dans l'urine. </para>
            <para>Le foie possède une importante capacité de régénération. Il peut également faire
            l'objet de transplantations.</para>
            <para>Le pathologies hépatiques sont nombreuses. Parmi elles, la cirrhose est la conséquence
            d'agressions répétées, biochimiques avec la surconsommation d'alcool ou virales avec les
            hépatites virales. Elle implique des anomalies cellulaires, biliaires et vasculaires,
            avec la formation de nodules ou le développement de fibroses. Elle peut conduire à un
            cancer du foie. </para>
            <para>Beaucoup d'autres maladies peuvent toucher cet organe telles que la cholangite
                sclérosante primitive, l'hémato-chromatose, la maladie de Wilson ou encore
                l'insuffisance hépatique.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
            <bibliodiv>
                <title>Livres</title>
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            <title>Posséder une cuticule à partir de l'exemple des Euarthropodes</title>
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                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les Euarthropodes regroupent des animaux dont le corps est formé à partir de trois
            feuillets embryonnaires : l'ectoderme externe, l'endoderme interne et le mésoderme
            intermédiaire. Il est constitué d'unités répétées le long de l'axe antéropostérieur, les
            métamères, organisées autour de cavités cœlomiques liquidiennes creusées dans le
            mésoderme, disposition appelée métamérie. Les cavités cœlomiques présentes au cours du
            développement sont à l'origine de la cavité générale de l'adulte. Le corps des
            Euarthropodes est de manière caractéristique recouvert d'une cuticule rigide et
            articulée, entourant les métamères comme les appendices.</para>
            <para>Les Euarthropodes comportent deux sous-groupes, les Chélicériformes et les
            Mandibulates (ou Antennates) distingués par la possesion d'appendices buccaux
            correspondant à chélicères ou à des mandibules, respectivement. </para>
            <figure>
                <title>Morphologie d'un Arachnide (Épeire fasciée), d'un Myriapode (Lithobie), d'un
                   Malacostracé (Crabe pierre) et d'un Insecte (Anax empereur) en vues dorsales (de
                   gauche à droite)</title>
                <mediaobject>
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                        <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/19_figure_01.jpg" width="700" format="jpg">
                            <info>
                                <legalnotice>
                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                       termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                           d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                           conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
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                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Eva Lambert</holder>
                                    <holder>Estelle Talancieux</holder>
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                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Les Chélicériformes sont représentés par les Arachnides et des groupes mineurs
            comme les Mérostomes et les Pycnogonides. Les Mandibulates sont représentés notamment
            par les Myriapodes, les Insectes et les Malacostracés.</para>
            <para>Parmi les Insectes figure le Criquet et parmi les Malacostracés le Crabe
            vert.</para>
            <figure>
                <title>Morphologie du Criquet en vue dorsale</title>
                <mediaobject>
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                        <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/19_figure_02.jpg" width="500" format="jpg">
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                       termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                           d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                           conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
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            </figure>
            <para>Le corps du Criquet est formé de trois régions :</para>
            <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para>la tête, antérieure, portant des organes sensoriels comme les antennes et les
                    yeux, ainsi que la bouche en position ventrale ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>le thorax, moyen, formé de trois segments appelés prothorax, mésothorax et
                    métathorax, portant chacun une paire de pattes ventrales et pour les deux
                    derniers une paire d'ailes dorsales ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>l'abdomen postérieur, constitué de onze segments dépourvus d'appendices et
                    portant les pièces génitales et l'anus à son extrémité postérieure. </para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
            <figure>
                <title>Morphologie du Crabe vert en vue dorsale</title>
                <mediaobject>
                    <imageobject>
                        <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/19_figure_03.jpg" width="700" format="jpg">
                            <info>
                                <legalnotice>
                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                       termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                           d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                           conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Léonie Duris</holder>
                                    <holder>Léa Gaume</holder>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Eva Lambert</holder>
                                    <holder>Estelle Talancieux</holder>
                                </copyright>
                            </info>
                        </imagedata>
                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Le corps du Crabe vert est formé de deux régions :</para>
            <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para>à l'avant, un céphalothorax portant les organes sensoriels comme les
                    antennes et les yeux, la bouche en position ventrale, ainsi que cinq paires de
                    pattes appelées péréiopodes, la première étant terminée par une pince ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>à l'arrière, un abdomen peu visible car replié sous le céphalothorax,
                    présentant également une paire d'appendices par segment et portant
                    l'anus.</para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
            <para>Ainsi, le corps des diverses espèces d'Euarthropodes et notamment leurs appendices
            sont recouverts d'une cuticule articulée, d'où le nom du groupe. Elle présente des
            caractéristiques communes comme des variations spécifiques. </para>
            <para>Quelles sont l'organisation et les propriétés de la cuticule des Euarthropodes
            ?</para>
            <para>Quelles sont les conséquences de sa présence, en relation avec ses propriétés ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Posséder une cuticule : avoir une enveloppe corporelle externe rigide et
            articulée</title>
            <sect2>
                <title>La cuticule, une production épidermique chitineuse et protéique </title>
                <figure>
                    <title>Cuticule de Crabe en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/19_figure_04.jpg" width="700" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition
                                        selon les termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Léonie Duris</holder>
                                        <holder>Léa Gaume</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Eva Lambert</holder>
                                        <holder>Estelle Talancieux</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La cuticule est une structure formée de deux couches, l'épicuticule externe et la
                    procuticule interne, comprenant une exocuticule et une endocuticule. Elle
                    surmonte l'épiderme.</para>
                <para>L'épicuticule est une fine couche de 0,5 à 3 µm d'épaisseur, elle-même stratifiée.
                    Elle est constituée :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>d'une couche externe de lipoprotéines, appelée cément ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>d'une couche de cires intermédiaire, particulièrement épaisse chez les
                        Euarthropodes terrestres comme les Arachnides et les Insectes ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>d'une couche interne de cuticuline, composé lipoprotéique tanné par des
                        quinones.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Les cires sont composées de paraffine, d'alcools à longue chaîne et d'acides gras
                    insaturés. Ce sont, comme les lipides, des molécules hydrophobes dont la
                    présence rend l'épicuticule imperméable à l'eau. En conséquence, les échanges
                    d'eau entre l'organisme et le milieu, qu'il s'agisse de pertes ou de gains, sont
                    limités. Elles contribuent également à un autonettoyage par effet lotus,
                    réduisant le mouillage et l'éventuelle adhérence de particules. Les cires sont
                    sécrétées par des œnocytes, cellules associées à l'épiderme, puis déversées dans
                    des canaux ciriers traversant l'épaisseur de la cuticule, et réparties à la
                    surface de l'épicuticule où elles forment une couche protectrice.</para>
                <para>La procuticule a une épaisseur de 10 µm à 1 mm.  Elle est constituée :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>d'une exocuticule externe, composée principalement de chitine et de
                        scléroprotéines, protéines tannées, parfois imprégnée de sels de calcium
                        ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>d'une endocuticule contenant de la chitine et des protéines non tannées,
                        appelées arthropodines.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>La chitine représente 20 à 50% du poids sec de la cuticule mais est absente de
                l'épicuticule. Souple, molle, incolore et perméable, cette molécule est un polymère
                linéaire de N-acétylglucosamine. Elle est agencée en microfibrilles comportant un
                axe central allongé, entouré de dix-huit à vingt-et-une molécules de chitine reliées
                par des liaisons hydrogène. Les microfibrilles sont enrobées par des protéines et
                associées en feuillets dans lesquels elles sont parallèles les unes aux autres. Les
                feuillets sont superposés et les microfibrilles présentent des orientations
                légèrement différentes d'un feuillet à l'autre. Cette organisation confère à la
                cuticule souplesse et résistance, notamment à la tension.</para>
                <para>La chitine est associée à des protéines, tannées dans l'exocuticule et non tannées
                    dans l'endocuticule. Schématiquement, le tannage consiste en la formation de
                    ponts intermoléculaires et conduit à la rigidification du réseau protéique.
                    L'exocuticule est responsable de la dureté et de la rigidité de la cuticule,
                    contribuant à la définition de la forme de l'organisme. </para>
                <para>Par ailleurs la procuticule, et notamment l'exocuticule, contient des pigments
                    comme la mélanine, de couleur marron ou noire, et les caroténoïdes de couleur
                    jaune-orangée. Ils confèrent à l'organisme sa couleur. Des phénomènes physiques
                    comme la diffusion, l'interférence ou la diffraction de la lumière sur les
                    couches de la cuticule sont également impliqués.</para>
                <figure>
                    <title>Cuticule de Grillon en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/19_figure_05.jpg" width="600" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition
                                        selon les termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Léonie Duris</holder>
                                        <holder>Léa Gaume</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Eva Lambert</holder>
                                        <holder>Estelle Talancieux</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La cuticule surmonte l'épiderme qui en réalise la production.</para>
                <para>Elle comporte des organes sensoriels représentés en particulier par des soies. Ils
                permettent la sensibilité, la cuticule étant un revêtement corporel
                acellulaire.</para>
                <figure>
                    <title>Gésier de Criquet en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/19_figure_06.jpg" width="550" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition
                                        selon les termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Léonie Duris</holder>
                                        <holder>Léa Gaume</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Eva Lambert</holder>
                                        <holder>Estelle Talancieux</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La cuticule est présente non seulement à la surface du corps mais elle tapisse
                également les lumières des organes tubuleux invaginés. Elle recouvre ainsi
                l'épithélium des régions antérieure et postérieure du tube digestif, respectivement
                le stomodéum et le proctodéum, les trachées de l'appareil respiratoire chez les
                Insectes, les conduits évacuateurs des glandes. Rigide, la cuticule tapissant les
                conduits corporels contribue à les maintenir béants et parfois à la réalisation de
                leurs fonctions comme le broyage de la nourriture pour le gésier, organe du
                stomodéum.</para>
                <para>Finalement la cuticule est un revêtement corporel composé essentiellement de
                    chitine, de protéines comme l'arthropodine et la sclérotine, d'acides
                    phénoliques et de molécules accessoires comme les pigments. Elle peut également
                    être minéralisée.</para>
                <para>La cuticule des Euarthropodes n'est pas d'un seul tenant mais présente des
                articulations. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La cuticule, une enveloppe corporelle articulée</title>
                <figure>
                    <title>Mésothorax de Criquet en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/19_figure_07.jpg" width="650" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Léonie Duris</holder>
                                        <holder>Léa Gaume</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Eva Lambert</holder>
                                        <holder>Estelle Talancieux</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La cuticule des Euarthropodes est formées de plaques et de tubes. Chaque métamère
                est entouré d'une plaque dorsale appelée tergite, d'une plaque ventrale appelée
                sternite et de deux plaques latérales appelées pleurites. Les appendices sont
                entourés de tubes de cuticule. Plaques et tubes sont reliés par des structures
                souples, les membranes articulaires.</para>
                <figure>
                    <title>Membrane articulaire de patte de Grillon en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/19_figure_08.jpg" width="600" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les membranes articulaires comportent peu ou pas d'exocuticule. Elles sont souples
                et permettent le déplacement les pièces formant la cuticule les unes par rapport aux
                autres. </para>
                <para>Les muscles sont insérés sur la face interne de la cuticule. Leurs contractions et
                relâchements sont les moteurs du déplacement des pièces de cuticule au niveau des
                membranes articulaires.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La cuticule : relations entre composition, structure et propriétés</title>
                <figure>
                    <title>Cuticules de Crabe vert (à gauche) et de Criquet (à droite) en coupe</title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/19_figure_09.jpg" width="600" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Léonie Duris</holder>
                                        <holder>Léa Gaume</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Eva Lambert</holder>
                                        <holder>Estelle Talancieux</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La cuticule présente des variations d'épaisseur et de consistance d'une espèce
                d'Euarthropode à l'autre, voire entre les régions corporelles d'un même individu.
                Ainsi, la cuticule du Crabe vert est épaisse et très dure alors que celle du Criquet
                est fine et plus souple.</para>
                <para>Le constituant principal de la procuticule est la chitine, associée à des
                protéines. Ensemble, elles forment un complexe fibreux. </para>
                <para>Parmi les protéines, les sclérotines sont responsables de la dureté de la
                cuticule. Abondantes dans la cuticule des mandibules, elles assurent la solidité et
                la rigidité de leurs excroissances broyeuses. L'imprégnation par du carbonate de
                calcium , par exemple chez les Malacostracés, a un effet similaire.</para>
                <para>À l'inverse la résiline, présente dans la cuticule de certains Insectes, est une
                protéine aux propriétés élastiques. Soumise à une contrainte, elle a la capacité de
                se déformer et d'emmagasiner de l'énergie. Lorsque la contrainte cesse, elle reprend
                sa forme et restitue l'énergie. Elle existe notamment au niveau des appendices
                impliqués dans le saut, du thorax où les battements d'ailes rapides et répétitifs se
                produisent, ainsi que des articulations et des pinces. </para>
                <para>Ainsi, les propriétés de la cuticule dépendent de sa composition en protéines
                    notamment. Elle est d'autant plus élastique qu'elle contient plus de résiline et
                    d'autant plus rigide qu'elle est riche en sclérotines. </para>
                <para>L'épicuticule contient de la cuticuline, une lipoprotéine tannée par des quinones,
                    ainsi que des cires. Les chaînes hydrophobes de ces molécules sont orientées
                    perpendiculairement à la surface de la cuticule, leurs pôles hydrophobes étant
                    localisés du côté externe et leurs pôles hydrophiles du côté interne, en
                    conséquence la cuticule est imperméable à l'eau. Les sclérotines de
                    l'exocuticule contribuent également à cette propriété.</para>
                <para>La cuticule forme une enveloppe corporelle externe rigide et articulée. Elle
                constitue l'exosquelette des Euarthropode, structure de soutien externe. </para>
                <para>Comment assure-t-elle ce rôle de squelette externe ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Posséder une cuticule : avoir un squelette externe</title>
            <sect2>
                <title>La cuticule : une structure de soutien</title>
                <para>À l'instar de celui de tous les animaux, le corps des Euarthropodes est formé de
                cellules agencées en tissus, organes, appareils et systèmes. Il est riche en eau
                répartie dans des compartiments liquidiens intracellulaire et extracellulaire, ce
                dernier incluant le compartiment intratissulaire et le compartiment
                extratissulaire.</para>
                <para>Le corps est soumis à des contraintes exercées par l'environnement et notamment à
                la force générée par la gravité. En conséquence, en absence de soutien le corps
                s'affaisse sous son poids. Or il possède une forme définie. Elle est liée à la
                présence d'une structure de soutien rigide appelée squelette, représentée par la
                cuticule chez les Euarthropodes. En relation avec sa localisation à l'extérieur de
                l'organisme, la cuticule constitue un exosquelette. Enveloppe articulée, elle ménage
                des cavités dans lesquelles sont suspendus et maintenus les tissus mous. Les
                propriétés fondamentales pour cette fontion de la cuticule sont :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>la rigidité liée à la minéralisation et aux molécules organiques
                        tannées comme les sclérotines ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la résistance aux contraintes mécaniques due à l'agencement spatial
                            ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la souplesse et la flexibilité, évitant la rupture, due à la chitine
                            associée aux arthropodines et à l'agencement spatial en lamelles
                            d'orientations différentes ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>l'élasticité due aux molécules organiques comme la résiline.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <figure>
                    <title>Tégument et muscle de Criquet en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/19_figure_10.jpg" width="600" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition
                                       selon les termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                           d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                           conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Léonie Duris</holder>
                                        <holder>Léa Gaume</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Eva Lambert</holder>
                                        <holder>Estelle Talancieux</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La cuticule est par ailleurs la structure sur laquelle sont insérés les muscles,
                par l'intermédiaire de l'épicuticule. Ils sont reliés soit à la cuticule de la
                surface corporelle, soit à des invaginations de la cuticule dans la cavité
                corporelle appelées apodèmes.</para>
                <para>Les extrémités des muscles étant généralement insérées sur des pièces
                squelettiques différentes reliées par des membranes articulaires flexibles, leurs
                contractions et leurs relâchements provoquent le pivotement des pièces autour des
                membranes articulaires. Ces mécanismes sont à l'origine des déplacements de
                l'organisme ou de certaines régions corporelles.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La cuticule : une structure de transmission des forces</title>
                <figure>
                    <title>Thorax de Criquet en vue latérale</title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/19_figure_11.jpg" width="700" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition
                                       selon les termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                           d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                           conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Léonie Duris</holder>
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                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Eva Lambert</holder>
                                        <holder>Estelle Talancieux</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <figure>
                    <title>Thorax de Criquet en vue dorsale</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/19_figure_12.jpg" width="750" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition
                                   selon les termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                       d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                       conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
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                                        <holder>Eva Lambert</holder>
                                        <holder>Estelle Talancieux</holder>
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                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les Euarthropodes se déplacent généralement par la marche. Elle peut être associée
                à la nage chez les Malacostracés ou au saut et au vol chez les Insectes comme le
                Criquet .</para>
                <para>Chez les Insectes, la marche implique trois paires d'appendices ventraux, les
                pattes, portés par le prothorax, le mésothorax et le métathorax. Elles sont
                constituées de plusieurs segments articulés. De la région proximale vers la région
                distale ce sont la coxa, le trochantère, le fémur, le tibia et le tarse lui-même
                articulé. La coxa joue le rôle de hanche tandis que le trochantère, pièce
                triangulaire, limite les mouvements relatifs de la coxa et du fémur. </para>
                <para>La marche consiste en une alternance coordonnée de levés et de posés au sol des
                tarses des différentes pattes. Les levés et posés correspondent à des déplacements
                relatifs des segments des pattes autour des membranes articulaires, dont les moteurs
                sont la contraction et le relâchement des muscles. Lors du posé, la patte transmet
                au sol la force développée par les muscles qu'elle contient, par le biais de
                l'exosquelette. La rigidité, la résistance et la souplesse de la cuticule sont
                essentielles à cette transmission. En retour, le sol exerce une réaction sur la
                patte permettant la propulsion de l'organisme. </para>
                <para>De la même manière, le vol consiste en une interaction des ailes avec l'air
                aboutissant au développement de la portance et de la propulsion.</para>
                <para>Ainsi, les Euarthropodes sont capables de réaliser des mouvements complexes dans
                    tous les plans de l'espace grâce aux membranes articulaires et aux muscles
                    reliant leurs pièces squelettiques externes. La cuticule, exosquelette, joue un
                    rôle dans le déplacement comme les squelettes des autres groupes animaux.</para>
                <para>En relation avec sa localisation et ses propriétés, la cuticule est susceptible de
                conférer une protection aux organes internes.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Posséder une cuticule : disposer d'une protection temporaire</title>
            <sect2>
                <title>La cuticule : une enveloppe protectrice</title>
                <para>Enveloppe corporelle rigide, résistante mais souple, la cuticule constitue une
                protection vis-à-vis des contraintes mécaniques, qu'il s'agisse de chocs, de
                compressions ou de tractions. Plus généralement, elle contribue à la défense de
                l'organisme contre les agressions physiques. Ainsi, la température corporelle est
                stabilisée grâce à la réflexion des rayons solaires par la couche cireuse de couleur
                claire. </para>
                <para>Imperméable en raison de la présence des cires et des sclérotines, elle limite les
                échanges d'eau que ce soient des pertes en milieu aérien comme chez les Insectes ou
                des gains en eau douce chez l'Écrevisse par exemple. Inversement dans le cas du
                krill, petites crevettes des eaux froides, les échanges gazeux et l'excrétion des
                déchets azotés sont réalisés par diffusion à travers les régions fines de la
                cuticule. De manière générale, le cément et les cires sont responsables d'une
                protection vis-à-vis des agressions chimiques.</para>
                <para>La cuticule est également un dispositif anatomique impliqué dans les relations
                avec les autres êtres vivants. Elle contribue au camouflage, par sa coloration
                qu'elle soit d'origine pigmentaire ou physique. Elle joue un rôle dans la
                communication intraspécifique, avec la présence de phéromones dans l'épicuticule
                permettant par exemple le rapprochement des sexes chez les Araignées. </para>
                <para>Cependant, la cuticule rigide et externe détermine le volume du corps et empêche
                la croissance.</para>
                <para>Comment la taille des Euarthropodes augmente-t-elle en dépit de la cuticule
                ?</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La cuticule : une enveloppe temporaire</title>
                <figure>
                    <title>Exuvie de Criquet en vue latérale (Collection de l'Université Jean
                    Monnet)</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/19_figure_13.jpg" width="700" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition
                                       selon les termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                           d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                           conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
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                                        <holder>Estelle Talancieux</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La croissance des Euarthropodes est réalisée par un processus appelé mue, très
                coûteux en énergie. Il consiste en l'élimination de la cuticule et en la formation
                d'une nouvelle, temporairement souple et extensible.</para>
                <para>Il existe deux types de mues : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>les mues de croissance permettant une augmentation de la taille ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la mue de métamorphose assurant la transformation du corps avec un
                        changement de forme.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>La mue commence par une étape d'apolyse, correspondant au décollement l'ancienne
                    cuticule de l'épiderme. Elle se poursuit par la sécrétion du liquide exuvial,
                    entre l'épiderme et la cuticule. Le liquide exuvial est composé d'enzymes
                    capables de digérer les constituants de la cuticule, inactives à ce stade. La
                    sécrétion de la nouvelle cuticule débute alors, avec l'épicuticule puis la
                    procuticule. Simultanément, les enzymes du liquide exuvial sont activées et
                    réalisent la dégradation des molécules de l'endocuticule. Les produits de la
                    digestion sont réutilisés dans la nouvelle cuticule. Les attaches musculaires
                    s'ancrent progressivement de l'ancienne cuticule à la nouvelle. La dernière
                    étape de la mue consiste en le rejet de l'ancienne cuticule, appelé exuviation
                    ou ecdysis. L'ancienne cuticule, constituée d'épicuticule et d'exocuticule,
                    rompt sous l'action d'une pression au niveau de lignes de moindre résistance
                    appelées lignes exuviales où l'exocuticule est absente. L'animal s'extrait de
                    l'ancienne cuticule, devenant une exuvie. L'exuvie est formée de la cuticule de
                    la surface du corps mais aussi de celle des trachées, des tubes digestifs
                    antérieur et postérieur et des canaux évacuateurs des glandes.</para>
                <para>La nouvelle cuticule est molle et extensible. Selon son milieu de vie, l'animal
                avale de l'air ou de l'eau ce qui dilate son tube digestif et augmente la pression
                de l'hémolymphe environnante, distendant la cuticule. Les dimensions de la nouvelle
                cuticule sont alors supérieures à celles de l'ancienne. Son durcissement intervient,
                notamment en raison du tannage des protéines appelé sclérotinisation. Le
                remplacement progressif de l'air ou de l'eau par des tissus permet l'accroissement
                de la masse de l'animal. </para>
                <para>La mue est un évènement pendant lequel l'animal est dépourvu d'enveloppe corporelle
                protectrice, de structure de soutien et de transmission des forces. Il est
                vulnérable et immobile, incapable de se nourrir. Généralement il se protège en se
                cachant, le temps que la nouvelle cuticule durcisse. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Le tégument des Euarthropodes est formé d'un épiderme surmonté d'une cuticule
            superficielle qu'il sécrète. Formée de plusieurs couches, l'épicuticule, l'exocuticule
            et l'endocuticule, elle recouvre la totalité du corps et est organisée en pièces
            articulées par des régions fines. Elle est composée de chitine et de protéines,
            arthropodines et sclérotines tannées, ainsi que de lipides superficiels. En conséquence,
            elle possède souplesse et élasticité, rigidité et résistance, et est imperméable.</para>
            <para>La cuticule assure le soutien du corps et le déplacement, permettant l'insertion des
                muscles. Elle joue le rôle d'exosquelette. </para>
            <para>En relation avec sa localisation, elle protège l'animal des agressions extérieures,
                physiques et chimiques, et contrôle les échanges avec le milieu. </para>
            <para>La présence d'une cuticule génère des contraintes, en particulier du point de vue de
                la croissance. La croissance implique un renouvellement de la cuticule, période
                pendant laquelle l'animal ne dispose plus de structure de soutien, locomotrices
                fonctionnelles, ni de protection. Si l'absence de structure de soutien n'est pas
                fondamentale en milieu aquatique où la densité du milieu et la poussée d'Archimède
                limitent l'effondrement, en milieu aérien elle est cruciale.</para>
            <para>En termes biomécaniques, la possession d'un exosquelette peut limiter la taille de
                l'organisme. L'exosquelette peut être assimilé à un tube rigide et creux, résistant
                à la rupture. Pour une masse donnée, la rigidité du tube diminue lorsque le diamètre
                augmente ; la paroi devient fine et le tube s'affaisse. L'affaissement peut être
                évité par augmentation de l'épaisseur de la paroi du tube mais sa masse augmente
                proportionnellement. L'augmentation de l'épaisseur et de la masse de la cuticule ne
                sont possibles que si l'animal possède une masse musculaire suffisante pour déplacer
                l'exosquelette.</para>
            <para>Par ailleurs, un exosquelette est sensible aux impacts et risque de se fissurer. Si
                cela ne constitue pas un grave danger pour les organismes de petite taille, les
                problèmes générés augmentent avec la taille de l'organisme.</para>
            <para>L'importance de la cuticule dans la physiologie des Euarthropodes et la diversité de
            son expression suggèrent qu'elle a joué un rôle important dans l'évolution de ce groupe
            en particulier dans son expansion et la colonisation des différents milieux qu'il
            occupe.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
            <bibliodiv>
                <title>Livres</title>
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                    <title>Pour la science</title>
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                    <volumenum>107</volumenum>
                    <artpagenums>65-67</artpagenums>
                    <citebiblioid class="issn">1246-7685</citebiblioid>
                </biblioentry>
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            <bibliodiv>
                <title>Sites internet</title>
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                                <firstname>Aurélien</firstname>
                                <surname>Chateigner</surname>
                            </personname>
                        </author>
                    </authorgroup>
                    <title>Dossier Euarthropodes. In Pages personnelles de Aurélien Chateigner [en
                    ligne]</title>
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                        <publishername>Aurélien Chateigner</publishername>
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                    <pubdate>2006 [date de consultation : 15 mars 2018 ]</pubdate>
                    <address>
                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://aurelien.chateigner.free.fr/-%20Dossier%20Euarthropodes%20-/Dossier.doc">http://aurelien.chateigner.free.fr/-%20Dossier%20Euarthropodes%20-/Dossier.doc</link>
                        </uri>
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                </biblioentry>
                <biblioentry>
                    <authorgroup>
                        <author>
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                                <firstname>Manon</firstname>
                                <surname>Clerejeu</surname>
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                        </author>
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                    <title>Euarthropodes. In Cours de SVT-EBO [en ligne]</title>
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                        <publishername>Cours de SVT-EBO</publishername>
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                    <pubdate>2014 [date de consultation : 15 mars 2018 ]</pubdate>
                    <address>
                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="https://coursdesvtebo.wordpress.com/2014/01/05/euarthropodes/">https://coursdesvtebo.wordpress.com/2014/01/05/euarthropodes/</link>
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                <biblioentry>
                    <authorgroup>
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                                <surname>Mauguit</surname>
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                        </author>
                    </authorgroup>
                    <title>Euarthropode. In Futura Planète [en ligne]</title>
                    <publisher>
                        <publishername>Guillaume Josse - Futura-Sciences</publishername>
                    </publisher>
                    <pubdate> [date de consultation : 15 mars 2018 ]</pubdate>
                    <address>
                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/zoologie-euarthropode-13721/">https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/zoologie-euarthropode-13721/</link>
                        </uri>
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        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>Le tissu osseux des Vertébrés : fonctions, propriétés et formation</title>
            <authorgroup>
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                    <email>chloe.duculty@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
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                        <firstname>Amandine</firstname>
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                    </personname>
                    <email>amandine.micol@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Aurélien</firstname>
                        <surname>Peyron</surname>
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                    <email>aurelien.peyron@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
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                        <firstname>Marine</firstname>
                        <surname>Rival</surname>
                    </personname>
                    <email>marine.rival@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <figure>
                <title>Embryon de Rat en coupe longitudinale (Collection ENS de Lyon)</title>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                       termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                           d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                           conditions 4.0 International.</link>
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                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Chloé Duculty</holder>
                                    <holder>Amandine Micol</holder>
                                    <holder>Aurélien Peyron</holder>
                                    <holder>Marine Rival</holder>
                                </copyright>
                            </info>
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                    </imageobject>
                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Le groupe des animaux Vertébrés est caractérisé par la présence d'un squelette
                interne. Structure de soutien de l'organisme, il est formé d'os articulés et
                comporte notamment un axe longitudinal appelé colonne vertébrale, constitué de
                vertèbres. Ils sont principalement représentés par les Chondrichthyens et les
                Téléostéens aquatiques, les Lissamphibiens, les Mammifères et les Sauropsidés
                incluant les Oiseaux, les Crocodiliens, les Lépidosauriens et les Chéloniens
                aériens.</para>
            <para>Les os des Vertébrés sont principalement constitués de tissu cartilagineux chez les
            Chondrichthyens comme les Requins, et de tissu osseux dans les autres sous-groupes,
            désignés par le terme Ostéichthyens. Tissu cartilagineux et tissu osseux sont des tissus
            conjonctifs, formés de manière caractéristique de cellules dispersées dans du matériel
            extracellulaire, dont l'origine embryonnaire est mésodermique. </para>
            <para>Quels sont les composants du tissu osseux ?</para>
            <para>Quelles sont les relations entre ces composants et les propriétés du tissu osseux ? </para>
            <para>Comment le tissu osseux est-il formé et éventuellement remodelé ?</para>
            <para>En quoi ce tissu est fondamental pour l'organisme ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le tissu osseux : une matrice extracellulaire organique minéralisée et des cellules
            spécialisées</title>
            <figure>
                <title>Os compact de tête de Souris en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                Lyon)</title>
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                            <info>
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                                    <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                        d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                        conditions 4.0 International.</link>
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                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Chloé Duculty</holder>
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                                    <holder>Aurélien Peyron</holder>
                                    <holder>Marine Rival</holder>
                                </copyright>
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                </mediaobject>
            </figure>
            <para>Le tissu osseux des Vertébrés apparaît formé de matériel extracellulaire, ou matrice
            extracellulaire, dans laquelle sont dispersées des logettes appelées ostéoplastes,
            occupées par des cellules, les ostéocytes. Il est irrigué par des vaisseaux
            sanguins.</para>
            <sect2>
                <title>La matrice extracellulaire osseuse, un matériau flexible et résistant à la
                tension</title>
                <figure>
                    <title>Os de Mammifère en coupe transversale à sec (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Chloé Duculty</holder>
                                        <holder>Amandine Micol</holder>
                                        <holder>Aurélien Peyron</holder>
                                        <holder>Marine Rival</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La matrice extracellulaire osseuse est composée d'une fraction organique
                représentant 30% de sa masse et d'une fraction minérale en représentant 70%. </para>
                <para>La fraction organique est principalement représentée par une protéine fibreuse, le
                collagène de type I. Il correspond à 90% des molécules organiques de la matrice
                extracellulaire osseuse. Il est formé de sous-unités appelées tropocollagène,
                formées de trois chaînes protéiques. Elles sont associées par de multiples liaisons
                en fibres de collagène, unités hélicoïdales, elles-mêmes assemblées en
                faisceaux.</para>
                <para>Les autres constituants de la fraction organique sont :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>la substance fondamentale composée de glycoprotéines dans lequelles le
                        polypeptide est associé à des glycosaminoglycanes, et d'eau ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les protéines et glycoprotéines comme l'ostéocalcine, l'ostéonectine,
                        l'ostéopontine et la fibronectine.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Deux types de tissus osseux sont distingués selon l'agencement du collagène dans
                la matrice extracellulaire notamment  :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>le tissu osseux lamellaire, forme mature, constitué de couches
                        circulaires concentriques, les lamelles osseuses ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le tissu osseux réticulaire, forme immature, comportant des fibres de
                        collagène non orientées.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Le tissu osseux lamellaire est constitué d'unités appelées ostéons. De forme
                cylindrique, ils comportent un canal de Havers central, dans lequel sont présents
                artères, veines et nerfs. Les canaux de Havers sont connectés entre eux
                    <emphasis>via</emphasis> des canaux transversaux de Volkmann. L'organisation du
                tissu osseux en lamelles osseuses concentriques entourant les canaux de Havers est
                liée à la disposition du collagène. Les ostéons sont spécifiques des Vertébrés
                homéothermes. Ils sont également rencontrés chez les Chéloniens. Le tissu osseux des
                Vertébrés poïkilothermes ne comporte généralement pas de canaux de Havers et sa
                vascularisation est moins régulière, variant selon les espèces et les os. </para>
                <para>En relation avec la présence de fibres de collagène parallèles les unes aux autres
                au sein de lamelles, le tissu osseux possède une importante résistance à la tension,
                contrainte liée à des tractions exercées en sens inverses aux deux extrémités d'un
                os, vers l'extérieur. Le tissu osseux est peu déformable mais ne rompt pas quand il
                est soumis à des contraintes mécaniques. Il est également relativement élastique.
                L'orientation du collagène dans le tissu osseux est liée aux contraintes qu'il
                subit. </para>
                <para>Ainsi, le squelette constitué de tissu osseux possède une résistance importante
                    vis-à-vis des contraintes mécaniques qu'il subit. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La matrice extracellulaire osseuse, un matériau rigide et résistant à la
                compression</title>
                <para>Outre la fraction organique, la matrice extracellulaire du
                tissu osseux comporte une fraction  minérale.</para>
                <para>La fraction minérale du tissu osseux est constituée principalement de cristaux
                    d'hydroxyapatite de formule
                        Ca<subscript>10</subscript>(PO<subscript>4</subscript>)<subscript>6</subscript>(OH)<subscript>2</subscript>,
                    se présentant comme de petites aiguilles hexagonales. Leur disposition est
                    orientée par les fibres de la fraction organique de la matrice extracellulaire. </para>
                <para>La fraction minérale est responsable de la rigidité et la densité du tissu osseux. Elles
                augmentent avec l'agencement des cristaux en rangées alignées. Elle lui confère une
                importante résistance à la compression, contrainte liée à des poussées exercées en
                sens inverses aux deux extrémités d'un os, vers l'intérieur. Cependant, elle génère
                également friabilité et risque de cassure. Les liaisons étroites entre les fractions
                minérale et organique empêchent la rupture du tissu osseux.</para>
                <para>Finalement, l'association des phases minérale et organique conduit à la combinaison de leurs
                    propriétés. </para>
                <figure>
                    <title>Dent d'embryon de Rat en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>
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                                        </simpara>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Duculty</holder>
                                        <holder>Amandine Micol</holder>
                                        <holder>Aurélien Peyron</holder>
                                        <holder>Marine Rival</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Si le tissu osseux est essentiellement présent dans le squelette des Vertébrés, les dents en
                sont également constituées. Les dents comportent trois types de tissus : la dentine,
                l'émail et éventuellement le cément.</para>
                <para>La dentine est le principale tissu constitutif de la dent. Elle est formée d'une
                    fraction organique comportant des fibres de collagène de type I, représentant
                    plus de 85% des protéines totales de la matrice extracellulaire. Elle est
                    associée à une fraction minérale de cristaux d'hydroxyapatite, qui représente 70
                    à 75% de la masse sèche du tissu. En relation avec sa composition, la dentine
                    est dure et relativement élastique. Les cellules produisant la dentine sont
                    appelées odontoblastes.</para>
                <para>L'émail est quant à lui formé d'une matrice extracellulaire composée à 96% de
                    cristaux d'hydroxyapatite, associés à une fraction organique dépourvue de
                    collagène. Les cristaux sont organisés en prismes, leur abondance fait de
                    l'émail le matériel le plus dur des organismes Vertébrés. Les cellules
                    produisant l'émail sont appelées adamantoblastes. </para>
                <para>Comment le tissu osseux est-il produit ?</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Les cellules osseuses, une activité de dépôt et d'entretien du matériel
                extracellulaire</title>
                <para>Le tissu osseux contient des cellules situées au sein de logettes, les ostéocytes.
                Sont également présents, généralement en périphérie, des ostéoblastes et des
                ostéoclastes. Elles appartiennent à deux lignées cellulaires distinctes.</para>
                <para>La lignée ostéoblastique est principalement représentée par :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>les pré-ostéoblastes, cellules allongées issues de cellules
                        mésenchymateuses, et évoluant en ostéoblastes ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les ostéoblastes de forme cubique ou cylindrique, riches en réticulum
                        endoplasmique rugueux et en ribosomes, assurant production de la fraction
                        organique de la matrice extracellulaire et de sa minéralisation ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les ostéocytes, provenant de la différenciation des ostéoblastes inclus
                        dans la matrice extracellulaire et occupant les ostéoplastes, possédant des
                        prolongements cheminant dans des canalicules les reliant à leurs voisines,
                        pauvres en réticulum endoplasmique et en mitochondries, ils réalisent
                        l'entretien de la matrice extracellulaire.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Dans l'os, certains ostéoblastes donnent naissance à des cellules bordantes.
                    Cellules aplaties recouvrant la quasi-totalité de la surface osseuse, elles
                    possèdent un réticulum endoplasmique rugueux réduit, peu de mitochondries, et
                    effectuent peu de synthèses. Ce sont des cellules non différenciées qui sous
                    l'influence d'un stimulus hormonal se transforment en ostéoblastes
                    actifs.</para>
                <para>Les ostéoblastes produisent la matrice extracellulaire osseuse. Dans un premier
                    temps, ils synthétisent et libèrent dans le milieu extracellulaire du collagène
                    de type I, et des protéines comme l'ostéocalcine, l'ostéopontine et la
                    sialoprotéine osseuse, représentant jusqu'à 10% de la fraction organique non
                    collagénique. L'ensemble constitue un tissu ostéoïde non minéralisé. Dans un
                    second temps, ils produisent des enzymes comme la phosphatase alcaline,
                    hydrolysant des substrats phosphatés et libérant des ions phosphates. La
                    fixation des ions calcium dans le tissu ostéoïde est initiée par la
                    sialoprotéine osseuse et favorisée par l'ostéocalcine. Les cristaux
                    d'hydroxyapatite se forment alors, intercalés entre les fibres de collagène et
                    orientés par les protéines présentes.</para>
                <para>La lignée ostéoclastique est représentée par les pré-ostéoclastes et les
                    ostéoclastes, dérivant de cellules souches hématopoïétiques. Les
                    pré-ostéoclastes sont des cellules mononucléées qui par fusion et
                    différenciation donnent naissance aux ostéoclastes. Les ostéoclastes sont de
                    volumineuses cellules plurinucléées possédant 10 à 20 noyaux, et dont le
                    diamètre peut atteindre 100µm. Au contact de la matrice extracellulaire du tissu
                    osseux, leur membrane est plissée et assure l'ancrage de la cellule. Le
                    cytoplasme associé forme une zone claire dépourvue d'organite mais riche en
                    vésicules. Les ostéoclastes sont très mobiles à la surface du tissu osseux et
                    jouent un rôle dans la résorption de la matrice extracellulaire, conduisant à la
                    formation de lacunes.</para>
                <para>Le tissu osseux apparaît comme un tissu vivant et dynamique, en renouvellement
                constant. Les cellules qui le constituent assurent son remodelage, détruisant le
                tissu vieillissant et le remplaçant par du tissu jeune. </para>
                <figure>
                    <title>Cycle de remodelage de la matrice osseuse</title>
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                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Duculty</holder>
                                        <holder>Amandine Micol</holder>
                                        <holder>Aurélien Peyron</holder>
                                        <holder>Marine Rival</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le remodelage du tissu osseux comporte plusieurs étapes.</para>
                <para>La phase d'activation correspond à la formation d'une fissure dans la matrice
                    extracellulaire provoquant la mort par apoptose des ostéocytes. En interaction
                    permanente avec les ostéocytes, les cellules bordantes ne reçoivent plus leurs
                    signaux de communication et se rétractent. À la surface de la matrice
                    extracellulaire, les pré-ostéoblastes expriment le ligand de RANK (récepteur
                    activateur de NF-κB ou receptor activator of NF-κB) se liant au récepteur RANK
                    porté par les cellules pré-ostéoclastiques et induisant leur division. Quand le
                    nombre de pré-ostéoclastes est suffisament élevé, ils fusionnent et forment les
                    ostéoclastes matures.</para>
                <para>La phase de résorption intervient alors. Les ostéoclastes adhèrent à la
                surface de la matrice extracellulaire <emphasis>via</emphasis> leur membrane
                plissée. Ils libèrent par exocytose des acides dissolvant la phase minérale puis des
                enzymes dégradant le collagène. La matrice osseuse est détruite localement, une
                chambre de résorption ou lacune est formée. Parallèlement des facteurs de croissance
                contenus dans le tissu osseux vieillissant sont libérés.</para>
                <para>La phase d'inversion voit la mort des ostéoclastes par apoptose et
                    l'intervention de macrophages, lissant le fond de la lacune.</para>
                <para>La phase de formation débute avec la transformation des pré-ostéoblastes
                    en ostéoblastes, stimulée par les facteurs de croissance libérés pendant la
                    résorption. Les ostéoblastes libèrent une protéine, l'ostéoprotégérine, se liant
                    à RANK L et inhibant l'activation des pré-ostéoclastes. Les ostéoblastes se
                    fixent au fond de la lacune de résorption et y déposent du collagène de type I,
                    de l'ostéocalcine et de l'ostéopontine. Les ostéoblastes agissent de manière
                    coordonnée grâce aux jonctions communicantes qui les relient. Au fur et à mesure
                    de leur inclusion dans la matrice extracellulaire, les ostéoblastes se
                    différencient en ostéocytes. Au terme de la formation, les derniers ostéoblastes
                    se transforment en cellules bordantes ou meurent par apoptose.</para>
                <para>La phase de quiescence est la phase de minéralisation de la matrice. Les
                ostéoblastes sécrètent une enzyme y contribuant, la phosphatase alcaline.</para>
                <para>En relation avec son organisation et ses propriétés, quelles sont les fonctions du
                tissu osseux ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le tissu osseux : un tissu de soutien et de protection, intégré dans la physiologie de l'organisme</title>
            <para>Le tissu osseux est le principal constituant des os des Vertébrés, dont l'ensemble
            constitue le squelette. </para>
            <para>Quelles sont ses fonctions et en quoi sont-elles liées aux caractéristiques du tissu
            osseux ?</para>
            <sect2>
                <title>Flexibilité, rigidité et soutien</title>
                <para>Le corps des Vertébrés est formé de cellules agencées en tissus, organes,
                appareils et systèmes. Il est riche en eau répartie dans des compartiments
                liquidiens intracellulaire et extracellulaire, ce dernier incluant le compartiment
                intratissulaire et le compartiment extratissulaire. Soumis à des contraintes
                exercées par l'environnement et notamment à la force générée par la gravité, en
                absence de soutien il se déforme et s'affaisse sous son poids.</para>
                <para>Or le corps possède une forme définie. Elle est liée à la présence d'une structure
                de soutien, le squelette. En relation avec sa localisation à l'intérieur de
                l'organisme, le squelette des Vertébrés constitue un endosquelette. </para>
                <para>Le squelette est formé de tissu osseux à la fois rigide et relativement flexible,
                qui lui permet de ne pas se déformer sous l'effet de la gravité. Il supporte ainsi
                les organes et de joue le rôle de charpente. Outre la forme du corps, il détermine
                sa taille. </para>
                <para>Des variations existent, selon les espèces et le milieu de vie notamment. Ainsi,
                chez le Rat l'articulation du crâne et de la colonne vertébrale est telle que la
                quadrupédie est possible. Dans l'espèce humaine, le corps est dressé, la colonne
                vertébrale et les vertèbres ont un agencement différent, la colonne vertébrale
                procurant un soutien à la tête.</para>
                <para>Par ailleurs, les muscles sont insérés sur le squelette. De manière générale, les
                deux extrémités d'un muscle sont reliées à deux os différents articulés l'un avec
                l'autre. La contraction ou le relâchement du muscle provoque le déplacement des os
                autour de l'articulation, en raison de la force exercée. Les mouvements sont ainsi
                possibles permettant par exemple la locomotion. Les os assurent alors la
                transmission de la force développée par les muscles à l'environnement, dont la
                réaction permet la propulsion. La flexibilité, la résistance à la tension et la
                rigidité du tissu osseux sont essentielles pour supporter et transmettre les forces. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Flexibilité, rigidité et protection</title>
                <figure>
                    <title>Tête d'embryon de Rat en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        </simpara>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Duculty</holder>
                                        <holder>Amandine Micol</holder>
                                        <holder>Aurélien Peyron</holder>
                                        <holder>Marine Rival</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Certains os ont une localisation superficielle comme les os du crâne ou les côtes.
                Ils constituent une enveloppe rigide et flexible, en relation avec les propriétés du
                tissu osseux dont ils sont formés. Elle assure une protection des organes internes
                vis-à-vis des contraintes mécaniques, qu'il s'agisse de chocs, de tensions ou de
                compressions. </para>
                <para>Le système nerveux central des Vertébrés bénéficie en particulier d'une telle
                protection. L'encéphale situé dans la tête est entouré du crâne, et la moelle
                épinière localisée dans le tronc court dans un canal ménagé dans la colonne
                vertébrale.</para>
                <para>Chez certaines Tortues, l'ensemble du corps peut être protégé par des structures
                    squelettiques superficielles. Les vertèbres, les côtes et les ceintures
                    scapulaire et pelvienne fusionnent en une plaque osseuse s'interposant entre les
                    parties dorsale et ventrale de la carapace. En cas de danger extérieur, l'animal
                    entre entièrement dans sa carapace. Ces pièces osseuses protègent alors tout
                    l'organisme.</para>
                <figure>
                    <title>Os long d'embryon humain en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/21_figure_07.jpg" width="700" format="jpg">
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Duculty</holder>
                                        <holder>Amandine Micol</holder>
                                        <holder>Aurélien Peyron</holder>
                                        <holder>Marine Rival</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>De nombreux os de Vertébrés comportent une région périphérique compacte et une
                    région centrale spongieuse, constituée de travées de tissu osseux entre
                    lesquelles des lacunes sont présentes. Les lacunes abritent un tissu
                    hématopoïétique, la moelle osseuse, dans laquelle est réalisée la production des
                    cellules sanguines. L'organisation de ces os assure, en relation avec les
                    propriétés du tissu osseux, une grande résistance à l'écrasement protégeant les
                    cellules souches hématopoïétiques. La riche vascularisation de l'os spongieux
                    permet la libération des cellules sanguines dans l'appareil circulatoire et le
                    remaniement du tissu osseux.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Minéralisation, équilibre phosphocalcique et contrôle</title>
                <para>La matrice extracellulaire du tissu osseux est composée à 70% de substances
                    minérales et principalement d'hydroxyapatite, constitué de calcium et de
                    phosphore. Contenant 99% du calcium et 90% du phosphore de l'organisme dans
                    l'espèce humaine, elle constitue une réserve de ces éléments, mobilisable grâce
                    au remodelage osseux. Lors de la phase de résorption osseuse, les ostéoclastes
                    libèrent les ions calcium et phosphates dans le sang. À l'inverse, la
                    minéralisation de la matrice osseuse implique un prélèvement d'ions calcium et
                    phosphates sanguins et leur incorporation sous forme de cristaux
                    d'hydroxyapatite. Les ions calcium et phosphates incorporés lors de la
                    minéralisation proviennent principalement de l'alimentation mais aussi de la
                    résorption de la matrice osseuse par les ostéoclastes. Ainsi, le tissu osseux
                    est un acteur de l'équilibre phosphocalcique.</para>
                <para>Les ions calcium jouent un rôle dans la conduction de l'information dans les
                    systèmes nerveux et musculaire, dans la coagulation sanguine et dans l'activité
                    des enzymes. Les ions phosphates interviennent dans les conversions énergétiques
                    impliquant l'ATP, l'activité des enzymes et l'équilibre acido-basique du sang. </para>
                <para>La calcémie et la phosphatémie, concentrations plasmatiques d'ions calcium et
                phosphates respectivement, sont finement régulées et le tissu osseux est l'un des
                acteurs de cette régulation. Plusieurs facteurs interviennent :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>la parathormone, produite par les glandes parathyroïdes, a une action
                        hypercalcémiante et hyperphosphatémiante en stimulant la résorption du tissu
                        osseux et la réabsorption rénale d'ions calcium et phosphates, ainsi que la
                        synthèse de métabolites de la vitamine D ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les métabolites de la vitamine D ont de même une action hypercalcémiante
                            et hyperphosphatémiante en favorisant l'absorption intestinale et la
                            réabsorption rénale d'ions calcium et phosphates ainsi que la résorption
                            osseuse, ils stimulent parallèlement la synthèse de collagène,
                            d'ostéocalcine et de phosphatase alcaline favorisant la minéralisation
                            de la matrice extracellulaire osseuse ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la calcitonine, produite par la glande thyroïde, est à l'inverse
                        hypocalcémiante et hypophosphatémiante, inhibant la résorption osseuse et
                        stimulant l'excrétion urinaire des ions calcium et phosphates ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>le facteur de croissance des fibroblastes 23 (FGF23), produit par les
                        ostéocytes, a une action hypophosphatémiante, favorisant l'inactivation des
                        métabolites de la vitamine D et stimulant l'excrétion urinaire des ions
                        phosphates.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>En relation avec sa composition et les propriétés qui en découlent, le tissu
                osseux assure le soutien de l'organisme, sa protection, et contribue au maintien de
                l'équilibre phosphocalcique comme effecteur des régulations. </para>
                <para>Si les lignées ostéoblastiques et ostéocalciques sont responsables de son
                métabolisme chez l'adulte, comme le tissu osseux est-il mis en place au cours du
                développement ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le tissu osseux : un tissu issu du développement du mésenchyme</title>
            <para>La formation du tissu osseux porte le nom d'ostéogénèse. Elle est réalisée à partir de
                mésenchyme par un processus d'ossification, transformation en tissu osseux. Deux
                types d'ossifications sont distingués, directe et indirecte. La première consiste en
                la formation de tissu osseux directement à partir de tissu mésenchymateux, la
                seconde correspond à la formation de tissu cartilagineux à partir du tissu
                mésenchymateux puis à son remplacement par du tissu osseux.</para>
            <sect2>
                <title>L'ossification dermique, une transition entre mésenchyme et tissu osseux</title>
                <para>L'ossification dermique concerne essentiellement la formation du tissu osseux de
                    la boîte crânienne et de la clavicule.</para>
                <figure>
                    <title>Crâne d'embryon de Rat en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
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                                        <holder>Aurélien Peyron</holder>
                                        <holder>Marine Rival</holder>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les cellules mésenchymateuses de la profondeur du derme se groupent en îlots puis
                    se transforment en ostéoblastes. Elles donnent ainsi naissance à des centres
                    d'ossification. Les ostéoblastes produisent les constituants organiques de la
                    matrice extracellulaire, formant du tissu ostéoïde. Ils en assurent ensuite la
                    minéralisation par dépôt de cristaux d'hydroxyapatite. En conséquence, les
                    ostéoblastes se trouvent isolés les uns des autres et entourés de matrice
                    extracellulaires. Ils se différencient alors en ostéocytes. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>L'ossification enchondrale, une transition entre mésenchyme, tissu catilagineux puis tissu
                osseux</title>
                <para>L'ossification enchondrale permet la formation de la plupart des tissus osseux du
                    corps.</para>
                <figure>
                    <title>Os d'embryon de Rat en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les cellules mésenchymateuses se transforment en chondroblastes, qui produisent
                une matrice extracellulaire de nature organique, formée de collagène et d'une
                abondante substance fondamentale. À l'instar des ostéocytes, ils se trouvent
                progressivement isolés les uns des autres et entourés de matrice extracellulaire.
                Ils se différencient alors en chondrocytes occupant des logettes appelées
                chondroplastes. Les chondrocytes entretiennent la matrice extracellulaire. Le tissu
                formé est un tissu cartilagineux hyalin dans lequel les chondrocytes n'ont pas
                d'agencement spatial spécifique. Dans le cas d'une ébauche d'os long, ils se
                divisent de manière orientée et donnent naissance à des files longitudinales de
                cellules. </para>
                <para>La transformation du tissu cartilagineux en tissu osseux débute par une
                hypertrophie des chondrocytes qui résorbent alors la matrice extracellulaire
                cartilagineuse. Il n'en subsiste que quelques fines travées ménageant entre elles de
                vastes lacunes. Les chondrocytes produisent également par bourgeonnement des
                vésicules qu'ils libèrent dans la matrice extracellulaire. Elles contiennent des
                ions calcium et phosphates, des molécules favorisant la formation de cristaux et des
                enzymes comme la phosphatase alcaline. Une fois déversé dans le milieu
                extracellulaire, leur contenu provoque la minéralisation de la matrice
                extracellulaire. Les chondrocytes dégénèrent ensuite. Des vaisseaux sanguins et des
                cellules mésenchymateuses envahissent les espaces internes. Des ostéoblastes se
                différencient à partir des cellules mésenchymateuses, et produisent du tissu
                osseux.</para>
                <para>Au cours du développement, certains os comme ceux de la mandibule résultent d'une
                    ossification mixte, enchondrale et dermique. Lors des premières semaines du
                    développement embryonnaire, la région symphysaire et les régions condyliennes de
                    la mandibule sont formées par ossification enchondrale. Les autres pièces sont
                    formées par ossification dermique. La suite du développement permet la soudure
                    des pièces squelettiques buccales dont les origines sont différentes.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le tissu osseux, la croissance et l'évolution de ses fonctions au cours de la vie</title>
                <para>Au cours de la vie, le tissu osseux croît et se résorbe. </para>
                <para>Dans l'espèce humaine, l'ossification débute pendant la sixième semaine de
                    développement. Durant les quatre premières années de vie, la croissance des os
                    est rapide. Dans les os longs, elle est réalisée grâce à la persistance de
                    cartilage dit de conjugaison à la jonction entre épiphyse et diaphyse. Les
                    cellules cartilagineuses prolifèrent et sont organisées en files parallèles à
                    l'axe longitudinal de l'os. L'allongement de la diaphyse en résulte, et en
                    conséquence de l'os. Au fur et à mesure de la formation de nouveaux
                    chondrocytes, le tissu cartilagineux est transformé en tissu osseux. Lorsque
                    tout le tissu cartilagineux est transformé en tissu osseux, la croissance en
                    longueur de l'os est terminée.</para>
                <para>Le maximum du capital osseux est atteint à vingt ans. À partir de quarante ans,
                    une diminution osseuse se produit. Elle concerne par exemple l'os compact de
                    l'enveloppe des os plats et courts. Elle est liée à l'augmentation du remodelage
                    et de la résorption qui entraîne un amincissement et une fragilisation du tissu
                    osseux.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Le corps des Vertébrés est soutenu par les os dont le principal constituant est le
            tissu osseux. Outre sa fonction de soutien, le tissu osseux assure la protection des
            organes thoraciques, du système nerveux central et du tissu hématopoïétique, contribue à
            l'équilibre phosphocalcique et produit des messagers chimiques, notamment des hormones.
            À la fois rigide, flexible et relativement élastique, il ne se déforme pas sous l'effet
            de la gravité, résiste aux chocs et aux contraintes mécaniques sans rompre.</para>
            <para>En relation avec sa composition, le tissu osseux possède une densité élevée. Si elle
            n'est pas un inconvénient en milieu aquatique ou terrestre pour les Vertébrés vivant au
            contact du substrat, elle est un problème important pour la locomotion par le vol,
            adoptée par la plupart des Oiseaux. Ces animaux possèdent des os qualifiés de
            pneumatiques dans lesquels une partie du tissu osseux et de la moelle osseuse est
            remplacée par des lacunes dans lesquelles s'insinuent des sacs aériens. Cet agencement
            conduit à un allègement du squelette, favorisant le vol.</para>
            <para>Le tissu osseux est en remaniement permanent, ce qui permet le maintien de ses
                fonctions et de ses propriétés malgré les années et les fractures. Il est difficile
                de le remplacer par un matériau exogène, mais en cas de fracture la zone lésée peut
                être renforcée par du titane. Il s'agit d'un métal très résistant, capable
                d'absorber et de dissiper une grande quantité d'énergie. En revanche, son rôle est
                limité à des fonctions purement mécanique.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                <title>Livres</title>
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                    <title>Influence de de l'hétérogénéité des propriétés mécaniques sur la résistance
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                    <title>L'os un tissu vivant - Le remodelage osseux: du normal au pathologique [vidéo
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        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les organismes animaux sont généralement mobiles, capables de déplacer leur corps dans
            leur environnement, mais aussi de réaliser des mouvements, déplacements de pièces
            corporelles.</para>
            <para>La fonction de locomotion assure le déplacement global du corps. Selon le milieu de
            vie et le plan d'organisation, divers modes de locomotion existent parmi lesquels
            figurent la nage, la marche, le vol, la saltation. Il s'agit respectivement de
            déplacements en milieu aquatique impliquant des appuis sur l'eau, en milieu aquatique ou
            aérien avec des appuis sur le substrat, en milieu aérien avec des appuis sur l'air, en
            milieu aérien avec un appui sur le substrat et une suspension. À cet égard, le Criquet
            et la Grenouille ont les capacités communes de marcher et de sauter.</para>
            <para>Les déplacements des organismes animaux et de leurs pièces corporelles impliquent deux
            dispositifs anatomiques principaux, le système musculaire et le système squelettique, et
            un contrôle par le système nerveux. Le système musculaire est formé d'organes, les
            muscles, ayant la capacité de se contracter et de se relâcher, ce qui conduit à leur
            raccourcissement et leur allongement, respectivement. Le système squelettique est le
            plus souvent constitué de pièces rigides assurant le soutien de l'organisme et
            contribuant à déterminer sa forme. </para>
            <para>Le squelette du Criquet est principalement représenté par son enveloppe corporelle,
            formée de plaques rigides et articulées, la cuticule. Localisée à l'extérieur de
            l'organisme, elle constitue un exosquelette. En raison de sa présence, la musculature
            n'est pas visible.</para>
            <para>Par opposition, le squelette de la Grenouille est représenté par un ensemble d'os
            internes, rigides et articulés. Il s'agit d'un endosquelette, peu visible extérieurement
            alors que la musculature est visible sous forme de renflements recouverts par le
            tégument souple. </para>
            <para>La mobilité implique généralement une interaction avec l'environnement. En quoi
            consiste-t-elle ?</para>
            <para>Comment squelette et muscles interviennent-ils dans la mobilité ?</para>
            <para>Quelles sont les conséquences de la localisation du squelette sur la mobilité ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Se mouvoir : interagir avec l'environnement</title>
            <para>Le corps des animaux est formé de cellules agencées en tissus, organes, appareils et
            systèmes. Il contient une importante quantité d'eau répartie dans des compartiments
            liquidiens intracellulaire et extracellulaire, ce dernier incluant le compartiment
            intratissulaire et le compartiment extratissulaire. Bien que maintenu aux différentes
            échelles par des structures élastiques comme les membranes et les matrices
            extracellulaires, en absence de structure de soutien, il se déforme lorsqu'il est soumis
            à des contraintes exercées par l'environnement. </para>
            <para>L'environnement exerce sur les animaux deux forces principales et opposées : la
            gravité, qui tend à provoquer l'affaissement du corps sous son poids, et la poussée
            d'Archimède, qui tend à le soutenir. En milieu aérien, la poussée d'Archimède est faible
            et l'impact de la gravité est plus significatif qu'en milieu aquatique.</para>
            <para>En dépit de ces contraintes, le corps possède une forme définie. Elle est liée à la
            présence du squelette, structure de soutien jouant le rôle de charpente, en relation
            avec une relative rigidité. </para>
            <sect2>
                <title>Se mouvoir : exercer une force sur son environnement</title>
                <figure>
                    <title>Voir la vidéo "Marche du Criquet"</title>
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                                        <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la
                                        <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation
                                            Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                            International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Clément Dumas</holder>
                                        <holder>Marthe Priouret</holder>
                                        <holder>Mélie Talaron</holder>
                                        <holder>Julien Turrel</holder>
                                    </copyright>
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                                            Commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0
                                            International.</link>
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                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Clément Dumas</holder>
                                        <holder>Marthe Priouret</holder>
                                        <holder>Mélie Talaron</holder>
                                        <holder>Julien Turrel</holder>
                                    </copyright>
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                    <caption>
                        <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/22_video_01.mp4">au
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                        </simpara>
                    </caption>
                </figure>
                <para>Le déplacement du Criquet sur une paroi implique une alternance coordonnée de
                posés et de levés des différents appendices sur le support. Ils permettent des
                appuis successifs en des points de plus en plus antérieurs, et ainsi un déplacement
                vers l'avant correspondant à la marche. Deux structures constitutives des appendices
                apparaissent fondamentales dans le déplacement : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>leur extrémité distale  interagissant avec le support ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les articulations permettant les mouvements des pièces formant les
                        appendices les unes par rapport aux autres.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>La marche d'un animal, à l'image de celle du Criquet, est une alternance de posés
                    et de levés des appendices ou des membres locomoteurs, c'est-à-dire de contacts
                    et de non contacts avec le sol, dus à des mouvements des segments des appendices
                    ou des membres autour d'articulations. Il s'agit d'interactions avec un support,
                    en l'occurrence le sol.</para>
                <para>En quoi consistent ces interactions et quelles sont les forces en présence
                ?</para>
                <figure>
                    <title>Forces appliquées à un organisme humain en marche</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Clément Dumas</holder>
                                        <holder>Marthe Priouret</holder>
                                        <holder>Mélie Talaron</holder>
                                        <holder>Julien Turrel</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Dans le cas de la marche, interviennent :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>le poids, dû à la gravité, force verticale dirigée vers le sol et
                        appliquée sur le centre de gravité ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la force musculaire prenant la forme d'une poussée dont l'orientation
                        varie avec la conformation de l'appendice ou du membre ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la force de réaction du sol, égale et opposée à la poussée, assurant la
                        propulsion du corps.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Le squelette des appendices ou des membres soulève le corps au-dessus du sol et en assure le
                    soutien. Lorsque le centre de gravité se projette verticalement sur la surface
                    d'appui, le corps est en équilibre, les masses corporelles étant réparties
                    également autour du centre de gravité. Il est aussi responsable de la
                    transmission de la force musculaire au sol et détermine son orientation en
                    fonction du type d'articulation impliqué notamment.</para>
                <para>Le squelette des animaux, qu'il soit interne ou externe, est rigide et permet à
                    l'organisme de conserver sa forme. Il est formé de pièces articulées, notamment
                    au niveau des appendices ou des membres, constitués de segments mobiles les uns
                    par rapport aux autres. Sa rigidité et la mobilité de ses pièces constitutives
                    sont essentielles dans les interactions avec le milieu et notamment l'exercice
                    d'une action engendrant une réaction, processus à la base du déplacement.</para>
                <para>Comment les pièces squelettiques ont-elles mises en mouvement ?</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Se mouvoir : une interaction des systèmes squelettique et musculaire</title>
                <para/>
                <figure>
                    <title>Symphyse pubienne de Grenouille en vue ventrale </title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Mélie Talaron</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Chez les Vertébrés, les os du bassin sont généralement soudés ventralement et
                forment une symphyse pubienne. L'une des extrémités des muscles adducteurs des
                membres postérieurs y est fixée, l'autre étant fixée sur la face interne du fémur.
                La contraction des muscles adducteurs correspondant à leur raccourcissement a pour
                conséquence de rapprocher les membres postérieurs du corps après qu'ils en aient été
                écartés, en provoquant leur pivotement au niveau de l'articulation de la
                hanche.</para>
                <para>De manière générale, les extrémités des muscles sont fixées sur des pièces
                squelettiques différentes, de part et d'autre d'une articulation. Chez les animaux à
                squelette interne, la fixation est réalisée sur la surface externe des pièces
                squelettiques alors que chez les animaux à squelette externe, l'insertion est située
                sur la face interne des pièces squelettiques. Ainsi le raccourcissement ou
                l'allongement des muscles conduit à un déplacement des pièces squelettiques les unes
                par rapport aux autres, autour des articulations. </para>
                <para>Les articulations des Vertébrés sont formées par la juxtaposition des extrémités
                os, maintenue par des ligaments.</para>
                <figure>
                    <title>Membrane articulaire de patte de Grillon en coupe transversale (Collection de
                        l'ENS de Lyon) </title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/22_figure_04.jpg" width="700" format="jpg">
                                <info>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Clément Dumas</holder>
                                        <holder>Marthe Priouret</holder>
                                        <holder>Mélie Talaron</holder>
                                        <holder>Julien Turrel</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Chez les Arthropodes, les articulations sont des régions fines et souples de la
                cuticule situées entre deux pièces squelettiques reliées par un même muscle. La
                cuticule des Arthropodes est constituée de trois couches. De l'extérieur vers
                l'intérieur, ce sont :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>l'épicuticule composée de cires et de lipoprotéines ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>l'exocuticule formée de chitine et de sclérotines, arthropodines tannées
                        ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>l'endocuticule constituée de chitine et d'arthropodines non
                        tannées.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>La chitine est un polymère de N-acétylglucosamine, fibreux et agencé en feuillets.
                Elle confère à la cuticule flexibilité et résistance mécanique. Les arthropodines
                sont des protéines ne modifiant pas les propriétés mécaniques de la cuticule. Leur
                tannage, qui les transforme en sclérotines, conduit à la formation d'un réseau
                rigidifiant et imperméabilisant la couche dans laquelle elles sont présentes. Au
                niveau des membranes articulaires, la flexibilité de la cuticule est liée à
                l'absence d''exocuticule le plus souvent. La présence d'une protéine élastique, la
                résiline, y contribue également.</para>
                <para>Finalement, les systèmes squelettique et musculaire sont associés dans la
                mobilité, que le squelette soit externe ou interne. Les pièces du squelette, dont la
                masse est parfois importante relativement à la masse corporelle totale, sont mises
                en mouvement grâce aux muscles qui y sont fixés, dont la longueur varie avec l'état
                de contraction ou de relâchement. Les pièces squelettiques se déplacent les unes par
                rapport aux autres autour des articulations et interagissent avec l'environnement en
                exerçant une action engendrant une réaction.</para>
                <para>Comment les forces constituant l'action sont-elles produites et transmises
                ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Se mouvoir : production et transmission d'une force</title>
            <sect2>
                <title>De la contraction musculaire à la force</title>
                <figure>
                    <title>Muscle squelettique de Triton en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
                        <imageobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Clément Dumas</holder>
                                        <holder>Marthe Priouret</holder>
                                        <holder>Mélie Talaron</holder>
                                        <holder>Julien Turrel</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Comme tous les muscles, les muscles associés au squelette, qu'il soit externe ou
                interne, ont la capacité de se contracter et de se relâcher. La contraction provoque
                la réduction de la longueur du muscle et le relâchement conduit à son augmentation. </para>
                <para>Chez les Vertébrés, les muscles squelettiques sont constitués de volumineuses
                cellules allongées appelées myocytes ou fibres musculaires. Elles possèdent
                plusieurs noyaux périphériques. En coupe transversale, leur cytoplasme apparaît
                finement ponctué alors qu'en coupe longitudinale, il est strié transversalement.
                Chacune est entourée de tissu conjonctif fibreux, l'endomysium. Elles sont groupées
                en faisceaux également entourés de tissu conjonctif fibreux, le périmysium.
                L'ensemble du muscle présente aussi une enveloppe conjonctive, l'épimysium. Les
                contractions et les relâchements des muscles résultent de raccourcissements et
                d'allongements des faisceaux et des cellules musculaires qui les constituent.</para>
                <para>Les ponctuations cytoplasmiques révèlent la présence d'unités structurales et
                fonctionnelles longitudinales au sein des cellules musculaires, les myofibrilles.
                Elles sont formées d'une juxtaposition de sous-unités appelées sarcomères,
                constitués de filaments de myosine et de filaments d'actine disposés parallèlement à
                l'axe longitudinal des myofibrilles. Leur distribution régulière dans les sarcomères
                est à l'origine des stries transversales. Le coulissement des filaments d'actine le
                long des filaments de mysoine provoque le raccourcissement des sarcomères, des
                myofibrilles et en conséquence de la cellule musculaire, qui conduit à la
                contraction du muscle. Le coulissement consomme de l'ATP, et consiste en une
                conversion de l'énergie chimique que contient cette molécule en énergie
                mécanique.</para>
                <para>Les extrémités du muscle étant fixées sur les pièces squelettiques, son
                raccourcissement est à l'origine d'une force s'appliquant sur les pièces
                squelettiques et tendant à les rapprocher. Le taux de raccourcissement des fibres et
                le nombre de faisceaux de fibres impliqués dans la contraction conditionnent la
                force développée par le muscle. La contraction des muscles striés squelettiques est
                donc est le moteur des mouvements corporels. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>De la force au déplacement des pièces squelettiques</title>
                <para>La force générée par le muscle en contraction est transmise aux pièces
                    squelettiques de l'organisme. La transmission de la force est assurée par la
                    fixation du muscle sur le squelette.</para>
                <figure>
                    <title>Symphyse pubienne de Grenouille juvénile en coupe longitudinale (Collection
                        de l'ENS de Lyon) </title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/22_figure_06.jpg" width="800" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Clément Dumas</holder>
                                        <holder>Marthe Priouret</holder>
                                        <holder>Mélie Talaron</holder>
                                        <holder>Julien Turrel</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Dans le cas d'un endosquelette, il existe deux formes d'insertion des muscles sur
                    le squelette.</para>
                <para>L'insertion directe est réalisée par soudure de l'épimysium, tissu conjonctif
                    dense entourant le muscle, à la surface de l'os ou du cartilage, formée
                    respectivement de périoste ou de périchondre. </para>
                <para>L'insertion indirecte implique un tendon cylindrique ou une aponévrose en
                feuillet, tous deux formés de tissu conjonctif dense riche en fibres de collagène
                orientées parallèlement, fixé sur le périoste ou le périchondre. La continuité
                mécanique du muscle et du tendon ou de l'aponévoses est due à la présence de
                jonctions entre les cellules musculaires et la matrice extracellulaire, notamment
                d'hémidesmosomes.</para>
                <figure>
                    <title>Paroi corporelle du Criquet en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                        Lyon) </title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Clément Dumas</holder>
                                        <holder>Marthe Priouret</holder>
                                        <holder>Mélie Talaron</holder>
                                        <holder>Julien Turrel</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Dans le cas des Insectes, animaux possédant un exosquelette, les fibres
                musculaires semblent insérées sur l'épiderme et l'épiderme relié à la cuticule. À
                l'échelle cellulaire, la membrane de la région basale des cellules épidermiques
                forme des interdigitations engrenées avec les replis de la membrane des fibres
                musculaires, portant des jonctions intercellulaires en particulier des desomosomes.
                La membrane de leur région apicale forme des digitations au contact de la cuticule,
                au niveau desquelles des hémidesmosomes sont présents. À l'extérieur des cellules,
                des fibres en émanent et traversent la cuticule jusqu'à s'accoler à la face interne
                de l'épicuticule. Le cytoplasme des cellules épidermiques contient d'abondants
                microtubules agencés selon leur axe basoapical. Ils sont reliés aux desmosomes
                basaux d'une part et aux hémidesmosomes apicaux d'autre part. Ainsi, les fibres
                musculaires sont en continuité mécanique avec la face interne de l'épicuticule par
                l'intermédiaire des desmosomes les reliant aux cellules épidermiques, des
                microtubules des cellules épidermiques, des hémidesmosomes associant cellules
                épidermiques et face interne de la cuticule et des fibres traversant la cuticule. Un
                tel dispositif assure une fixation solide des muscles sur la cuticule, autorisant la
                transmission des forces, mais offre également la possibilité d'une désolidarisation
                des deux structures, permettant le renouvellement de la cuticule lors des
                mues.</para>
                <figure>
                    <title>Apodème de thorax de Grillon en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                        Lyon) </title>
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                                <info>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Clément Dumas</holder>
                                        <holder>Marthe Priouret</holder>
                                        <holder>Mélie Talaron</holder>
                                        <holder>Julien Turrel</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'épiderme et la cuticule forment parfois des invaginations à l'intérieur du
                corps, appelées apodèmes. Les muscles s'y fixent, de la même manière que sur la
                paroi corporelle.</para>
                <para>Finalement, que le squelette soit externe ou interne, se mouvoir implique une
                    coopération entre les systèmes squelettique et musculaire, rendue possible par
                    l'insertion des muscles sur les pièces squelettiques. Les fixations des muscles
                    sur les squelettes sont diverses, internes ou externes, directes ou indirectes
                    par l'intermédiaire de tendons ou d'aponévroses. </para>
                <para>La locomotion implique le déplacement relatif des pièces squelettiques, autour
                    de pivots correspondant aux articulations. Que le squelette soit externe ou
                    interne, pièces squelettiques et articulations sont des dispositifs anatomiques
                    comparables à des leviers. Les leviers sont formés de deux barres rigides
                    mobiles autour d'un point fixe correspondant à un axe de rotation et soumises à
                    deux forces qui tendent à les faire pivoter. La contraction du muscle parallèle
                    à la première pièce squelettique entraîne une traction de la seconde pièce
                    squelettique sur laquelle il est inséré et, par rotation au niveau de
                    l'articulation, le rapprochement des deux.</para>
                <para>Toutefois, la constitution des articulations diffère selon le squelette. Dans
                le cas d'un exosquelette, les pièces squelettiques sont reliées par une membrane
                articulaire souple avec laquelle elles sont en continuité. La forme des extrémités
                des pièces squelettiques en présence détermine les types de mouvements possibles.
                Dans le cas d'un endosquelette, les pièces squelettiques sont juxtaposées et
                maintenues par des ligaments, formés de tissu conjonctif fibreux dense. La position
                des ligaments et la forme des surfaces articulaires conditionnent les types de
                mouvements possibles. </para>
                <para>En quoi la localisation du squelette contraint-elle la mobilité ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Se mouvoir : des contraintes liées à la localisation du squelette</title>
            <sect2>
                <title>Amplitude des articulations et diversité des mouvements</title>
                <figure>
                    <title>Anatomie du membre postérieur droit de Grenouille en vue dorsale</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Mélie Talaron</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <figure>
                    <title>Anatomie de l'autopode postérieur droit de Grenouille en vue dorsale </title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Mélie Talaron</holder>
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                <para>Le membre postérieur de la Grenouille comporte trois articulations, la hanche, le
                    genou et la cheville. La hanche, articulation entre le bassin et le fémur, est
                    constituée de deux portions de sphères, respectivement creuse et pleine,
                    s'imbriquant l'une dans l'autre. Elle est qualifiée de sphéroïde et permet des
                    mouvements dans les trois directions de l'espace. Le genou, articulation entre
                    le fémur et le tibia, est formé des extrémités de deux os restant toujours dans
                    un même plan. Il s'agit d'une articulation de type charnière, qui permet les
                    mouvements dans un plan.</para>
                <para>Il existe donc plusieurs types d'articulations dans les membres des Vertébrés à
                squelette interne, déterminant les mouvements possibles. </para>
                <para>Les articulations des Euarthropodesà squelette externe sont toutes de type
                    charnière. Toutefois, les appendices du Criquet possèdent entre le thorax et le
                    fémur deux articulations de type charnière, qui permettent des mouvements du
                    fémur dans les trois directions de l'espace. Ces deux articulations sont
                    équivalentes à une unique articulation sphéroïde en termes de liberté de
                    mouvement.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Masse et volume musculaire</title>
                <para>Dans le cas d'un squelette interne, les muscles sont situés autour des os. Ils ne
                    sont pas contenus dans un espace fini leur imposant un volume maximal. En
                    revanche, dans le cas d'un squelette externe, les muscles sont localisés à
                    l'intérieur du squelette. Ils sont contenus dans un espace fini qui conditionne
                    leur volume maximal.</para>
                <para>Plus un squelette est de grande taille, plus les pièces qui le constituent sont
                    épaisses ce qui lui confère sa solidité. En conséquence, la masse du squelette
                    est d'autant plus élevée que ses dimensions sont importantes. Dans le cas d'un
                    squelette interne les muscles peuvent se développer suffisamment autour des os
                    et ainsi mettre en mouvement la masse élevée du squelette. Les mouvements
                    locomoteurs sont possibles. En revanche, dans le cas d'un squelette externe, à
                    partir d'un certain seuil le volume musculaire nécessaire à la mise en mouvement
                    de la masse squelettique et à la locomotion devient supérieur au volume corporel
                    délimité par le squelette. Les organismes à squelette externe possèdent une
                    taille maximale beaucoup plus réduite que celle des organismes à squelette
                    interne.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les squelettes externe et interne sont deux dispositifs anatomiques permettant de
                soutenir le corps soumis à la force de gravité de par leur rigidité. L'association
                des muscles avec le squelette lui permet d'une part de maintenir l'organisme en
                équilibre et d'autre part d'appliquer sur l'environnement une force contraire et
                supérieure à la force de gravité, rendant possible la locomotion.</para>
            <para>Les muscles sont fixés sur les pièces squelettiques de manière spécifique, sur la
            surface interne du squelette chez les Euarthropodes et sur sa surface externe chez les
            Vertébrés. Si la fixation est permanente dans le cas des endosquelettes, elle ne l'est
            pas dans celui des exosquelettes en relation avec la croissance par mue.</para>
            <para>Les articulations par lesquelles sont jointes les pièces squelettiques des appendices
            et membres locomoteurs diffèrent également selon le type de squelette, en termes de
            nature et de forme. </para>
            <para>Une autre différence réside dans la limitation du volume musculaire disponible par le
            volume du corps, défini par le squelette, existant chez les animaux à exosquelette
            seulement.</para>
            <para>Toutefois, le squelette n'est pas uniquement associé au mouvement mais aussi à la
                protection des individus qui le portent : c'est le cas de l'ensemble de la cuticule
                des Euarthropodes ou de la boite crânienne chez les Crâniates. </para>
        </sect1>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://jupiter.plymouth.edu/~lts/invertebrates/Examinations/classnotes/95nov03.html">http://jupiter.plymouth.edu/~lts/invertebrates/Examinations/classnotes/95nov03.html </link>
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        </bibliography>
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        <info>
            <title>La reptation chez les animaux</title>
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                        <firstname>Charlotte</firstname>
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                    <email>evan.force@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>La plupart des animaux se déplacent dans leur environnement grâce à des mouvements
            corporels. La faculté de se mouvoir relève de la fonction de locomotion. </para>
            <para>La locomotion implique une action exercée par l'organisme sur son environnement,
            correspondant en première approximation à une poussée. Elle provoque une réaction de
            l'environnement, responsable de la propulsion de l'organisme. La locomotion s'appuie sur
            le principe physique fondamental des actions réciproques ou phénomène d'action-réaction,
            décrit par la troisième loi de Newton.</para>
            <para>Les dispositifs anatomiques impliqués dans la locomotion sont généralement des
            expansions corporelles, appendices ou membres, mis en mouvement et interagissant avec
            l'environnement. La mise en mouvement est réalisée grâce aux muscles, organes ayant des
            capacités contractiles, et l'interaction avec l'environnement grâce au squelette,
            constitué de pièces rigides. Les muscles sont fixés aux pièces squelettiques reliées par
            des articulations. Leur contraction est à l'origine d'un raccourcissement se traduisant
            par une force provoquant le pivotement des pièces squelettiques autour de
            l'articulation. En raison de leur rigidité, les pièces squelettiques transmettent la
            force musculaire à l'environnement, phénomène correspondant à l'action.</para>
            <para>Les appendices et les membres assurent le plus souvent le soulèvement du corps
            au-dessus du substrat. Les frottements sur le substrat sont alors réduits, et la
            locomotion en est facilitée. Toutefois certains êtres vivants, comme les Lombrics, les
            Escargots ou encore les Serpents, sont dépourvus d'appendices ou de membres.</para>
            <para>En conséquence, une part importante de leur surface corporelle ventrale est au contact
            du substrat sur lequel ils se déplacent par un processus appelé reptation.</para>
            <para>En quoi consiste exactement la reptation ? </para>
            <para>Quelles sont les adaptations morphologiques, anatomiques et physiologiques impliquées
            dans ce mode de locomotion ? </para>
            <para>Existe-t-il une diversité de ce mode de locomotion ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La reptation en ligne droite, sans courbure corporelle</title>
            <para>Quels sont les mouvements et les structures corporels impliqués dans la reptation
            ?</para>
            <sect2>
                <title>La reptation avec un hydrosquelette et un dispositif de transmission rigide des
                forces</title>
                <sect3>
                    <title>La progression rectilinéaire du Lombric : un enchaînement coordonné de
                    déformations des segments corporels et d'ancrages des soies dans le sol</title>
                    <figure>
                        <title>Morphologie du Lombric en vue
                            dorsale</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
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                                        <copyright>
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                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>Le Lombric (<emphasis role="italic">Lumbricus terrestris</emphasis>) est une
                    Annélide oligochète. Très commun, il a un mode de vie fouisseur mais rampe
                    parfois en surface.</para>
                    <para>Son corps est formé d'un grand nombre d'anneaux (environ 150) également
                    appelés segments ou métamères. Ils sont déformables, en conséquence il possède
                    une grande capacité d'extension. </para>
                    <figure>
                        <title>Voir la vidéo "Reptation du Lombric"</title>
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                                            de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
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                        <caption>
                            <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/23_video_01.mp4">au
                                format .mp4</link>
                                <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/23_video_01.webm">au format .webm</link>
                            </simpara>
                        </caption>
                    </figure>
                    <para>Si au repos, le corps du Lombric présente une longueur et un diamètre
                    caractéristiques, ils peuvent varier considérablement avec l'allongement ou le
                    raccourcissement des segments corporels liés aux contractions et relâchements de
                    la musculature. Ils sont combinés respectivement à une réduction et une
                    augmentation de leur diamètre. De telles variations interviennent dans le
                    déplacement du Lombric, permettant à l'animal d'avancer en ligne droite, sans
                    courbure corporelle.</para>
                    <para>Localement, le déplacement du Lombric implique l'allongement d'un segment vers
                    l'avant, l'ancrage de fines expansions appelées soies dans le substrat
                    fournissant un appui, puis le raccourcissement du segment. Le corps est parcouru
                    d'ondes d'allongement et de raccourcissement des segments, coordonnées,
                    permettant la progression vers l'avant de proche en proche.</para>
                    <para>Finalement, le Lombric se déplace en ligne droite et sans courbure corporelle.
                    Il pratique la reptation rectilinéaire aussi nommée progression apode
                    rectilinéaire. </para>
                    <para>Quelles sont les structures corporelles impliquées dans la progression apode
                    rectilinéaire ? </para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>Les muscles et les soies à l'origine de la progression rectilinéaire du
                    Lombric</title>
                    <figure>
                        <title>Métamère de Lombric
                                en coupe transversale (Collection
                        personnelle)</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Evan Force</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <figure>
                        <title>Métamère de Lombric
                                en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                            Lyon)</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Evan Force</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>Un métamère de Lombric est recouvert par un épiderme unistratifié. Il surmonte
                    une première tunique de muscles circulaires métamérisés, entourant une tunique
                    plus profonde de muscles longitudinaux continus sur toute la longueur du corps.
                    Il contient une cavité appelée cavité cœlomique, délimitée par une fine
                    enveloppe et remplie de liquide. Le liquide, qualifié de cœlomique, est
                    incompressible mais déformable. </para>
                    <para>Musculature pariétale et cavité cœlomique forment un hydrosquelette, la
                    contraction simultanée des muscles circulaires et longitudinaux conduisant à une
                    rigidifiation corporelle. La contraction des muscles circulaires et le
                    relâchement des muscles longitudinaux engendrent une déformation de la cavité
                    cœlomique, conduisant à un allongement du segment et une réduction de son
                    diamètre. Inversement le relâchement des muscles circulaires et la contraction
                    des mucles longitudinaux provoquent un raccourcissement du segment et une
                    augmentation de son diamètre. </para>
                    <para>Chaque métamère porte en outre deux paires de soies, productions épidermiques,
                    en position ventrale. </para>
                    <figure>
                        <title>Reptation par progression rectilinéaire chez le Lombric à l'échelle de
                        deux métamères</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Evan Force</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
                                </imagedata>
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                        </mediaobject>
                    </figure>
                    <para>À l'échelle de deux métamères, les soies du segment 1 sont ancrées dans le
                    sol, tandis les muscles circulaires du segment 2 sont contractés, provoquant son
                    allongement. Ensuite, les soies du segment 2 sont ancrées et les soies du
                    segment 1 retirées. Simultanément, les muscles circulaires du segment 1 et les
                    muscles longitudinaux du segment 2 sont contractés. En conséquence le segment 1
                    s'allonge et le segment 2 raccourcit.</para>
                    <para>L'enchaînement des contractions ainsi décrit est répété dans tous les segments
                    du Lombric et constitue des ondes de contractions responsables de la reptation
                    par progression rectilinéaire. </para>
                    <para>La progression apode rectilinéaire n'est pas seulement pratiquée par le
                    Lombric, certains Eumollusques gastéropodes présentent également ce mode de
                    locomotion.</para>
                </sect3>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La reptation avec un
                    hydrosquelette et une substance adhésive</title>
                <sect3>
                    <title>La progression rectilinéaire de l'Escargot : une onde de contractions du pied
                    sur un mucus</title>
                    <figure>
                        <title>Voir la vidéo "Reptation de l'Escargot"</title>
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                                            <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les termes
                                            de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
                                        </legalnotice>
                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Evan Force</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                                            de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
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                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Evan Force</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                        <caption>
                            <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/23_video_02.mp4">au format .mp4</link>
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                        </caption>
                    </figure>
                    <para>Le déplacement de l'Escargot (<emphasis>Cepaea sp.</emphasis>) sur un support
                    est réalisé grâce au pied, parcouru d'ondes de contractions se propageant de
                    l'arrière vers l'avant, de l'extrémité postérieure du pied vers la tête. À la
                    manière d'un bourrelet de tapis, les ondes de contractions du pied se déplacent
                    vers l'avant et se répètent à partir de l'arrière du pied, permettant à l'animal
                    d'avancer d'un millimètre à chaque onde.</para>
                    <para>Entre le pied et le support, un mucus est déposé, sur lequel est en réalité
                    réalisée la reptation. Lorsque le pied est immobile, le mucus est solide du fait
                    de la présence d'un réseau élastique de protéines engendrant sa cohésion. Il
                    agit comme un socle permettant à l'animal de prendre appui et de se propulser.
                    Lorsque la région postérieure du pied se contracte, le mucus devient liquide en
                    raison de la désorganisation du réseau élastique de protéines dans la région
                    contractée, le pied peut alors glisser localement dessus. Le mucus a un rôle
                    essentiel, ses changements de consistance liés à l'action des muscles du pied,
                    permettent à l'Escargot de progresser en ligne droite et sans courbure
                    corporelle. </para>
                </sect3>
                <sect3>
                    <title>Le pied musculeux et la glande pédieuse à l'origine de la progression apode
                    rectilinéaire de l'Escargot </title>
                    <figure>
                        <title>Escargot en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
                                            </simpara>
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                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Evan Force</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>Le corps de l'Escargot, comme celui de la plupart des Gastéropodes, comporte
                    une tête antérieure portant la bouche, un pied ventral formant une sole
                    prédieuse et une masse viscérale dorsale. Un repli du tégument, le manteau,
                    délimite originellement une cavité palléale et sécrète une coquille.</para>
                    <figure>
                        <title>Pied d'Escargot en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                        Lyon)</title>
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                                            <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
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                                        <copyright>
                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Evan Force</holder>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>Le pied est recouvert d'un épithélium simple, prismatique et cilié, dans
                    lequel de nombreuses cellules glandulaires sont présentes. Il est principalement
                    constitué de fibres musculaires entrelacées avec du tissu conjonctif fibreux.
                    Leurs contractions se propageant de proche en proche constituent les ondes de
                    contractions locomotrices. </para>
                    <para>Organe musculeux à rôle locomoteur, le pied contient également des statocystes
                    ayant un rôle dans la perception de la gravité.</para>
                    <figure>
                        <title>Glande pédieuse d'Escargot en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                        Lyon)</title>
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                                            termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                                d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                                conditions 4.0 International.</link>
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                                        </legalnotice>
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                                            <year>2018</year>
                                            <holder>Evan Force</holder>
                                            <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        </copyright>
                                    </info>
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                    </figure>
                    <para>Le pied est associé à une glande sécrétrice de mucus, la glande pédieuse ou
                    glande à mucus contribuant à la locomotion. Le mucus sécrété par cette glande
                    est composé principalement d'eau et de sels minéraux, de mucopolysaccharides
                    mais également de mucoprotéines. Il a la particularité de ne pas s'écouler au
                    repos. En absence de contrainte physique, à l'état solide, il agit comme une
                    colle permettant à l'Escargot de se fixer sur n'importe quelle surface, et sert
                    également de protection pour le pied. Soumis à une force, au-delà d'un certain
                    seuil il devient liquide et se comporte comme un fluide newtonien commun, l'eau
                    par exemple.</para>
                    <para>En relation avec ces propriétés, le mucus produit par la glande pédieuse des
                    Gastéropodes relève des liquides viscoplastiques ou liquides à seuil, de la
                    catégorie des liquides non-newtoniens. </para>
                    <para>La progression apode rectilinéaire est également pratiquée par certains Vertébrés apodes.</para>
                </sect3>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La reptation avec un squelette rigide et des aspérités cutanées</title>
                <figure>
                    <title>Écailles de Serpent en vue externe (Collection de l'Université Jean
                    Monnet)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Evan Force</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La progression apode rectilinéaire des Vertébrés apodes, en l'occurrence des
                Serpents massifs ayant un diamètre important comme le Boa constricteur
                    (<emphasis>Boa constrictor</emphasis>), consiste en un déplacement du corps vers
                l'avant, en ligne droite et sans courbure. </para>
                <para>Des muscles relient les côtes à des sections ventrales du tégument, ils sont
                appelés muscles costo-cutanés. Selon leur niveau dorsoventral d'insertion sur les
                côtes sont distingués les muscles costo-cutanés supérieurs et costo-cutanés
                inférieurs, antagonistes. La contraction des muscles costo-cutanés supérieurs
                soulève localement le ventre du sol en direction de l'avant et permet le
                redressement des écailles ventrales qui prennent appui sur le substrat. Le
                relâchement des muscles costo-cutanés supérieurs et la contraction des muscles
                costo-cutanés inférieurs provoque à l'inverse l'affaissement des écailles et la
                propulsion vers l'avant.</para>
                <para>La face ventrale progresse donc par à-coups successifs mais l'axe vertébral avance
                continûment. </para>
                <para>Existe-t-il d'autres modes de reptation que la progression rectilinéaire ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La reptation, des modalités diverses </title>
            <para>La reptation est un mode de locomotion pratiqué par plusieurs Vertébrés appartenant
            au groupe des Lissamphibiens, notamment quelques Urodèles allongés comme la Sirène
            lacertine (<emphasis>Siren lacertina</emphasis>) et les Gymnophiones également appelés
            Apodes comme la Cécilie à rayures jaunes (<emphasis>Ichthyophis beddomei</emphasis>), et
            au groupe des reptiles Squamates comprenant les Serpents et Lézards apodes.</para>
            <para>Tous sont des animaux apodes, mais leurs morphologies diffèrent. </para>
            <para>Les différents Vertébrés apodes pratiquent-ils un même mode de reptation ?</para>
            <para>Les structures corporelles impliquées dans la reptation sont-elles semblables ou
            différentes ?</para>
            <sect2>
                <title>La progression en accordéon</title>
                <para>Lorsque le support de reptation présente des aspérités distantes ou rares,
                la reptation consiste en un déplacement de longues portions du corps d'une aspérité
                à l'autre, comme dans le cas d'un Serpent se déplaçant dans un couloir étroit. </para>
                <para>Schématiquement, certaines parties du corps sont en appui sur le substrat et
                engendrent le déplacement des parties voisines, qui sont poussées ou tirées. Les
                zones d’appui sont rectilignes et les zones mobiles sont sinueuses. Les appuis sont
                dus à des augmentations locales des frottements, liées par exemple au redressement
                des écailles ventrales ou à une hétérogénéité du milieu. Ils se déplacent vers
                l’arrière du corps au fur et à mesure que l’animal avance, chaque point du corps est
                ainsi successivement en appui et mobile.</para>
                <para>Le mouvement est lié à une onde de contractions musculaires parcourant le
                corps d'avant en arrière, provoquant un déplacement périodique latéral et finalement
                un déplacement périodique antéro-postérieur.</para>
                <para>En relation avec la forme du corps pendant le déplacement, ce mode de reptation
                est dit progression en accordéon.</para>
                <para>Lorsque le support de reptation est meuble, comme le sable, le déplacement semble
                impliquer des roulements du corps sur les côtés, par exemple chez le Crotale
                    (<emphasis>Crotalus vegrandis</emphasis>).</para>
                <para>Généralement deux parties du corps, rectilignes, sont en appui sur le support
                alors que les autres, courbées, sont soulevées au dessus du sol et mobiles. Les
                appuis ont une orientation oblique par rapport au sens du déplacement. Chaque
                portion du corps est alternativement en appui et soulevée. Le corps est parcouru
                d'une onde de flexions latérales associées à des flexion verticales, à l'origine du
                déplacement des appuis de la région antérieure à la région postérieure.</para>
                <para>Un tel mode de reptation est apparenté à la progression en accordéon, mais en
                raison des roulements latéraux, il est appelé progression par déroulement
                latéral.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La progression par ondulation latérale</title>
                <figure>
                    <title>Voir la vidéo "Reptation du Serpent des blés"</title>
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                                        <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les termes
                                       de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                           d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                           conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Evan Force</holder>
                                    </copyright>
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                                        <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les termes
                                       de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                           d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                           conditions 4.0 International.</link>
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                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Evan Force</holder>
                                    </copyright>
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                    <caption>
                        <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/23_video_03.mp4">au
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                    </caption>
                </figure>
                <para>Le Serpent des blés (<emphasis>Pantherophis guttatus</emphasis>) pratique une
                reptation dans laquelle le corps est animé d'ondulations, les courbures corporelles
                entrant en contact avec des hétérogénéités du milieu comme les rochers ou les
                touffes d'herbe, distribuées irrégulièrement. Il glisse de manière continue, entrant
                ponctuellement en contact avec les aspérités du substrat.</para>
                <para>La face ventrale supporte le poids du corps et les appuis latéraux génèrent les
                forces propulsives. La portion du corps courbée exerce une pression sur l'aspérité
                du substrat qui en retour exerce une réaction qui tend à écarter le corps. </para>
                <para>Le déplacement est lié à la propagation d’une onde de contractions sur toute la
                longueur du corps, d’avant en arrière. Le glissement est continu, chaque point du
                corps subit un déplacement latéral périodique converti en déplacement rectiligne
                uniforme à l’échelle de l’organisme.</para>
                <para>En relation avec les mouvements corporels, ce mode de reptation est appelé
                progression par ondulation latérale.</para>
                <para>À l'instar du Serpent des sables, la plupart des Lissamphibiens apodes pratiquent
                la progression par ondulation latérale.</para>
                <para>De manière générale, les forces générées par les Vertébrés apodes sont transmises
                au support par des régions corporelles localisées. Elles provoquent une réaction du
                support à l'origine de la propulsion, dans le respect du principe des actions
                réciproques. </para>
                <para>Quelles sont les structures anatomiques impliquées ?</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le tronc allongé et la musculature longitudinale renforcée à l'origine des
                ondulations corporelles</title>
                <figure>
                    <title>Squelette de Serpent en vue dorsale (Collection de l'Univeristé Jean
                    Monnet)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                       termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                           d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                           conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
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                </figure>
                <para>Le corps des Vertébrés se déplaçant par reptation est généralement bien plus long
                que celui des Vertébrés possédant des membres locomoteurs, et leurs membres sont
                réduits. La longueur ondulante, susceptible de se courber, dépend de la longueur
                corporelle et détermine l'efficacité de la poussée exercée sur le substrat. La
                longueur du corps est liée au nombre de vertèbres, structures constitutives de la
                colonne vertébrale responsable du soutien axial du corps. Elles sont d'autant plus
                nombreuses que le corps est long, et que le degré de réduction des membres est
                important. </para>
                <para>Parallèlement la régionalisation vertébrale est perdue et les vertèbres sont
                uniformément reliées à des côtes sur toute la longueur du corps. Elles sont
                engrenées les unes dans les autres, disposition favorisant les ondulations de la
                colonne vertébrale.</para>
                <para>Les unités vertébro-costales sont associées à des muscles, notamment longitudinaux,
                formant un complexe musculo-squelettique axial. Il est responsable des flexions
                latérales, chez les Vertébrés pratiquant la reptation comme chez ceux se déplaçant
                en milieu aquatique par la nage. Le complexe musculo-squelettique axial est
                renforcé, avec notamment un épaississement et une ossification des côtes, et le
                développement de tubercules permettant l'insertion des faisceaux musculaires.</para>
                <para>Les muscles longitudinaux des Serpents sont insérés en des points précis du
                squelette et forment de longues unités musculo-tendineuses entrecroisées le long du
                corps. Une segmentation longitudinale secondaire se substitue à la segmentation
                transversale primaire grâce à la fusion de pièces indépendantes composant ainsi des
                couches musculaires superposées.</para>
                <para>Les Vertébrés apodes partagent donc une organisation corporelle adaptée à la
                reptation. Ils possèdent une colonne vertébrale longue, véritable armature
                longitudinale. Elle est associée à une gaine musculaire constituée de courts
                faisceaux, responsables de sa compression et de sa rigidification, limitant certains
                mouvements mais favorisant les ondulations. Une seconde gaine musculaire, formée de
                faisceaux longs, la solidarise avec les côtes et la musculature tégumentaire et
                permet les mouvements ondulatoires.</para>
                <para>Finalement, parmi les Vertébrés apodes, de multiples espèces pratiquent la
                reptation. Les modes de reptation varient toutefois, selon les caractéristiques de
                l'environnement et les espèces.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>La reptation est un mode de locomotion pratiqué par de nombreux êtres vivants comme
            les Annélides, par exemple le Lombric, les Eumollusques, tels l'Escargot, et les
            Vertébrés apodes représentés principalement par les Lissamphibiens et les
            Squamates.</para>
            <para>Progression apode, la reptation implique des adaptations anatomiques concernant les
            dispositifs locomoteurs comme chez le Lombric et l'Escargot, mais également les systèmes
            musculaires et squelettiques comme chez les Vertébrés apodes.</para>
            <para>La reptation présente une certaine diversité. Elle s'exprime sous forme de progression
            rectilinéaire, pratiquée dans les trois groupes étudiés, de progression en accordéon et
            par déroulement latéral et de progression par ondulation latérale, spécifiques des
            Vertébrés apodes.</para>
            <para>La reptation est un mode de locomotion sur un substrat, sans appendice ou membre,
            pratiqué notamment en milieu aérien. Or les premiers animaux ayant colonisé ce milieu
            possédaient généralement des appendices ou des membres. Cela pose la question de
            l'origine de ce mode de locomotion.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Le groupe des Téléostéens est inclus dans celui des Vertébrés, animaux caractérisés
            notamment par la présence d'un squelette interne comportant un axe longitudinal, la
            colonne vertébrale formée de vertèbres, un crâne antérieur et des pièces appendiculaires
            reliées à la colonne vertébrale par des ceintures.</para>
            <para>Les Téléostéens comptent environ 23 000 espèces et représentent la moitié des
            Vertébrés. Ils vivent en milieu aquatique et leur squelette est constitué de tissu
            osseux.</para>
            <figure>
                <title>Voir la vidéo "Nage du Gardon"</title>
                <mediaobject>
                    <videoobject>
                        <videodata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/24_video_01.mp4" format="mp4" width="400">
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                                    <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les
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                                        d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                        conditions 4.0 International.</link>
                                    </simpara>
                                </legalnotice>
                                <copyright>
                                    <year>2018</year>
                                    <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    <holder>Alexis Bonnet</holder>
                                    <holder>Julien Devilliers</holder>
                                    <holder>Marine Forissier</holder>
                                    <holder>Thomas Mollié</holder>
                                </copyright>
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                                    <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les
                                    termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                        d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                        conditions 4.0 International.</link>
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                                    <holder>Thomas Mollié</holder>
                                </copyright>
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                <caption>
                    <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/24_video_01.mp4">au
                        format .mp4</link>
                        <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/24_video_01.webm">au format .webm</link>
                    </simpara>
                </caption>
            </figure>
            <para>Le Gardon est un Téléostéen. Aquatique, il se déplace en pleine eau sans contact avec
            le fond grâce à des mouvements corporels ondulatoires. Un tel mode de locomotion est
            appelé nage.</para>
            <para>En relation avec les caractéristiques du milieu aquatique, comment les Téléostéens se
            meuvent-ils ? </para>
            <para>En quoi consiste la nage ?</para>
            <para>Quels sont les dispositifs anatomiques impliqués dans ce mode de locomotion ?</para>
            <para>Quelles adaptations présentent-ils ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La nage des Téléostéens : une intéraction avec l'environnement aquatique</title>
            <para>La nage pratiquée par les Téléostéens implique des mouvements corporels, notamment des
            ondulations. </para>
            <para>Quelles sont les conséquences des mouvements et les structures corporelles impliquées
            ?</para>
            <sect2>
                <title>Une force exercée sur le milieu provoquant une réaction propulsive</title>
                <para>Lors de la nage le corps s'incurve alternativement d'un côté et de l'autre, il
                présente des mouvements latéraux.</para>
                <figure>
                    <title>Morphologie du Gardon en vue latérale</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Alexis Bonnet</holder>
                                        <holder>Julien Devilliers</holder>
                                        <holder>Marine Forissier</holder>
                                        <holder>Thomas Mollié</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le corps du Gardon, et plus généralement des Téléotéens, est formé d'une tête
                antérieure, d'un tronc moyen et d'une queue postérieure. </para>
                <para>Le tronc porte deux paires de nageoires paires ventrales, pectorales en arrière
                des opercules, et pelviennes au milieu du tronc. Elles sont reliées à la colonne
                vertébrale par des ceintures, respectivement pectorale et pelvienne. Il présente
                également deux nageoires impaires médianes, la nageoire dorsale et la nageoire
                anale, ventrale et située à l'arrière de la papille ano-génito-urinaire. La queue
                porte pour sa part une nageoire caudale homocerque, c'est-à-dire formée de deux
                lobes symétriques. Les nageoires sont de consistance membraneuse, soutenues par des
                rayons osseux articulés. </para>
                <para>Les ondulations de la nage concernent en particulier la queue et la nageoire
                caudale, qui sont animées de battements latéraux plus amples que ceux du reste du
                corps. </para>
                <para>Les ondulations font que chaque segment du corps exerce sur l'eau une poussée
                oblique par rapport à l'axe du corps, qui déplace l'eau. En réaction, l'eau exerce
                sur l'animal une force opposée, comportant une composante latérale, perpendiculaire
                au déplacement de l'animal, et une composante de poussée dirigée vers l'avant et
                parallèle au déplacement. La combinaison de toutes les forces de poussée constitue
                une force propulsive.  </para>
                <para>Il existe divers types de nages chez les Téléostéens, selon les régions
                corporelles concernées par les ondulations : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>la nage anguilliforme, pratiquée par les Anguilles notamment, implique des
                        ondulations des deux tiers postérieurs du corps ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la nage carangiforme, observée chez les Sardines par exemple, fait
                        intervenir des ondulations de la moitié postérieure du corps ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la nage thunniforme, concernant les Thons et les Espadons en particulier,
                        implique des ondulations du tiers postérieur du corps seulement.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>La longueur ondulante détermine les caractéristiques du déplacement. Ainsi, la
                nage anguilliforme est lente mais peu coûteuse en énergie et permet de parcourir de
                longues distances, alors que la nage thunniforme est rapide mais très coûteuse en
                énergie. Finalement le type de nage pratiqué est lié au mode de vie de l'espèce
                considérée.</para>
                <para>La nage est donc le résultat de mouvements corporels ondulatoires exerçant une
                action sur l'environnement, qui en retour exerce une réaction sur le corps.</para>
                <para>Quels sont les dispositifs anatomiques impliqués ? </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Un squelette transmettant la force au milieu</title>
                <figure>
                    <title>Squelette de Perche vu de dessus (Collection de l'Université Jean
                    Monnet)</title>
                    <mediaobject>
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                            <imagedata fileref="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/images/24_figure_03.jpg" width="800" format="jpg">
                                <info>
                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Alexis Bonnet</holder>
                                        <holder>Julien Devilliers</holder>
                                        <holder>Marine Forissier</holder>
                                        <holder>Thomas Mollié</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le squelette des Téléostéens est divisé en :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>squelette axial correspondant à la colonne vertébrale, formée de vertèbres
                        troncales associées à des côtes et dorsalement à des arcs neuraux et de
                        vertèbres caudales ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>squelette céphalique représenté par le crâne ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>squelette appendiculaire soutenant les membres, en l'occurrence les
                        nageoires paires  supportées par des rayons ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>squelette zonal reliant le squelette appendiculaire au squelette axial et
                        correspondant aux ceintures pectorale et pelvienne.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Les corps vertébraux sont concaves à l'avant comme à l'arrière. Des coussinets
                flexibles sont logés dans leurs concavités. Les vertèbres sont par ailleurs reliées
                par des ligaments. Un tel agencement est à l'origine d'une relative rigidité,
                associée à une importante flexibilité latérale et une flexibilité verticale réduite. </para>
                <para>La colonne vertébrale des Téléostéens ne joue pas un rôle essentiel dans le
                soutien du corps, en relation avec la poussée d'Archimède, élevée en milieu
                aquatique. En revanche, de par sa rigidité, elle exerce un appui sur l'eau et
                provoque son accélération localement. Elle transmet à l'environnement une force, qui
                est à l'origine de sa réaction propulsive. La nageoire caudale, rigidifiée par les
                rayons osseux, y contribue également.</para>
                <para>Comment la force transmise est-elle produite ?</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Une musculature générant la force</title>
                <para>Les Vertébrés possèdent des muscles, organes capables de se contracter et se
                relâcher. À l'état contracté, leur longueur est réduite alors qu'à l'état relâché,
                elle est élevée. Ils sont formés de cellules ou fibres musculaires contractiles,
                c'est-à-dire capables de moduler de même leur longueur. Les extrémités des muscles
                sont fixées le plus souvent à des pièces squelettiques, sur lesquelles ils exercent
                une force de traction lorsqu'ils se contractent.</para>
                <para>De manière générale dans l'organisme, les forces sont produites par la
                musculature.</para>
                <figure>
                    <title>Musculature du tronc de l'alevin de Truite en coupe longitudinale (Collection
                    ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        </simpara>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Alexis Bonnet</holder>
                                        <holder>Julien Devilliers</holder>
                                        <holder>Marine Forissier</holder>
                                        <holder>Thomas Mollié</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Chez les Téléostéens, la musculature axiale du tronc et de la queue est organisée
                en une succession de faisceaux musculaires repliés, les myotomes ou myomères,
                formant une série de cônes emboîtés. Ils sont séparés les uns des autres par des
                cloisons conjonctives appelées myoseptes. </para>
                <para>Une cloison horizontale divise en outre les myotomes en deux régions, épi-axiale
                dorsale et hypo-axiale ventrale.</para>
                <figure>
                    <title>Musculature du tronc de l'alevin de Truite en coupe transversale (Collection
                    ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Alexis Bonnet</holder>
                                        <holder>Julien Devilliers</holder>
                                        <holder>Marine Forissier</holder>
                                        <holder>Thomas Mollié</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La musculature axiale est une mosaïque de fibres musculaires de propriétés
                distinctes. Les fibres latérales sont des fibres rouges, dites de type 1, à
                contraction lente, actives pendant la nage soutenue ou le maintien d’une position
                dans un courant. Les fibres dorsales, ventrales et profondes sont des fibres
                blanches, dites de type 2, à contraction rapide, actives lors des brusques
                accélérations. Des fibres roses sont présentes chez certaines espèces. Situées entre
                les précédentes, elles possèdent des propriétés intermédiaires.</para>
                <para>Les cloisons conjonctives sont fixées d'une part sur la colonne vertébrale et
                d'autre part dans le derme. Elles sont inextensibles et rigidifiées par les côtes.
                Lorsque les faisceaux musculaires des myotomes se contractent, une traction est
                exercée sur les cloisons conjonctives, provoquant leur rapprochement. Étant
                inextensibles, elles exercent une traction sur la colonne vertébrale qui se courbe,
                sa longueur étant constante. </para>
                <para>Finalement, la nage consiste en une succession d'ondulations corporelles latérales
                due à une onde de contractions des myotomes se propageant le long du corps. Elle est
                responsable d'une traction exercée sur la colonne vertébrale, provoquant une flexion
                latérale et l'application d'une force sur l'eau.</para>
                <para>En quoi l'organisme des Téléostéens est-il adapté à la nage en milieu aquatique
                ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La nage des Téléostéens : une adaptation à un environnement visqueux et dense</title>
            <para>L'eau est un milieu à la fois visqueux et dense.</para>
            <para>La viscosité d'un fluide est à l'origine de frottements importants. Ils sont
            indispensables au déplacement car ils permettent de prendre appui sur l'eau, dans le cas
            des Téléostéens par des mouvements latéraux du corps. Ils sont aussi à l'origine d'une
            résistance à la progression à laquelle la densité contribue également.</para>
            <para>En quoi le corps des Téléostéens permet-il de réduire l'impact de la viscosité et de
            la densité du milieu sur la nage ?</para>
            <sect2>
                <title>Un corps de forme hydrodynamique</title>
                <para>Le corps du Gardon est allongé et aplati latéralement. Plus généralement, le corps
                des Téléostéens a une forme allongée, soit avec une région centrale élargie et des
                extrémités effilées, soit de hauteur uniforme sur toute la longueur. Il est décrit
                comme fusiforme ou anguilliforme, respectivement.</para>
                <para>La force de frottement visqueux exercée par un fluide sur un corps en mouvement
                est donnée par l'expression F =
                    C<subscript>x</subscript>xSxρxv<superscript>2</superscript>/2 avec :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>F la force de frottement en N ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>C<subscript>x</subscript> le coefficient de traînée ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>S la surface projetée perpendiculairement au mouvement en
                            m<superscript>2</superscript> ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>ρ la masse volumique du fluide en kg.m<superscript>-3</superscript>
                        ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>v la vitesse de déplacement de l'objet en
                        m.s<superscript>-1</superscript>.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>Ainsi, la force de frottement visqueux est faible lorsque la surface corporelle
                est réduite par rapport à la masse, le déplacement lent et l’écoulement de l’eau
                régulier, laminaire.</para>
                <para>Le coefficient de traînée varie avec la forme de l'objet. Il est de l'ordre de
                0,47 pour une sphère et de 0,04 pour une forme profilée.</para>
                <para>Dans cette perspective le corps des Téléostéens, allongé et étroit, a un profil
                hydrodynamique. Il offre une surface réduite dans le sens du mouvement, contribue à
                réduire le coefficient de traînée et à limiter la résistance du milieu à la
                progression.</para>
                <para>En revanche la surface corporelle impliquée dans l'appui sur l'eau étant élevée,
                la force de frottement visqueux est importante ce qui contribue à l'efficacité de
                l'appui mécanique.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Un tégument revêtu d'écailles et de mucus</title>
                <figure>
                    <title>Tégument de tête de Vairon en coupe transversale (Collection ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                    <legalnotice>
                                        <simpara>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Alexis Bonnet</holder>
                                        <holder>Julien Devilliers</holder>
                                        <holder>Marine Forissier</holder>
                                        <holder>Thomas Mollié</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le tégument des Téléostéens est formé d'un épiderme pluristratifié dans lequel
                sont enchâssées de nombreuses cellules à mucus. Il repose sur un derme de nature
                conjonctive. Le tégument est recouvert d'écailles d'origine dermique, insérées dans
                le derme par leur bord antérieur et à bord postérieur libre. Elles se chevauchent et
                constituent un revêtement corporel au contact du milieu.</para>
                <para>La surface des écailles n'est pas lisse mais présente de petites irrégularités
                comme des crêtes. Leur présence génère des microturbulences dans la fine couche
                d'eau au contact du corps, appelée couche limite. Elles sont à l'origine d'une
                réduction des frottements.</para>
                <para>Le mucus produit par les cellules glandulaires épidermiques est réparti à la
                surface du corps. Il joue le rôle de lubrifiant et diminue également les frottements
                en réduisant localement la viscosité de l'eau dans la couche limite.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Un squelette résistant à la compression</title>
                <para>Le milieu aquatique est dense. La poussée d'Archimède y est en conséquence élevée.
                L'eau supporte le poids du corps. Elle contribue à son soutien, dans lequel la
                colonne vertébrale joue un rôle limité.</para>
                <para>En relation avec sa densité et sa viscosité, le milieu exerce des contraintes
                mécaniques importantes sur l'organisme. En particulier, la résistance qu'il offre à
                la pénétration est à l'origine d'une compression axiale. </para>
                <figure>
                    <title>Squelette de la région caudale de Perche en vue latérale (Collection de
                    l'Université Jean Monnet)</title>
                    <mediaobject>
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                        Cette illustration est mise à disposition selon les
                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">
                          Licence Creative Commons Attribution - Pas
                          d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                          conditions 4.0 International.
                        </link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Alexis Bonnet</holder>
                                        <holder>Julien Devilliers</holder>
                                        <holder>Marine Forissier</holder>
                                        <holder>Thomas Mollié</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Un ensemble de ligaments maintient l'axe vertébral des Téléostéens. Des
                coussinets flexibles sont par ailleurs présents entre les corps vertébraux. </para>
                <para>Ces structures confèrent à la colonne vertébrale sa cohésion, tout en permettant
                les flexions latérales. Elles contribuent à éviter les flexions trop importantes et
                la dislocation.</para>
                <para>Les coussinets augmentent la résistance à la compression en distribuant les forces
                lors des ondulations. </para>
                <para>La nage des Téléostéens implique donc la musculature et le squelette. Elle est
                rendue possible par la forme générale du corps ainsi que par l'organisation du
                tégument.</para>
                <para>Comment s'intègre-t-elle au fonctionnement général de l'organisme ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La nage des Téléostéens : une locomotion intégrée dans la physiologie</title>
            <para>La nage des Téléostéens, déplacement actif en pleine eau, présente une relative
            diversité, liée notamment au mode de vie. </para>
            <para>Quels sont les facteurs contribuant à cette diversité ? </para>
            <sect2>
                <title>La direction de la nage</title>
                <para>La nage implique des appuis sur l'eau rendus possibles par des ondulations du
                corps. Elles génèrent des mouvements de roulis et de tangage ainsi que des
                embardées. Les nageoires pectorales, pelviennes, dorsale et anale, par leurs
                mouvements et leurs positions contribuent à la stabilisation du corps en
                contrecarrant ces mouvements.</para>
                <para>Les nageoires paires permettent également d'orienter le déplacement vers la droite
                ou la gauche, grâce à des variations de l'angle qu'elles forment avec le corps.
                Elles peuvent aussi être à l'origine d'un déplacement vertical.</para>
                <para>La nageoire dorsale selon qu'elle est levée ou baissée permet le pivotement ou
                provoque l'arrêt.</para>
                <para>Divers mécanismes permettent donc de déterminer la direction de la progression
                ainsi que sa vitesse. Certains Téléostéens ont même la faculté d'inverser leurs
                mouvements locomoteurs et ainsi de se déplacer vers l'arrière.</para>
                <para>Le positionnement vertical des Téléostéens ne dépend pas uniquement de l'activité
                des nageoires. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La flottaison</title>
                <para>La flottabilité d'un objet correspond à sa capacité à se maintenir en suspension
                dans un liquide, sans tomber au fond. Elle dépend de la différence existant entre
                les densités de l'objet et du liquide dans lequel il se trouve.</para>
                <para>Chez les Vertébrés, le squelette est formé d'os dont la densité est généralement
                élevée, mais celle des os des Téléostéens est faible. L'eau ayant à l'inverse une
                densité élevée, la flottabilité de ces animaux est en conséquence relativement
                importante. </para>
                <figure>
                    <title>Anatomie du Gardon en vue ventrale</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Alexis Bonnet</holder>
                                        <holder>Julien Devilliers</holder>
                                        <holder>Marine Forissier</holder>
                                        <holder>Thomas Mollié</holder>
                                    </copyright>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Comme un certain nombre d'espèces de Téléostéens, le Gardon possède une vessie
                natatoire, ou vessie gazeuse, qui occupe un volume important de la cavité
                corporelle. Elle est issue d'une invagination de la paroi de l'œsophage et conserve
                parfois une relation avec cet organe par un canal pneumatique. Située entre le tube
                digestif et la colonne vertébrale, elle comporte selon les espèces un ou deux sacs
                allongés à paroi fine et richement vascularisée.</para>
                <para>Remplie de gaz, elle joue un rôle hydrostatique : elle rend l’animal moins dense
                que l’eau, et lui permet de flotter aisément.</para>
                <para>Selon la quantité de gaz présente dans la vessie, la flottabilité varie. Une
                flottabilité neutre peut ainsi être maintenue, selon la profondeur à laquelle
                l'animal se trouve, réduisant le coût énergétique de la flottaison et de la nage
                stationnaire.</para>
                <para>Les variations du volume de gaz permettent également des déplacements verticaux. </para>
                <para>Le déplacement dans un milieu implique de manière générale une perception de ses
                caractéristiques. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La perception du milieu</title>
                <para>L'équilibre lors du déplacement et la définition de la direction du déplacement
                impliquent un repérage par rapport à la verticale.</para>
                <para>La sensibilité à la pesanteur et aux mouvements du corps est assurée par l'oreille
                interne. Elle est impliquée dans l'équilibration.</para>
                <figure>
                    <title>Anatomie du Gardon en vue latérale</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
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                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Alexis Bonnet</holder>
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                                        <holder>Marine Forissier</holder>
                                        <holder>Thomas Mollié</holder>
                                    </copyright>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le long de chaque flanc des Téléostéens, une ligne d'écailles percées d'orifices
                est souvent présente. Elle matérialise l'existence d'une ligne latérale constituée
                de canaux épidermiques ouverts sur l'extérieur par des pores. Les canaux contiennent
                des cellules sensorielles sensibles aux variations de pression et de sens du courant
                de l'eau environnante. Elles contribuent également à l'équilibration. </para>
                <para>Les yeux sont pour leur part situés sur les côtés de la tête et permettent une
                vision latérale indépendante à droite et à gauche, ainsi qu'une vision binoculaire.
                Leur combinaison assure une exploration visuelle de différentes parties de
                l'environnement. </para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>La nage des Téléostéens consiste donc en des ondulations corporelles à l'origine de
            l'application d'une force sur l'eau environnante. En retour, la réaction de
            l'environnement génère une force de propulsion responsable du déplacement vers l'avant.
            Les ondulations sont dues aux contractions successives des muscles pariétaux, provoquant
            des flexions de la colonne vertébrale. Les forces générées par les muscles sont
            transmises à l'eau par la colonne vertébrale et la nageoire caudale.</para>
            <para>Un corps hydrodynamique, recouvert d'écailles se chevauchant et enduit de mucus, et un
            squelette renforcé permettent la progression dans un milieu dense et visqueux. Des
            organes sensoriels sensibles à la pesanteur, à la position du corps, à la pression et
            aux mouvement de l'eau permettent d'orienter la nage. </para>
            <para>Ce mode de locomotion n'est pas spécifique des Téléostéens. D'autres animaux comme les
            Annélides et les Eumollusques se déplacent également en milieu aquatique par la nage,
            grâce à des dispositifs anatomiques différents. Les Cnidaires ainsi que certains
            Urochordés pour leur part flottent dans la colonne d'eau sans se déplacer activement. </para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>Les organismes animaux, à l'instar de tous les êtres vivants, ont une individualité
            propre. Elle est perceptible notamment en raison de l'existence d'une limite externe les
            isolant du milieu environnant, appelée tégument.</para>
            <para>Le tégument des animaux correspond au revêtement externe du corps. Il constitue
            l'enveloppe corporelle et délimite extérieurement l'organisme, isolant le milieu
            intérieur du milieu extérieur.</para>
            <para>Situé à l'interface entre l'organisme et le milieu, il est vraisemblablement impliqué
            dans les interactions entre l'organisme et son environnement.</para>
            <para>Comment les téguments des animaux sont-ils organisés ?</para>
            <para>Quelles sont leurs fonctions en relation avec leur organisation ?</para>
            <para>En quoi les téguments sont-ils divers et uniformes ?</para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le tégument des animaux : un organe superficiel au contact du milieu
            extérieur</title>
            <sect2>
                <title>Le tégument : un épiderme simple et nu</title>
                <figure>
                    <title>Paroi corporelle d'Hydre d'eau douce (Collection de l'Université
                    Jean Monnet)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Carla Piltan</holder>
                                        <holder>Antoine Renauld</holder>
                                        <holder>Asma Trabelsi-Rinda</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'Hydre d'eau douce est un animal aquatique du groupe des Cnidaires, vivant fixée
                sur un support. Son corps est constitué d'une sole de fixation surmontée d'une
                colonne terminée par une bouche entourée de tentacules, organisation caractéristique
                de la forme polype des Cnidaires. La paroi corporelle délimite une cavité qualifiée
                de gastrovasculaire. Elle est formée de deux couches de cellules jointives,
                l'ectoderme externe et l'endoderme interne, séparées par une mésoglée. </para>
                <para>Le tégument de l'Hydre et plus généralement des Cnidaires correspond à
                l'ectoderme, épithélium simple cubique à prismatique. Il est formé de cellules
                myoépithéliales, entre lesquelles sont dispersées des cellules neurosensorielles et
                des cellules interstitielles, assurant son renouvellement. Il comporte également des
                cellules spécifiques du groupe des Cnidaires, appelées cnidocytes. Elles possèdent
                un cnidocil apical et renferment une capsule, le cnidocyste, fermé par un opercule.
                Le cnidocyste contient un filament invaginé et un liquide urticant. La stimulation
                du cnidocil provoque l'ouverture de l'opercule et la dévagination du
                filament.</para>
                <figure>
                    <title>Tégument de Planaire en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Carla Piltan</holder>
                                        <holder>Antoine Renauld</holder>
                                        <holder>Asma Trabelsi-Rinda</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les Planaires sont des animaux aquatiques du groupe des Plathelminthes, menant une
                vie libre. Vermiforme, leur corps est délimité par un épithélium simple et cubique
                appelé épiderme. Il repose sur une membrane basale, sous laquelle sont présentes
                deux  tuniques de fibres musculaires, circulaires et longitudinales, entourant un
                mésenchyme dans lequel sont situés les organes.</para>
                <para>Le tégument des Planaires est représenté par l'épiderme. La plupart des cellules
                le constituant portent une ciliature apicale. Il comporte également des cellules
                glandulaires généralement enfoncées dans le mésenchyme, des inclusions en forme de
                baguette appelées rhabdites et des terminaisons nerveuses. Certaines cellules
                glandulaires produisent un mucus réparti à la surface du tégument, d'autres
                élaborent les rhabdites qui contribuent également à la production de mucus et
                parfois de substances toxiques. Les Plathelminthes menant une vie parasitaire
                possèdent un revêtement corporel non cilié, formé des prolongements de cellules
                enfoncées dans le mésenchyme.</para>
                <figure>
                    <title>Tégument d'Amphioxus en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Carla Piltan</holder>
                                        <holder>Antoine Renauld</holder>
                                        <holder>Asma Trabelsi-Rinda</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>L'Amphioxus est un animal du groupe des Céphalochordés. Marin, il vit légèrement
                    enfoui dans le sable. Son enveloppe corporelle est constituée d'un épithélium
                    externe simple et cubique appelé épiderme, reposant sur un tissu conjonctif
                    fibreux stratifié, le derme. Les cellules épidermiques sont ciliées chez
                    l'individu jeune, mais elles perdent leur ciliature chez l'adulte, alors qu'une
                    fine cuticule les recouvre.</para>
                <para>Ainsi, le tégument des animaux est de manière générale formé d'un tissu
                épithélial, l'épiderme, reposant sur une membrane basale. Il est parfois soutenu par
                un derme de nature conjonctive. L'épiderme provient de l'évolution du feuillet
                embryonnaire ectodermique et le derme du feuillet embryonnaire mésodermique. </para>
                <para>Les cellules formant l'épiderme appartiennent fréquemment à des types différents,
                de revêtement, glandulaire, sensoriels ou originaux comme les cnidocytes, suggérant
                une diversité de fonctions. </para>
                <para>Il est fréquent que l'épiderme ne soit pas directement au contact du milieu comme
                chez l'Amphioxus adulte. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le tégument : un épiderme simple surmonté d'un revêtement anhiste</title>
                <figure>
                    <title>Tégument de Lombric en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Carla Piltan</holder>
                                        <holder>Antoine Renauld</holder>
                                        <holder>Asma Trabelsi-Rinda</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le Lombric est une Annélide oligochète menant une vie fouisseuse. Son corps formé
                d'anneaux est recouvert d'un tégument entourant deux tuniques musculaires,
                circulaire et longitudinale, parcourues de multiples vaisseaux sanguins. </para>
                <para>Le tégument est constitué d'un épithélium simple, cubique ou prismatique,
                correspondant à l'épiderme, reposant sur une membrane basale, et recouvert d'un fin
                dépôt homogène appelé cuticule. L'épiderme comporte des cellules de revêtement,
                ciliées dans certaines régions du corps, entre lesquelles des cellules glandulaires
                sont présentes. Elles produisent un mucus réparti à la surface du tégument. La
                cuticule est composée de scléroprotéines, protéines tannées, et de fibres
                mucopolysaccharidiques, glycoprotéines dans lesquelles les protéines sont associées
                à des polysaccharides constitués d'osamines et d'acide uronique. Elle est produite
                par les cellules épidermiques. </para>
                <figure>
                    <title>Thorax de Grillon en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Carla Piltan</holder>
                                        <holder>Antoine Renauld</holder>
                                        <holder>Asma Trabelsi-Rinda</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>Le Grillon est un exemple d'Euarthropode, appartenant plus précisément au groupe
                des Insectes. Menant une vie libre en milieu aérien, il possède un corps formé de
                trois parties, la tête antérieure, le thorax moyen et l'abdomen postérieur. La tête
                porte la bouche et les organes sensoriels centraux, le thorax est muni de trois
                paires de pattes et deux paires d'ailes, et l'abdomen porte l'anus et les pièces
                génitales. Le corps a la particularité d'être recouvert d'une cuticule rigide formée
                de pièces articulées.</para>
                <para>Le tégument du Grillon est constitué d'un épithélium simple et cubique,
                correspondant à l'épiderme, recouvert d'un épais dépôt stratifié appelé cuticule. La
                cuticule est formée de trois couches, l'endocuticule interne, l'exocuticule moyenne
                et l'épicuticule superficielle. À l'exception de l'épicuticule, elle est
                principalement composée de chitine, polymère de N-acétylglucosamine, et de protéines
                appelées arthropodines. Elles sont tannées dans l'exocuticule, prenant le nom de
                sclérotines. L'épicuticule est pour sa part composée de lipoprotéines et de cires.
                La cuticule porte des soies sensorielles reliées à des cellules sensorielles
                localisées dans l'épiderme.</para>
                <para>Ainsi, le tégument peut comporter un dépôt externe, la cuticule, généralement
                produite par l'épiderme. De nature chimique, d'épaisseur et de consistance variées,
                la cuticule est vraisemblablement impliquée dans des fonctions diverses. Dans
                d'autres groupes, comme les Eumollusques et les Urochordés, le tégument comporte
                d'autres dépôts, en l'occurrence une coquille et une tunique respectivement.</para>
                <para>L'épiderme des téguments décrits est un épithélium simple. Dans le groupe des
                Vertébrés, il est de manière caractéristique pluristratifié.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le tégument : un épiderme pluristratifié</title>
                <figure>
                    <title>Peau humaine en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
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                                        <holder>Antoine Renauld</holder>
                                        <holder>Asma Trabelsi-Rinda</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>Les Vertébrés sont des Chordés. Leur corps est formé d'une tête antérieure, d'un
                tronc moyen portant deux paires de membres locomoteurs et d'une queue. Il est
                soutenu par un squelette interne comprenant notamment un axe longitudinal, la
                colonne vertébrale, formée de vertèbres.</para>
                <para>Le tégument des Vertébrés, à l'instar de celui des Mammifères, est constitué d'un
                épithélium pluristratifié pavimenteux, l'épiderme, reposant sur une membrne basale
                sous laquelle un tissu conjonctif fibreux est présent, le derme. Il est surmonté,
                chez les espèces vivant en milieu aérien par une couche cornée, composée
                principalement de kératine, protéine résiduelle des cellules épidermiques mortes. </para>
                <para>Le derme contient des glandes pluricellulaires, sudoripares et sébacées chez les
                Mammifères. Elles correspondent à des expansions de l'épiderme, qui comporte parfois
                des cellules glandulaires isolées.</para>
                <para>L'épiderme produit par ailleurs les poils, composés principalement de kératine.
                Localement invaginé dans le derme, il forme un follicule pileux, dont la base est
                associée à une papille dermique. Le follicule pileux comporte une gaine épithéliale
                externe et une gaine épithéliale interne entourant la racine  du poil. Les poils
                sont donc des productions externes de l'épiderme, riches en kératine. Ce sont des
                phanères.</para>
                <para>La structure du tégument des animaux apparaît donc relativement diversifiée. Elle
                comporte de manière générale un épiderme d'origine ectodermique, mais il peut être
                simple ou pluristratifié, pavimenteux, cubique ou prismatique. Il comporte des
                cellules sensorielles et sécrétrices diverses. Il est parfois à l'origine d'un dépôt
                superficiel, cuticule, coquille ou tunique, de compositions variées. Il est soutenu
                par un derme d'origine mésodermique principalement chez les animaux
                deutérostomiens.</para>
                <para>En relation avec son organisation, quels sont les rôles du tégument ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le tégument : une interface organisme-milieu à rôle protecteur</title>
            <para>Situé à l'interface entre l'organisme et le milieu, le tégument est soumis aux
            contraintes du milieu, qu'elles soient physiques, chimiques ou biologiques.</para>
            <sect2>
                <title>Le tégument : un revêtement protecteur par voie physique</title>
                <para>Le tégument des Euarthropodes comporte une cuticule superficielle recouvrant tout
                le corps. Elle est constituée de pièces rigides mais flexibles et parfois
                élastiques, articulées grâce à des membranes articulaires. La flexibilité est liée à
                la présence de chitine, molécule fibreuse formant des feuillets superposés, au sein
                desquels les fibres sont parallèles, mais leur orientation varie d'un feuillet à
                l'autre. La rigidité est notamment due aux sclérotines, arthropodines tannées,
                agencées en un réseau peu déformable et parfois à une imprégnation par des sels
                minéraux.</para>
                <para>La flexibilité assure à la cuticule une résistance élevée aux contraintes
                mécaniques et sa rigidité lui confère une résistance aux chocs. Constituant
                l'enveloppe corporelle externe, la cuticule protège le corps des Euarthropodes
                vis-à-vis de contraintes mécaniques, grâce à ses propriétés physiques.</para>
                <para>Qu'en est-il de la coquille des Mollusques ?</para>
                <figure>
                    <title>Bord du manteau de Moule en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Carla Piltan</holder>
                                        <holder>Antoine Renauld</holder>
                                        <holder>Asma Trabelsi-Rinda</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>La Moule est un animal du groupe des Eumollusques, et appartient aux Bivalves.
                Elle mène une vie fixée en milieu marin. Son corps est entouré d'une coquille formée
                de deux valves. Dépourvu de tête en relation avec son mode de vie, il comporte une
                masse viscérale dorsale, un pied ventral et une cavité palléale dans laquelle des
                branchies sont présentes.</para>
                <para>Le tégument de la Moule, et plus généralement des Eumollusques, est replié et
                forme un manteau délimitant la cavité palléale. Il est constitué d'un épithélium
                simple, cubique à prismatique et cilié, correspondant à l'épiderme. Entre les
                cellules de revêtement, de nombreuses cellules glandulaires sont présentes ainsi que
                des cellules sensorielles. Les cellules glandulaires produisent notamment du mucus.
                L'épiderme repose sur une membrane basale sous laquelle des fibres musculaires et un
                tissu conjonctif fibreux sont présents. </para>
                <para>La coquille est stratifiée. Elle est formée de trois couches, l'hypoostracum
                interne, l'ostracum moyen et le périostracum superficiel. Elle est composée d'une
                matrice organique comprenant une scléroprotéine, la conchyoline, ainsi que divers
                acides aminés, et de carbonate de calcium sous forme d'aragonite, dans
                l'hypoostracum et l'ostracum. La coquille est produite par les cellules du bord du
                manteau sécrétant la matrice organique et les cristaux de carbonate de calcium.
                L'épiderme externe du manteau est responsable de son épaississement, la plupart de
                ses cellules produisant ses constituants. </para>
                <para>Très rigide et résistante aux chocs, la coquille n'est pas articulée. À l'instar
                de la cuticule des Euarthropodes, elle confère au corps mou des Eumollusques une
                protection notamment vis-à-vis des contraintes mécaniques.</para>
                <para>La Cione est un Urochordé menant une vie fixée en milieu marin. Son tégument est
                constitué d'un épithélium simple, cubique à prismatique, l'épiderme, reposant sur
                une membrane basale sous laquelle un tissu conjonctif fibreux est présent, parcouru
                de bandes musculaires longitudinales et circulaires. L'épiderme est recouvert d'une
                épaisse tunique gélatineuse composée d'eau, de protéines et de tunicine, glucide
                proche de la cellulose. Elle est parfois renforcée par des spicules calcaires. La
                tunique est produite par les cellules épidermiques qui en sécrètent les
                constituants. À la différence des cuticules et coquilles, elle n'est pas anhiste :
                elle contient des cellules, amœbocytes et cellules sanguines et est parfois
                parcourue de vaisseaux sanguins. Pour autant, elle joue un rôle protecteur,
                vis-à-vis de contraintes physiques ou d'organismes épibiontes, viant fixés sur
                d'autres organismes.</para>
                <para>Enveloppe corporelle, le tégument est très fréquemment coloré. La couleur est liée
                la présence de pigments, situés dans les cellules superficielles ou les cellules
                profondes appelées chromatophores, voire dans les revêtements anhistes. Parmi les
                pigments tégumentaires figurent la mélanine de couleur marron à noire et les
                caroténoïdes de couleur jaune-orangé. La pigmentation du tégument assure une
                protection vis-à-vis des rayonnements ultraviolets présents dans l'environnement,
                ayant notamment un effet mutagène.</para>
                <para>La coloration du tégument par des pigments peut être contrôlée et modulée par voie
                nerveuse ou hormonale. Ainsi la Seiche, Eumollusque céphalopode se camoufle grâce à
                des modifications de sa pigmentation. Elle devient alors difficilement repérable par
                ses proies comme par ses prédateurs. La coloration est alors une protection par
                rapport à des facteurs biologiques du milieu.</para>
                <para>La coloration du tégument peut par ailleurs être due à des mécanismes physiques
                comme la diffusion, l'interférence ou la diffraction de la lumière. Ils impliquent
                les couches de la cuticule des Euarthropodes ou la kératine des plumes des OIseaux
                par exemple.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le tégument : un revêtement protecteur par voie chimique</title>
                <para>Le tégument de l'Hydre d'eau douce, et plus généralement des Cnidaires, comportent
                des cellules spécifiques du groupe, les cnidocytes. Elles contiennent une capsule,
                le cnidocyste, renfermant un filament et un venin. Lorsque le cnidocil, expansion
                sensible de la cellule, est stimulé la capsule s'ouvre et le filament est dévaginé.
                À la manière d'un harpon, il se fiche dans le tégument de l'organisme entré en
                contact avec le cnidocil et inocule le venin. Si ces cellules sont impliquées dans
                la prise alimentaire, elles contribuent également à la défense des Cnidaires
                vis-à-vis d'agents biologiques comme les animaux prédateurs.</para>
                <figure>
                    <title>Peau de Grenouille en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Carla Piltan</holder>
                                        <holder>Antoine Renauld</holder>
                                        <holder>Asma Trabelsi-Rinda</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>Les Grenouilles sont des Vertébrés du groupe des Lisssamphibiens, vivant en milieu
                aérien à proximité de pièces d'eau. </para>
                <para>Leur tégument est constitué d'un épiderme pluristratifié pavimenteux recouvert
                d'une fine couche cornée. Il forme des glandes exocrines s'enfonçant dans le derme,
                ouvertes à la surface de l'épiderme par un canal évacuateur. Certaines sont
                muqueuses et produisant un mucus visqueux réparti à la surface du tégument, alors
                que d'autres sont séreuses. Formées d'un syncytium sécréteur, elles produisent des
                substances toxiques composant un venin. Le contenu de leur lumière est expulsé grâce
                à la contraction de cellules myoépithéliales entourant les unités sécrétrices. Le
                venin assure une protection vis-à-vis des prédateurs.</para>
                <para>La kératine de la couche cornée du tégument des Vertébrés joue également un rôle
                protecteur, notamment vis-à-vis de l'abrasion.</para>
                <para>Ainsi, en relation avec ses propriétés physiques, notamment mécaniques, et les
                sécrétions qu'il produit, le tégument joue un rôle protecteur vis-à-vis des facteurs
                abiotiques et biotiques de l'envionnement.</para>
                <para>Il est également la surface de contact avec le milieu dans lequel les animaux se
                déplacent.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le tégument : une interface organisme-milieu à vocation mécanique</title>
            <sect2>
                <title>Le tégument : un exosquelette rigide et articulé</title>
                <figure>
                    <title>Thorax de Grillon en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                <info>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La cuticule du tégument des Euarthropodes est formée de pièces rigides articulées
                entre elles par des membranes articulaires souples.</para>
                <para>Le corps des animaux est de manière générale composé d'une quantité importante
                d'eau, répartie entre les compartiments intracellulaire et extracellulaire, divisé
                en compartiments intratissulaire et extratissulaire. Il est soumis à diverses
                contraintes de l'environnement, en particulier à la gravité. Or en présence de
                contraintes, les liquides se déforment. En conséquence la gravité tend à provoquer
                l'affaissement des cellules et tissus contenant de l'eau. La déformation est évitée
                grâce à la présence d'une structure de soutien rigide constituant l'armature
                corporelle, le squelette.</para>
                <para>Dans le cas des Euarthropodes, le squelette est représenté par la cuticule. En
                raison de sa localisation à l'extérieur du corps, il est appelé exosquelette. Sa
                rigidité, liée à la présence des protéines tannées et à la minéralisation, alliée à
                sa flexibilité, lui permettent de supporter le poids du corps.</para>
                <para>De la même manière, la coquille des Eumollusques joue le rôle de structure de
                soutien, bien que non articulée généralement.</para>
                <para>Chez les Échinodermes, les pièces squelettiques tégumentaires sont enchâssées dans
                le derme, surmonté d'un épiderme simple et cilié.</para>
                <para>Outre sa fonction de soutien, le squelette joue généralement un rôle essentiel
                dans la fonction de locomotion.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le tégument : un organe de la locomotion</title>
                <para>La locomotion est la fonction par laquelle les animaux se déplacent dans le
                milieu. Elle consiste en l'application d'une force sur l'environnement, qui en
                retour exerce une réaction responsable de la propulsion. Les acteurs de la
                locomotion sont les systèmes musculaire et squelettique. Le premier, par ses
                propriétés contractiles, produit la force appliquée à l'environnement et le second,
                grâce à sa rigidité, la transmet à l'environnement. Les extrémités des muscles sont
                fixées sur les pièces squelettiques, de part et d'autre d'une articulation, de sorte
                que leur contraction conduit à un pivotement des pièces squelttiques qui peuvent
                entrer au contact de l'environnement.</para>
                <para>Dans le cas des Euarthropodes, les muscles sont fixés sur la face interne de
                l'épicuticule. Leur contraction permet le déplacement relatif des pièces
                squelettiques auxquelles ils sont fixés, autour des membranes articulaires. Les
                membranes articulaire sont souples et flexibles, la cuticule les recouvrant étent
                dépourvue d'exocuticule rigide. La cuticule réalise ainsi la transmission des forces
                d'origine musculaire à l'environnement, de même que tout squelette animal.</para>
                <para>La locomotion implique une interaction avec l'environnement. Le tégument étant
                localisé à l'interface entre l'organisme et son environnement, il est
                vraisemblablement impliqué dans l'interaction indépendamment de son rôle de
                squelette. </para>
                <figure>
                    <title>Tégument de Vairon en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Carla Piltan</holder>
                                        <holder>Antoine Renauld</holder>
                                        <holder>Asma Trabelsi-Rinda</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le Vairon est un Téléostéen vivant en eau douce et dont la locomotion est réalisée
                par la nage.</para>
                <para>Le tégument du Vairon, et plus généralement des Téléostéens, est constitué d'un
                épithélium pluristratifié pavimenteux, l'épiderme, surmontant un tissu conjonctif
                fibreux, le derme.</para>
                <para>Outre les cellules de revêtement, l'épiderme comprend de nombreuses cellules à
                mucus. Le derme quant à lui comporte des écailles dites élasmoïdes, se présentant
                comme de fines lamelles transparentes. Elles sont constituées d'une plaque basale
                d'élasmodine minéralisée, composée de fibres de collagène agencées en feuillets
                superposés, l'orientation des fibres variant d'un feuillet à l'autre, d'une plaque
                moyenne, plus fine et plus minéralisée,formée de fibres de collagène organisées en
                réseau, et d'une fine lame superficielle très minéralisée dépourvue de
                collagène.</para>
                <para>Le mucus produit par l'épiderme est réparti à la surface du corps. Il joue le rôle
                de lubrifiant et facilite la progression du Téléostéen dans l'eau en réduisant les
                frottements.</para>
                <para>Les écailles, insérées dans le derme par leur région antérieure et libres au
                niveau de leur région postérieure, se chevauchent. Elles forment un revêtement
                corporel favorisant la progression dans l'eau en réduisant également les
                frottements.</para>
                <figure>
                    <title>Tégument de poussin en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
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                            </imagedata>
                        </imageobject>
                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les Oiseaux sont des Vertébrés aériens se déplaçant par le vol.</para>
                <para>Leur tégument est comparable à celui des Mammifères. Il est constitué d'un
                épiderme pluristratifié pavimenteux et kératinisé, surmontant un derme de nature
                conjonctive.</para>
                <para>L'épiderme présente des invaginations dans le derme au niveau desquelles des
                phanères spécifiques, les plumes, sont formés. Les plumes recouvrent le corps,
                contribuant à la définition de sa forme aérodynamique. Ce sont des phanères légers,
                juxtaposés au niveau des ailes dont ils constituent l'essentiel de la surface, qui
                demeure ajustable. Ils constituent l'essentiel de la surface portante et assurent la
                propulsion par un appui sur l'air. Ils sont également présents au niveau de la
                queue, constituant une surface contribuant au vol, utilisée principalement à faible
                vitesse et dans les manœuvres.</para>
                <para>L'épiderme forme de rares glandes localisées au niveau du croupion, enfoncées dans
                le derme. Appelées glandes uropygiennes, elles produisent du sébum dont l'Oiseau
                enduit ses plumes, les rendant imperméables.</para>
                <para>La ciliature de l'épiderme des Planaires est également impliquée dans le
                déplacement. Les battements des cils sont à l'origine de la force exercée sur le
                milieu.</para>
                <para>Ainsi le tégument joue non seulement un rôle protecteur mais aussi locomoteur. </para>
                <para>À l'interface entre les milieux  extérieur et intérieur, il est vraisemblablement
                impliqué dans les échanges entre l'organisme et son environnement.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Le tégument : une interface organisme-milieu impliquée dans les échanges</title>
            <para>Les organismes animaux sont des systèmes ouverts du point de vue thermodynamique. Ils
            réalisent des échanges de matière et d'énergie avec leur milieu de vie. Ils reçoivent et
            émettent également des informations de et dans leur environnement.</para>
            <sect2>
                <title>Le tégument : un revêtement favorisant les échanges</title>
                <para>En relation avec leur métabolisme, les animaux effectuent des échanges gazeux
                respiratoires avec leur milieu de vie. Ils consistent en une absorption de dioxygène
                et un rejet de dioxyde de carbone. De nombreux animaux possèdent des organes
                spécialisés dans la réalisation de ces échanges, branchies ou poumons par exemple.
                Les Planaires et les Lombrics en sont dépourvus. Leurs échanges gazeux respiratoires
                sont effectués à travers le tégument par un processus de diffusion passive, selon
                les gradients de pressions partielles. La faible épaisseur de l'épiderme ainsi que
                sa surface relativement élevée favorisent la diffusion. Les vaisseaux sanguins
                sous-tégumentaires du Lombric, amenant un sang chargé de dioxyde de carbone et
                évacuant un sang riche en dioxygène, contribuent au maintien des gradients de
                pressions partielles et de même favorisent la diffusion. Sans être le site majeur
                des échanges gazeux respiratoires, le tégument des Lissamphibiens y
                contribue.</para>
                <para>Les animaux prélèvent également dans leur milieu de vie des aliments leur
                apportant matière organique et énergie. Le plus souvent, ils possèdent un appareil
                digestif assurant la prise alimentaire, la digestion et l'absorption. Il existe des
                animaux dépourvus d'appareil digestif, généralement parasites, comme le Ténia, un
                Platheminthe, ou la Sacculine, un Euarthropode. Ils obtiennent les molécules
                organiques nécessaires à leur métabolisme par absorption à travers leur tégument.
                Ils pratiquent une forme de prise alimentaire appelée osmotrophie.</para>
                <para>L'absorption d'eau peut également être effectuée à travers le tégument. Les
                    animaux vivant en eau douce comme certaines Planaires et certains Téléostéens,
                    possèdent un milieu intérieur hyperosomotique par rapport à leur milieu de vie.
                    En conséquence, l'eau entre passivement dans le milieu intérieur par osmose.
                    Inversement de l'eau peut être éliminée au niveau du tégument. Les glandes
                    sudoripares des Mammifères produisent un liquide riche en eau, la sueur. À la
                    surface de l'épiderme, l'eau est évaporée. L'évaporation de l'eau, passage de
                    l'état liquide à l'état gazeux, consomme de l'énergie. La sudation est un
                    processus qui permet de réduire la température corporelle en relation avec le
                    caractère endothermique de l'évaporation.</para>
                <para>Le tégument est aussi le siège de nombreux échanges d'informations avec le milieu
                extérieur. Il comporte de nombreuses cellules sensorielles, insérées dans l'épiderme
                chez les Cnidaires, les Planaires et les Annélides par exemple, et associées à des
                soies chez les Euarthropodes. Des terminaisons nerveuses sont localisées dans le
                derme des Vertébrés comme les récepteurs de Merkel, les corpuscules de Pacini et les
                corpuscules de Krause. Les récepteurs sensoriels associés au tégument sont des
                extérocepteurs sensibles à des stimulations mécaniques, thermiques ou
                chimiques.</para>
                <para>Inversement, le tégument produit des messagers chimiques, en particulier des
                phéromones.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Le tégument : un revêtement limitant les échanges</title>
                <para>Le milieu aérien contient généralement peu d'eau, présente sous forme de vapeur
                d'eau. Le milieu intérieur des animaux y vivant est à l'inverse riche en eau
                liquide. En conséquence, l'eau tend à s'évaporer à travers les surfaces corporelles
                et en particulier le tégument. Le tégument des Euarthropodes aériens comporte une
                couche de cire, hydrophobe. L'exocuticule, en raison de la présence de sclérotines
                l'est également. Les Vertébrés aériens possèdent pour leur part une couche cornée,
                composée de kératine de même hydrophobe. En relation avec cette propriété, le
                tégument empêche les échanges d'eau entre les milieux extérieur et intérieur. En
                milieu aérien, ce sont les pertes d'eau qui sont ainsi limitées, réduisant les
                risques de dessiccation. En eau douce, ce sont les entrées d'eau par osmose qui sont
                limitées. </para>
                <para>De la même manière, la température du milieu extérieur est généralement différente
                de celle du milieu intérieur. Le gradient thermique conduit à des échanges de
                chaleur entre les deux milieux. Les animaux homéothermes comme les Mammifères et les
                Oiseaux maintiennent leur température corporelle à une valeur stable. Les échanges
                de chaleur entre l'organisme et le milieu de vie sont généralement limités grâce à
                la présence d'une couche isolante présente au niveau du tégument. Il s'agit d'une
                couche d'air emprisonnée dans le pelage ou le plumage en milieu aérien, ou de tissu
                adipeux situé en profondeur dans le derme.</para>
                <para>La coloration du tégument contribue également à la réduction des échanges de
                chaleur, une couleur claire favorisant la réflexion.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Le tégument est un organe présent chez tous animaux, dont il constitue l'enveloppe
            externe située à l'interface entre les milieux intérieur et extérieur.</para>
            <para>Sa structure varie selon le groupe considéré. Il peut être constitué d'un seul tissu
            épithélial, l'épiderme, ou d'un tissu épithélial associé à un tissu conjonctif fibreux,
            l'épiderme et le derme. L'épiderme est parfois simple, comme chez les Planaires, et
            parfois pluristratifié, comme chez les Mammifères. Il peut aussi comporter une couche
            superficielle comme la cuticule des Eurthropodes, la coquille des Eumollusques, la
            tunique des Urochordés ou la couche cornée des Vertébrés. </para>
            <para>Le tégument a plusieurs fonctions fondamentales. Il joue un rôle protecteur, par voie
            physique ou chimique, vis-à-vis des facteurs abiotiques ou biotiques de l'environnement.
            Il est également impliqué dans la locomotion et dans les échanges de matière, d'énergie
            et d'informations entre l'organisme et son milieu. </para>
            <para>En dépit de leurs importantes différences structurales, les téguments réalisent des
            fonctions comparables et constantes dans les différents groupes animaux.</para>
            <para>La diversité des téguments au sein d'un groupe mérite d'être examinée afin de mettre
            en évidence leurs adaptations.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                    <title>Les écailles des poissons - les poissons d'eau douce. In Futura Planète [en
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                    <title>Les productions tégumentaires des Vertébrés : écailles, plumes, poils. In
                    Planet vie, ressources en sciences de la vie pour les enseignants [en
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                    <title>Cnidaires. In Universalis éducation [en ligne]</title>
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            <title>Les surfaces d'échange entre l'animal et le milieu</title>
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                    <email>julie.plantade@etu.univ-st-etienne.fr</email>
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            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>
                <table frame="all">
                    <title>Composition du corps humain</title>
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                                <entry>Pourcentage de la masse </entry>
                            </row>
                        </thead>
                        <tbody>
                            <row>
                                <entry>eau</entry>
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                                <entry>substances minérales</entry>
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                                <entry>molécules organiques</entry>
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                        </tbody>
                    </tgroup>
                </table>
            </para>
            <para>À l'instar de l'organisme humain, les organismes animaux sont composés d'eau,
            répartie dans les compartiments intracellulaire et extracellulaire, de substances
            minérales et de molécules organiques représentées principalement par les glucides,
            lipides, protéines et  acides nucléiques.</para>
            <para>Les cellules constituant les organismes animaux sont hétérotrophes pour le carbone,
            organotrophes, chimiotrophes et aérobies. Leur métabolisme comporte une voie majeure, la
            respiration cellulaire. Elle  a pour substrats des molécules organiques, sources de
            carbone et d'électrons, permet l'extraction de l'énergie chimique des liaisons de ces
            molécules, utilise le dioxygène comme accepteur final des électrons. Elle produit des
            déchets, en particulier du dioxyde de carbone.</para>
            <para>À l'échelle de l'organisme, le métabolisme cellulaire se traduit par des échanges de
            matière et d'énergie avec le milieu de vie.</para>
            <para>Le dioxygène est prélevé dans le milieu et le dioxyde de carbone y est rejeté, par la
            fonction d'échanges gazeux respiratoires généralement réalisée par un appareil
            respiratoire. </para>
            <para>Les molécules organiques sont obtenues par la fonction d'alimentation, dont le support
            anatomique est l'appareil digestif. Les aliments prélevés dans le milieu apportent les
            molécules organiques dont l'énergie est extraite par des réactions constituant le
            catabolisme comme l'oxydation du glucose par la glycolyse et la dégradation des acides
            gras par la β oxydation. Ils sont aussi à l'origine des molécules substrats des
            réactions constituant l'anabolisme, permettant la constitution de réserves énergétiques
            comme la synthèse du glycogène par glycogénogenèse et la synthèse de triglycérides dans
            le tissu adipeux, ou utilisées dans la synthèse des macromolécules structurales et
            informationnelles de l'organisme comme le collagène et les acides nucléiques. Ils
            apportent en outre des vitamines, notamment impliquées dans la catalyse enzymatique, des
            substances minérales indispensables aux échanges osmotiques, à la conduction neuronale
            et à la contraction musculaire, ainsi que de l'eau qui joue le rôle de milieu
            réactionnel et de substrat du métabolisme.</para>
            <para>Les réactions du métabolisme produisent des déchets non utilisables et parfois
            toxiques. La fonction d'excrétion mise en œuvre par l'appareil excréteur permet leur
            élimination. Ainsi, les déchets azotés primaires provenant du catabolisme des acides
            aminés et des acides nucléiques sont principalement représentés par de l'ammoniaque,
            converti en molécules moins toxiques comme l'urée et l'acide urique. Ils sont ensuite
            évacués dans l'urine. L'eau est le vecteur des déchets.</para>
            <para>Finalement, le fonctionnement et le renouvellement des constituants des cellules et de
            l'organisme implique des échanges de matière et d'énergie avec le milieu de vie, qu'il
            s'agisse de prélèvements ou de rejets. Les régions corporelles assurant ces échanges
            sont situées à l'interface entre le milieu intérieur et le milieu extérieur. Elles
            portent le nom de surfaces d'échange ou d'échangeurs.</para>
            <para>Quelle sont les caractéristiques structurales des surfaces d'échange entre l'animal et
            le milieu de vie ?</para>
            <para>Comment sont réalisés les échanges de matière et d'énergie au niveau des échangeurs
            ?</para>
            <para>Quelles sont leurs adaptations à leurs fonctions et vis-à-vis des caractéristiques de
            l'animal ? </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les surfaces d'échange : des structures spécialisées dans les transferts de matière
            et d'énergie</title>
            <sect2>
                <title>Des surfaces spécialisées dans les échanges de gaz</title>
                <para>Les gaz échangés entre l'organisme et le milieu sont principalement le dioxygène,
                consommé par la respiration cellulaire, et le dioxyde de carbone, produit par la
                respiration cellulaire. Les organes respiratoires des appareils respiratoires sont
                le siège des échanges des gaz respiratoires, absorption de dioxygène et rejet de
                dioxyde de carbone.</para>
                <para>Les organes respiratoires des Mammifères sont les poumons. </para>
                <figure>
                    <title>Poumon de Rat en coupe transversale (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Athénaïs Noally</holder>
                                        <holder>Aurore Pardon</holder>
                                        <holder>Julie Plantade</holder>
                                        <holder>Julie Rascle</holder>
                                    </copyright>
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                </figure>
                <para>Les poumons sont formés d'unités structurales et fonctionnelles, les alvéoles.
                Leur paroi est formée d'un épithélium simple et pavimenteux constitué de cellules
                appelées pneumocytes I. Des pneumocytes II, de forme cubique, sont dispersés dans
                l'épithélium et produisent un surfactant déposé à sa surface évitant l'affaissement
                des alvéoles. L'épithéium repose sur du tissu conjonctif fibreux, parcouru de
                nombreux vaisseaux sanguins capillaires.</para>
                <para>Les échanges des gaz respiratoires sont réalisés entre l'air des alvéoles,
                acheminé et renouvelé par les voies aériennes représentées notamment par la trachée,
                les bronches et les bronchioles, et le sang des vaisseaux capillaires. Les gaz étant
                de petites molécules apolaires, ils diffusent passivement à travers les membranes et
                cytoplasmes cellulaires. Le moteur de l'échange est le gradient de pression
                partielle, le gaz se déplaçant du compartiment où sa pression partielle est élevée
                vers celui où elle est faible. L'échangeur est représenté par l'épithélium
                pulmonaire, l'endothélium vasculaire ainsi que le matériel extracellulaire les
                isolant. Son épaisseur est réduite mais sa surface est importante, en relation avec
                le nombre élevé d'alvéoles lié aux multiples replis de la paroi pulmonaire.</para>
                <para>Les Mammifères, animaux aériens, échangent les gaz respiratoires avec l'air. Les
                animaux aquatiques, par exemple les Chondrichthyens comme le Requin, les Téléostéens
                comme l'Esturgeon et les Euarthropodes comme l'Écrevisse, échangent les gaz
                respiratoires avec l'eau. Leurs organes respiratoires sont des branchies portant de
                multiples et fines lamelles dans lesquelles circule le sang, ou divisées en
                filaments dans lesquels circule l'hémolymphe. Les gaz respiratoires sont échangés
                entre l'eau et le liquide extracellulaire circulant, à travers l'échangeur formé
                d'un épithélium simple, pavimenteux ou cubique, le matériel extracellulaire
                sous-jacent et le cas échéant la paroi des vaisseaux.</para>
                <para>Finalement, la surface d'échange des gaz respiratoire est caractérisée par une
                faible épaisseur et une importante aire.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Des surfaces spécialisées dans les échanges d'eau et de substances
                dissoutes</title>
                <para>La prise alimentaire correspond à l'ingestion de la nourriture, composée d'eau, de
                substances minérales et de particules organiques généralement volumineuses. Le tube
                digestif en assure le traitement qui consiste en particulier en la digestion,
                mécanique et enzymatique, conduisant à la réduction de la taille des particules
                alimentaires et la simplification des molécules qui les constituent. Les aliments
                sont alors le plus souvent transformés en molécules simples, monosaccharides et
                disaccharides pour les glucides, acides aminés, dipeptides et tripeptides pour les
                protéines, acides gras, monoglycérides et cholestérol pour les lipides. Elles sont
                absorbées par le tube digestif.</para>
                <para>Chez les Mammifères comme le Rat, l'absorption est réalisée par l'intestin grêle. </para>
                <figure>
                    <title>Muqueuse de duodénum de Rat en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Athénaïs Noally</holder>
                                        <holder>Aurore Pardon</holder>
                                        <holder>Julie Plantade</holder>
                                        <holder>Julie Rascle</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>La paroi de l'intestin grêle, et plus généralement de tous les organes du tube
                digestif des Vertébrés, est formée de quatre tuniques concentriques. La lumière est
                bordée par une muqueuse, constituée de tissu épithélial et de tissu conjonctif
                fibreux appelé chorion. Elle repose sur une sous-muqueuse conjonctive, entourée
                d'une musculeuse comportant des fibres musculaires lisses circulaires et
                longitudinales. L'ensemble est enveloppé dans une séreuse comprenant du tissu
                conjonctif fibreux et un épithélium.</para>
                <para>La muqueuse de l'intestin forme des replis, évaginations en doigts de gant
                appelées villosités, et invaginations, dites cryptes de Lieberkühn. Au contact de la
                lumière, elles présentent un épithélium simple et prismatique. Il est soutenu par le
                tissu conjonctif fibreux lâche du chorion dans lequel courent des vaisseaux sanguins
                capillaires et des vaisseaux lymphatiques capillaires, les chylifères. L'épithélium
                comporte plusieurs types cellulaires parmi lesquels figurent les entérocytes et les
                mucocytes. Les entérocytes sont les plus nombreux et les principaux responsables de
                l'absorption. Leur membrane apicale est différenciée en bordure en brosse formée de
                microvillosités, évaginations soutenues par des faisceaux de microfilaments
                d'actine.</para>
                <para>Les molécules issues de la digestion contenues dans la lumière de l'intestin grêle
                sont absorbées par les entérocytes puis transférées dans les vaisseaux sanguins
                capillaires ou les chylifères. L'absorption des oses est réalisée par diffusion
                simple ou par symport avec des ions sodium constituant un transport actif
                secondaire. Celle des acides aminés implique des symports avec des ions sodium,
                correspondant également à des tranports actifs secondaires. Les transporteurs
                actifs, primaires comme secondaires, consomment de l'énergie et autorisent des
                échanges contre les gradients de concentration.Dans le cas des disaccharides et des
                peptides, le transfert est couplé à l'activité d'une enzyme, disaccharidase ou
                peptidase. L'absorption des acides gras libres, du cholestérol et des triglycérides
                est réalisé par pinocytose, et celle des acides gras et monoglycérides incorporés
                dans des micelles par diffusion simple. Les entérocytes effectuent fréquemment des
                traitements enzymatiques des molécules absorbées. Les oses sont convertis en
                glucose, les acides aminés non essentiels en d'autres acides aminés et les lipides
                sont combinés en complexes lipoprotéiques appelés chylomicrons. Les oses et acides
                aminés sont déversés dans le sang alors que les chylomicrons gagnent la
                lymphe.</para>
                <para>L'échangeur est représenté par l'épithélium, l'endothélium des vaisseaux et le
                matériel extracellulaire les séparant. Son épaisseur est relativement faible, le
                caractère prismatique de l'épithélium lié à la forte activité métabolique des
                entérocytes contribuant à l'augmenter par rapport à celle de l'épithélium
                respiratoire. Sa surface est en revanche élevée, en raison des villosités de la
                muqueuse et des microvillosités des entérocytes.</para>
                <para>Les déchets du métabolisme, en particulier azotés, sont éliminés en solution
                aqueuse, sous forme d'urine.</para>
                <para>Chez les Mammifères comme la Souris, la production de l'urine est réalisée par les
                reins, organes excréteurs.</para>
                <figure>
                    <title>Cortex de rein de Souris en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Athénaïs Noally</holder>
                                        <holder>Aurore Pardon</holder>
                                        <holder>Julie Plantade</holder>
                                        <holder>Julie Rascle</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les reins des Mammifères, et plus généralement des Vertébrés, sont formés d'unités
                structurales et fonctionnelles appelées néphrons. Un néphron comporte une sphère
                creuse à double paroi, la capsule de Bowman, et un tubule urinaire comportant
                plusieurs régions. La capsule de Bowman est délimitée extérieurement par un
                épithélium simple et pavimenteux, le feuillet pariétal, et intérieurement par un
                épithélium simple formé de podocytes, le feuillet viscéral. Les podocytes sont des
                cellules possédant des expansions ramifiées, pieds et pédicelles, reliées par des
                diaphragmes. Les feuillets pariétal et viscéral ménagent entre eux un espace dit de
                Bowman. Le cœur de la capsule de Bowman est occupé par un bouquet de vaisseaux
                sanguins capillaires fenêtrés, dont l'endothélium est percé de pores présentant
                également des diaphragmes. Les podocytes entourent les vaisseaux capillaires et
                leurs expansions sont au contact de leur paroi, dont elles ne sont séparées que par
                une membrane basale.</para>
                <para>L'urine primitive est produite par ultrafiltration du sang circulant dans les
                vaisseaux sanguins capillaires. Le moteur de la filtration est la différence de
                pression régnant dans les vaisseaux sanguins capillaires et dans l'espace de Bowman.
                Le sang traverse une barrière de filtration constituée des diaphragmes reliant les
                pédicelles des podocytes, de la membrane basale et des diaphragmes des pores de
                l'endothélium. La barrière de filtration retient les cellules et les molécules les
                plus volumineuses, mais l'eau et les substances dissoutes, minérales comme
                organiques, la traversent depuis le compartiment sanguin vers l'espace de Bowman. Le
                liquide produit est l'urine primitive.</para>
                <para>L'échangeur est ici représenté par la barrière de filtration, très fine en raison
                de la fenestration de l'endothélium vasculaire.</para>
                <para>Dans le tubule urinaire, la composition de l'urine primitive est modifiée. Des
                réabsorptions et des sécrétions interviennent, échanges entre l'urine de la lumière
                et le sang des vaisseaux. L'échangeur est alors représenté par l'épithélium simple
                et cubique du tubule urinaire, muni d'une bordure en brosse dans sa partie proximale
                et non dans sa partie distale, l'endothélium des vaisseaux sanguins capillaires de
                l'interstitium rénal et le matériel extracellulaire les séparant. </para>
                <para>Finalement, les échangeurs respiratoire, digestif et excréteur, impliqués dans les
                échanges de matière, gaz, eau et substances dissoutes, présentent des caractères
                communs comme une faible épaisseur et une surface importante, mais des différences
                dans le détail.</para>
                <para>Qu'en est-il des échangeurs de chaleur ?</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Des surfaces spécialisées dans les échanges de chaleur</title>
                <para>Le corps des organismes animaux est délimité par une enveloppe externe, le
                tégument. Localisé à l'interface avec le milieu, il constitue une surface
                privilégiée pour les échanges de chaleur entre l'animal et le milieu.</para>
                <para>Les échanges de chaleur interviennent entre deux milieux de températures
                différentes. Ils sont réalisés selon le gradient thermique, du milieu dont la
                température est la plus élevée vers le milieu dont la température la plus faible.
                Les principaux mécanismes impliqués dans les échanges de chaleur tégumentaires sont
                la convection, impliquant un déplacement de fluide, et la conduction impliquant un
                contact mais sans transport de matière.</para>
                <para>Parmi les animaux, les Mammifères et les Oiseaux maintiennent leur température
                corporelle à une valeur stable. Ils sont homéothermes. En quoi le tégument et les
                échanges de chaleur contribuent-ils à l'homéothermie ?</para>
                <figure>
                    <title>Glande sudoripare humaine en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Athénaïs Noally</holder>
                                        <holder>Aurore Pardon</holder>
                                        <holder>Julie Plantade</holder>
                                        <holder>Julie Rascle</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le tégument des Mammifères est formé d'un épiderme, épithélium pluristratifié et
                pavimenteux, surmonté d'une couche cornée. Il repose sur un derme de nature
                conjonctive dans lequel de nombreux vaisseaux sanguins sont présents. Les échanges
                de chaleur sont réalisés entre le milieu extérieur et le sang des vaisseaux à
                travers l'épiderme et le derme superficiel. Une augmentation du débit sanguin dans
                les vaisseaux cutanés favorise les échanges de chaleur alors que sa diminution les
                entrave. </para>
                <para>Par ailleurs, l'épiderme est localement différencié en glandes exocrines
                invaginées. Deux types de glandes sont distingués selon la nature de leurs
                sécrétions : les glandes sudoripares productrices de sueur et les glandes sébacées
                élaborant le sébum. Glandes tubuleuses contournées, les glandes sudoripares
                possèdent un canal sudorifère débouchant à la surface du tégument. La sueur,
                composée principalement d'eau mais également d'acide lactique, d'urée et de
                substances minérales, est déversée à la surface du tégument où elle s'évapore. L'eau
                passe de l'état liquide à l'état gazeux par un processus de vaporisation.
                Endothermique, il entraîne une perte locale de chaleur et une diminution de la
                température tégumentaire.</para>
                <para>Ainsi des différenciations locales, notamment glandulaires, permettent la
                spécialisation des surfaces corporelles dans certains types d'échanges.</para>
                <para>En quoi les surfaces d'échange sont-elles adaptées à leurs fonctions ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les surfaces d'échange, des structures adaptées à leurs fonctions</title>
            <para>Les échanges de matière entre l'organisme et le milieu relèvent de deux catégories.
            Les échanges passifs sont effectués selon les gradients de pression partielle ou de
            concentration, molaire ou osmotique, voire électrique, sans dépense d'énergie. Les
            échanges actifs sont réalisés contre les gradients de concentration et/ou électrique
            avec dépense d'énergie. Parmi les échanges passifs figurent la diffusion simple,
            transfert direct à travers les structures cellulaires, et la diffusion facilitée faisant
            intervenir des transporteurs et en conséquence saturable. Les échanges actifs impliquent
            de manière générale des transporteurs. Les échanges de chaleur sont pour leur part
            passifs et réalisés selon le gradient thermique.</para>
            <para>La première loi de Fick décrit la diffusion d'une substance entre deux compartiments.
            Son expression est </para>
            <para>J<subscript>x</subscript> = D<subscript>x</subscript> x ΔC<subscript>x</subscript> x S
            / E </para>
            <para>avec</para>
            <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para>J<subscript>x</subscript>, flux de diffusion de la substance en
                        mol.s<superscript>-1</superscript> ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>D<subscript>x</subscript>, coefficient de diffusion en
                        mol.s<superscript>-1</superscript>.m<superscript>-1</superscript> ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>ΔC<subscript>x</subscript>, différence de concentration entre milieu
                    extérieur et milieu intérieur en mol.m<superscript>-3</superscript> ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>S, aire de la surface d'échange en m ;<superscript>2</superscript>
                    </para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>E, épaisseur de la surface d'échange en m.</para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
            <para>Dans le cas de gaz, son expression devient :</para>
            <para>J<subscript>x</subscript> = K<subscript>x</subscript> x ΔP<subscript>x</subscript> x S
            / E </para>
            <para>avec</para>
            <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para>J<subscript>x</subscript>, flux de diffusion du gaz en
                        mol.s<superscript>-1</superscript> ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>K<subscript>x</subscript>, constante de diffusion du gaz en
                        mol.s<superscript>-1</superscript>.m<superscript>-1</superscript>.Pa<superscript>-1</superscript>
                    ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>ΔP<subscript>x</subscript>, différence de pression partielle entre milieu
                    extérieur et milieu intérieur en Pa.</para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
            <para>Les flux sont proportionnels à la surface de l'échangeur et inversement proportionnels
            à son épaisseur. Lorsque les échanges sont passifs, ils sont aussi proportionnels au
            gradient de la substance échangée.</para>
            <para>Dans ces perspectives, quelles sont les adaptations des échangeurs ?</para>
            <sect2>
                <title>Des surfaces permettant une augmentation des échanges</title>
                <para>Les surfaces d'échange entre l'animal et son milieu comportent toutes un
                épithélium de revêtement. Un tel tissu est formé de cellules jointives, reliées
                entre elles par des jonctions intercellulaires généralement étanches. En
                conséquence, les échanges sont réalisés à travers les cellules épithéliales qui
                peuvent les contrôler.</para>
                <para>Les échangeurs des gaz respiratoires sont de manière générale caractérisés par une
                importante surface, développée dans un volume réduit. Ainsi les branchies des
                Téléostéens sont formées de lames branchiales nombreuses insérées sur les arcs
                branchiaux, portant de part et d'autre de multiples lamelles branchiales. De même
                les poumons des Mammifères comportent des voies aériennes très ramifiées,
                tubuleuses, dont le diamètre décroît progressivement, et dont l'extrémité débouche
                sur les alvéoles très nombreuses. La surface élevée des échangeurs est liée à la
                formation de multiples évaginations ou invaginations, replis cloisonnant le milieu
                extérieur. </para>
                <para>Les échangeurs de substances d'origine alimentaire sont également caractérisés par
                une surface élevée dans un volume réduit. Chez les grands Mammifères au contact de
                la lumière, la sous-muqueuse intestinale forme des replis appelés valvules
                conniventes, supportant les villosités de la muqueuse. Les entérocytes possèdent
                pour leur part des microvillosités. Des replis aux échelles de l'organe, du tissu et
                de la cellule sont à l'origine de la surface élevée. De la même manière les tubes
                digestifs des Euarthropodes et des Eumollusques présentent de vastes échangeurs, en
                particulier en raison de la formation de multiples diverticules. </para>
                <para>La surface des échangeurs dépend par ailleurs du nombre de structures qui les
                constituent. Ainsi, les glomérules des reins des Vertébrés sont formés de nombreux
                vaisseaux sanguins capillaires organisés en pelotons et sont eux-mêmes très
                nombreux. Dans l'espèce humaine, un glomérule est constitué de 25 mm de vaisseaux
                sanguins capillaires et un rein comporte un million de glomérules. De même le
                tégument est irrigué par un réseau capillaire très dense.</para>
                <para>Quel que soit le type d'échange entre l'animal et le milieu, plus la surface de
                l'échangeur est élevée, plus le flux est important. L'augmentation de la surface de
                l'échangeur est liée à la formation de replis à différentes échelles ainsi qu'à la
                multiplication des structures impliquées dans les échanges. Cette augmentation
                concerne la face de l'échangeur au contact du milieu extérieur. Dans les organes
                excréteurs, les cellules épithéliales possèdent fréquemment des replis membranaires
                basaux, associés à des mitochondries. Ils contribuent à augmenter la surface de
                l'épithélium du côté du milieu intérieur.</para>
                <para>Par ailleurs, les échangeurs sont très généralement constitués d'épithéliums
                simples, dont l'épaisseur est faible. </para>
                <para>Dans les organes respiratoires, les épithéliums sont de type pavimenteux chez les
                Vertébrés. En conséquence, en milieu aérien la barrière alvéolo-capillaire traversée
                par les gaz respiratoires a une épaisseur de l'ordre du micromètre, et en milieu
                aquatique celle de l'échangeur branchial est d'environ 5 µm. Dans les organes
                excréteurs, de même l'épaisseur de la barrière de filtration est réduite.</para>
                <para>Les épithéliums simples cubiques et prismatiques présents dans les échangeurs
                apparaissent comme un compromis entre une faible épaisseur globale de l'échangeur et
                le métabolisme élevé des épithéliocytes réalisant des échanges actifs ou
                facilités.</para>
                <para>De même qu'une surface élevée favorise les échanges, une faible épaisseur les
                facilite, la distance à franchir par les substances étant réduite. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Des dispositifs permettant une augmentation des gradients</title>
                <para>Les gradients de pressions partielles, de concentrations, électriques ou
                thermiques, sont les moteurs des échanges passifs. Les échanges réalisés conduisent
                à une réduction locale des gradients. Par exemple le passage du dioxygène du milieu
                extérieur au milieu intérieur tend à égaliser les pressions partielles de ce gaz de
                part et d'autre de l'échangeur.</para>
                <para>Comment les gradients et en conséquence les échanges sont-ils maintenus ?</para>
                <figure>
                    <title>Tégument de Lombric en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Athénaïs Noally</holder>
                                        <holder>Aurore Pardon</holder>
                                        <holder>Julie Plantade</holder>
                                        <holder>Julie Rascle</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>Le Lombric est une Annélide menant une vie fouisseuse. Dépourvu d'appareil
                respiratoire, le Lombric réalise ses échanges de gaz respiratoires à travers son
                tégument. Il est formé d'un épithélium simple prismatique, l'épiderme, surmonté
                d'une fine cuticule. Son épaisseur est de l'ordre de 40 µm, en relation avec sa
                fonction de revêtement corporel. De nombreux vaisseaux sanguins capillaires ramifiés
                sont présents sous la membrane basale de sorte que la distance de diffusion des gaz
                respirtoires est limitée à l'épaisseur de l'épithélium.</para>
                <para>À l'instar du tégument du Lombric, les surfaces d'échange des animaux sont très
                généralement associées à l'appareil circulatoire. Des vaisseaux sanguins
                capillaires, des vaisseaux lymphatiques ou des espaces hémolymphatiques sont
                présents dans le tissu conjonctif sous-épithélial. Ils assurent la circulation du
                sang, de la lymphe ou de l'hémolymphe au niveau des échangeurs. Elle permet un
                renouvellement du milieu intérieur et un maintien des pressions partielles, des
                concentrations ou des potentiels dans le milieu intérieur sur la face interne de la
                surface d'échange. Ainsi, le dioxygène absorbé est pris en charge par le liquide
                circulant et évacué vers la profondeur de l'organisme par le liquide circulant alors
                que le dioxyde de carbone drainé de la profondeur est amené à l'échangeur. De même
                la chaleur des tissus profonds de l'organisme est transmise au tégument grâce à la
                circulation du milieu intérieur. Elle est alors transmise au milieu extérieur en
                contact avec la surface de l'organisme. Le liquide circulant refroidi retourne
                ensuite dans les tissus profonds, remplacé par du liquide provenant des tissus
                profonds et de température plus élevée.</para>
                <para>La convection du milieu intérieur, renouvelant le liquide circulant au niveau de
                l'échangeur, contribue au maintien des gradients, moteurs des échanges.</para>
                <para>Parallèlement, le milieu extérieur est renouvelé au contact de l'échangeur. Dans le
                cas des appareils respiratoires, la ventilation assure ce renouvellement. En milieu
                aquatique, elle se traduit par un courant d'eau unidirectionnel dû au fonctionnement
                de pompes, buccale et operculaire, chez les Téléostéens, aux battements d'expansions
                corporelles comme les scaphognathites des Euarthropodes ou encore aux battements de
                cils comme chez les Eumollusques. En milieu aérien, elle est à l'origine de
                mouvements d'air généralement bidirectionnels dus à des mouvements musculaires. De
                la même manière, le milieu extérieur est renouvelé au contact du tégument par
                conduction, le fluide réchauffé est remplacé par un fluide de température plus
                faible.</para>
                <para>Ainsi la convection du milieu extérieur, renouvelant le fluide extérieur au niveau
                de l'échangeur, contribue également au maintien des gradients. </para>
                <para>Le contenu de la lumière du tube digestif ou des tubules urinaires est lui aussi
                renouvelé. Cependant au niveau de ces échangeurs, les gradients de électrochimiques
                sont établis par des transporteurs actifs tels que la pompe
                    Na<superscript>+</superscript>/K<superscript>+</superscript> ATPase. Les
                épithéliocytes contiennent de nombreuses mitochondries qui produisent l'ATP
                nécessaire au fonctionnement des transporteurs. En conséquence les dimensions des
                cellules sont relativement importantes.</para>
                <para>Une vaste surface de faible épaisseur est fragile d'un point de vue mécanique.
                Elle constitue aussi une structure favorable à la pénétration de corps
                étrangers.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Des structures assurant la protection des surfaces d'échange</title>
                <para>Les surfaces d'échange sont de manière générale internalisées, c'est-à-dire
                séparées de l'enveloppe corporelle externe par les tissus profonds de l'organisme.
                Elles forment des cavités corporelles en continuité avec le milieu extérieur. Elles
                se trouvent ainsi protégées par les tissus profonds de l'organisme et les
                caractéristiques du milieu extérieur présent de leur lumière sont partiellement
                contrôlées. Chez les Mammifères, l'air pénétrant dans les alvéoles pulmonaires est
                par exemple réchauffé jusqu'à atteindre la température corporelle et saturé en
                vapeur d'eau. </para>
                <para>Chez les Malacostracés, les branchies sont insérées sur les parois corporelles
                latérales et les appendices locomoteurs. De chaque côté du corps, une expansion
                latérale de la carapace, le branchiostégite, forme un toit et un volet latéral les
                protégeant, tout en délimitant une cavité branchiale. Il s'agit également d'une
                internalisation, qualifiée de secondaire. </para>
                <para>Les épithéliums des surfaces d'échange comportent fréquemment des cellules
                sécrétrices, dispersées parmi les cellules de revêtement. Chez les Mammifères, ce
                sont par exemple les pneumocytes II des alvéoles pulmonaires et les cellules à mucus
                des villosités intestinales. Les pneumocytes II produisent le surfactant protégeant
                les alvéoles da l'affaissement, les cellules à mucus libèrent un liquide visquex
                protégeant l'épithélium de l'activité des enzymes digestives présentes dans la
                lumière de l'intestin. Des cellules spécialisées dans la sécrétion d'enzymes
                antibactériennes comme le lysozyme sont fréquentes dans les surfaces d'échange de
                nombreux groupes animaux. Ce sont par exemple les cellules de Paneth de l'intestin
                des Vertébrés.</para>
                <para>Les surfaces d'échange sont également étroitement associées au système
                immunitaire, par l'intermédiaire d'un tissu lymphoïde spécifique, le tissu lymphoïde
                associé aux muqueuses (MALT).</para>
                <para>Finalement, quels que soient la nature des échanges et le groupe animal considéré,
                les surfaces d'échange entre l'animal et son milieu impliquent des processus
                semblables et des adaptations comparables.</para>
                <para>Les échanges entre l'animal et le milieu extérieur sont parfois néfastes,
                notamment lorsqu'ils sont spontanés.  Ils engendrent alors des excès ou des déficits
                de substances. Comment l’organisme gère-t-il ces transferts spontanés ?</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Les surfaces d'échange intégrées à la physiologie</title>
            <sect2>
                <title>Une gestion spatiale des transferts de matière</title>
                <para>Les surfaces d'échange des organismes animaux avec le milieu extérieur sont
                localisées dans des organes généralement spécialisés comme les organes respiratoires
                pour les échanges gazeux respiratoires, les organes digestifs pour les échanges de
                substances d'origine alimentaire et les organes excréteurs pour les échanges de
                déchets. </para>
                <para>D'autres surfaces corporelles sont peu impliquées dans les échanges de matière
                entre l'animal et le milieu extérieur. Ce sont principalement les téguments. </para>
                <figure>
                    <title>Tégument humain en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        </simpara>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Athénaïs Noally</holder>
                                        <holder>Aurore Pardon</holder>
                                        <holder>Julie Plantade</holder>
                                        <holder>Julie Rascle</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>À la différence des surfaces spécialisées dans les échanges, le tégument est un
                revêtement corporel épais. Chez les Vertébrés il est constitué d'un épithélium
                pluristratifié, l'épiderme, surmontant un derme conjonctif. Il est parfois recouvert
                d'une couche cornée et de phanères constituant un pelage chez les Mammifères et un
                plumage chez les Oiseaux. Chez les Euarthropodes, il est formé d'un épithélium
                simple et cubique, l'épiderme, recouvert d'une épaisse cuticule. En relation avec
                leur épaisseur, quelle que soit son origine, les téguments sont peu favorables aux
                échanges de matière, la distance à traverser étant élevée. Par ailleurs, la couche
                cornée des Vertébrés est composée de kératine, une protéine hydrophobe, et les poils
                des Mammifères comme les plumes des Oiseaux sont enduits d'une substance hydrophobe,
                le sébum. De même la cuticule des Euarthropodes contient des sclérotines, protéines
                imperméabilisantes, voire des cires hydrophobes. Par sa composition chimique, le
                tégument est souvent imperméable à l'eau, ce qui permet une limitation des pertes ou
                des gains. </para>
                <para>Par ailleurs, la présence d'un pelage ou d'un plumage permet la rétention d'une
                couche de fluide extérieur isolante située entre l'épiderme et le milieu extérieur,
                limitant les échanges de chaleur. Le tissu adipeux associé au tégument joue un rôle
                similaire. Une coloration claire du tégument réfléchissant les rayonnements réduit
                également les transferts de chaleur par radiation.</para>
                <para>Finalement, l'organisme animal possède des surfaces corporelles spécialisées dans
                les échanges et d'autres les limitant. Les premières sont caractérisées par une
                surface importante et une faible épaisseur alors que les secondes sont peu étendues
                et épaisses. Les fonctionnements de ces surfaces sont coordonnés et sont à la base
                de l'homéostasie, maintien des paramètres du milieu intérieur à une valeur stable.
                Ainsi l'équilibre hydrique est-il maintenu en milieu aérien par une limitation des
                pertes d'eau tégumentaires, urinaires et respiratoires et une absorption d'eau
                alimentaire. Inversement, en eau douce il dépend de la limitation des gains d'eau
                tégumentaires, alimentaires et respiratoires associée à une importante évacuation
                urinaire.</para>
                <para>La gestion des échanges de matière et d'énergie est coordonnée entre les
                différents organes d'échange des organismes, du point de vue spatial.</para>
                <para>Il existe cependant des animaux comme les Porifères, dont les surfaces corporelles
                ne sont pas spécialisées en termes d'échanges de matière. La plupart d'entre eux
                sont réalisés par chaque cellule individuellement. </para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Une gestion temporelle des transferts de matière</title>
                <para>Au repos, l'organisme consomme une quantité stable de dioxygène par unité de
                temps. En activité la quantité de dioxygène consommé peut considérablement
                augmenter. La sollicitation de la surface d'échange des gaz respiratoires est alors
                plus importante. Chez les Mammifères au repos le prélèvement de dioxygène et le
                rejet de dioxyde de carbone dans le milieu sont effectués par une partie seulement
                de la surface d'échange pulmonaire. Lors d'efforts physiques intenses, la
                quasi-totalité de cette surface est mobilisée ce qui permet de répondre à une
                demande en dioxygène beaucoup plus importante. Il en va de même chez les animaux
                connaissant des périodes de vie ralentie, hivernale ou estivale, voire en conditions
                de sécheresse.</para>
                <para>De manière similaire, la prise alimentaire des animaux est un phénomène discontinu
                et irrégulier dépendant de la disponibilité des ressources alimentaires dans le
                milieu. En conséquence l'absorption des molécules d'origine est également
                discontinue. La longueur importante du tube digestif des Mammifères par rapport à
                leur taille permet une exploitation progressive des aliments et une régularisation
                des apports dans le temps.</para>
                <para>Finalement, l'intensité des échanges réalisés par les animaux avec leur milieu
                varie au cours du temps, à des échelles diverses. Elle peut varier à l'échelle d'une
                journée selon l'activité de l'organisme, d'une semaine voire davantage avec la prise
                alimentaire, ou d'une année avec le ryhthme des saisons.</para>
                <para>À l'échelle de l'organisme, outre les variations spatiales des échanges liées aux
                caractéristiques des surfaces corporelles, il existe des variations échanges de
                matière dans le temps.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>Une adaptation aux caractéristiques du milieu et au mode de vie</title>
                <para>Les milieux dans lesquels vivent les animaux sont variés en termes de facteurs
                abiotiques, notamment de climat, de géographie, de nature des sols. Les espèces
                présentent des adaptations aux caractéristiques de leur milieu de vie, en
                particulier du point de vue des surfaces d'échange de matière et d'énergie. </para>
                <figure>
                    <title>Tégument de Lézard en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
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                                        <holder>Athénaïs Noally</holder>
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                <para>La quantité de vapeur d'eau dans l'air d'un milieu sec, tel que le désert, est
                faible. Les animaux y vivant étant composés d'une importante quantité d'eau liquide,
                elle tend à  s'évaporer au niveau de toutes les surfaces corporelles. Concernant la
                surface tégumentaire, les Squamates comme les Lézards possèdent un revêtement
                imperméable en raison de la présence d'une épaisse couche de kératine, protéine
                hydrophobe, formant des écailles. Les pertes d'eau tégumentaires sont ainsi
                réduites, de même que les risques de dessiccation. Concernant les échangeurs
                repiratoires, les Mammifères déserticoles sont capables de réchauffer l'air inspiré
                et de l'enrichir en vapeur d'eau de sorte que l'évaporation d'eau est limitée au
                niveau de la barrière alvéolo-capillaire. Inversement, ils refroidissent l'air
                expiré et l'assèchent, récupérant une part importante de l'eau perdue lors du
                réchauffement.</para>
                <para>Par ailleurs, le groupe des Plathelminthes inclus des animaux menant une vie libre
                comme les Planaires, et d'autres menant une vie parasitaire comme les Ténias. Les
                premiers possèdent un appareil digestif comportant une surface d'échange absorbante
                alors que les seconds en sont dépourvus. Les Ténias se nourrissent des substances
                dissoutes présentes dans la lumière du tube digestif de leur hôte, dans laquelle ils
                vivent. Ils pratiquent une prise alimentaire de type osmotrophe. La surface
                d'échange des substances d'origine alimentaire est alors le tégument.</para>
                <para>Ainsi les surfaces d’échange varient également en fonction des contraintes
                imposées par le milieu et/ou le mode de vie. Ces contraintes expliquent par exemple
                les réductions ou les augmentations des surfaces des échangeurs au sein d'un même
                groupe.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>Les surfaces d'échange diffèrent par leur épaisseur (épithélium simple ou
            pluristratifié), la forme et l'équipement des cellules qui les constituent
            (pavimenteuse, cubique ou prismatique,comportant des transporteurs actifs ou passifs,
            des mitochondries, de la kératine) ainsi que leur localisation (externe ou
            internalisée). Ces variations sont en relation avec la nature et les propriétés des
            substances échangées (taille, charge, solubilités dans l'eau et les lipides) déterminant
            les types de transport (diffusion passive ou facilitée, transport actif, transfert par
            vésicule). L'organisation des échangeurs contribue à favoriser les échanges avec une
            surface élevée et une faible épaisseur par exemple ou à les limiter notamment avec des
            couches imperméables à l'eau. </para>
            <para>Mais ces surfaces ne représentent qu'une partie de l'organisme qui est un système
            intégré : comment le reste de cet organisme interagit il avec les surfaces d'échange ? </para>
        </sect1>
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                    </publisher>
                    <pubdate>2018 [date de consultation : 27 mars 2018]</pubdate>
                    <address>
                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://universalis-edu.com/encyclopedie/poissons/">http://universalis-edu.com/encyclopedie/poissons/</link>
                        </uri>
                    </address>
                </biblioentry>
            </bibliodiv>
        </bibliography>
    </article>
    <article>
        <info>
            <title>La filtration dans la physiologie des animaux</title>
            <authorgroup>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Chloe</firstname>
                        <surname>Chappel</surname>
                    </personname>
                    <email>chloe.chappel@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Julien</firstname>
                        <surname>Heurtier</surname>
                    </personname>
                    <email>julien.heurtier@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <personname>
                        <firstname>Lola</firstname>
                        <surname>De Freitas</surname>
                    </personname>
                    <email>lola.defreitas@etu.univ-st-etienne.fr</email>
                </author>
            </authorgroup>
        </info>
        <sect1>
            <title>Introduction</title>
            <para>La filtration est un processus de séparation permettant d'isoler les constituants d'un
            mélange hétérogène, formé d'une phase liquide et d'une phase solide. Elle est réalisée à
            travers un dispositif poreux appelé filtre. Le liquide traversant le filtre porte le nom
            de filtrat alors que les particules retenues constituent le rétentat.</para>
            <para>La physiologie est le domaine de la biologie s'intéressant au fonctionnement normal
            des êtres vivants, de leurs organes et leurs tissus, par opposition à la pathologie. Par
            extension, ce terme désigne également le fonctionnement des êtres vivants
            lui-même.</para>
            <para>Parmi les êtres vivants, les animaux sont des organismes pluricellulaires fréquemment
            mobiles, leurs cellules étant dépourvues de paroi. Ils prélèvent dans leur milieu de vie
            la matière et l'énergie nécessaires à leur fonctionnement, sous forme de particules
            organiques. Elles leur fournissent carbone et électrons, ainsi que de l'énergie
            chimique. Ils sont en conséquences hétérotrophes pour le carbone, organotrophes et
            chimiotrophes. La voie métabolique essentielle par laquelle ils traitent la matière
            organique et en extraient l'énergie chimique est la respiration cellulaire, dégradation
            oxydative. Dans la respiration cellulaire animale, l'accepteur final des électrons est
            le dioxygène. Les animaux le  prélèvent également  dans leur environnement, ils
            pratiquent l'aérobiose. </para>
            <para>Les fonctions de nutrition assurent l'apport des particules organiques, du dioxygène
            et l'élimination des déchets produits par le métabolisme. Elles correspondent aux
            fonctions d'alimentation, d'échanges gazeux respiratoires et d'excrétion.</para>
            <para>Dans un contexte physiologique, quels rôles joue la filtration ?</para>
            <para>Quelle est la nature des filtres biologiques ?</para>
            <para>Quels sont les mécanismes provoquant le déplacement du liquide à travers le filtre ?   </para>
        </sect1>
        <sect1>
            <title> La filtration : rétention de particules alimentaires en suspension dans l'eau du
            milieu</title>
            <para>La fonction d'alimentation des animaux présente une relative diversité. Elle concerne
            en particulier la prise alimentaire, étape initiale de l'alimentation, consistant en le
            prélèvement de la nourriture et le cas échéant son ingestion.</para>
            <para>Deux grandes catégories de prises alimentaires sont distinguées :</para>
            <itemizedlist>
                <listitem>
                    <para>l'osmotrophie, correspondant à l'absorption de matière organique dissoute,
                    pratiquée par des animaux parasites par exemple ;</para>
                </listitem>
                <listitem>
                    <para>la phagotrophie, correspondant à l'ingestion de matière organique
                    particulaire.</para>
                </listitem>
            </itemizedlist>
            <para>Parmi les animaux pratiquant la phagotrophie, certains ingèrent des particules
            alimentaires de dimensions importantes par rapport à leur taille alors que d'autres
            ingèrent des particules alimentaires de dimensions faibles par rapport à leur taille.
            Les premiers sont qualifiés de macrophages, ce sont par exemple le Crabe vert parmi les
            Euarthropodes, la Néréis parmi les Annélides et l'espèce humaine parmi les Mammifères.
            Les seconds sont qualifiés de microphages, ce sont par exemple les Balanes parmi les
            Euarthropodes, le Lombric parmi les Annélides et les Baleines à fanons parmi les
            Mammifères. </para>
            <para>L'une des formes de microphagie, présente uniquement en milieu aquatique, consiste en
            la rétention et l'ingestion des particules alimentaires en suspension dans le milieu.
            Elle porte le nom de suspensivorie. Comment est-elle réalisée ?</para>
            <sect2>
                <title>La microphagie par filtration : un filtre traversé par l'eau</title>
                <para>Les Balanes sont des Euarthropodes du groupe des Cirripèdes. Animaux marins, elles
                vivent fixées sur divers supports comme les coquilles d'Eumollusques, par exemple
                des Moules, les rochers en eau peu profonde, les quais des ports ou encore les
                coques de navires non traitées. À l'instar des autres Euarthropodes, le corps des
                Balanes est recouvert d'une cuticule articulée. Elle constitue une enveloppe rigide
                et conique, la muraille, surmontée d'un opercule mobile. Dans la zone intertidale,
                l'animal s'y rétracte à marée basse. </para>
                <figure>
                    <title>Morphologie d’une Balane extraite de sa muraille en vue latérale</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Chappel</holder>
                                        <holder>Lola De Freitas</holder>
                                        <holder>Julien Heurtier</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Le corps des Balanes est divisé en deux régions, la tête portant la bouche
                associée à des appendices buccaux et le thorax constitué de cinq ou six segments
                portant chacun une paire d'appendices. Les appendices thoraciques sont biramés. Les
                rames, longues, fines et articulées, sont appelées cirres.</para>
                <figure>
                    <title>Morphologie des cirres postérieurs de Balane </title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Chappel</holder>
                                        <holder>Lola De Freitas</holder>
                                        <holder>Julien Heurtier</holder>
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                                    </copyright>
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                </figure>
                <figure>
                    <title>Morphologie des cirres antérieurs de Balane</title>
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                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
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                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Chappel</holder>
                                        <holder>Lola De Freitas</holder>
                                        <holder>Julien Heurtier</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Deux types de cirres sont distingués selon leur localisation, leur longueur et les
                caractéristiques des soies qu'ils portent :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>les appendices postérieurs, au nombre de trois paires, possèdent des
                        cirres longs, portant des soies longues et peu denses ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les appendices antérieurs, au nombre de trois ou deux paires, possèdent
                        des cirrres courts, portant des soies courtes et très serrées.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>En période d'immersion, l'opercule est ouvert et les cirres sont déployés. Un
                courant d'eau traverse la muraille, et en conséquence les cirres des appendices
                thoraciques antérieurs. Les soies serrées constituent un tamis à fines mailles
                retenant les particules dont la taille est supérieure à 1 µm, apportées par le
                courant d'eau. Les cirres des appendices thoraciques postérieurs sont quant à eux
                mobiles dans l'eau. Les soies espacées forment un filtre à larges mailles mais de
                surface importante, qui de même piège les particules en suspension. Les particules
                retenues par les soies, dont la taille est de l'ordre du dixième de millimètre, sont
                amenées aux appendices buccaux et à la bouche par l'enroulement des cirres en
                direction de l'opercule. Elles sont ensuite traitées par le tube digestif</para>
                <para>Les Balanes, se nourrissant de particules en suspension dans l'eau qu'elles
                filtrent, pratiquent une microphagie par filtration. </para>
                <para>Le dispositif de filtration des Balanes est constitué de soies entrecroisées.
                Qu'en est-il dans les autres groupes ?</para>
                <para>La Sabelle est une Annélide polychète. Vivant en milieu marin dans un
                environnement sableux, elle est sédentaire et occupe un tube qu'elle produit, ouvert
                à la surface su substrat.</para>
                <figure>
                    <title>Tentacule de Sabelle en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                    <legalnotice>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Chappel</holder>
                                        <holder>Lola De Freitas</holder>
                                        <holder>Julien Heurtier</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>En période d'immersion, elle déploie les nombreux tentacules portés par son
                extrémité antérieure et entourant sa bouche. Ils forment une couronne en forme
                d'entonnoir. Chaque tentacule est constitué d'un axe portant deux rangées
                d'expansions latérales, les pinnules. Axes et pinnules comportent des structures de
                soutien, des nerfs, des vaisseaux sanguins ainsi que des diverticules cœlomiques,
                responsables du déploiement lorsque la pression du liquide cœlomique augmente. Les
                épithéliums des axes et des pinnules comportent des cellules ciliées et des cellules
                muqueuses.</para>
                <para>Les pinnules sont creusées d'un sillon peu profond sur leur face interne, il
                correspond à leur région frontale. Elles portent trois types de cils distincts par
                leur localisation et leur longueur : </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>les cils frontaux, ou internes, courts ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les cils latéraux, longs ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>les cils abfrontaux, ou externes, courts.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>La couronne de tentacules est parcourue par un courant d'eau orienté de
                l'extérieur vers l'intérieur et de bas en haut. Il emporte avec lui des particules
                en suspension. Les pinnules et leur ciliature latérale constituent un tamis retenant
                les particules en suspension. Lorsqu’une particule entre en contact avec les cils
                latéraux, elle est déviée par leurs mouvements vers le sillon. Elle est alors
                acheminée vers l'axe du tentacule par les battements des cils frontaux. Elle gagne
                ensuite le sillon trophique profond creusant la face interne de l'axe du tentacule.
                Au niveau du sillon trophique, les particules sont triées selon leur taille : les
                plus petites gagnent le fond du sillon et sont amenées à la bouche alors que les
                plus volumineuses sont rejetées.</para>
                <para>Finalement, les particules apportées par le courant général traversant la couronne
                de tentacules sont entraînées par des microcourants locaux dus aux battements de la
                ciliature. De même que les Balanes, la Sabelle est un animal pratiquant la
                microphagie par filtration mais le filtre est constitué de tentacules et de pinnules
                ciliés.</para>
                <para>Parmi les filtres employés dans la suspensivorie figurent également des
                dispositifs relevant du tube digestif. </para>
                <para>L'Amphioxus est un animal marin appartenant au groupe des Céphalocordés. De forme
                aplatie et dépourvu d'appendice locomoteur, il vit légèrement enfoui dans le sable. </para>
                <figure>
                    <title>Région antérieure de l'Amphioxus en montage <emphasis>in toto</emphasis>
                    (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                <info>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Chappel</holder>
                                        <holder>Lola De Freitas</holder>
                                        <holder>Julien Heurtier</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La région antérieure de l'Amphioxus porte la bouche en position ventrale, ouverte
                en permanence. Elle est entourée de vingt à trente expansions, appelées cirres,
                portant des papilles sensorielles. La cavité buccale comporte un organe rotateur et
                débouche dans le pharynx, un diaphragme percé d'un orifice, appelé velum,
                matérialisant leur limite. Le pharynx est volumineux et sa paroi est percée de
                fentes obliques. Une cavité péripharyngienne l'entoure.</para>
                <para>Un courant d'eau pénètre par la bouche dans la cavité buccale avant de gagner la
                lumière du pharynx. Il apporte des particules en suspension. Les cirres contribuent
                à la collecte et au tri des particules alimentaires. L'organe rotateur, constitué de
                sillons ramifiés dont les cellules sont ciliées, est également impliqué dans la
                récupération de particules alimentaires, leur enrobage dans un mucus et leur
                transfert vers le pharynx. Depuis la lumière du pharynx, l'eau emprunte les fentes
                pharyngiennes et gagne la cavité péripharyngienne avant d'être évacuée à l'extérieur
                par un atriopore.</para>
                <para>La paroi pharyngienne est recouverte d'un mucus produit par la gouttière
                pharyngienne ventrale appelée endostyle. Composé de mucopolysaccharides et de
                mucoprotéines, protéines glycosylées, il constitue un fin film à travers lequel
                l'eau circule mais retenant les particules alimentaires, avec des mailles mesurant
                en moyenne 700 nm x 350 nm.</para>
                <para>Les particules ingérées, engluées dans le mucus sont acheminées vers la gouttière
                dorsale portant de petits tentacules, le raphé. Leur déplacement est dû aux
                battements des cils des cloisons pharyngiennes. Elles y sont moulées en un boudin
                acheminé vers l'intestin.</para>
                <para>Dans le cas de l'Amphioxus, et plus généralement des Céphalochordés et des
                Urochordés, le filtre est constitué de la paroi pharyngienne recouverte d'un film
                muqueux.</para>
                <para>Les Baleines à fanons se nourrissent, selon les espèces, principalement de krill
                et de Copépodes, organismes planctoniques de taille relativement importante, ou de
                poissons  comme les Sardines ou les Harengs. La prise alimentaire implique un filtre
                localisé au niveau de la bouche et constitué des fanons. </para>
                <figure>
                    <title>Fanon de Baleine en vue postérieure (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Chappel</holder>
                                        <holder>Lola De Freitas</holder>
                                        <holder>Julien Heurtier</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Margarethe Maillart</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <figure>
                    <title>Fanon de Baleine en vue antérieure (Collection de l'ENS de Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Chappel</holder>
                                        <holder>Lola De Freitas</holder>
                                        <holder>Julien Heurtier</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                        <holder>Margarethe Maillart</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les fanons sont des lames rigides résultant du développement de replis du palais.
                Composés de kératine, ils ont une forme de triangle rectangle et sont insérés sur le
                palais par leur petit côté, en deux rangées latérales. Leur bord externe est lisse
                alors que leur bord interne est effrangé. Au nombre de plusieurs milliers de chaque
                côté, ils voient leurs filaments ventraux s'enchevêtrer et former un filtre dont les
                mailles permettent de filtrer l'eau tout en retenant les organismes dont les
                Baleines à fanons se nourrissent.</para>
                <para>L'eau pénétrant dans la cavité buccale est filtrée à travers les fanons
                responsables de la rétention d'une grande quantité d'organismes planctoniques ou de
                poissons. Les particules alimentaires retenues sont ensuite ingérées.</para>
                <para>Finalement, les filtres employés par les animaux dans le cadre de la prise
                alimentaire microphage sont de natures et d'origines diverses. Il peut s'agir
                d'appendices portant des soies, de tentacules portant des cils, d'un pharynx cilié
                et percé de fentes ou encore de différenciations du palais. Très généralement, la
                surface des filtres est importante, augmentant leur capacité de rétention, et des
                dispositifs évitant leur colmatage sont présents, consistant en l'évacuation des
                particules au fur et à mesure de leur capture ou en l'inversion des courants d'eau
                délogeant les particules responsables de l'obturation.</para>
                <para>Dans tous les cas le filtre est traversé par un courant d'eau et retient les
                particules alimentaires.</para>
                <para>Quelle est l'origine du courant d'eau ?</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La microphagie par filtration : un courant d'eau à travers un filtre</title>
                <figure>
                    <title>Voir la vidéo "Mouvements des appendices de la Balane"</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de
                                        la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Chappel</holder>
                                        <holder>Lola De Freitas</holder>
                                        <holder>Julien Heurtier</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
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                                        la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
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                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Chappel</holder>
                                        <holder>Lola De Freitas</holder>
                                        <holder>Julien Heurtier</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
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                    <caption>
                        <simpara>Écouter/Voir la vidéo <link xlink:href="http://mediaserv.climatetmeteo.fr/users/SandrineHeusser/PetitesQuestionsDePhysiologie2018/videos/30_video_01.mp4">au format .mp4</link>
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                    </caption>
                </figure>
                <para>Immergées, les Balanes sont animées de mouvements corporels consistant en une
                extension du thorax hors de la muraille, par l'orifice de l'opercule, et un
                déploiement des cirres des appendices thoraciques postérieurs. Ils provoquent une
                dépression dans la muraille, à l'origine d'une entrée d'eau. Elle circule de l'avant
                vers l'arrière et traverse les cirres des appendices thoraciques antérieurs. Le
                thorax se rétracte ensuite dans la muraille alors que les cirres des appendices
                postérieurs s'enroulent. L'eau est expulsée de la muraille.</para>
                <para>Le courant d'eau apportant les particules en suspension est, dans le cas des
                Balanes, généré par des mouvements du thorax et des appendices thoraciques
                postérieurs. D'origine musculaire, il contribue à augmenter le débit de l'eau
                apportant les particules en suspension au niveau du filtre. Les cirres des
                appendices thoraciques antérieurs constituent un filtre passif dans la mesure où ils
                sont immobiles, alors que ceux des appendices thoraciques postérieurs forment un
                filtre actif, en mouvement.</para>
                <para>En relation avec leur mode de prise alimentaire, les Balanes ne peuvent se nourrir
                qu'en conditions d'immersion. Dans la zone de balancement des marées, leur prise
                alimentaire est discontinue dans le temps.</para>
                <para>Le courant d'eau permettant la prise alimentaire des Baleines à fanons est
                également d'origine musculaire. L'ouverture de la bouche et l'abaissement de la
                langue génèrent une dépression dans la cavité buccale, à l'origine de l'entrée d'un
                important volume d'eau dans laquelle les particules alimentaires en suspension sont
                présentes. La fermeture de la bouche combinée au soulèvement de la langue provoque
                une augmentation de la pression dans la cavité buccale et en conséquence la sortie
                de l'eau à travers le filtre formé par les fanons. Les muscles sont impliqués dans
                l'ouverture et la fermeture de la bouche ainsi que dans les mouvements de la langue.
                Ils permettent la mise en mouvement de l'eau ayant pour conséquence une augmentation
                de son débit à travers le filtre. </para>
                <para>Dans le cas de l'Amphioxus et de la Sabelle, le courant d'eau a une origine
                différente.</para>
                <figure>
                    <title>Paroi pharyngienne d'Amphioxus en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Chappel</holder>
                                        <holder>Lola De Freitas</holder>
                                        <holder>Julien Heurtier</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>La cavité buccale de l'Amphioxus est recouverte d'un épithélium cilié. De même les
                cloisons pharyngiennes portent une ciliature latérale bien développée. Les
                battements des cils provoquent une mise en mouvement de l'eau chargée en particules
                alimentaires. Un courant d'eau est ainsi généré, entrant par la bouche dans la
                cavité buccale, puis dans la lumière du pharynx et traversant le filtre pharyngien
                vers la cavité épipharyngienne.</para>
                <para>De même, le courant d'eau traversant la couronne de tentacules de la Sabelle de
                l'extérieur vers l'intérieur et de bas en haut résulte des battements des cils
                portés par les tentacules.</para>
                <para>De nombreux autres groupes génèrent un courant d'eau grâce à des battements de
                cils ou de flagelles, par exemple les Porifères et les Eumollusques bivalves.</para>
                <para>Ainsi, les structures de filtration diffèrent selon les groupes d'animaux
                filtreurs de même que les dispositifs mettant en mouvement l'eau amenant les
                particules en suspension. En revanche, la circulation de l'eau est très généralement
                unidirectionnelle. </para>
                <para>Dans le cas d'animaux vivant fixés comme la Cione du groupe des Urochordés, ou
                enfouis comme la Scrobiculaire du groupe des Eumollusques bivalves, la position des
                orifices inhalant et exhalant à des hauteurs différentes favorisent la mise en place
                du flux d'eau.  </para>
                <para>La filtration comme mode de prise alimentaire implique donc un flux d'eau à
                travers un filtre, le rétentat étant conservé et ingéré, et l'eau évacuée. La
                surface importante du filtre de même que le débit élevé concourent à l'efficacité de
                la filtration qui dépend par ailleurs du temps de filtration ainsi que de la
                concentration et de la taille des particules en suspension.</para>
                <para>La filtration est un processus qui permet également de produire un liquide de
                composition différente du liquide originel.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>La filtration : production d'un liquide à partir du liquide circulant</title>
            <sect2>
                <title>La formation de l'urine : une barrière de filtration traversée par un liquide
                extracellulaire</title>
                <para>Le métabolisme des animaux produits des déchets, substances non utilisables voire
                toxiques. Leur élimination est réalisée par la fonction d'excrétion.</para>
                <para>Les organes excréteurs des Mammifères, et plus généralement des Vertébrés, sont
                représentés par les reins. Ils produisent l'urine, solution aqueuse contenant
                certains déchets du métabolisme, notamment azotés, évacuée dans le milieu. Comment
                est-elle produite ?</para>
                <figure>
                    <title>Cortex de rein de Souris en coupe transversale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        </simpara>
                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Chappel</holder>
                                        <holder>Lola De Freitas</holder>
                                        <holder>Julien Heurtier</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                    </mediaobject>
                </figure>
                <para>Les reins sont constitués d'unités structurales et fonctionnelles appelées
                néphrons. Un néphron est formé d'une sphère à double enveloppe, la capsule de
                Bowman, et d'un tubule urinaire. La capsule de Bowman est délimitée extérieurement
                par un épithélium simple et pavimenteux, le feuillet pariétal, et intérieurement par
                un épithélium formé de cellules présentant un corps cellulaire et des expansions,
                les podocytes. Les podocytes constituent le feuillet viscéral. Feuillet pariétal et
                feuillet viscéral ménagent entre eux un espace dit de Bowman. La capsule de Bowman
                enserre un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires, le glomérule. L'ensemble
                constitue le corpuscule de Malpighi.</para>
                <para>La paroi des vaisseaux sanguins capillaires du glomérule est formée d'un
                endothélium, épithélium simple et pavimenteux, percé de pores obturés par de fins
                diaphragmes. Ils sont qualifiés de fénêtrés. L'endothélium repose sur une membrane
                basale. Les extrémités des expansions des podocytes sont situées au contact de la
                membrane basale du feuillet viscéral, confondue avec celle de l'endothélium. Elles
                sont également reliées par de fins diaphragmes. Finalement dans le corpuscule de
                Malpighi, le sang des vaisseaux sanguins capillaires et le contenu de l'espace de
                Bowman sont séparés par les diaphragmes de l'endothélium et du feuillet viscéral
                ainsi que la membrane basale. L'ensemble constitue une barrière de
                filtration.</para>
                <para>Le sang est amené au rein par une artère rénale, se ramifiant dans l'organe. Les
                artérioles auxquelles elle donne naissance sont à l'origine des vaisseaux sanguins
                capillaires des glomérules. Elles portent le nom d'artérioles afférentes.</para>
                <para>Au niveau du corpuscule de Malpighi, les forces en présence déterminent les
                pressions suivantes :  </para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>la pression hydrostatique du sang dans les vaisseaux sanguins capillaires,
                        tendant à faire sortir le liquide des vaisseaux ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la pression osmotique du sang dans les vaisseaux sanguins capillaires,
                        tendant à retenir le liquide dans les vaisseaux ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la pression hydrostatique du liquide contenu dans l'espace de Bowman,
                        s'opposant à l'entrée de liquide dans l'espace de Bowman.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>La pression résultante correspond à la différence entre pression du sang dans les
                vaisseaux sanguins capillaires et les pressions osmotique du sang et hydrostatique
                du liquide contenu dans l'espace de Bowman. Appelée pression de filtration, elle a
                une valeur de l'ordre de 1,3 kPa dans l'espèce humaine. Elle provoque la sortie du
                liquide des vaisseaux sanguins capillaires vers l'espace de Bowman, à travers la
                barrière de filtration. Les mailles de la barrière de filtration ayant un diamètre
                de 8 nm environ et la membrane basale étant chargée négativement, seule l'eau et les
                substances dissoutes de petite taille passent dans l'espace de Bowman. C'est par
                exemple le cas de l'urée, déchet azoté du métabolisme. Les cellules sanguines, les
                protéines volumineuses ou chargées négativement sont retenues dans les vaisseaux
                sanguins capillaires. Le liquide formé est l'urine primitive. Le sang des vaisseaux
                sanguins capillaires est drainé par les artérioles efférentes tandis que l'urine est
                prise en charge par le tubule urinaire. Sa composition est alors modifiée par le jeu
                de réabsorptions et de sécrétions sélectives, qui la transforment en urine
                définitive. </para>
                <para>Ainsi dans le corpuscule de Malpighi, le sang est épuré par un processus de
                filtration. En raison de la taille des mailles de la barrière de filtration et du
                moteur de la filtration, il est qualifié d'ultrafiltration sous pression. </para>
                <para>D'autres types d'organes excréteurs existent chez les animaux. </para>
                <para>Les Plathelminthes possèdent des protonéphridies constituées de cellules appelées
                cyrtocytes, localisées à l'extrémité de tubules urinaires, et dispersées dans le
                mésenchyme. Les cyrtocytes sont formés d'un corps cellulaire et d'un prolongement
                portant un faisceau de flagelles, en continuité avec le tubule urinaire. En
                conséquence les cyrtocytes portent également le nom de cellules flamme. Le battement
                des flagelles dans le tubule urinaire met en circulation le liquide qu'il contient.
                Une dépression est générée à l'extrémité du tubule, et sous l'effet de la pression
                hydrostatique régnant dans le compartiment interstitiel, le liquide interstitiel est
                filtré à travers la paroi du prolongement du cyrtocyte et du tubule urinaire. Il
                donne naissance à l'urine primitive.</para>
                <para>Les Annélides adultes possèdent pour leur part des métanéphridies, tubules ouverts
                par un pavillon cilié appelé néphrostome sur les cavités cœlomiques. Le liquide
                sanguin est filtré à travers la paroi du vaisseau sanguin dans lequel il circule et
                la paroi de la cavité cœlomique associée, en raison de la différence des pressions
                régnant dans les deux compartiments. Le liquide ainsi produit est mélangé au liquide
                cœlomique. Il passe dans les métanéphridies du fait des battements des cils du
                néphrostome qui génèrent un courant de liquide. L'urine primitive est ainsi
                formée.</para>
                <para>Dans tous les cas, l'urine primitive est transformée en urine définitive par des
                réabsorptions et sécrétions sélectives.</para>
                <para>Finalement, la fonction excrétrice consiste en l'épuration du milieu intérieur.
                Bien que les organes excréteurs ont des structures différentes, ils réalisent
                généralement l'épuration par un processus de filtration sous pression conduisant à
                la formation d'un liquide contenant les déchets et évacué hors de l'organisme,
                l'urine. </para>
                <para>Les différences de pressions de part et d'autre d'une paroi délimitant deux
                compartiments liquidiens existent dans tous les organes chez les Vertébrés. Elles
                concernent les compartiments sanguin et interstitiel.</para>
            </sect2>
            <sect2>
                <title>La formation du liquide interstitiel : une paroi vasculaire traversée par le
                sang</title>
                <figure>
                    <title>Intestin grêle de Souris en coupe longitudinale (Collection de l'ENS de
                    Lyon)</title>
                    <mediaobject>
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                                        <simpara>Cette illustration est mise à disposition selon les
                                        termes de la <link xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/">Licence Creative Commons Attribution - Pas
                                            d'Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes
                                            conditions 4.0 International.</link>
                                        </simpara>
                                    </legalnotice>
                                    <copyright>
                                        <year>2018</year>
                                        <holder>Chloé Chappel</holder>
                                        <holder>Lola De Freitas</holder>
                                        <holder>Julien Heurtier</holder>
                                        <holder>Sandrine Heusser</holder>
                                    </copyright>
                                </info>
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                </figure>
                <para>Dans l'intestin grêle des Vertébrés, l'épithélium est soutenu par un tissu
                conjonctif lâche appelé chorion. Il est imprégné de liquide interstitiel,
                extracellulaire et intratissulaire. Il est également parcouru de vaisseaux sanguins
                capillaires et de vaisseaux lymphatiques capillaires.</para>
                <para>
                    <table frame="all">
                        <title>Compositions du liquide interstitiel et du sang humains</title>
                        <tgroup cols="3">
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                                    <entry>liquide interstitel</entry>
                                    <entry>sang</entry>
                                </row>
                            </thead>
                            <tbody>
                                <row>
                                    <entry>cellules</entry>
                                    <entry>leucocytes</entry>
                                    <entry> érythrocytes : 4.10<superscript>6</superscript> à
                                        5,7.10<superscript>6</superscript>.mm<superscript>-3</superscript>
                                    ; leucocytes 4.10<superscript>3</superscript> à
                                        10.10<superscript>3</superscript>.mm<superscript>-3</superscript>
                                    </entry>
                                </row>
                                <row>
                                    <entry>Na<superscript>+</superscript>
                                    </entry>
                                    <entry>135 mmol.l<superscript>-1</superscript>
                                    </entry>
                                    <entry>138 à 142 mmol.l<superscript>-1</superscript>
                                    </entry>
                                </row>
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                                    <entry>5  mmol.l<superscript>-1</superscript>
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                                    <entry>3,5 à 4,5 mmol.l<superscript>-1</superscript>
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                                    <entry>2,5 mmol.l<superscript>-1</superscript>
                                    </entry>
                                    <entry>2,25 à 2,6 mmol.l<superscript>-1</superscript>
                                    </entry>
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                                    <entry>1 mmol.l<superscript>-1</superscript>
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                                    <entry>0,74 à 1 mmol.l<superscript>-1</superscript>
                                    </entry>
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                                    <entry>120 mmol.l<superscript>-1</superscript>
                                    </entry>
                                    <entry>100 à 110 mmol.l<superscript>-1</superscript>
                                    </entry>
                                </row>
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                                    <entry>H<subscript>2</subscript>PO<subscript>4</subscript>
                                        <superscript>-</superscript>
                                    </entry>
                                    <entry>1,5 mmol.l<superscript>-1</superscript>
                                    </entry>
                                    <entry>0,8 à 1,35 mmol.l<superscript>-1</superscript>
                                    </entry>
                                </row>
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                                    <entry>HCO<subscript>3</subscript>
                                        <superscript>-</superscript>
                                    </entry>
                                    <entry>27 mmol.l<superscript>-1</superscript>
                                    </entry>
                                    <entry>25 à 28 mmol.l<superscript>-1</superscript>
                                    </entry>
                                </row>
                                <row>
                                    <entry>protéines</entry>
                                    <entry>0,5 à 20 g.l<superscript>-1</superscript>
                                    </entry>
                                    <entry>70-80 g.l<superscript>-1</superscript>
                                    </entry>
                                </row>
                            </tbody>
                        </tgroup>
                    </table>
                </para>
                <para> </para>
                <para>Liquide présent dans les espaces intercellulaires, le liquide interstitiel a une
                composition voisine de celle du sang dont il n'est séparé que par la paroi des
                vaisseaux sanguins. Cependant, il ne contient ni érythrocyte ni lipoprotéine et les
                protéines y sont bien moins concentrées que dans le sang. Quelle est son origine
                ?</para>
                <para>Les pressions en présence dans le dispositif constitué du liquide interstitiel, du
                sang et des vaisseaux sanguins capillaires sont :</para>
                <itemizedlist>
                    <listitem>
                        <para>la pression hydrostatique du sang dans les vaisseaux sanguins capillaires,
                        tendant à faire sortir le liquide des vaisseaux notée PHc ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la pression osmotique du sang dans les vaisseaux sanguins capillaires,
                        tendant à retenir le liquide dans les vaisseaux notée POc ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la pression hydrostatique du liquide interstitiel s'opposant à l'entrée de
                        liquide dans le milieu interstitiel, notée PHi ;</para>
                    </listitem>
                    <listitem>
                        <para>la pression osmotique du liquide interstitiel favorisant l'entrée de
                        liquide dans le milieu interstitiel, notée POi.</para>
                    </listitem>
                </itemizedlist>
                <para>La résultante, appelée pression nette de filtration est donnée par la formule
                (PHc-Phi) – (POc-POi). Dans l'espèce humaine, elle a une valeur de 1,5 kPa environ à
                l'extrémité artérielle des vaisseaux sanguins capillaires et de -1,2 kPa environ à
                leur extrémité veineuse, en raison d'une diminution de la pression hydrostatique du
                sang le long des vaisseaux sanguins capillaires.</para>
                <para>La paroi des vaisseaux sanguins capillaires constitue un filtre traversé par le
                liquide sanguin qui donne naissance au liquide interstitiel à l'extrémité artérielle
                des vaisseaux sanguins capillaires. L'eau, la plupart des électrolytes et des
                substances organiques dissoutes traversent le filtre alors que les cellules et les
                protéines sont retenues. Le liquide interstitiel est donc produit par un processus
                de filtration sous pression. </para>
                <para>Une partie du liquide interstitiel regagne le sang à l'extrémité veineuse des
                vaisseaux sanguins capillaires par un processus semblable, appelé réabsorption. La
                partie restante est drainée par les vaisseaux lymphatiques capillaires.</para>
                <para>Les échanges de liquide et de substances dissoutes ainsi décrits permettent le
                renouvellement en masse du liquide interstitiel, qui joue un rôle central dans les
                apports de nutriments et de dioxygène aux cellules qu'il baigne, et le drainage des
                déchets du métabolisme, dioxyde de carbone et déchets azotés notamment.</para>
                <para>Ainsi la filtration se produit également entre les compartiments liquidiens de
                l'organisme, assurant le renouvellement du liquide interstitiel en particulier. Le
                liquide issu de la filtration n'est pas dans ce cas rejeté hors de
                l'organisme.</para>
            </sect2>
        </sect1>
        <sect1>
            <title>Conclusion</title>
            <para>La filtration est donc un processus impliqué dans différentes fonctions des animaux et
            à différents niveaux d'organisation. </para>
            <para>Dans le cadre de la fonction d'alimentation, la filtration permet l'obtention de
            particules nutritives en suspension dans l'eau. Le filtre, de nature variable selon le
            groupe animal considéré, est traversé par un courant d'eau et retient les particules qui
            sont ensuite ingérées. De manière générale le filtre présente une surface importante et
            le courant d'eau est généré par l'animal, de sorte que le débit est élevé. La filtration
            concerne l'échelle de l'organisme, le milieu extérieur et permet de produire un rétentat
            utile.</para>
            <para>Dans le cadre de la fonction d'excrétion, la filtration est à l'origine de la
            production d'un liquide chargé de déchets à partir d'un liquide extracellulaire,
            circulant ou non, dans lequel les déchets sont initialement dissous. De manière
            générale, la filtration est due à un gradient de pression existant entre les liquides
            localisés de part et d'autre du filtre. Elle concerne alors l'échelle de l'organe, les
            milieux intérieur et extérieur et permet de produire un liquide évacué.</para>
            <para>Dans le cadre de la fonction de circulation, la filtration est à l'origine de la
            production d'un liquide intermédiaire entre le liquide circulant endigué et les cellules
            profondes. Comme précédemment, la  filtration résulte de l'existence d'un gradient de
            pression entre les liquides localisés de part et d'autre du filtre. Elle concerne alors
            l'échelle de l'organe, les différents compartiments du milieu intérieur et permet de
            produire un liquide extracellulaire interstitiel.</para>
            <para>La filtration, selon qu'elle met en œuvre une consommation d'énergie ou non, est
            qualifiée d'active ou de passive. Les mouvements musculaires ou ciliaires générant les
            courants d'eau, ou déplaçant appendices et tentacules, consomment de l'énergie et
            déterminent une filtration active impliquée dans la prise alimentaire. La filtration
            sous pression réalisée à travers la paroi des vaisseaux sanguins dans le corpuscule de
            Malpighi, au niveau des cavités cœlomiques ou dans les tissus, est en revanche un
            processus passif, si la dépense énergétique liée à la propulsion du liquide circulant à
            l'origine de la pression hydrostatique régnant dans les vaisseaux n'est pas prise en
            compte. </para>
            <para>Les liquides produits par la filtration sous pression contiennent très généralement
            des molécules utiles à l'organisme, comme l'eau et diverses substances dissoutes. Elles
            font l'objet de réabsorptions. Inversement d'autres molécules y sont déversées
            ultérieurement. Ces processus permettent de contrôler la composition du liquide produit,
            non plus en termes de taille et de charge mais de nature chimique.</para>
        </sect1>
        <bibliography>
            <title>Bibliographie et sitographie</title>
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                <title>Livres</title>
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                    <title>Fac sciences</title>
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                    <pubdate>[date de consultation : 25 mars 2018 ]</pubdate>
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                    <pubdate>2013 [date de consultation : 13 mars 2018 ]</pubdate>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://codexvirtualis.fr/codex/cabinet-de-curiosites-virtuel/des-animaux-meconnus/les-balanes">http://codexvirtualis.fr/codex/cabinet-de-curiosites-virtuel/des-animaux-meconnus/les-balanes</link>
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                        <uri>Disponible sur : <link xlink:href="http://www.universalis.edu.com/encyclopedie/cephalocordes/">http://www.universalis.edu.com/encyclopedie/cephalocordes/</link>
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                    <pubdate>[date de consultation : 28 mars 2018]</pubdate>
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